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Moustoir-Ac

commune française du département du Morbihan

Moustoir-Ac
Moustoir-Ac
Le dolmen de Kermorvant.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Grand-Champ
Intercommunalité Centre Morbihan Communauté
Maire
Mandat
Benoît Rolland
2014-2020
Code postal 56500
Code commune 56141
Démographie
Gentilé Monastériens, Moustoiracais, Moustoiracaise
Population
municipale
1 839 hab. (2016 en augmentation de 3,96 % par rapport à 2011[1])
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 23″ nord, 2° 50′ 03″ ouest
Altitude 146 m
Min. 46 m
Max. 176 m
Superficie 33,92 km2
Localisation

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Moustoir-Ac
Liens
Site web www.moustoir-ac.fr

Moustoir-Ac [mustwaʁak] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Moustoir-Ac possède une population municipale de 1 819 habitants en 2015. Elle est située sur les hauteurs granitiques que sont les Landes de Lanvaux.

De nombreux mégalithes jalonnent le territoire de la commune tel le Dolmen de Kermorvant, le Menhir de Kerara ou celui de Kermarquer, le menhir debout le plus haut du Morbihan. Le territoire de la commune possède également quelques sites archéologiques. Moustoir-Ac compte trois écoles (primaire et maternelle).

Moustoir-Ac existe depuis 1387 lorsqu'elle se sépare de l'ancienne paroisse primitive de Plumelin. Lors de la Chouannerie, Moustoir-Ac deviendra un repaire pour les chouans qui s'illustreront grâce aux chiens de bergers noirs utilisés pour des opérations de renseignements. Une grave affaire, l'affaire du Roh Jocim, aura lieu à Moustoir-Ac et à Saint-Jean Brévelay qui se terminera par sept morts au total.

Lors de la Première Guerre mondiale, Moustoir-Ac perd 110 des siens. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la bataille du bois de la Touche-Minio se déroulera sur le territoire. Charles de Gaule viendra rendre un hommage solennel aux martyrs de la Seconde Guerre mondiale.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Moustoir-Ac se situe à 26 kilomètres au nord de Vannes et à 29 kilomètres au sud de Pontivy. Elle est située au croisement des axes routiers Rennes-Lorient et Vannes-Saint-Brieuc.

Moustoir-Ac s'étire sur 9,1 km sur sa plus grande longueur, de Les Trois Croix à Quistinic.

Les hauteurs granitiques des Landes de Lanvaux possèdent leur point culminant (175 m) sur la commune de Moustoir-Ac[2].

Communes limitrophesModifier

PaysageModifier

On rencontre les paysages caractéristiques propres aux landes de Lanvaux, grandes bandes de granite dans le Morbihan. Le territoire de Moustoir-Ac possède de multiples vallons aux versants plus ou moins raides et dégagés, des chaos rocheux, des pierres à bassin, des pierres branlantes, de multiples ruisseaux. La commune est riche de monuments mégalithiques. Le territoire de la commune dispose de chemins de randonnées pour les marcheurs, vététistes et cavaliers[3].

HydrographieModifier

Le plus gros cours d'eau de Moustoir-Ac est le Tarun, affluent de l'Ével. Le Tarun sert de limite de commune entre Moustoir-Ac et Plumelin, au nord-ouest de la commune. Le seul cours d'eau qui traverse presque entièrement la commune est le Pontcuel. Il prend sa source à Moustoir-Ac avant de se jeter dans le Tarun à la limite de Moustoir-Ac et de Plumelin. A l'est, le ruisseau de Kergueurh forme la limite des communes de Moustoir-Ac et de Bignan, le ruisseau du Pont Ruyen forme la limite de la commune avec Colpo. Ces deux ruisseaux forment le ruisseau de Trébimoël, affluant de la Claie, qui sert à la limite des communes de Bignan et de Colpo[2].

  • Le Tarun
  • Le Pontcuel
  • Le ruisseau de Trébimoël
  • Le ruisseau de Kergueurh
  • Le ruisseau du Pont Ruyen

Voies de communication et transportsModifier

Réseau routierModifier

Moustoir-Ac est desservie à l'est de la commune par la D767 reliant Vannes à Pontivy. La D767 possède une bretelle de sortie permettant d'accéder directement au bourg et une bretelle d' entrée.

La D16 reliant Étel à Locminé passe du nord au sud sur le territoire de la commune, au hameau de Kerhéro.

Enfin, la D179 reliant Le Sourn à Grand-Champ passe à l'ouest de Moustoir-Ac.

ToponymieModifier

Le nom de Moustoir' Ac est tiré du latin Monasterium, qui indique une origine monastique. Le nom de Radenac est tiré du breton radén, qui signifie fougères.

Attestée sous les formes anciennes connues Monster en Radenec en 1182 [4], Moustoér-Radennac en 1387, Moustoer-Radennac en 1407, Monstouer Radennac en 1427, Monstouer Radenac en 1464 et en 1477, Moustoer Radenac en 1467, Moustouer Radenac en 1481, Moustouer Redenac en 1536 et Moustoir-Radenac au XVIIe siècle.

En français Moustoir-Radenac, qui va devenir Moustoir-Ac par simplification.

Moustoer-Logunec'h en breton contemporain[5].

HistoireModifier

NéolithiqueModifier

Au tout début du Ve millénaire, pendant la période du Néolithique, les néolithiciens peuplant le territoire de Moustoir-Ac construisirent de nombreux mégalithes à partir d'affleurements de granite découverts sur place ou peu éloignés, ou de blocs arénisés. Nombreux sont ceux disparus, mais nombreux sont ceux encore debout aujourd'hui. Pendant cette période, un remarquable tumulus fut construit. Au début du IVe millénaire , le menhir de Men-Bras-de-Kermar-Ker est érigé[5].

Antiquité et occupation romaineModifier

Lors de l' occupation romaine, les habitations étant dispersé, ceci explique la résistance du breton face au latin. La naissance du réseau routier va accéléré le processus. La via Angers-Carhaix, notamment, traversait le territoire de Moustoir-Ac. Un camp romain, des villae et un établissement romain avait élu domicile sur la commune. En l'an 450, les romains se retirèrent[5].

OrigineModifier

Vers le XIe siècle , un pionnier fonde une chapelle sur le territoire de Plumelin qui deviendra celui de Moustoir-Ac. Puis, quelques personnes viennent s’installer près de ce monster ou moustoir. Il sera bientot connu sous le nom de Monster en Radenec, le monastère aux fougères[5].

En 1387[5], Moustoir-Ac se sépare de l'ancienne paroisse primitive de Plumelin. Lorsque Locminé fut érigée en paroisse, elle se tailla un territoire aux dépens de Plumelin pour se voir par la suite amputée par la création de Moustoir-Ac dont le nom montre qu’elle lui est postérieur.

Au XVe siècle, Moustoir-Radenac, après avoir longtemps constitué une paroisse indépendante, fut unie à Locminé et le demeura jusqu'à la Révolution. Toutefois le service paroissial : messes, baptêmes, enterrements y était intégralement assuré  par un curé séjournant sur place.

L'église Sainte-Barbe située au bourg sera construite dans la première moitié du XVIe siècle[6]. La chapelle Notre-Dame-des-Septs-Douleurs, située au hameau de Kerhéro est construite en 1749[7]. Le retable de l'église sera monté en 1730 et sa tour clocher sera érigée de 1774 à 1777. La chapelle baptismale de l'église sera construite au XVIIIe siècle[5].

Révolution française et ChouannerieModifier

À la Révolution, en 1791, Moustoir-Ac est érigée en commune du canton de Locminé.

Avec la création des communes en 1789, les recensements de la population sont apparus. Le premier en 1793 a compté 1512 habitants à Moustoir-Ac.

De 1792 à 1800, pendant la Chouannerie, le territoire de Moustoir-Ac se prêtant bien à cette guerre d'embuscade, ceci amène de nombreux Monastériens de devenir des chouans[5].

La fronde des chiens noirsModifier

Le 21 juillet 1795, les chouans local se retirent à Kerninen, lieu-dit à Moustoir-Ac. En 1796, les combats reprennent et en 1797, les combats s'arrêtent pour un temps. Pendant ce temps, les chouans local vont dresser des chiens de berger noirs destinés à des opérations de renseignements. Ces chiens leur apporteront une telle aide que les chouans de Moustoir Radenac seront surnommés "les chiens noirs du Moustoir" ou plus couramment les chas (chaj) du en breton. Se surnom colle encore à la peau des Monastériens[5].

L'affaire du Roh JocimModifier

En 1797 et en 1798, les conséquences d'une odieuse affaire à Moustoir-Ac paye un tribut de cinq morts, un abbé réfractaire, un républicain et sa mère, un chouan et un civil. A la suite de cette affaire, trois semaines plus tard, le frère du civil mort et son épouse sont lancés dans le vide d'une falaise rocheuse dite Roh Jocim à Saint-Jean Brévelay, ils mourront. Cette affaire restera gravée sous le nom de l'affaire du Roh Jocim[5].

La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, dite de la Congrégation, située au bourg, est terminée en 1888, elle sera consacrée le 8 septembre 1890. La chapelle Notre-Dame-des-Septs-Douleurs sera entièrement reconstruite en 1896[7].

Première et Seconde Guerres mondialesModifier

La population de Moustoir-Ac a ensuite connu une rapide croissance pour atteindre les 1 900 habitants au début du XXe siècle soit plus qu'actuellement.

Lors de la première guerre mondiale, Moustoir-Ac a perdu quelques 110 des siens. Le monument aux morts sera édifié en 1924 dans l'ancien cimetière désaffecté.

Le cimetière de Moustoir-Ac est déplacé le 5 mai 1934.

En juin 1940, les premiers allemands arrivent à Moustoir-Ac. Le 4 juin 1943, la Feld-kommandantur inflige à la commune une amende de 170 000 francs, Moustoir-Ac ne peut que se soumettre.

En 1944, une carrière de Moustoir-Ac sous le contrôle d'un seul allemand est dépouillée de 320 kg de dynamite et de 1000 m de mèche lente. Un parachutage a lieu à Ty Planche, lieu-dit au sud-ouest de Moustoir-Ac.

Les premiers maquisards, sous l'autorité de Milès[8], occupent les bois de Moustoir-Ac. Après la bataille de Saint-Marcel, le 18 juin 1944, certains résistants, après s’être repliés, viendront rejoindre les maquisards des bois de Moustoir-Ac.

Un avion allemand basé à Meucon bombardera le Resto et Kerbouar, lieu-dit de Moustoir-Ac.

Les résistants qui combattaient à Botségalo, lieu-dit de Grand-Champ, se replient. La 17e compagnie de Milès trouve refuge au bois de la Touche. Le nombre de résistants cantonné dans le bois de la Touche-Minio est chiffré à 183[5].

Bataille du bois de la Touche-MinioModifier

Le 28 juin 1944, dès 4 heures du matin, environ 1000 soldats et 47 blindés, canons et obusiers allemands commencent l'encerclement du massif forestier. Les allemands ne parviennent pas à refermer le cercle. Certains résistants, avertis par des voisins, filent par la Villeneuve, lieu-dit de Moustoir-Ac. D'autres, restent au Minio ou se tient la bataille, deux heures plus tard, le dernier résistant, un tireur au FM, se replie. Un résistant, Georges Le Hyaric, meurt durant ce combat. Quelques heures plus tard, un adolescent de 15 ans meurt, tué par des allemands, à proximité. Léon Allain, 24 ans, sera arrêté au Minio puis déporté en Allemagne où il mourra au camp de concentration de Neuengamme[5].

Fin de la Seconde Guerre mondialeModifier

Un algérien suspecté d'être collaborateur notoire est assassiné, proche du bourg, après avoir fui le maquis puis été grièvement blessé.

La population pourra à nouveau respirer un peu avec l'arrivée des Américains, début août 1944.

Le 25 octobre 1944, encore au Minio, un enfant de 6 ans, Jean Allain, meurt par une grenade oublié.

Le 9 septembre 1960, Charles de Gaulle en personne, vient rendre un hommage solennel aux martyrs de la Seconde Guerre mondiale. Il passe à Kergueurh, lieu-dit situé au nord-est de Moustoir-Ac, où il signe un livre d'or[5].

L'après-guerreModifier

Après la Première Guerre mondiale, Moustoir-Ac connaîtra une longue période de baisse de sa population: crise des années 30, Seconde Guerre mondiale, exode rural … La dépopulation s' accélérera même dans les années 60. Avec la mécanisation, émerge une agriculture ayant moins besoin de bras. En 1975, Moustoir-Ac ne compte plus que 1309 habitants.

Depuis 1975, la population démographique a petit à petit augmenté. La commune surtout agricole il y a 40 ans, est désormais péri-urbaine.

Un livre sur l'histoire et le patrimoine de Moustoir-Ac est sorti en 2010. Il est écrit par Jean-Étienne Picaut. Il est l'auteur de deux livres sur Colpo, sa commune d' adoption, et de Madame Napoléon Princesse Baciocchi, ayant vécu à la fin de sa vie à Colpo[5].

Un court-métrage pour promouvoir la commune a été créé en janvier 2019 réalisé avec l'entreprise Breizh Drones, basée à Plumelin[3].

Le recensement de la population de la commune s'est effectué en janvier 2019[3].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1792 Mathurin Le Franger SE  
1792 1792 Yves Lamour SE  
1793 1795 Grégoire Lamour SE  
1795 1800 Louis Dréano SE  
1800 1808 Grégoire Lamour SE  
1808 1826 Jean Cadio SE  
1826 1828 Louis Jézo SE  
1828 1849 Marc Jaffré SE  
1849 1855 Vincent Samson SE  
1855 1880 Colomban Offredo SE  
1880 1887 Casimir de La Fruglaye SE  
1887 1929 Mathurin Hilary SE Nommé chevalier de la Légion d'honneur
1929 1945 Henri de Kersabiec SE  
1945 1953 Jean-Marie Offredo SE  
1953 1971 Jean-Louis Sevenno SE  
1971 1995 Sylvie de Kersabiec DVD  
1995 2008 Hubert de la Forest DVD Huissier de justice - vice-président Locminé Communauté
2008 2014 Alain Jouan DVG Retraité SNCF - vice-président Locminé Communauté
2014 en cours Benoît Rolland UDI Responsable d'antenne d'un organisme professionnel agricole - vice-président Locminé Communauté - président du syndicat de la Vallée du Blavet
Les données manquantes sont à compléter.

Maire actuelModifier

Benoît Rolland est maire de Moustoir-Ac depuis 2014. Il a été élu avec 58,38 % des voix au premier tour face au maire sortant. Il est également élu vice-président de l'association des maires du Morbihan et de Locminé communauté chargé de l'agriculture, l'environnement, la culture et la communication.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2016, la commune comptait 1 839 habitants[Note 1], en augmentation de 3,96 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5121 5101 4781 6661 7561 6121 6021 5891 565
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5181 5901 5801 5001 6331 6531 6531 7601 855
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8741 9241 9071 8151 8011 8021 8231 7761 656
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 6601 4701 3091 3421 4231 4761 5111 7411 808
2016 - - - - - - - -
1 839--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Moustoir-Ac possède une école primaire et maternelle publique (située au hameau de Kerhéro), une école maternelle privée (également située à Kerhéro) et une école primaire privée (située au bourg).

HistoireModifier

La première école de Moustoir-Ac fut une école privée de garçons, elle accueillit ses 34 premiers élèves en 1860. Elle était située au bourg et servait également de mairie car l’instituteur était aussi secrétaire de mairie. Une école privée de filles fut ouverte en 1880, elle était située au bourg. Mais en 1897, cette école est déplacée au lieu-dit Penhouët, à la place se tiendra une école privée de filles. Une école publique mixte située au hameau de Kerhéro fut ouverte en 1901 où elle accueillit 35 élèves. En 1906, l' école publique de filles située à Penhouët est réintégrée au bourg, dans le même bâtiment que l'école publique de garçons. Cette école devient donc l'école publique du bourg, séparée en deux, une partie filles et une partie garçons. Également en 1906, une école privée de garçons est ouverte dans le même bâtiment que celui des filles. En 1906, il y a donc deux écoles publiques, l'une au bourg et l'autre à Kerhéro et une école privée au bourg.

L'école publique mixte de Kerhéro est restaurée en 1935, en 1946, une seconde classe apparaît et un an plus tard une cantine ouvre. Une école privée mixte située à Kerhéro est ouverte en 1950 car le nombre d'élèves de l'école privée du bourg était trop important (101 garcons répartis en une classe et 102 filles réparties en deux classes en 1943). Cette école privée devient mixte en 1953. Dix ans après sa création, en 1960, l'école privée mixte de Kerhéro compte déjà deux classes, une cantine, deux cours et deux préaux. L'école publique du bourg ferme en 1963 en raison du trop peu d'élèves[5].

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • De 1973 à 1986, chaque année, se tenait la fête des battages, fête qui consistait à faire revivre les gestes ancestraux: battre au fléau, couper la lande à la serpe, actionner le tarare, scier un tronc d'arbre... Elle attira 30 000 spectateurs[5].

SportsModifier

Complexe polyvalentModifier

PatrimoineModifier

  • Le circuit des Mégalithes, proposant de visiter tous les sites mégalithiques (menhirs, dolmens, etc.) disséminés sur tout le territoire de la commune.
  • L'émetteur de télévision de Vannes d'une hauteur de 142 mètres, qui dessert une grande partie du Morbihan et du Sud Finistère.

FontainesModifier

Monuments mégalithiquesModifier

Patrimoine religieuxModifier

Église et chapellesModifier

CalvairesModifier

De très nombreux calvaires sont disséminés un peu partout dans la campagne sur le territoire de Moustoir-Ac.

AutresModifier

Sites archéologiquesModifier

Les fouilles archéologiques entreprises sur le territoire de Moustoir-Ac sont en grande partie celles de M. de La Fruglaye qu'il entreprit en 1856 principalement. Il découvrira:

  • La nécropole du Resto, tumulus dressé il y a près de 7 000 ans, il mesure 40 m de diamètre et 2 m d’élévation. La chambre du dolmen est couverte d'une table mesurant 5,10 m de long, 3,80 m de large et 0,65 m d'épaisseur, pesant plus de 20 tonnes. Autour de la nécropole, l'archéologue découvrira une trentaine de coffres en pierre de l'âge du fer. Seul un coffre contenait un vase rempli de restes humains incinérés. Il découvrira onze pierres supportant des dalles rangées en demi-cercle à proximité, les dalles les plus volumineuses mesurent 2 m de long sur 1 m de large. L'archéologue découvrira un couteau en silex de 24,8 cm de long[23] et d' un jade trémolite de 10 cm de long ayant servi comme pierre à aiguiser.
  • De nombreux ensembles mégalithiques disparus comme le dolmen de Kervehin, de Kerrio ou une allée couverte à Kerigo.
  • Plusieurs substructions gallo-romaines comme des restes de villae.
  • Les vestiges d'un camp romain ayant plusieurs enceintes et les fondations de deux maisons. Il y découvrit quantité d'objets romains notamment des vases en poterie, le pommeau et une partie de la lame d'un sabre romain et des pièces de monnaie.

M. de La Fruglaye ne découvrit pas tout les sites archéologiques de Moustoir-Ac, d'autres furent découverts plus tard :

  • Un dépôt de l'âge du bronze final au Cosquer découvert en 1923. Ce dépôt comprenait des haches armoricaines en bronze plombeux utilisé comme un lingot monnaie, un percuteur en quartz, des bifaces, des grattoirs de silex...
  • Les vestiges d'un camp gallo-romain découvert en 1964 au lieu-dit l'Hôpital, dont une tête en granite et trois colonnes en granite.
  • Une mystérieuse chambre souterraine découverte en 1972 à la limite des communes de Moustoir-Ac et de Bignan. Une galerie descend en pente prononcée pendant 5 m vers une salle ovoïde de 3 m de long sur 2 m de large. A l'extrémité opposée, une seconde galerie monte en pente assez fort jusqu'à une autre entrée. Aucun objet ne fut découvert à l'intérieur[5]

Personnalités liées à Moustoir-AcModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  : source utilisée pour la rédaction de cet article

  • Jean-Étienne Picaut, Moustoir-Ac Sous les frondes des fougères, Liv'Éditions, 2010

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. données officielles 2013 sur le site de l'Insee
  2. a et b « Moustoir-Ac », sur Google.com (consulté le 10 novembre 2018)
  3. a b et c « Accueil », sur Ville de Moustoir Ac (consulté le 10 novembre 2018)
  4. Dans les archives de l'abbaye de Lanvaux.
  5. a b c d e f g h i j k l m n o et p Jean-Etienne Picaut, Moustoir-Ac Sous les frondes des fougères, Moustoir-Ac, Liv'Editions, , 320 p. (ISBN 978-2-84497-184-5)
  6. « Monuments historiques », sur www2.culture.gouv.fr (consulté le 21 novembre 2018)
  7. a et b « Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs de Moustoir-Ac », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  8. Ministère de l'Intérieur, « Jean Milès / Quelques portraits / Le musée Guillaudot / Groupement de gendarmerie départementale du Morbihan / Sécurité et protection des personnes / Services de l'Etat / Accueil - Les services de l'État dans le Morbihan », sur www.morbihan.gouv.fr (consulté le 21 novembre 2018)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. « Ecole Publique Les Petits Chaj'du », sur Moustoir-Ac (consulté le 24 novembre 2018)
  14. a et b « Écoles Privées Sainte-Barbe et Notre-Dame de Kerhéro », sur Moustoir-Ac (consulté le 24 novembre 2018)
  15. « La Troupe Des 'Gwenn-Ha-Du », sur PagesJaunes (consulté le 24 novembre 2018)
  16. « Avenir Sportif de Moustoir-Ac » (consulté le 24 novembre 2018)
  17. « Osec Équitation » (consulté le 24 novembre 2018)
  18. « MOUSTOIR AC TENNIS CLUB », sur sportiche (consulté le 24 novembre 2018)
  19. « Trophée Job Morvan », sur blogspot.com (consulté le 25 novembre 2018)
  20. « Salle Sterenn er Roz et salle de sports », sur Moustoir-Ac (consulté en é' novembre 2018)
  21. « Terrain de Football », sur Moustoir-Ac (consulté le 24 novembre 2018)
  22. « Terrain de Tennis », sur Moustoir-Ac (consulté le 24 novembre 2018)
  23. « 1826-1846 : L'archéologie, une activité oubliée ou presque », sur OpenEdition, (consulté le 25 novembre 2018)