Noyal-Pontivy

commune française du département du Morbihan

Noyal-Pontivy
Noyal-Pontivy
Porche de l'église Sainte-Noyale.
Blason de Noyal-Pontivy
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Pontivy Communauté
Maire
Mandat
Lionel Ropert
2020-2026
Code postal 56920
Code commune 56151
Démographie
Gentilé Noyalais, Noyalaise
Population
municipale
3 639 hab. (2017 en diminution de 1,46 % par rapport à 2012)
Densité 68 hab./km2
Population
aire urbaine
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 03″ nord, 2° 52′ 51″ ouest
Altitude 120 m
Min. 54 m
Max. 162 m
Superficie 53,45 km2
Élections
Départementales Canton de Pontivy
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Noyal-Pontivy
Liens
Site web Site officiel de la commune de Noyal-Pontivy

Noyal-Pontivy [nwajal pɔ̃tivi] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

GéographieModifier

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

Attestations anciennes[1].


  • Nuial en 1082 ;
  • Noal en 1204 ;
  • Noyal en 1219 ;
  • Noiaal en 1221 ;
  • Noial en 1235 ;
  • Noyal en 1249 ;
  • Noeal en 1251 ;
  • Noal en 1255 ;
  • Noyal en 1264 ;
  • Noial en 1270 ;
  • Noual en 1274 ;
  • Noeal en 1278 ;
  • Noial en 1283 ;
  • Noeal en 1288 ;
  • Noial en 1304 ;
  • Noeal en 1369 ;
  • Noualguenac en 1371 ;
  • Noial en 1373 ;
  • Noualguen en 1373 ;
  • Noyalguen en 1387 ;
  • Noyeal en 1433 ;
  • Noyal Pontivi en 1453 ;
  • Noial Pontevey en 1554.

Noal-Pondi en breton.

Dès le Ve siècle, il est fait mention de Noala, révélant un peuplement dès le Bas-Empire[2], (Nuial en 1082[3]). Dérive du gaulois Noviios[4] nouveau (devenu nevez (nouveau) en breton contemporain standard et néhué en breton morbihannais) et ialon lieu défriché, clairière, village[4],[5],[6]. Noyal-Pontivy pourrait, en son temps, avoir été une ville nouvelle par rapport à un habitat plus ancien situé dans la région, la cité légitimant par la suite son nom par une figue sainte légendaire, sainte Noyale fille d'un prince de Grande-Bretagne, issue de l'émigration bretonne en Armorique au VIe siècle[7]. Le culte de cette sainte y est resté très vivace jusqu'au début du XXe siècle où « se déroulait une cérémonie issue d'un vieux culte agraire : les vaches de la paroisse étaient amenées au cours d'une procession jusqu'à la fontaine de Sainte-Noyale, à deux kilomètres du bourg actuel »[8].

HistoireModifier

Moyen-Âge et Temps ModernesModifier

Dès le haut Moyen Âge, Noyal-Pontivy est devenue une foire de première importance et semble avoir joué un rôle notable entre l'Oust et le Blavet[9].

Vers 1780, on dénombrait 8 000 communiants dans la paroisse de Noyal-Pontivy, y compris ses trêves de Gueltas, Kerfourn, Saint-Gérand et Saint-Thuriau. Le terroir est fertile en grains, lin et fruits. Il se tient trois foires par an à Noyal-Pontivy, à savoir celles de Noyal, de la Houssaye et de La Brolade. Elles sont très anciennes, d'autant plus considérables qu'elles sont franches et exemptes de droits d'entrée. La plus célèbre est celle de Noyal, qui s'y tient au mois de Juillet. On y observait jadis des coutumes singulières. Tout marchand qui aurait osé vendre avant que le receveur de la vicomté de Rohan, ou autre commis du vicomte, eut porté le gant levé pour cette foire, aurait perdu toutes ses marchandises qui étaient confisquées au profit du seigneur. On trouvait à cette foire plus de trois mille chevaux mais on ne pouvait en vendre un seul qu'après le gant levé. Les marchands faisaient ensuite passé en revue, devant le vicomte ou son commis, tous les chevaux à vendre et il en prenait le nombre qu'il voulait au prix fixé par son écuyer ou son maître d'hôtel. Pour le bien général de ceux qui étaient à la foire, le seigneur de Rohan y tenait ses plaids généraux et on y jugeait toutes les causes pendantes dans les cours ou siège du ressort de Pontivy, de Corlay, de Loudéac, de Baud. Toutes ces cérémonies se faisaient au lieu accoutumé, nommé Bellechère. [10].

XIXe siècleModifier

En 1806, lors de la grande enquête linguistique effectué sous le Premier Empire par Charles Coquebert de Montbret, la paroisse de Noyal-Pontivy est placé en Bretagne bretonnante ainsi que ses trêves de Saint-Thuriau et Kerfourn, tandis que ses trêves de Saint-Gérand et Gueltas sont placés en pays gallo.

Jusqu'en 1840, la commune de Noyal-Pontivy était la plus grande de Bretagne. Sa superficie était de 135,47 km2. En 1840, la commune de Noyal-Pontivy est démembrée au profit de ses quatre trêves : Gueltas, Kerfourn, Saint-Gérand et Saint-Thuriau, qui sont érigées en commune. Sa superficie n'est plus que de 53,79 km2 dont 2 132 ha de terres labourables, 1 830 ha de landes, 511 ha de prés et pâturages, 359 ha de vergers et jardins, 63 ha de bois[10].

XXe siècleModifier

 
L'ossuaire de Noyal-Pontivy avec ses boîtes à crânes parfaitement alignées (carte postale A. Waron)

Au début du XXe siècle on pouvait encore voir un curieux spectacle à Noyal-Pontivy. Les habitants avaient l'habitude d'enfermer dans des petites boîtes en bois en forme de chapelle les crânes de leur défunts parents comme s'il s'agissait de saintes reliques. Les caveaux n'étaient pas assez nombreux à l'époque dans le cimetière et les anciens morts étaient exhumés pour faire de la place aux nouveaux. Les ossements ainsi récupérés étaient ensuite placés dans l'ossuaire et finissaient pour certains dans ces étranges boîtes.

BlasonnementModifier

Les armoiries de Noyal-Pontivy se blasonnent ainsi :

Taillé : d’azur à la Sainte Noyale d’argent décapitée tenant sa tête entre les mains, mi-taillé de gueules à neuf macles d’or, trois, trois et trois.
Conc. J.C. Renaud.
Dessin : D. Venière.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925 mai 1941 Joseph Cadic FR Agriculteur
Député du Morbihan (1924-1932 puis 1936-1940)
         
    Pascal Juin RPF puis MRP Conseiller général (1945-1951)
avril 1953 mars 1965 Joseph Cadic PPUS Agriculteur
Député du Morbihan (1956-1958)
mars 1965 mars 1971 Lucien Guillemot DVD  
mars 1971 mars 2001 Jean-Charles Cavaillé RPR Conseiller juridique
Député de la 3e circonscription du Morbihan (1978-2002)
Conseiller général (1976-2004)
Président du conseil général du Morbihan (1998-2004)
mars 2001 décembre 2002
(élection invalidée[11])
Bernard Delhaye Centriste Bibliothécaire retraité au service de la lecture publique.
janvier 2003 mars 2014 Michel Houdebine DVD Chef d'entreprise
mars 2014 28 mai 2020 Marc Kerrien DVD Chargé de mission
Conseiller régional (1998-2004)
11e vice-président de Pontivy Communauté
28 mai 2020 En cours Lionel Ropert[12]    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

En 1839, la commune est scindée pour donner naissance à celles de Gueltas, Kerfourn, Saint-Gérand et Saint-Thuriau.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2017, la commune comptait 3 639 habitants[Note 1], en diminution de 1,46 % par rapport à 2012 (Morbihan : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 5027 0847 0497 5697 5697 8033 3203 6603 505
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 3903 3103 3963 2883 3153 2633 2963 3903 545
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 6353 5413 3913 0483 0993 0713 0483 1192 747
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 6652 4582 7313 0663 1553 2853 5583 5983 637
2013 2017 - - - - - - -
3 6773 639-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

La commune héberge le premier point de « rebours » de gaz naturel de France, installé en 2019 pour permettre le développement d'unités de production de biométhane dans les environs en injectant dans le réseau de transport l'excédent de production locale[17],[18].

Langue bretonneModifier

L'adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le .

À la rentrée 2013, 21 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 6,2 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[19].

Lieux et monumentsModifier

Églises ou chapellesModifier

Monuments anciensModifier

  • Plusieurs manoirs (au village de Kerponner, Kerboutier, Kerscomard...)
  • Le Manoir du Verger, bâti en 1639, mairie depuis 1962 [20].
  • Plusieurs calvaires (Sainte-Noyale, Saint-Arnould, les 3 fontaines, Sainte-Barbe, Rescourio, rue de Sainte-Noyale...)

Autres monumentsModifier

  • Groupe de 6 éoliennes de 9 MW à la limite avec Gueltas, depuis 2004, atteignant 116 m de haut
  • L’école Sainte-Noyale

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. « Résultats concernant « Noyal-Pontivy » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 28 mars 2019).
  2. Noël-Yves Tonnerre, Naissance de la Bretagne : géographie historique et structures sociales de la Bretagne méridionale (Nantais et Vannetais) de la fin du VIIIe à la fin du XIIe siècle, Presses de l'Université d'Angers, , p. 121.
  3. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, , 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 500
  4. a et b Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Éditions Errance, , 440 p. (ISBN 2-87772-237-6), p. 185
  5. « Noyal-Pontivy : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Pontivy) », sur www.infobretagne.com (consulté le 25 novembre 2019)
  6. « Noyal — Wiktionnaire », sur fr.wiktionary.org (consulté le 25 novembre 2019)
  7. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Bonneton, , p. 182.
  8. Noël-Yves Tonnerre, Naissance de la Bretagne : géographie historique et structures sociales de la Bretagne méridionale (Nantais et Vannetais) de la fin du VIIIe à la fin du XIIe siècle, Presses de l'Université d'Angers, , p. 122.
  9. Patrick Naas, La Vallée du Blavet à l’époque gallo-romaine : prospection archéologique d’un bassin fluvial, mémoire de DEA, université de Rennes 2, 1988
  10. a et b continuateurs de Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne,tome 2, 1845 page 348
  11. Élection invalidée par une décision du Conseil d’État du 25 octobre 2002 (n°235323) [1]
  12. « Municipales à Noyal-Pontivy. Lionel Ropert a été élu maire », sur Ouest-France, (consulté le 30 mai 2020)
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  17. Sophie Fabrégat, « Biométhane : mise en service du premier poste de rebours pour accueillir plus de projets », sur actu-environnement.com, (consulté le 12 août 2020).
  18. Pierre Bernard, « Station de rebours. Marc Kerrien : « Une grande fierté » », sur letelegramme.fr, (consulté le 12 août 2019).
  19. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  20. Notice no IA00010357, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier