OpinionWay

OpinionWay
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Logo d'OpinionWay

Création 29 mars 2000
Fondateurs Hugues Cazenave
Benjamin Gratton
Yann Aledo
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan The innovative research company[1]
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Hugues Cazenave (Président)
Activité Études de marché et sondages
Produits étude qualitative et quantitative, Pré test de communication, de service, de produit, de site internet, post test, test utilisateur, baromètre de notoriété, observatoire, bilan d'image, étude marketing U&A, sondage publié, étude interne, climat social, management, corporate, étude BtoB, intention de vote, focus group, datamining, data design, big data
Effectif 81 employés (2018)

109 employés (2019) estimation

SIREN 430 126 789
Site web opinion-way.com

Chiffre d'affaires 14,150 millions d'euros en 2018
Résultat net 989 100 € en 2018[2]

OpinionWay (ou Opinion Way) est une entreprise de sondages politiques et d'études marketing française.

HistoireModifier

OpinionWay est une Société par actions simplifiée créée le par trois anciens salariés de l'institut IPSOS : Hugues Cazenave, Benjamin Gratton et Yann Aledo[3].

En 2006, l'entreprise lance un « dispositif de recueil vidéo mensuel de l'opinion des Français »[4].

L'enterprise acquiert la société Ballester en 2006, et la société TLB en 2007[5].

En 2011, Luc Balleroy rejoint l’institut en tant que Directeur Général[6].

L'entreprise prend une participation dans la société SoonSoonSoon en 2014[7].

OpinionWay est l'un des premiers instituts à réaliser enquêtes en ligne, cette technique parfois contestée étant auparavant appliquée aux études de marché. L'entreprise recrute ses panels représentatifs en ligne, et les rétribue en bons d'achat[8].

En 2016, OpinionWay ouvre une première filiale au Maroc avant d'étendre son implantation internationale en Algérie (2019) puis en Pologne (2020).

En 2019, l'entreprise exploite les contributions en ligne reçues dans le cadre de la Mission du Grand Débat National[9].

Chiffre d'affairesModifier

Le chiffre d'affaires atteint 14,1 millions d'euros en 2018[réf. nécessaire].

CritiquesModifier

En 2007, Le Canard enchaîné met en doute la sincérité de l'institut de sondage en raison des liens de ses dirigeants avec la droite, rappelant par exemple qu'Hugues Cazenave a été chargé de mission au cabinet de Gérard Longuet[10],[8]. En 2009, Le Canard enchaîné réitère ses critiques, et accuse l'institut de manipulation concernant une enquête publiée par Le Figaro à quelques jours des élections européennes[11].

Dans son livre Ma plus belle histoire, c'est vous, Ségolène Royal accuse plusieurs instituts de sondage (IPSOS, IFOP, CSA ainsi qu'OpinionWay dans les pages 177 à 190) d'avoir été « particulièrement zélés » envers Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle de 2007[réf. nécessaire].

La Cour des comptes indique qu'en 2007 et 2008, la Présidence de la République sous Nicolas Sarkozy a passé commande de sondages auprès d'Opinion Way, pour un montant de 1,5 millions d'euros, alors que ces sondages étaient simultanément publiés, et donc disponibles, sur Le Figaro et LCI. La société des rédacteurs du Figaro exprime sa consternation alors qu'il « apparaît que de nombreux sondages OpinionWay publiés, notamment, par Le Figaro, sont commandités par la présidence et que certains sont expurgés avant d'être diffusés au grand public »[12].

Le sociologue Richard Brousse estime en 2009 que « Opinion Way cristallise les critiques car ils sont en avance sur les autres sondeurs. C'est l'institut qui fait le plus de zèle pro-gouvernemental. Ils sont les seuls à faire en 2009 des sondages prédictifs de la présidentielle de 2012 »

Une consultation des enseignants français du primaire et du secondaire est confiée à l'entreprise en par le ministre Jean-Michel Blanquer. L'accès au questionnaire n'est cependant pas restreint aux enseignants, et il est possible d'y répondre plusieurs fois de suite. La journaliste Pascale Fourier indique « le gouvernement est un habitué des consultations factices, certes… Mais le ministère de l’Education nationale va plus loin : il invente la consultation de ses personnels enseignants ouverte à tous. Enseignants ou pas, tout le monde peut participer, une seule fois ou plusieurs. Une mascarade sans aucune validité », alors qu'Opinion Way indique disposer d'outils pour s'assurer de l'authenticité des réponses[13].

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Bruno Jeanbart , "La présidence anormale : aux racines de l'élection d'Emmanuel Macron", Editions Cent Mille Milliards,
  • Frédéric Micheau, "La prophétie électorale : les sondages et le vote", Editions du Cerf,
  • Isabelle Barré, « Le sondeur qui tombe à pic », in Le Canard enchaîné no 4528, mercredi
  • Hugues Cazenave, La Guerre des sondages, éditions Michalon, 2011

Notes et référencesModifier

  1. Slogan près du logo
  2. https://www.societe.com/societe/opinion-way-430126789.html
  3. (fr) « OpinionWay » sur Societe.com
  4. (fr) « OpinionWay crée un omnibus vidéo » sur Emarketing.fr,
  5. (fr) « Opinion Way rachète TLB », Stratégies,
  6. « Luc Balleroy Directeur général d’ OpinionWay », sur L’ADN (consulté le 25 avril 2017)
  7. Amelle Nebia, « NellyRodi et OpinionWay entrent au capital de Soon Soon Soon », http://www.e-marketing.fr/,‎ (lire en ligne, consulté le 25 avril 2017)
  8. a et b « Opinion Way, le sondeur qui dérange », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 26 septembre 2018)
  9. « Compte rendu du Conseil des ministres du 13 février 2019 », sur www.gouvernement.fr
  10. Isabelle Barré, « Le sondeur qui tombe à pic », in Le Canard enchaîné no 4528, mercredi 8 août 2007
  11. « Une cote bien taillée », Le Canard enchaîné no 4623, mercredi 3 juin 2009
  12. « La politique des sondages de l'Elysée critiquée par la Cour des comptes », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 8 mars 2020)
  13. Emma Donada, « Les résultats de la consultation des enseignants seront-ils faussés ? », sur Libération.fr, Libération, (consulté le 8 mars 2020)

Articles connexesModifier

Lien externeModifier