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Région Bretagne

région administrative française
(Redirigé depuis Bretagne (région))
Page d’aide sur l’homonymie Cet article a pour sujet l'actuelle région administrative française. Pour la région historique, voir Bretagne. Pour les autres significations du nom Bretagne, voir Bretagne (homonymie).

Bretagne
Région Bretagne
Logo du conseil régional.
Blason de Bretagne
Blason
Drapeau de Bretagne
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Préfecture Rennes
Départements et collectivités territoriales Côtes-d'Armor (22)
Finistère (29)
Ille-et-Vilaine (35)
Morbihan (56)
Arrondissements 15
Cantons 102
Communes 1 233
Conseil régional Conseil régional de Bretagne
Président Loïg Chesnais-Girard (S&D)
2017-2021
Préfet Christophe Mirmand
ISO 3166-2 FR-BRE
Démographie
Gentilé Breton
Population 3 293 850 hab. (2015)
Densité 121 hab./km2
Rang (population) 10e sur 18
Langues
régionales
Français
Breton (langue celtique)
Gallo (Langue d'oïl)
Géographie
Superficie 27 209 km2
Rang 12e sur 18
Localisation
Localisation de Bretagne
Liens
Site web bretagne.bzh

La région Bretagne est une région administrative française composée des départements des Côtes-d'Armor, du Finistère, d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan. Sa préfecture et sa plus grande ville est Rennes.

Elle est créée par un décret ministériel du cadre des « programmes d'action régionale », et ses compétences sont élargies par les lois Defferre en 1982.

Baignée par la Manche au nord, par la Mer Celtique à l'ouest et par l'Océan Atlantique au sud, elle se trouve dans le Grand Ouest français, et est limitrophe des régions Normandie et Pays de la Loire.

La région Bretagne est parfois désignée sous l'expression « Bretagne administrative » par opposition à la « Bretagne historique » ou la « Bretagne culturelle » qui comporte également la Loire-Atlantique et dont la question du rattachement avec le reste de la région administrative est débattue depuis des décennies.

Sommaire

GéographieModifier

Article détaillé : Géographie de la Bretagne.
 
Carte routière de la Bretagne

La Bretagne est la région française qui bénéficie de la plus grande longueur de côtes puisqu'avec plus de 2 700 km de côtes, elle représente un tiers du littoral de la métropole[1]. De nombreuses îles sont présentes au large de la Bretagne, on dénombre 797 îles et îlots tout le long du littoral breton[2].

On distingue traditionnellement les régions côtières (l’Armor, le littoral) des régions centrales (l’Argoat, le bocage).

Bien que peu élevé, le relief formé par les monts d'Arrée et les montagnes Noires, est partout très marqué dans les zones rocheuses, plus doux dans les zones limoneuses de l'est et du sud.

ClimatModifier

La Région Bretagne a un climat océanique, donc tempéré, surtout le long des côtes, avec de faibles différences de températures entre l'été et l'hiver. Le vent de nord-ouest (noroît en français, gwalarn en breton) domine au nord. Les pluies sont fréquentes, mais fines. Dans une même journée, il est courant qu'alternent éclaircies et ciel couvert.

La végétation est abondante. La Bretagne était autrefois un pays de bocage: la réorganisation des parcelles dans les années 1960, appelée remembrement, a éliminé une grande partie des haies bordant les champs, permettant de moderniser l'agriculture mais entraînant un lessivage de la couche superficielle des champs. Ce remembrement s'est fait à plus basse échelle que dans de nombreuses plaines céréalières du reste de la France (Beauce, Champagne…).

Comme toute région avec un grand littoral, ici amplifié par le climat océanique tempéré, il n'est pas surprenant d'avoir des conditions météorologiques différentes entre le proche littoral et les villes à quelques kilomètres dans les terres. Il en va de même pour les températures. À plus forte échelle, et sauf dans le cas de dépressions majeures, le climat reste sensiblement différent entre le Nord et le Sud de la Bretagne.

Ce climat permet une plus grande homogénéité des températures sur l'année, même si les saisons restent marquées. Seul l'hiver ici est moins froid. La pluviométrie n'est que faiblement supérieure à celle d'autres régions, comme l'Île-de-France. Cela provient des vents d'ouest et nord-ouest, qui déplacent les éventuelles perturbations vers le centre et le nord de la France. Il n'est guère possible de donner de règle à la région entière, tant les statistiques sont différentes entre les différents secteurs, tels Brest, Quimper, Lorient, Morlaix ou encore Saint-Brieuc.

PopulationModifier

DémographieModifier

Article détaillé : Démographie de la Bretagne.

Communes les plus peupléesModifier

Code Postal Villes Département Population (2013) Rang National
35000 Rennes Ille-et-Vilaine 211 373 11
29200 Brest Finistère 139 386 19
29000 Quimper Finistère 63 532 71
56100 Lorient Morbihan 57 961 81
56000 Vannes Morbihan 53 032 97
22000 Saint-Brieuc Côtes-d'Armor 45 331 104
35400 Saint-Malo Ille-et-Vilaine 44 919 130
56600 Lanester Morbihan 21 874 378
35300 Fougères Ille-et-Vilaine 20 170 383
22300 Lannion Côtes d'Armor 19 869 422

Les résidences secondairesModifier

Ce tableau indique les communes de Bretagne qui comptaient en 2008 plus de 2 000 résidences secondaires[3].

Ville département Rés. secondaires
Carnac Morbihan 7 475
Saint-Malo Ille-et-Vilaine 6 642
Sarzeau Morbihan 5 518
Quiberon Morbihan 5 197
Arzon Morbihan 4 775
Dinard Ille-et-Vilaine 4 456
Saint-Cast-le-Guildo Côtes-d'Armor 3 335
Damgan Morbihan 3 117
Fouesnant Finistère 3 026
Crozon Finistère 2 782
Erquy Côtes-d'Armor 2 630
Bénodet Finistère 2 572
Saint-Pierre-Quiberon Morbihan 2 456
Saint-Gildas-de-Rhuys Morbihan 2 362
Pléneuf-Val-André Côtes-d'Armor 2 328
Rennes Ille-et-Vilaine 2 272
Pénestin Morbihan 2 108
La Trinité-sur-Mer Morbihan 2 097
Perros-Guirec Côtes-d'Armor 2 071

HistoireModifier

Article détaillé : Histoire de la Bretagne.

Comme toutes les régions administratives de France, la Bretagne est née dans la seconde moitié du XXe siècle. Un décret[4] du 30 juin 1941 rédigé par le maréchal Pétain et publié le 1er juillet 1941 dans le Journal officiel de l'État français pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l'occupation allemande, crée la Région de Rennes, constituée par les départements des Côtes-du-Nord, du Finistère, d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan. Cette région est supprimée à la Libération. Par la suite, un arrêté ministériel du 28 novembre 1956[5] signé sous la Quatrième République, a explicité le cadre des « programmes d'action régionale » introduits par un décret du 30 juin 1955. Ce décret crée une région appelée « Bretagne » et qui reprend les mêmes limites que la Région de Rennes de 1941. Elle correspond à 80 % de la superficie de la Bretagne historique, laquelle comprend également une grande partie de l'actuelle Loire-Atlantique. Ces limites sont restées stables au cours des évolutions du statut de ces circonscriptions.

Politique de la BretagneModifier

Article détaillé : Politique de la Bretagne.
Election / collectivités Droite Gauche
Élection présidentielle de 2012 (2e tour) 43,65 % (Nicolas Sarkozy) 56,35 % (François Hollande)
Conseil régional 20 (UMP-UDI-DVD) 63 (PS-EE-Verts-PCF-UDB)
Conseils généraux 2 2
Députés 5 21
Sénateurs 5 9
Villes chefs-lieux de département 3 1

Les faibles résultats du Front national sont l'une des particularités aux élections en Bretagne administrative. Cette particularité se retrouve aussi en Loire-Atlantique[6],[7].

Conseil régionalModifier

Article détaillé : Conseil régional de Bretagne.

Le conseil régional de Bretagne compte 83 conseillers et est présidé par le socialiste Loïg Chesnais-Girard.

Conseil culturelModifier

Article détaillé : Conseil culturel de Bretagne.

Le conseil culturel de Bretagne est une assemblée consultative créée en 2009. Son expertise s'étend sur la vie culturelle, artistique, patrimoniale et linguistique des 5 départements du territoire breton.


SocialModifier

La Bretagne administrative est la région avec le plus faible taux de pauvreté en France. La part des ouvriers est plus importante que la moyenne nationale et la part des cadres est inférieure à la moyenne nationale. Elle possède le meilleur taux de réussite scolaire en France[8]. Grâce à ses festivals, la Bretagne administrative est aussi une région où la place de la culture est significative[9]. Le tissu associatif sportif en Bretagne administrative est également l'un des plus importants de France. La région possède un faible taux d'obésité[10].

ÉconomieModifier

Article détaillé : Économie de la Bretagne.

L'économie de la Bretagne est tournée vers l'agriculture et les industries agroalimentaires, le tourisme estival sur la bordure côtière, et quelques pôles technologiques avancés (Rennes, Lannion). On retrouve des sièges de grands groupes mondiaux tels que Bolloré à Quimper ou encore Cummins.

Depuis deux ans maintenant[Quand ?], et amplifié par la crise mondiale, de nombreux « pays » bretons investissent massivement dans le secteur tertiaire, et plus précisément commercial. On observe donc la construction rapide de nombreuses et grandes zones commerciales modernes en périphérie des villes moyennes, qui y voient un éventuel moyen de subsistance et un atout pour l'avenir. La région entière tente, non sans mal, de se diversifier afin d'être moins dépendante d'un secteur industriel agro-alimentaire fort, mais sensible, et, par-là même, essaie de se moderniser.

TransportsModifier

Tant que les liaisons maritimes ont prévalu sur les liaisons terrestres, la position de la Bretagne, passage et escale obligée au milieu de la façade atlantique de l'Europe, lui a valu une certaine prospérité. Mais elle a souffert de son isolement géographique principalement lors du XXe siècle. En effet, excentrée par rapport aux grands axes économiques de la France, elle a pris du retard sur le développement des infrastructures de transport. Les principaux axes ferroviaires se sont développés par rapport aux zones touristiques, essentiellement sur un axe Paris-Armor (zone côtière de la Bretagne).

Depuis 2003, la Bretagne dispose d’un seul et unique tronçon d'autoroute (A84), venant de Caen et aboutissant à Rennes. Pour les autres liaisons, la région est dotée d'un réseau de routes couramment appelées « voies express » (réseau à 2 × 2 voies). L'ensemble de ces voies longe approximativement les côtes de la région ; des liaisons transversales existent depuis Rennes vers Vannes et Lorient ainsi que vers Nantes. La liaison intérieure Rennes-Brest est assurée par la RN 164 dont des tronçons passent progressivement en voie express.

L'ensemble des routes en Bretagne est gratuit, cette décision du général de Gaulle via René Pléven est essentiellement la conséquence de l'action des acteurs économiques et politiques bretons à travers le CELIB. Celui-ci voulait en effet compenser l'éloignement géographique de la région par la gratuité des voies terrestres.

Transport aérienModifier

La région Bretagne compte sept aéroports, dont quatre aéroports internationaux (Brest, Rennes, Dinard Saint-Malo et Lorient-Lann Bihoué).

Le Conseil régional de Bretagne est propriétaire des aéroports de Brest, Rennes, Dinard Saint-Malo et Quimper.

La Bretagne dispose de deux compagnies aériennes, Brit Air dont le siège social se trouve à Morlaix et Finist'air qui effectue la liaison Brest-Ouessant.

Chemin de ferModifier

Article détaillé : TER Bretagne.

Le réseau ferré breton est structuré par trois lignes majeures au départ de Rennes :

  • Rennes - Brest (via St-Brieuc, Guingamp, Morlaix) ;
  • Rennes - Quimper (via Vannes, Auray, Lorient) ;
  • Rennes - Saint-Malo (via Dol-de-Bretagne).

Ces lignes sont parcourues par des TGV au départ de Paris ou Lille et des TER.

Il faut également ajouter les lignes transversales Rennes - Nantes et Brest - Quimper, parcourues uniquement par des TER et moins fréquentées, ainsi que les liaisons estivales vers les stations balnéaires : Guingamp - Lannion, Morlaix - Roscoff, Auray - Quiberon.

Le 1er juillet 2017, une nouvelle ligne à grande vitesse met Rennes à 1 h 27 de Paris (contre 2 h 5 auparavant). Par ailleurs, la région Bretagne a également décidé des travaux sur les lignes Rennes - Brest et Rennes - Quimper de sorte que Brest et Quimper soient à 3 h 15 de Paris (plus de 4 h actuellement).

PortsModifier

Le Conseil régional de Bretagne est propriétaire de 22 ports, dont les trois anciens ports nationaux de Brest, Lorient et Saint-Malo, les ports de commerce du Légué et de Concarneau, le port de Roscoff et les ports de liaison des îles bretonnes dont la Région assure la desserte.

EmblèmesModifier

BlasonModifier

 
Blason de Bretagne
D'hermine plain

Le Gwenn ha Du, le drapeau breton moderneModifier

Article détaillé : Drapeau de la Bretagne.

 

Il comporte neuf bandes égales alternativement noires et blanches, couleurs traditionnelles, lesquelles représentent :

Bien que la majorité des instances administratives bretonnes (Bretagne administrative et Loire-Atlantique) utilisent et encouragent l'usage du Gwenn ha Du, il n'existe aucun texte réglementant l'utilisation du drapeau de la Bretagne, le Gwenn ha Du n'a aucun statut « officiel » en Bretagne ni en France. Les textes de loi n'interdisent pas non plus son usage explicite par les personnes morales de droit public, par celles de droit privé et par les personnes physiques.

LogotypesModifier

En 2005, la région a changé son logo qui datait de vingt ans. On le retrouve sur tous ses supports de communication, et tous les événements dont elle est partenaire. Son nouveau logo a gardé les points forts de l'ancien : la forme carrée et l'intitulé « Région Bretagne ». « Mais il a évolué vers un sigle à la fois plus contemporain (couleurs et typographie), et plus porteur de l'identité bretonne. Une hermine très stylisée reprend la forme géographique de la Bretagne, évoquant ainsi à la fois les racines et le dynamisme d'une Bretagne en mouvement. »[11]. Le logo a été actualisé en 2016. Il est désormais décliné en version monochrome dans l'une des couleurs de la charte graphique de la Région Bretagne.

Ce logotype existe également en version bretonne : « Rannvro Breizh » ou en gallo : « Rejion Bertègn ». Son auteur est Fabien Picot, responsable du studio de la Région. La typographie utilisée est propriété exclusive de la Région et a été dessinée par Xavier Dupré.

LanguesModifier

Le , le conseil régional de Bretagne reconnaît officiellement et à l’unanimité le breton et le gallo comme « langues de la Bretagne, au côté de la langue française ». Par ce vote, la région « s'engage, en recherchant la plus large association de ses partenaires, et en particulier des cinq départements bretons [les quatre départements de la Bretagne administrative et la Loire-Atlantique], afin de permettre la pérennisation de la langue et de la culture bretonnes »[12].


Notes et référencesModifier

  1. Zoom sur la Bretagne "maritime" site http://www.prefectures-regions.gouv.fr, mis à jour le 5 octobre 2017.
  2. Pour un développement durable de la zone côtière bretonne : La charte des espaces côtiers bretons (2007) p. 32 [PDF]
  3. Site du recensement de l’INSEE, chiffres au 01/01/2008
  4. Décret du 30 juin 1941
  5. publié au Journal officiel du 6 décembre 1956 p. 11649 consultable en ligne.
  6. « Le Front National a 40 ans et peine toujours en Bretagne », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 5 octobre 2012)
  7. « Un score historique pour le Front national partout en France, la Bretagne résiste le plus », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  8. « Inégalités : où en sont les régions ? », sur www.inegalites.fr (consulté le 28 août 2017)
  9. « Culture. Les Bretons champions ! », Le Telegramme,‎ (lire en ligne)
  10. « Obésité, Fastfoods, Alcool... : Où mange-t-on le plus mal en France ? - Data.gouv.fr », sur www.data.gouv.fr (consulté le 28 août 2017)
  11. Site de la région Bretagne, page du logo
  12. FR3, « Le Breton une langue d'hier et d'aujourd’hui. », L'Ouest en mémoire (INA), (consulté le 24 juin 2011)

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier