Cléguérec

commune française du département du Morbihan

Cléguérec [kleɡeʁɛk] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. La petite ville est la capitale du pays Chistr'per, qui doit son nom à la production locale et artisanale de poiré, c'est-à-dire de cidre de poire.

Cléguérec
Cléguérec
La mairie.
Blason de Cléguérec
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Pontivy Communauté
Maire
Mandat
Marc Ropers
2020-2026
Code postal 56480
Code commune 56041
Démographie
Gentilé Cléguérécois, Cléguérécoise
Population
municipale
2 828 hab. (2019 en diminution de 2,88 % par rapport à 2013[1])
Densité 45 hab./km2
Population
agglomération
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 30″ nord, 3° 04′ 10″ ouest
Altitude 155 m
Min. 55 m
Max. 281 m
Superficie 62,99 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Pontivy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gourin
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web site officiel de la commune de Cléguérec

GéographieModifier

SituationModifier

Cléguérec est située à 12 km au nord-ouest de Pontivy. La commune s'étend sur 6 299 ha dont 736 de bois (forêt de Quénécan). Le Blavet coule à l'est du territoire communal. Son cours sert de frontière naturelle avec la commune voisine de Neuillac. Il y dessine de larges méandres. Cette portion de la rivière correspond à un tronçon désaffecté du canal de Nantes à Brest.

Localisation de Cléguérec sur une carte des communes du Morbihan.

Cadre géologiqueModifier

 
Carte géologique du Massif armoricain.

Cléguérec est situé au cœur du domaine centre armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui correspond à une structure s'allongeant sensiblement en direction W-E, depuis la baie de Douarnenez jusqu'au bassin de Laval. S'opposant aux bas plateaux littoraux méridionaux et septentrionaux, ce bassin sédimentaire est principalement constitué de schistes briovériens[2] (sédiments détritiques essentiellement silto-gréseux issus de l'érosion du segment occidental de la chaîne cadomienne, accumulés sur plus de 15 000 m d'épaisseur et métamorphisés), formant un socle pénéplané sur lequel repose en discordance, dans sa partie orientale, des formations paléozoïques sédimentaires. Ces formations au nord de Cléguérec sont déposées dans ce bassin marqué par une forte subsidence, puis sont déformées lors de l'orogenèse varisque (plis d'orientation préférentielle N 110° et plusieurs familles de failles d'orientations différentes)[3].

L'anticlinal briovérien de la forêt de Quénécan et le synclinal paléozoïque (schistes ordoviciens) de Sainte-Brigitte font partie de ces plis au nord-ouest de Cléguérec, armant des crêtes appalachiennes. Les quartzites (connues sous le terme de Grès armoricain) et les schistes à andalousite (la mise en place du granite de Rostrenen intrusif dans ces formations paléozoïques y développe un métamorphisme de contact et donne une auréole de schistes à texture de cornéennes), contribuent à former les hauteurs de la forêt de Quénécan[4].

Le point culminant de la commune est le Breuil du Chêne dans la forêt de Quénécan (289 m). Les falaises du Breuil du Chêne, composées de quartzite phylliteux gris vert, forment une crête propice à la pratique de l'escalade[5]. La pierre branlante appelée « Tambourin höedard » sert en 1796 de ralliement aux 1000 chouans de de Bar qui contrôlent la forêt[6].

Le schiste trémadocien bleu pâle de Cléguérec (et rose dans certaines failles[7]) a été naguère exploité dans plusieurs carrières ouvertes près de Boduic en Cléguérec. Roche « d'une originalité exceptionnelle en Bretagne, par sa teinte bleu pâle avec une légère nuance gris-verdâtre, à linéation accusée », elle est « essentiellement composée de quartz et de muscovite, avec chlorite subordonnée, souvent criblée de minuscules cristaux de chloritoïde ». Elle a été recherché pour la sculpture et l'habitat au-delà de limites du terroir de Cléguérec : de beaux exemples d'utilisation sont observables (manoir du Correc en Saint-Gelven, Forges des Salles à Perret)[8].

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[9]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[9]

  • Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 1 045 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[13] complétée par des études régionales[14] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pontivy », sur la commune de Pontivy, mise en service en 1968[15] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[16],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,4 °C et la hauteur de précipitations de 968,4 mm pour la période 1981-2010[17]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Lorient-Lann Bihoue », sur la commune de Quéven, mise en service en 1952 et à 45 km[18], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[19], à 12 °C pour 1981-2010[20], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[21].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Cléguérec est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[22],[23],[24].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pontivy, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[25],[26].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC). Le nord du territoire appartient au massif forestier de Quénécan, parfois surnommé « la Petite Suisse » en raison de son paysage boisé et vallonné, tandis que le reste du territoire appartient au bassin agricole de Pontivy, parfois surnommé la « Petite Beauce », une vaste plaine s'étendant au nord, à l'est et au sud de cette ville voué à l'agriculture intensive et caractérisé par la présence de grandes parcelles de céréales[27].

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 1,9 % 122
Terres arables hors périmètres d'irrigation 64,2 % 4051
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 0,8 % 48
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 15,8 % 995
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 3,7 % 234
Forêts de feuillus 6,6 % 418
Forêts de conifères 3,0 % 189
Forêts mélangées 3,0 % 189
Forêt et végétation arbustive en mutation 1,0 % 64
Source : Corine Land Cover[28]

ToponymieModifier

Le nom breton de la commune est Klegereg.

Il existe différentes hypothèses concernant l'origine du nom. Il pourrait venir de kleger, qui signifie rocher en gallois. Le sol de Cléguérec est effectivement très rocheux. Le nom de la commune pourrait aussi dériver du saint patron de l'église commuale, saint Guérec, un saint thaumaturge venu du Pays de Galles.

Cléguerec est un lieu caractérisé par de nombreuses crêtes rocheuses.

HistoireModifier

PréhistoireModifier

L'Histoire de Cléguérec remonte au néolithique tardif. On a retrouvé une allée couverte de plus de 20 mètres de long au lieu-dit de Bot-er-mohed datant de 3000 avant notre ère. Nommée « chambre des nains » (kambr an torriganed), il s'agirait sans doute d'une chambre funéraire. Une autre allée couverte de douze mètres de long, appelée « maison des nains » (Ti an torriganed) s'élève entre les hameaux de Bot-er-Barz et du Gouvello. Deux ou trois menhirs se dressent dans la région de Cléguérec, dans la forêt de Quénécan[29].

La découverte d'un certain nombre d'outils, tels que des haches en bronze, atteste également la présence de tribus armoricaines avant la venue des Celtes.

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AntiquitéModifier

Sur la commune on a également retrouvé des traces d'habitat romain.

Moyen-ÂgeModifier

La première mention de la commune a été retrouvée dans un cartulaire de l'abbaye de Redon de 871. Le traité mentionnant le nom de "klegeruc", règle un litige territorial entre les moines de l'abbaye et le vicomte de Porhoët, nommé Alfrit, un seigneur local. Ses terres s'étendaient sur une grande partie de la Bretagne centrale. Le litige aurait été réglé par le roi Nominoë ou Salomon.

Au XIIe siècle, le vicomte de Porhoët donne à son frère Alain la partie ouest de son comté. C'est la naissance du comté des Rohan, qui a une importance primordiale dans la Bretagne d'Ancien Régime. Du XIIe siècle jusqu'à la Révolution, Cléguérec dépendait donc du comte de Rohan. La commune était divisée en 20 seigneuries, comme en attestent encore aujourd'hui la présence de nombreux manoirs. La commune était également une paroisse-mère, dont dépendaient deux chapelles tréviales : celle de Saint-Aignan et celle de Sainte-Brigitte, aujourd'hui indépendante.

Temps modernesModifier

« Il y avait tout un groupe de paroisses, entre la chaîne du Mené et les Montagnes Noires, dont les principales étaient Bothoa, Laniscat, Cléguérec (soit 15 000 à 20 000 âmes) qui depuis dix ans ne payaient ni dixièmes ni capitation : c'est contre ces paroisses que marcha [en juillet 1719] le régiment de Champagne »[30].

Révolution françaiseModifier

A la Révolution, Cléguérec est nommé chef-lieu de canton. Cette nomination atteste de l'importance relative de la commune et de son influence sur la région. Elle est restée chef-lieu de canton jusqu'en 2014, lors du redécoupage cantonal.

Le XIXe siècleModifier

Le , une importante météorite nommée Keranroué s'est écrasée dans un champ au village de Keranroué, près du lavoir. Le lendemain, les habitants ont retiré d'un trou de 1,10 mètre de profondeur et 1,80 mètre de diamètre une pierre d'aspect noirâtre, d'entre 40 et 50 kg. Ils la brisèrent espérant y trouver des métaux précieux. Deux jours plus tard, M. Pobéguin, percepteur à Cléguérec, rapporte un morceau de 16,5 kg. Le surlendemain, le Comte de Limur, membre de la Société polymathique du Morbihan, note des témoignages rapportant la peur des habitants, qui brisèrent immédiatement la météorite. Le trou fait par le « bolide » avait une profondeur d'environ 1 mètre[31].

Aujourd'hui, la commune possède 38 grammes de cet aérolite (une chondrite), le reste ayant été distribué dans toute l'Europe (Paris, Londres au British Museum, Stockholm, Vienne, Rome, Vatican, musée de Troyes, château de Wassy...).

Le XXe siècleModifier

La Seconde Guerre mondialeModifier

Des Cléguérécois furent résistants : par exemple, selon un témoignage, « un détenu de Cléguérec était tabassé tous les jours. On voulait lui faire avouer des choses qu'il n'avait pas faites. Quelle leçon de courage il nous a donnée ! Il s'appelait Jérome Frabulet[32]. Un soir ils lui ont attaché les mains derrière le dos, entravé les jambes, puis ils lui ont mis une ficelle autour des parties [génitales], l'ont tortillée avec une pointe. Les organes génitaux sont devenus noirs »[33].

BlasonnementModifier

Les armoiries de Cléguérec se blasonnent ainsi :

D’azur au chevron d’or chargé de trois mouchetures d’hermine de sable, accompagné en chef à dextre d’un rencontre de cerf, à senestre d’un poirier, et en pointe de quatre macles en sautoir, le tout d’or.
Conc. P. Le Denmat.


Ce blason a été créé en 1983 par Pierre Le Denmat et déposé en 1987 à la commission nationale d'héraldique. Le cerf est une référence à la forêt de Quénécan. Le poirier rappelle la production traditionnelle de poiré. Les hermines rappellent la Bretagne. Le fond azur est référence au blason des seigneurs de la Boulaye de Cléguérec. Les mâcles sont ceux présents sur le blason des Rohan (de gueule au neuf mâcles d'or).

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1983 Pierre Le Clainche   Directeur d'école
mars 1983 mars 2008 Jean Le Lu RPR-UMP Agriculteur
Conseiller général (1982-1994 puis 2001-2008)
mars 2008
Réélu en 2014 et 2020[34]
En cours Marc Ropers DVG Conseiller commercial
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[36].

En 2019, la commune comptait 2 828 habitants[Note 7], en diminution de 2,88 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 5953 7933 3033 2103 7003 6593 4343 6993 850
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 5793 4423 4703 3353 4653 3603 5863 6173 560
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 6083 6333 6703 4913 5043 4233 4053 4773 111
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 0132 8122 6792 7172 7162 7492 7802 8522 880
2014 2019 - - - - - - -
2 9092 828-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonneModifier

La commune a signé la charte Ya d'ar brezhoneg le .

À la rentrée 2017, 33 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique[39].

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Saint-Guérec.

L'église Saint-Guérec (1843-1846) remplace un édifice plus ancien. L'on y a trouvé en 1982, sous l'autel latéral, les ossements des anciens seigneurs de Lenvos et Bot-er-Bartz.

La place centrale contient :

  • Le monument à Joseph Pobéguin. Natif de Cléguérec, Joseph Pobéguin fait partie de la mission Flatters en 1880, en tant que maréchal des logis. La mission Flatters avait pour but de reconnaître un terrain dans le Sahara, en vue de la construction d'un chemin de fer reliant l'Algérie au Sénégal. C'est un échec total : la mission est attaquée par les Touaregs ; les membres de celle-ci qui ne furent pas tués meurent de soif dans le désert début 1881.
 
Reproduction de la statue de la Liberté.

De nombreuses chapelles entourent la commune :

  • La chapelle de la Trinité, datant des XVe et XVIe siècles. Y figurent des sculptures grossières en granit. Elle contient un retable en bois d 1594, représentant l'arbre de Jessé. Un autre retable du XVIe siècle montre le Père Éternel tenant le corps de son fils supplicié, tandis que plane la colombe du Saint-Esprit. En plus sont présentes dans la chapelle différentes statues de saints, locaux ou universels. En contrebas de la chapelle se trouve une fontaine classée depuis 1926. Elle date du XVIe siècle et est de style gothique flamboyant. Elle comporte trois bassins, dédiés à La Trinité, à saint Mathurin et à Notre-Dame de la Clarté.
  • La chapelle Saint-Molvan au lieu-dit de Porhors, construite en pierres d'appareil granite de Pontivy et en moellons schisto-gréseux du Briovérien[40]. Rebâtie en 1693, elle est dédiée à saint Molvan depuis des siècles. La tombe du saint patron se trouve dans la nef. On trouve également quatre statues, Notre-Dame de bon secours, saint Molvan, saint Vincent et saint Pierre.
  • La chapelle de Locmaria au lieu-dit du même nom. Les fondations de la chapelle doivent dater des premiers temps du christianisme. Elle a été rebâtie en 1787 - 1788 sous l'impulsion du comte de Kergariou, seigneur de Beauregard. Le lieu est consacré à la Vierge depuis le Moyen-Age. Cinq statues se trouvent dans la chapelle : la Vierge à l'Enfant, la Vierge de la Pitié, saint Eutrope, saint Nicolas et un saint évêque.
  • La chapelle Saint-Jean-Baptiste au Pontoir. Elle date peut-être du XVe siècle. Elle a été restaurée dans les années 1655, puis dans les années 1980 - 1990. Un jubé représente le Christ en croix. On trouve en plus deux statues de saint Jean-Baptiste, une Pietà, un saint abbé, un saint évêque et sainte Marguerite.
  • La chapelle de La Madeleine à Bot-er-mohed. Située à la lisière de la forêt, elle a été rebâtie en 1921 sur un édifice plus ancien. Elle marque le début du chemin de croix du Breuil, qui va jusqu'à la crête du Breuil située à 281 mètre d'altitude. On y trouve sept statues : sainte Madeleine, sainte Catherine, saint Guillaume, saint Bieuzy, saint Hervé, saint Barthélémy et le Christ en croix.
  • La chapelle Saint-André à Langlo. La chapelle actuelle date du XVe siècle et se trouve au bord du Blavet. On y trouve une magnifique Vierge à la poire, symbole du pays de Clégéurec, pays du Chistr-Per (poiré). En plus se trouvent une statue de saint André, deux Vierges à l'enfant, saint Armel et saint Nicodème.
  • La chapelle Sainte-Anne à Boduic. Auparavant sous le patronage de saint Jacques le majeur, elle date du XVe siècle. Elle était le lieu du pardon le plus important de Cléguérec. Lors de la procession, une relique de sainte Anne, offerte en 1877 par un prêtre cléguérecois, est portée dans une châsse de bois. Guillotin de Corson fait état de 3 000 personnes au pardon en 1898. On trouve une statue de saint Jacques le Majeur, sainte Anne, le Christ, saint Antoine, saint Étienne et trois autres statues dans le transept sud, pas clairement identifiées.
  • La chapelle Saint-Gildas à Loqueltas.

Une trentaine de calvaires sont recensés sur la commune. Entre le schiste de Boduic et le granit de Kerbédic, la pierre est travaillée depuis des millénaires sur la commune. On trouve ces calvaires à la croisée de chemins, au bord des fossés, dans des villages ou même en pleine campagne. Le plus ancien est celui près de la chapelle Saint-Molvan à Porhors. À l'origine, c'était un petit menhir, une stèle de l'époque gauloise. Elle a été christianisée par la sculpture d'une croix pattée, sans doute à l'arrivée de moines évangélisateurs. Au centre-bourg, à l'emplacement de l'ancien cimetière, s'élève un calvaire du XVIIe siècle. Démonté en 1854, à l'occasion du déplacement du cimetière, il a été remisé au fond du cimetière. Il a été remonté à Landaul. Il a retrouvé sa place à Cléguérec dans les années 1990. Le plus récent des calvaires est celui situé au Breuil du chêne. Le Christ de mission en bronze date de 1962.

À proximité de Cléguérec, dans la forêt de Quénécan, se trouve le lac de Guerlédan et à Saint-Aignan, un musée de l'électricité. L'étang du Pontoir est aménagé.

Occasionnellement, les communes entourant Pontivy et Cléguérec ouvrent les portes de leurs chapelles dans le cadre des expositions « L'art dans les Chapelles », qui y proposent des expositions d'art contemporain.

Quelques sites historiques : l'allée couverte de Bod-er-Mohed, l'abbaye Notre-Dame de Bon-Repos, le château de Beauregard.

ÉconomieModifier

  • Industrie agro-alimentaire des « Moulins de Saint-Armel » (80 salariés), Zone industrielle de Bann er Lann (PME agricoles et du bâtiment), fabrication de glace par l'entreprise "Terres bleues".
  • Fabrication artisanale du poiré « CHISTR - PER » par Rémi Le Beller.
  • Festival annuel au mois de mai : Festival an Arwen (festival de « Kleg »), avec trois jours de fêtes bien arrosées pour des milliers de festivaliers. En 2005 et 2006, il célébrait les bombardes et ses variantes à travers les continents. Maintenant le festival se nomme Bombardes & Compagnie.

Bâtiments publics et servicesModifier

  • Stade omnisports (trois terrains, un terrain de tennis, une salle), une salle polyvalente, deux écoles primaires (public/privé), une garderie, une mairie, un centre de secours et d'interventions, une bibliothèque (une nouvelle bibliothèque associée à un centre informatique), une cantine, une pharmacie, un point touristique en été, une déchèterie et autres, un hôtel, une pompe essence.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Joseph Pobéguin, maréchal des logis au 3e régiment de spahis algériens, membre de la mission transsaharienne Flatters, mort en 1881.
  • Monseigneur Jean-Marie Jan (1875-1972), évêque missionnaire en Haïti à Cap-Haïtien, de 1929 à 1953. Il fut également auteur de nombreuses publications[41].
  • Monseigneur Joseph Madec (1923-2013), nommé évêque de Fréjus-Toulon par le pape Jean-Paul II le 8 février 1983. Il vivait à Cléguérec depuis sa retraite en 2000.
  • Jean Dacquay (1927-2014) coureur cycliste français.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[11].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[12].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. données officielles 2006 sur le site de l'Insee
  2. « Des schistes argileux gris-verdâtre ou gris-bleuâtre alternent indéfiniment avec des grès micacés et feldspathiques. Localement, la succession de lits schisteux et gréseux est si régulière que la pierre prend un aspect zébré… En règle générale, ces matériaux sont inaptes à livrer des pierres de taille (avec toutefois quelques exceptions comme à Bodion en Pluméliau,…) ou même de bons moellons (comme à l’église de Saint-Gérand) ; ils fournissent essentiellement des moellons assez médiocres, souvent plats, dont le façonnement difficile est souligné quelquefois par les innombrables marques des outils employés aux tentatives d’équarrissage. Dans le bâti, lesdites roches se font remarquer par leur hétérométrie généralisée, leur appareillage irrégulier et fréquemment leur usure prononcée, allant jusqu’à une érosion en creux ou, tout au moins, un net émoussé ». Cf Louis Chauris, « Impacts de l'environnement géologique sur les constructions dans la région de Pontivy au cours de l'histoire », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. 88,‎ , p. 6-7.
  3. Yann Brekilien (dir.), La Bretagne, Éditions d'Organisation, , p. 35-39.
  4. Hubert Lardeux, Bretagne, Masson, , p. 111-115.
  5. Cléguérec sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet
  6. Quénécan 2010 (texte d’André Le Denmat de Cléguérec)
  7. Tonalité due aux oxydes de fer libérés par l'altération des minéraux ferro-magnésiens.
  8. Louis Chauris, « Impacts de l'environnement géologique sur les constructions dans la région de Pontivy au cours de l'histoire », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. 88,‎ , p. 7.
  9. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  10. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  11. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  12. Glossaire – Précipitation, Météo-France
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  39. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  40. Louis Chauris, « Impacts de l'environnement géologique sur les constructions dans la région de Pontivy au cours de l'histoire », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. 88,‎ , p. 18.
  41. Église catholique d'Haïti : Évêques défunts

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Joseph Danigo, Églises et chapelles du canton de Cléguérec, Vannes, Association pour la sauvegarde des objets d'art religieux du Morbihan, 1980, 120 p.
  • Images du patrimoine : Canton de Cléguérec, Morbihan, éditions URSA, 1986, 32 p.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier