Congrégation religieuse

Dans l'Église catholique, une congrégation religieuse est un institut de vie consacrée dont les membres font des vœux religieux simples. Les congrégations religieuses voient le jour vers la fin du XVIIe siècle et se dédient principalement à l'enseignement des jeunes ou aux soins des malades. Elles peuvent être masculines (voir : congrégation laïque masculine) ou féminines et de droit diocésain ou pontifical.

HistoireModifier

L'église n'autorise les vœux solennels que pour les ordres monastiques qui sont soumis à la clôture religieuse et à la récitation de l'office divin. Selon plusieurs papes puis pour le concile de Trente, les communautés religieuses de vœux simples sont considérées comme des agrégations de fidèles et non comme des instituts religieux[1].

Les congrégations religieuses voient le jour vers la fin du XVIIe siècle et se dédient principalement à l'enseignement des jeunes ou le soin des malades. Les communautés d'hommes excluent formellement le sacerdoce pour leurs membres comme les frères des écoles chrétiennes parfois cependant, elles permettent que quelques-uns d'entre eux reçoivent l'ordination pour exercer la fonction d'aumônier dans des communautés comme pour les frères de l'instruction chrétienne de Ploërmel. (voir : congrégation laïque masculine)[2].

Les congrégations religieuses se multiplient particulièrement au XIXe siècle et beaucoup demandent leur reconnaissance pontificale. En 1816, le Saint-Siège commence à les approuver sans les reconnaître toutefois officiellement comme instituts religieux. À la demande du pape Pie IX, Mgr Giuseppe Andrea Bizzarri, secrétaire de la congrégation pour les évêques et les réguliers élabore en 1854 une procédure d’approbation des congrégations de vœux simples qui est communiquée aux évêques en 1861. Celle-ci prévoit qu'un évêque peut reconnaître un institut qui devient alors de droit diocésain et reste sous la tutelle de l'évêque du diocèse où il a été approuvé. L'institut peut ensuite demander une approbation au Saint-Siège pour devenir de droit pontifical[3]. La distinction entre institut de droit diocésain et de droit pontifical est fixée définitivement le par la constitution apostolique Conditæ du pape Léon XIII[4].

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Abbé Jean-Etienne-Xavier Craisson, Des communautés religieuses à voeux simples, Poussielgue, (lire en ligne), p. 6, 12 & 313
  2. « Instituts religieux », sur http://www.vatican.va (consulté le )
  3. (it) « Direttorio canonico » (consulté le ), p. 52 à 54
  4. Battandier, Guide canonique pour les constitutions des instituts à vœux simples, Victor Lecoffre, (lire en ligne), p. 2