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Berre-l'Étang

commune française du département des Bouches-du-Rhône
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Berre.

Berre-l'Étang
Berre-l'Étang
Blason de Berre-l'Étang
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Canton Berre-l'Étang
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
Mario Martinet
2014-2020
Code postal 13130
Code commune 13014
Démographie
Gentilé Berratins / Berrois
Population
municipale
13 483 hab. (2016 en diminution de 2,58 % par rapport à 2011)
Densité 309 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 36″ nord, 5° 10′ 07″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 146 m
Superficie 43,64 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.berreletang.fr

Berre-l'Étang (en occitan provençal Bèrra de l'Estanh selon la norme classique ou Berro selon la norme mistralienne) est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la métropole d'Aix-Marseille-Provence.

Sommaire

GéographieModifier

SituationModifier

Berre-l'Étang est situé sur une plaine alluviale formée par l'embouchure de la rivière Arc. La ville est située en bordure de l'étang de Berre, sur la face est d'une pointe avancée qui sépare le petit étang de Vaïne de l'étang principal. Toute la rive droite de l'Arc est agricole, alors que la rive gauche est largement occupée par les installations pétrochimiques qui entourent la ville. À l'exception d'une ligne de collines allant de la tour de Bruni à la colline des Barjaquets (altitude 145 mètres) à l'est, la quasi-totalité du territoire communal est à moins de 40 mètres d'altitude, et plus de la moitié à moins de 20 mètres[1].

Le climat, de type méditerranéen, est plutôt doux, mais le mistral est souvent présent et les gelées possibles en hiver. Les terres alluviales, bien drainées par des canaux, sont particulièrement propices aux cultures (Berre est le premier producteur français de fruits et de légumes sous serre).

CommunicationsModifier

La pointe de Berre est quelque peu à l'écart des axes de circulation, mais est proche :

La gare de Berre n'est desservie que par quelques TER Marseille - Miramas, mais de la gare d'Aix-en-Provence TGV, à 20 kilomètres de Berre, on joint Paris (gare de Lyon) en h, Toulouse en h 30 min, ou Lille-Europe en h 20 min.

Communes limitrophesModifier

ClimatModifier

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source : Météo France[2] / Station de Marignane.

HistoireModifier

Faits historiquesModifier

  • Christianisation de Marignane et de Berre-l'Étang.
  • « Berra », cité au XIe siècle.
  • Aux XIIe et XIIIe siècles, la seigneurie appartenait à la famille des Baux (Guillaume (1225-1265), seigneur de Berre, et al) dont l'un des membres accorda l'établissement de foires et marchés en 1291.
  • Érigée en baronnie au XVe siècle en faveur de Charles du Maine.
  • Lors des guerres de Religion, la ville fut assiégée par le duc de Savoie de mars 1589 à août 1591.
  • Un procès opposera la communauté de Berre au couvent royal des Dominicains de Saint-Maximin de 1608 à 1688 sur les revenus d'une bourdigue (sorte de vivier permettant la pêche des poissons).
  • Passant au XVIIe siècle au duc de Beaufort auquel succéda le duc de Villars en 1715, elle demeura dans les mains des Galliffet de 1770 à la Révolution.
  • 1978-1979: mobilisation contre l'installation par Shell d'une usine de PVC [3]. Soutenue par le maire Roger Martin (PCF), une manifestation a lieu le . L'Etat signe toutefois l'arrêté autorisant l'installation en mars 1979. En 1998, l'usine est revendue au groupe japonais Shin-Etsu.

HéraldiqueModifier

De gueules, au lion d’argent, la queue fourchue, armé, lampassée et couronné d’or, portant sur l’épaule une moucheture d’hermine de sable tirée des armes de Bretagne. Au chef parti : au 1er d’azur, semé de fleurs des lis d’or, Au lambel à trois pendants de gueules, qui est d’Anjou Ancien. Au 2e d’azur, semé de fleurs de lis d’or, à la bordure de gueules, qui est d’Anjou Moderne[4].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1949 mars 1983 Roger Martin PCF
mars 1983 mars 1989 Maurice Guiou PCF Conseiller général du Canton de Berre-l'Étang (1974-1992)
mars 1989 14 septembre 2016 Serge Andréoni PS Retraité - Sénateur des Bouches du Rhône (depuis 2008)
14 septembre 2016 en cours Mario Martinet PS Ancien conseiller général du Canton de Berre-l'Étang (2008-2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[5],[Note 1].

En 2016, la commune comptait 13 483 habitants[Note 2], en diminution de 2,58 % par rapport à 2011 (Bouches-du-Rhône : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6301 0691 3741 6221 8711 9281 9261 9051 883
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9302 0911 9801 9182 0361 9221 8111 6951 570
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9381 9761 7252 3762 3554 6115 9985 8597 922
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
10 32711 58812 06912 56212 67213 41413 95313 84013 483
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Adel Taarabt, footballeur franco-marocain, a grandi à Berre-l’Étang.
  • Albert Samson, résistant, fusillé le 19 juillet 1944 à Châtillon-d'Azergues (Rhône). Titulaire de la Légion d'honneur, Croix de la Vaillance (Pologne), Croix de guerre tchécoslovaque, Croix de la Libération. Son nom a été donné au port de plaisance.
  • Alex Métayer (1930-2004), comédien, est né à Berre-l'Etang. Une rue porte son nom.
  • Jean Mermoz vécut dans la base aéronavale.
  • Albert Emon, ancien entraîneur de l'OM, est né sur la commune de Berre-l'Étang le 24 juin 1953.
  • Armelle Deutsch, comédienne, originaire de Rognac, elle participa au cours de théâtre d'Akel Akian au Forum de Berre puis intégra la troupe du théâtre d'Astromela.
  • David Vuillemin, pilote de motocross, est né le 18 octobre 1977 à Berre-l'Étang. Il fait carrière aux États-Unis.
  • Claude Jouve (1929-1996), fut en 1965 champion du monde par équipe de chasse sous-marine, capitaine de l'équipe de France de 1969 à 1980, médaille du sauvetage, médaille d'or de la jeunesse et sports. Son engagement pour la lutte en faveur de la réhabilitation de l'étang de Berre ainsi que le sauvetage de trois personnes de la noyade (en 1947-1948-1949) et sa participation au sauvetage lors de deux catastrophes aériennes lui valurent le titre de chevalier de la Légion d'honneur en 1994.
  • Kalash l'Afro, rappeur issu du groupe Berreta, a grandi à Berre-l’Étang.
  • Henry Padovani membres fondateurs du groupe The Police a grandi à Berre l'Etang
  • Jean-Paul Delfino, journaliste, écrivain et scénariste français a grandi à Berre l'Etang - il évoque la ville au travers de son roman Chair de Lune (2008)
  • Ginie Line, chanteuse, a fait sa scolarité au collège Fernand-Léger de Berre l'Etang
  • Denis Padovani est né le 03 février 1897 à Berre-l'Etang et mort le 19 avril 1974 à Berre-l'Etang est un homme politique français. Il y fut maire en de 1935 à 1940 puis de 1944 à 1947 - Puis de 1955 à 1957 il fut président du Conseil général des Bouches du Rhône.
  • Paul Quilès ancien ministre socialiste, a commencé sa carrière d’ingénieur à la raffinerie Shell, fonction qu'il exerça jusqu'en 1978.

ÉconomieModifier

  • Agriculture.
  • Pêche (étang de Berre).
  • Salines.
  • 1er centre des Bouches-du-Rhône pour les formations à la conduite des bateaux de plaisance à moteur : Narvik Permis Bateau.

Shell-BerreModifier

La construction de la raffinerie de Berre par la Cie des Produits Chimiques et Raffineries de Berre, filiale de Saint-Gobain, a commencé en 1929. La première unité de distillation est mise en service en 1931. L'année 1932 voit l'ouverture de l'étang de Berre aux navires de haute mer. En 1937, la capacité de distillation de la raffinerie était de 600 000 tonnes par an. Sorties pratiquement intactes de la période 1939-45, les installations de la Compagnie reprirent rapidement leur rythme d'avant-guerre. En 1947, création de la Compagnie de raffinage Shell Berre avec la fusion de la Société des Pétroles Jupiter et la Cie des Produits Chimiques et Raffineries de Berre. Le premier directeur en est l'ingénieur André Loizillon.

Les installations de Shell se sont progressivement étendues tout autour de la ville, et couvrent aujourd'hui quelque 800 hectares. Avec 1 500 salariés, Shell-Berre est devenu le principal employeur de la ville. Ses activités vont de l'importation de pétrole à la fabrication de polypropylène et de polyéthylène, en passant par le raffinage et le stockage des produits pétroliers et dérivés. Un important embranchement ferroviaire de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles dessert les unités de traitement.

À partir de 1998, « la Shell » a entrepris de se désengager de ses activités de chimie, et a vendu des unités de production à Dow Chemicals, Arkema et au Texas Facific Group. En août 2007, le groupe a annoncé la reprise de l'ensemble du site par le groupe néerlandais Lyondell Basell, lui-même contrôlé par le fonds américain Access Industries de Leonard Blavatnik. Cette cession est effective depuis le 1er avril 2008. Shell stoppera son unité de solvants d'ici fin 2009, et envisage de se retirer d'Infineum (production d'additifs pour carburants). Selon le plan de sauvegarde de l'emploi annoncé, 300 postes devraient disparaître sans licenciements. La nouvelle société quant à elle se propose de développer la production de polymères pour les plastiques, où elle est leader mondial, et de biocarburants[8].

Culture et patrimoineModifier

Monuments laïquesModifier

  • Les Vestiges de l'époque romaine ; sépultures avec mobilier.
  • La Tour Carrée, vestige du mur d'enceinte qui protégeait la ville dès l'an mil
  • La Maison des Lions, ancien hôtel seigneurial.
  • Le Château de Bruni, bastide du XVIe sur le site pétrochimique, ancienne propriété de la maison de Bruny, barons de la Tour d'Aygues. Le roi Louis XIV est venu chasser dans les bois de Bruny, lors d'un séjour à Aix-en-Provence, en 1660.
  • La base d'aéronautique navale, qui fut l'une des plus importantes pendant l'entre-guerre : de nombreuses escadrilles s'y succédèrent de 1919 à 1942. Jean Mermoz y a préparé son record de vitesse et le record mondial de distance qu'il a effectué en 1936 avec 4 308 km en 30 h 25 min sur un Latécoère 228[9]. L'un des deux anciens hangars restauré abrite la piscine municipale Claude Jouve depuis août 1997.
  • La Coopérative Vinicole, construite en 1923 par l'architecte Hourst. Intéressante par sa conception symétrique et monumentale ainsi que par sa décoration : chaînage d'angle et décor en céramique. Du point de vue esthétique, cette coopérative constitue la réalisation la plus accomplie de l'architecte Hourst.

Monuments religieuxModifier

 
La chapelle Notre-Dame-de-Caderot.
  • Église paroissiale Saint-Césaire, romano-gothique. Elle comprend une première nef de style roman avec deux travées, une coupole carrée sur angles arrondis, particularité rare pour une église paroissiale et une abside en pierre de Calissanne. (XIe s.) Lors des extensions entre 1470 et 1520, une troisième travée de style gothique tardif a été rajoutée ainsi qu'une tour octogonale gothique (XVe s.). La façade restaurée au XIXe est sans caractère. On y trouve des fonts baptismaux en pierre sculptée du XVIIIe s., classés aux monuments historiques ainsi qu'une huile sur toile « L'adoration des bergers », attribuée à Joseph Blaÿ, vers 1780.

L'église de Saint-Césaire, paroisse de la commune depuis 1041, fut agrandie plusieurs fois au XVe s. jusqu'à presque doubler son importance. Clocher dominant la ville, récemment reconstruit.

  • Chapelle Notre-Dame-de-Caderot, construite dès le IIIe siècle sur les fondations d'un temple païen, détruite lors des guerres de Religion, réédifiée au XVIIe siècle, but d'un pèlerinage jusqu'au milieu du XIXe siècle) : longue de 32 mètres, abrite un magnifique retable en bois polychrome XVIe siècle avec statue de la Vierge en marbre de Carrare, des stalles sculptées, ainsi qu'un autel et tabernacle sculptés. Également, un ex-voto « Sauvetage en mer » attribué à Joseph Blaÿ en 1777.
  • Nécropole de Saint-Estève. Des campagnes de fouilles archéologiques en 1999 ont permis de mettre au jour un édifice religieux à vocation funéraire. Une chapelle à nef unique (VIIe-Xe) de surface importante ainsi que 137 sarcophages.
  • Couvent des dominicains de Saint-Maximin bâti à partir de 1715 succédant à la citadelle dont il a conservé un épais pan de muraille.
  • Chapelle de la Cité.

Patrimoine culturelModifier

CinémaModifier

Films liés à la commune de Berre-l'Étang 

Le Forum de BerreModifier

Le Forum des Jeunes et de la Culture ou Forum de Berre est une association Loi 1901 créé en 1989. Ce lieu à vocation culturelle propose des ateliers, de l’animation à destination des 13/17 ans et une programmation spectacle éclectique. Depuis sa création de nombreux artistes de renoms s'y sont produit. (Charlélie Couture, Dee Dee Bridgewater, Jeanne Cherhal, Michel Fugain, Liz Mc Comb, Luther Allison, Abdel Rahman El Bacha Léo Ferré, Alex Metayer, Jane Birkin…)

Le Forum de Berre organise chaque année le Carnaval de la Ville de Berre.

Depuis 2009, il a fondé le Festival des Cultures Urbaines et le Battle Europa

Médiathèque Edmonde Charles-RouxModifier

Médiathèque[10]

La médiathèque municipale Edmonde Charles-Roux propose des livres, des CD et DVD au prêt, pour un totale de 60000 supports.

JumelageModifier

Depuis 1989, la ville de Berre l'Etang est jumelé avec Meolo (Italie - Province de Venise). De nombreux échanges culturels, scolaires et sportifs ont lieu tout le long de l'année entre les deux villes. En 2014, sa jumelle a inauguré une Piazza Berre l'Etang, dans son centre ville.

En 2017, la Ville de Berre l'Etang inaugure un rond-point Meolo (Italie - Province de Venise).

Patrimoine naturelModifier

Les hivers 2006, 2007, 2008, un Héron vert Butorides virescens a été identifié dans le port de plaisance ; c'était la deuxième observation en France de cet oiseau très occasionnel, originaire du continent américain. Cette observation a interpellé la communauté des ornithologues de par sa rareté d'abord, puis par l'habitude qu'avait cet oiseau d'estiver dans une roselière bien déterminée près d'Amsterdam, comme il hivernait avec régularité dans le port Samson de Berre-l'Etang.

SportsModifier

Rugby à XV
  • Club omnisports berrois XVCO Berre XV engagé en Fédérale 2

Football

  • Berre sporting club basé au stage Roger Martin

Histoire de la BAN de BerreModifier

Archive Projet d'aérodrome de l'ArcModifier

" Ordonnance expropriation pour cause d’utilité publique du tribunal civil d’Aix en Provence le 24 février 1944 concernant la création dans la plaine de l’Arc, sur le territoire de Berre l’Etang de 900 hectares, environ, englobant la totalité du hameau de Mauran. Avec 2120 parcelles appartenant à 229 propriétaires différents il s’agissait des quartiers les plus fertiles de la région de Berre : 400 hectares étaient plantés en vigne, 200 hectares en prairies arrosables, 200 hectares en terre à labour pour céréales ou vergers d’oliviers et 199 hectares en lande inculte ou marais. 200 constructions à usages d’habitation ou agricole existaient. L’Ordonnance sera affichée en mairie et publiée dans le journal « Petites affiches Marseillaises » du 22 avril 1944 mais pas notifiées aux parties intéressées, ni « transcrite ». L’Etat n’a jamais pris possession des biens expropriés ; leurs indemnités n’ont jamais été fixées, et donc payées. En fait la procédure d’expropriation sera « suspendue » dès le prononcé de l’Ordonnance « sur l’Ordre des Allemands » ( ?).

Par la Décision n° 127 57 DBA/2 du 23 juillet 1947 le Ministre des Travaux Publics et des Transports va indiquer l’abandon du projet d’aérodrome. En 1950 3 ha 33 ares seront acquis afin de construire une radiobalise pour l’aérodrome de Marignane. Les autres terrains et immeubles sont restés en l’état. Trois propriétaires seulement (M. Aguillon lieu-dit « Le clos de Calleigue pour 10 ha et MM. Pin et Capra) avaient accepté de vendre leurs propriétés dès 1942 mais des lenteurs administratives entraîneront que les opérations de ventes ne seront pas effectuées à la Libération.

Si l’Ordonnance du 24 février 1944 faisait sortir du patrimoine des expropriés les terrains concernés, l’Etat sr retrouvant « irrévocablement » propriétaire de tous les immeubles visés, les travaux conduits dès 1949 pour une rétrocession gratuite a montré un certain nombre de difficultés « inextricables » : - caractère périmé du cadastre de la commune de Berre l’Etang, certaines personnes inscrites à la matrice n’en étant plus propriétaires depuis plus de 60 ans ; - nombreuses mutations à titre onéreux ou gratuit, ou morcellements, effectués après l’Ordonnance ; - un certain nombres de personnes en possession d(actes authentiques de propriété postérieurs à l’Ordonnance ont refusé de considérer leur éviction comme juridiquement possible. - Par ailleurs attendre la prescription trentenaire renvoyant à 1974 pour régulariser les possessions gênait d’anciens propriétaires souhaitant vendre et se trouvant, en raison de leur incertitude de leurs droits, dans l’impossibilité d’obtenir un prix correspondant à la valeur normale de leurs biens. - Une éventuelle expropriation était par ailleurs envisagée, en 1954, par E.D.F. en cas de réalisation des projets d’aménagements de barrages dans la Basse Durance.

Cette situation ayant un intérêt électoral et politique mènera M. Padovani, Conseiller Général du canton de Berre et ancien vice-président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône à faire publier en 1954 des avis dans la presse afin de grouper les expropriés et d’agir auprès de pouvoirs publics. Par ailleurs aucune demande formelle de rachat n’avait été formulée dans le délai de 10 ans. En fait les procédures administratives de restitution des propriétés ne seront pas achevées avant 1962."" (Source : Henri Conan)

  • Fiche du projet avorté aérodrome de l'Arc par René Coste [1]
  • Histoire de l'hydrobase de Berre par Henri Conan [2]

Notes et référencesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  1. source IGN, carte Top 25 au 1/25000e n° 3144OT
  2. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  3. Caty Gilbert-François. « La rumeur de Berre-l'Etang. Etude de cas sur la création d'une unité de polychlorure de vinyl à Berre-L'Etang par la société Shell-Chimie ». In: Revue Juridique de l'Environnement, n°3, 1980. pp. 222-235. DOI : 10.3406/rjenv.1980.1565 [lire en ligne]
  4. « Le lion d'argent », sur berreletang.fr (consulté le 16 août 2016)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. source : journal La Provence, 2 avril 2008
  9. source : office de tourisme de Berre-l'Etang
  10. « Site officiel de la commune »,

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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