Soyons

commune française du département de l'Ardèche

Soyons
Soyons
Clocher-porche de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Intercommunalité Communauté de communes Rhône-Crussol
Maire
Mandat
Hervé Coulmont
2020-2026
Code postal 07130
Code commune 07316
Démographie
Gentilé Soyonnais
Population
municipale
2 269 hab. (2018 en augmentation de 9,3 % par rapport à 2013)
Densité 287 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 53′ 24″ nord, 4° 51′ 03″ est
Altitude Min. 104 m
Max. 280 m
Superficie 7,9 km2
Unité urbaine Charmes-sur-Rhône
(ville-centre)
Aire d'attraction Valence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Rhône-Eyrieux
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Soyons

Soyons est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle se situe dans l'agglomération de Valence.

Ses habitants sont appelés les Soyonnais.

GéographieModifier

Située en Ardèche, en rive droite du Rhône, la commune de Soyons est limitrophe de la ville de Valence (Drôme) au nord-est.

Lieux-dits, hameaux et écartsModifier

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Soyons est une commune urbaine[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Charmes-sur-Rhone, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[4] et 9 150 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (40 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (36,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (22,5 %), zones agricoles hétérogènes (18,9 %), forêts (17,7 %), cultures permanentes (15 %), eaux continentales[Note 3] (14,8 %), terres arables (6,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

ToponymieModifier

La divinité Soïo Augusta est éponyme de la localité[11].

HistoireModifier

Le site de Soyons est occupé sans interruption depuis la Préhistoire. Les grottes du massif de Guercy sont occupées dès le Paléolithique moyen par l'homme de Néandertal en alternance avec de grands prédateurs. Dans l'abri Moula, des restes humains néandertaliens, correspondant à l’équivalent de six individus (2 adultes, 2 adolescents et 2 enfants), mélangés à des d'animaux, comportant des traces de décarnisation et de cuisson attestent de la pratique du cannibalisme par les occupants des lieux. Deux aires de dépeçage de mammouths ont été découvertes dans l'actuel quartier des Lèches[12].

Durant la période de la Tène, un oppidum se développe sur le plateau de Malpas. Le peuple des Segovellaunes y vénère la déesse Soïo, dont un autel[11] fut découvert en 1848. A l'époque romaine, l'habitat se déplace vers le site de l'actuel village[12].

Soyons pourrait être le lieu de la bataille de Solonion, qui a lieu lors de la révolte de Catugnat en 62-61 av. J.-C. selon Dion Cassius (Histoires, 48, 37) et Tite-Live (Epitomé, 103). Catugnat, roi des Allobroges, avait déclaré la guerre à Rome en 61 av. J.-C. Installé à Solonium, il défait les légions de Lentinus, venues d'Orange, mais d'autres légions viennent incendier la forteresse en bois, située sur l'oppidum, qui succombe. Catugnat et une petite escorte parviennent à s'échapper du massacre[13].

En 1629, durant les rébellions huguenotes, le village et le château sont pris par les troupes catholiques.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 ? Marcel Astier[14] Rad. Médecin
Député de l'Ardèche (1924 → 1928)
Sénateur de l'Ardèche (1939 → 1945)
Les données manquantes sont à compléter.
Maire en 1956 ? Pierre Dumazel    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 1989 Aimé Duffaud[15]   Retraité de la Police nationale
mars 1989 juin 1995 André Comte    
juin 1995 mars 2001 Raymond Rivaux    
mars 2001 janvier 2007
(démission)
Régine Saint-Criq[16] (1938- ) PS Ancienne chargée de mission
Ancienne conseillère régionale d'Île-de-France (1986 → 1992)
janvier 2007 mars 2014 Gérard Chapuis (1943-2020) PS Retraité
Vice-président de la CC Rhône Crussol (2009 → 2014)
mars 2014 2017 Gisèle Bertrand[17] (1950- ) DVG Retraitée de la fonction publique
15 octobre 2017[18] En cours
(au 25 mai 2020)
Hervé Coulmont (1965- ) DVG Cadre de la fonction publique
4e vice-président de la CC Rhône Crussol (2017 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].

En 2018, la commune comptait 2 269 habitants[Note 4], en augmentation de 9,3 % par rapport à 2013 (Ardèche : +1,94 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
446456533509695618627750707
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7246567546998641 009810698738
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
729728690627647644601626684
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8297879421 3021 5511 7211 9361 9212 211
2018 - - - - - - - -
2 269--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Grottes préhistoriques du Trou du Renard, Néron et de la Baume Moula-Guercy.
  • L'église, édifiée au XIIe siècle sur un sanctuaire carolingien (authentifié par la découverte en 1975 d'une épitaphe) qui a renfermé le tombeau de saint Venance, conserve de très belles sculptures carolingiennes, restes d'un chancel à baldaquin de la première moitié du IXe siècle. L'édifice, de plan rectangulaire, possédait une abside semi-circulaire flanquée de deux absidioles. Au XIXe, on changea l'orientation de l'église en perçant l'abside pour élever un clocher-porche, et on construisit une abside dans l'étroit espace compris entre l'entrée primitive et la falaise surplombant le village. Un monastère de bénédictines occupait cet emplacement : il fut détruit par les protestants en 1627 et les religieuses, emportant les reliques de saint Venance, se réfugièrent à Valence pour y créer l’abbaye Notre-Dame de Soyons.
  • Le musée archéologique présente l'histoire de la région depuis l'homme préhistorique jusqu'aux vestiges protohistoriques et gallo-romains.
  • La tour penchée inscrite à l’inventaire des monuments historiques, datant de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle, est l’unique vestige des fortifications médiévales du plateau de Malpas.
  • Les berges du Rhône et les Lônes.
  • Parc de miniatures « Ardèche miniatures ».

Personnalités liées à la communeModifier

  • Marie de Valence, religieuse, née à Soyons en 1576.
  • Charles Albert d’Arnoux, dit Bertall, peintre et illustrateur, mort à Soyons en 1882.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Charmes-sur-Rhône », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a et b Jacques Charmasson, Michel Christol et Anne Roth-Congès, « Un autel aux Parques découvert sur l'oppidum Saint-Vincent à Gaujac (Gard) », Cahiers du Centre Gustave Glotz, no 8,‎ , p. 269 (lire en ligne).
  12. a et b Thuilier 2017
  13. Joêl Schmidt, Les Gaulois contre les Romains, Perrin.
  14. [PDF] Biographie de Marcel Astier, sur soyons.fr
  15. Avis de décès de Monsieur Aimé DUFFAUD, sur libramemoria.com, 12 mars 2014
  16. [PDF] Notice biographique de Régine Saint-Criq
  17. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  18. « Qui est Hervé Coulmont, le nouveau maire ? », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne)
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (en) Alban R. Defleur et Emmanuel Desclaux, « Impact of the last interglacial climate change on ecosystems and Neanderthals behavior at Baume Moula-Guercy, Ardèche, France », Journal of Archaeological Science, vol. 104,‎ , p. 114-124 (DOI 10.1016/j.jas.2019.01.002)
  • Laurent Thuilier, « Soyons, des millénaires de peuplement humain », Archéologia, no 558,‎ , p. 54-57 (ISSN 0570-6270)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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