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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Midi.

Le Midi de la France correspond approximativement à la moitié sud de la France métropolitaine. Cette région à la limite vague se confond en partie avec l'Occitanie, dont les frontières sont plus précises, mais couvre aussi des régions de culture catalane (Pyrénées-Orientales), basque (ouest des Pyrénées-Atlantiques) ou saintongeaise (Aunis, Saintonge, Angoumois, ces dernières désignées, comme la Gascogne voisine, sous le nom de « Midi atlantique »).

Le Midi, Imagerie satellite (NASA World Wind)
Aire d'influence de l'occitan (dialectes et parlers interférentiels confondus).

Sommaire

DéfinitionModifier

Dans la pratique, le Midi prend une signification différente selon qu'on se réfère à une notion géographique, culturelle, ou touristique. On peut considérer qu'il correspond plus ou moins au tiers méridional du territoire national qui peut commencer dès le seuil du Poitou, ou qui est situé au sud d'une ligne imaginaire reliant La Rochelle, « Porte du Midi atlantique » à Clermont-Ferrand et Lyon. Une vision plus restrictive le fait commencer plus au sud, au niveau du 45e parallèle. On dit ainsi de Valence, qui se trouve à peu près sous cette latitude, qu'elle est « la porte du Midi », que « c'est à Valence que le Midi commence… », ce qui peut aussi traduire la perception d'un changement d'aspect de la végétation quand on descend la vallée du Rhône.

Pour le Sud-Ouest, Brive-la-Gaillarde, qui se trouve également près du 45e parallèle, est parfois appelée « le riant portail du Midi ».

Alphonse Daudet définissait le Midi de la France ainsi dans Numa Roumestan : « (…) Tout le Midi français s'épanouissait là [au café Malmus], dans ses nuances diverses : Midi gascon, Midi provençal, de Bordeaux, de Toulouse, de Marseille, Midi périgourdin, auvergnat, ariégeois, ardéchois, pyrénéen...(…)[1] »

Dans le domaine des études historiques et archéologiques, l'adjectif méridional (qui est au sud, qui est du midi) est employé dans la dénomination "Aquitaine méridionale"[2].

Midi signifie à la fois la mi-journée (du vieux français mi (milieu) et di, du latin dies (jour)) et le sud, car en France comme dans tout l'hémisphère nord la position du soleil à midi indique le sud.

Le Midi a donné son nom à une ancienne région administrative française : Midi-Pyrénées ; à plusieurs quotidiens : Midi libre, La Dépêche du Midi, Midi olympique ; mais aussi à une des anciennes grandes compagnies ferroviaires françaises, la Compagnie des chemins de fer du Midi.

ToponymieModifier

En FranceModifier

Qu'il s'agisse de désigner le sud de la France en général, ou une particularité géographique au sud d'un lieu précis, le mot midi figure en France dans divers toponymes :

Hors de FranceModifier

Une des gares de Bruxelles s'appelle Bruxelles-Midi car elle desservait à son origine principalement le Midi de la France[3].

Autres appellations comportant le mot midiModifier

Mots équivalents dans d'autres languesModifier

En Italie, on emploie pour désigner le sud du pays le mot Mezzogiorno (littéralement, le milieu du jour, ce qui est aussi l'étymologie exacte du français midi).

En polonais le mot południe signifie le sud (point cardinal) et 12 h. Il en est de même en biélorusse, sorabe et ukrainien.

En hongrois, on utilise le même mot dél pour désigner le sud et l'heure de midi.

HomophonieModifier

Le mot français midi a pour homophone l'abréviation anglaise MIDI.

Notes et référencesModifier

  1. Alphonse Daudet, wikisource, Texte, 1881, page 20
  2. François Braemer, L'ornementation des établissements ruraux de l'Aquitaine méridionale pendant le Haut Empire et la basse Antiquité, p. 103-146, 104e Congrès National des Sociétés Savantes, Bordeaux (1979), Paris, 1982
  3. (nl-BE) « JOUW VRAAG. Waarom heet het Zuidstation Gare du Midi in het Frans? », sur www.bruzz.be (consulté le 6 juin 2018)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Nicolas Bourguinat (dir.), L'invention des Midis. Représentations de l'Europe du sud, XVIIIe-XXe siècle, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, , 218 p..