Marguerittes

commune française du département du Gard

Marguerittes
Marguerittes
Église paroissiale Saint-Pierre
Blason de Marguerittes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Rémi Nicolas
2020-2026
Code postal 30320
Code commune 30156
Démographie
Population
municipale
8 656 hab. (2019 en augmentation de 0,56 % par rapport à 2013)
Densité 342 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 39″ nord, 4° 26′ 41″ est
Altitude Min. 41 m
Max. 197 m
Superficie 25,29 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Nîmes
(banlieue)
Aire d'attraction Nîmes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Marguerittes
(bureau centralisateur)
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Marguerittes
Liens
Site web marguerittes.fr

Marguerittes est une commune française située dans l'est du département du Gard, en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Vieux Vistre, le Canabou et par un autre cours d'eau. Incluse dans les gorges du Gardon, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « costières nîmoises »), un espace protégé (les « Costières de Nimes ») et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Marguerittes est une commune urbaine qui compte 8 656 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'agglomération de Nîmes et fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes. Ses habitants sont appelés les Marguerittois ou Marguerittoises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'aqueduc de Nîmes, inscrit en 1999, et l'ancienne église paroissiale de Marguerittes, inscrite en 2015.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune de Marguerittes est située dans le département du Gard, à 5 km au nord-est de Nîmes, chef-lieu de ce département, 30 km au sud-ouest d'Avignon et 50 km au nord-est de Montpellier. Elle est le chef-lieu du canton de Marguerittes qui compte 5 communes.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Marguerittes
Poulx Cabrières
Nîmes   Saint-Gervasy, Bezouce
Rodilhan, Manduel Redessan

Hydrographie et reliefModifier

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[1].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 15,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 17,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 723 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Nîmes-Courbessac », sur la commune de Nîmes, mise en service en 1922[6] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[7],[Note 3], où la température moyenne annuelle évolue de 14,8 °C pour la période 1971-2000[8], à 15,1 °C pour 1981-2010[9], puis à 15,6 °C pour 1991-2020[10].

Voies de communication et transportsModifier

Axes ferroviairesModifier

Axes routiersModifier

La ville est accessible par l'autoroute A9 (sortie n°24 : Nîmes-Est) voire la sortie n°25 (Nîmes-Ouest). Elle est aussi accessible par les routes départementales D6086 et D135.

Transports en communModifier

Marguerittes fait partie du réseau TANGO (Transport de l'Agglomération Nîmoise) et est desservi par trois lignes :

  • la ligne de bus 11  qui relie Marguerittes jusqu’à Bernis en passant par le centre de Nîmes ainsi que Milhaud ;
  • la ligne de bus 21  à l’arrêt Magellan qui relie Lédenon au Pond de Justice à Nîmes ;
  • la ligne de bus 22  à l’arrêt Magellan qui relie Sernhac au Pond de Justice à Nîmes.

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Espaces protégésModifier

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[11],[12].

La commune fait partie de la zone de transition des gorges du Gardon, un territoire d'une superficie de 23 800 ha reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 2015 pour l'importante biodiversité qui la caractérise, mariant garrigues, plaines agricoles et yeuseraies[13],[14].

Un autre espace protégé est présent sur la commune : les « Costières de Nimes », un terrain acquis (ou assimilé) par un conservatoire d'espaces naturels, d'une superficie de 2 027 ha[15].

Réseau Natura 2000Modifier

 
Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : les « costières nîmoises »[17], d'une superficie de 13 479 ha, qui accueillait, en 2004, 300 mâles chanteurs, soit 60% des mâles reproducteurs de la région et près du quart des mâles reproducteurs en France[18].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 5] est recensée sur la commune[19] : la « plaine de Manduel et Meynes » (9 783 ha), couvrant 15 communes du département[20] et une ZNIEFF de type 2[Note 6],[19] : le « plateau Saint-Nicolas » (15 838 ha), couvrant 16 communes du département[21].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Marguerittes est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[22],[I 1],[23]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nîmes, une agglomération intra-départementale regroupant 9 communes[I 2] et 185 059 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[I 3],[I 4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 92 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 5],[I 6].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (59,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (35,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (30,3 %), zones urbanisées (10 %), cultures permanentes (9,5 %), terres arables (8,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,3 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaineModifier

LogementModifier

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté dans la phrase In terminium de villa Virgelosa, que vocant Margarita, loco ubi vocant Margarita, in territorio civitatis Nemausensis[25] (« Au bout des terres de Vireglosa, que l'on appelle Marguerittes »), Margarita en 979, de Margaritas en 1121[26].

Margarida en occitan.

Provençal margarido, du roman margarida, marguarita, du latin margarita : perle[27], mais aussi trésor.

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1834 1843 Louis Boucoiran    
1816 1834 Jean-Marie Gasquet    
1834 1843 Louis Boucoiran    
1843 1846 François-Michel Picard    
1846 1848 Cyprien Picard    
1848 1853 Jean-Louis Comte    
1853 1871 Cyprien Picard    
1871 1878 Paul Vier    
1878 1881 M. Jarrige-Ravanis    
1881 1882 Ernest Comte    
1882 1925 Alfred Magne    
1925 1935 Louis Picard    
1935 1941 Auguste Aygonnet    
1941 1944 Direction collégiale   Délégation spéciale
1944 1959 Adolphe Cordilhac    
1959 1989 Henri Llanta    
1989 2020 William Portal UDI Conseiller général puis départemental
Juin 2020 En cours Rémi Nicolas DVG Vice-président de Nîmes Métropole depuis 2020
Conseiller départemental depuis 2021
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipalModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[29].

En 2019, la commune comptait 8 656 habitants[Note 9], en augmentation de 0,56 % par rapport à 2013 (Gard : +2,08 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1031 9452 3051 8121 9251 9101 8861 9081 972
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0132 0371 9451 8891 9711 9051 7551 6841 724
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6371 5801 5191 5141 5291 5281 4471 4211 678
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 0302 5483 1505 1497 5488 1818 6928 6018 592
2019 - - - - - - - -
8 656--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

SantéModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Mi-avril : Carnaval de Printemps
  •  : Fête de l'Europe.
  • Dernier week-end de juillet habituellement: fête votive

SportsModifier

  • Le JUDO-CLUB MARGUERITTOIS : Il est le plus ancien club d'arts martiaux de la ville. Le club fut créé en 1978 à l'initiative de Monsieur Paul CABANE. Il en été le président et secrétaire et à ce jour il en est le président d'honneur. Le club a connu des moments forts, en 1985 il a créé une section "sport études ", Pimprenelle, sportive de haut niveau a enseigné dans ce club, elle a été suivie par plusieurs enseignants parmi lesquels, Stéphane LLINARES, Isabelle GONZALES, Ludovic RAMOS, Ludovic LEMERRER, Fabrice CARDIA qui fut plusieurs fois champion de France et d'Europe de kata sportive. Aujourd'hui avec ses 150 adhérents, il a su faire face à la crise sanitaire avec l'aide financière de la ville de Marguerittes et l'ANS. Son dynamisme n'a pas faibli, avec ses nouveaux professeurs Stéphan BOISSEAU et Morgan DALLA-COSTA, le club affiche de nouveaux résultats au niveau régional et national. Il a aussi versé dans l'omnisport avec la création des sections préparation physique et d'initiation aux arts martiaux qui reçoivent de plus en plus d'adeptes.
  • Entente Sportive Marguerittoise : 300 licenciés pour 2 équipes seniors, 5 équipes de préformation, ainsi que des équipes de football d'animation. L'équipe fanion évolue pour la saison 2016-2017 en Promotion d'Honneur B (2e échelon départemental) et l'équipe réserve, un niveau plus bas. À partir de la saison 2018-2019, le club compte à nouveau une équipe senior féminine.
  • Club Sportif Marguerittois de Handball : des équipes, des plus jeunes aux Seniors. L'équipe fanion masculine évolue en Pré-Nationale.
  • Futsal Marguerittois Nîmes Metropole : créé en 2007, affilié à l'Association Française de Futsal, le club spécifique de futsal traditionnel participe au championnat du Gard de futsal niveau Honneur mais a déjà fourni des internationaux de futsal AMF. Le club a atteint les 1/4 de finale de la coupe de France en 2015.

MédiasModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

RevenusModifier

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 3 676 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 8 669 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 320 [I 7] (20 020  dans le département[I 8]). 48 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 11] (43,9 % dans le département).

EmploiModifier

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 9] 8,5 % 8,7 % 10,6 %
Département[I 10] 10,6 % 12 % 12 %
France entière[I 11] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 5 278 personnes, parmi lesquelles on compte 72,2 % d'actifs (61,6 % ayant un emploi et 10,6 % de chômeurs) et 27,8 % d'inactifs[Note 12],[I 9]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Nîmes, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 12]. Elle compte 2 393 emplois en 2018, contre 2 506 en 2013 et 2 217 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 3 300, soit un indicateur de concentration d'emploi de 72,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 53,3 %[I 13].

Sur ces 3 300 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 847 travaillent dans la commune, soit 26 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 85,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,4 % les transports en commun, 6,2 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].

Activités hors agricultureModifier

Secteurs d'activitésModifier

825 établissements[Note 13] sont implantés à Marguerittes au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 14],[I 16].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 825 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
66 8 % (7,9 %)
Construction 146 17,7 % (15,5 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
220 26,7 % (30 %)
Information et communication 21 2,5 % (2,2 %)
Activités financières et d'assurance 22 2,7 % (3 %)
Activités immobilières 15 1,8 % (4,1 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
138 16,7 % (14,9 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
125 15,2 % (13,5 %)
Autres activités de services 72 8,7 % (8,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 26,7 % du nombre total d'établissements de la commune (220 sur les 825 entreprises implantées à Marguerittes), contre 30 % au niveau départemental[I 17].

Entreprises et commercesModifier

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[32] :

  • Ardis SA, supermarchés (32 757 k€)
  • Bio Ingredients, commerce de gros (commerce interentreprises) alimentaire spécialisé divers (21 437 k€)
  • Nimes Trucks Services, commerce d'autres véhicules automobiles (17 254 k€)
  • Beziers Trucks Services, commerce d'autres véhicules automobiles (6 263 k€)
  • Castillo, travaux de peinture et vitrerie (5 741 k€)

AgricultureModifier

La commune est dans la « Plaine Viticole », une petite région agricole occupant le sud-est du département du Gard[33]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 15] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 3].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 91 52 45 36
SAU[Note 16] (ha) 862 623 578 686

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 91 lors du recensement agricole de 1988[Note 17] à 52 en 2000 puis à 45 en 2010[35] et enfin à 36 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 60 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 61 % de ses exploitations[36],[Carte 5]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 862 ha en 1988 à 686 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 9 à 19 ha[35].

Culture locale et patrimoineModifier

Édifices civilsModifier

  • Oppidum de Roquecourbe : habitat fortifié. Âges du Fer I et II.
  • Tracé de l’aqueduc romain d'Uzès à Nîmes   Inscrit MH (1999)[37].
  • Roquecourbe : gisement gallo-romain.
  • Cantelon : bâtiment gallo-romain.
  • Beaulieu : bâtiment et cimetière gallo-romains. Habitat de l'Âge du Fer I.
  • Église de Couloures : vestiges gallo-romains.
  • La Garne et le Deves : anciens villages du haut Moyen Âge et ruines d'antiques villas romaines.
  • Mézeirac : tombes et stèles gallo-romaines.

Édifices religieuxModifier

  • Ancienne église Saint-Pierre[39] : d'abord romane puis remaniée en style gothique au XVe siècle (remarquables bas côtés en voûtes d'ogives à liernes et tiercerons surmontés de tribunes) ; remaniée au XVIIe siècle (porte occidentale et sud). La nef se compose de deux travées, de chaque côté des bas côtés sont surmontés de tribunes à arcades supportées par d'importants piliers cylindriques. Le chœur a disparu. Cet édifice digne d'intérêt se trouve aujourd'hui dans un état alarmant. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 2015[40].

Patrimoine culturelModifier

  • Maison de la garrigue et des terroirs de l'olivier : musée du Rachalan et des oliviers.

Domaine agricoleModifier

Le , un violent incendie ravageait les collines dominant Marguerittes au nord, mettant au jour d'anciens enclos agricoles, avec leur cabane et murs en pierre sèche, édifiés par les petites gens de Marguerittes (ou rachalans) au lieu-dit la combe des Bourguignons. Les ouvrages, bâtis à l'aide du matériau calcaire extrait du sol, ont été restaurés tandis que certaines parcelles étaient replantées de vignes et d'oliviers comme autrefois. Depuis 2002, un parcours d'interprétation, long de 1,9 km, fait découvrir ce qu'était la vie dans la garrigue. Un conservatoire variétal permet également de mieux connaître l'olivier[41],[42].

Patrimoine environnementalModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
D'azur, à trois marguerites d'argent, rangées sur une terrasse du même, surmontées d'un soleil d'or[43].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[16].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  13. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  14. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  15. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  16. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  17. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[34].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
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RéférencesModifier

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Autres sourcesModifier

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