Allauch

commune française du département des Bouches-du-Rhône

Allauch (Prononciation /a.lo/) est une commune française située dans la banlieue est de Marseille, dans le département des Bouches-du-Rhône, en Provence[1].

Allauch
Allauch
Village d'Allauch.
Blason de Allauch
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
Lionel de Cala (LR)
2020-2026
Code postal 13190
Code commune 13002
Démographie
Gentilé Allaudiens
Population
municipale
21 490 hab. (2021 en augmentation de 0,74 % par rapport à 2015)
Densité 428 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 13″ nord, 5° 28′ 58″ est
Altitude 223 m
Min. 116 m
Max. 721 m
Superficie 50,24 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Marseille-Aix-en-Provence
(banlieue)
Aire d'attraction Marseille - Aix-en-Provence
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton d'Allauch
(bureau centralisateur)
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Allauch
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Allauch
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Allauch
Liens
Site web allauch.com

Géographie

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Situation

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Allauch est un chef-lieu de canton des Bouches-du-Rhône. Elle fait partie de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence. La commune comptait 19 521 habitants lors du recensement de 2010. Elle est distante de 12 km du centre de Marseille, 35 km d'Aix-en-Provence.

Les communes limitrophes sont Aubagne, Cadolive, Mimet, Peypin, Plan-de-Cuques, Roquevaire et Marseille.

Géologie

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Vue panoramique d'Allauch.

Hydrographie

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Le Jarret est la principale rivière d'Allauch, elle fut longtemps l'une des seules sources d'approvisionnement d'eau de Marseille avec l'Huveaune. Sur la commune passent aussi deux canaux : le canal de Provence et le canal de Marseille, tous deux construits pour alimenter de nombreuses communes en eau potable, principalement Marseille, et pour l'irrigation.

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 545 mm, avec 5 jours de précipitations en janvier et 1,5 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Aubagne », sur la commune d'Aubagne à 9 km à vol d'oiseau[4], est de 15,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 647,8 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,1 °C, atteinte le [Note 1],[5],[6].

Statistiques 1991-2020 et records AUBAGNE (13) - alt : 130m, lat : 43°18'26"N, lon : 5°36'04"E
Records établis sur la période du 01-04-1988 au 04-01-2024
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2 4,4 7 10,6 14,2 16,5 16,5 13,3 10,4 6,1 3,2 8,9
Température moyenne (°C) 7,6 7,9 10,7 13,3 17,3 21,3 23,9 23,9 19,9 16,1 11,3 8,3 15,1
Température maximale moyenne (°C) 12,9 13,7 17 19,6 24 28,5 31,3 31,3 26,5 21,8 16,4 13,4 21,4
Record de froid (°C)
date du record
−7,7
07.01.02
−11,1
12.02.12
−7,6
02.03.05
−3,7
08.04.21
1,3
07.05.19
5,5
03.06.06
7,2
17.07.00
8,9
24.08.1988
4,3
29.09.1993
−3,3
30.10.1997
−7,7
23.11.1998
−8,8
30.12.05
−11,1
2012
Record de chaleur (°C)
date du record
21,7
28.01.02
23,6
24.02.20
25,7
24.03.01
29
28.04.05
34,9
27.05.22
40,2
28.06.19
40,2
23.07.03
40,9
05.08.17
36
04.09.23
31,5
02.10.1997
25,2
01.11.22
22,4
30.12.21
40,9
2017
Précipitations (mm) 68,9 39 37,3 59,4 45 30 11,1 24,7 77,6 93,6 94,8 66,4 647,8
Source : « Fiche 13005003 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/01/2024 dans l'état de la base
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
12,9
2,4
68,9
 
 
 
13,7
2
39
 
 
 
17
4,4
37,3
 
 
 
19,6
7
59,4
 
 
 
24
10,6
45
 
 
 
28,5
14,2
30
 
 
 
31,3
16,5
11,1
 
 
 
31,3
16,5
24,7
 
 
 
26,5
13,3
77,6
 
 
 
21,8
10,4
93,6
 
 
 
16,4
6,1
94,8
 
 
 
13,4
3,2
66,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Allauch est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue[10],[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[12],[13].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (76,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (79 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (41,4 %), forêts (26,6 %), zones urbanisées (17,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (8,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,7 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

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Allauch-Village, le noyau historique de la commune, ne concentre qu'une faible partie des habitants (2 594 habitants en 2006). Les autres quartiers ou noyaux villageois les plus urbanisés sont : le Logis-Neuf (7 224 habitants), La Pounche (3 360 habitants)[15], Fontvieille, Pié d'Autry[16].

Toutefois, dans la réalité, les pôles urbanisés d'Allauch jouxtent uniquement Marseille et Plan-de-Cuques.

Allauch est séparée du pôle urbanisé de Mimet par le massif de l'Étoile de sorte qu'il faut faire un détour par Peypin pour aller d'Allauch à Cadolive puis Mimet. Aucune route ne relie directement Allauch-Village à Aubagne et Roquevaire car il en est isolé par les kilomètres de collines à l'état naturel du Garlaban qu'il faut donc contourner.

Tout l'est de la commune est constitué du massif forestier.

Logement

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Chaque année Allauch paie environ 200 000  au titre des logements sociaux manquants pour atteindre les 20 % exigés par la loi SRU[17]. Or, d'après la municipalité, les terrains disponibles sont limités : sur les 5 032 ha de la commune, 4 000 ha sont en protection totale de la nature, 500 ha sont déjà urbanisés et le solde est parfois concerné par des risques (inondation, effondrement, incendies, etc.). Enfin, les récentes augmentations de prix des terrains constructibles ont pour conséquence une difficulté croissante à produire du logement social.

Le Conseil municipal a décidé que chaque opération d’ensemble devrait comprendre entre 20 % et 30 % de logements sociaux. Or, premier obstacle, la commune ne possède que peu de terrains dans les zones constructibles aptes à recevoir des logements sociaux (à proximité des écoles, des commerces, des services, des transports en commun, etc. pour éviter de créer des « ghettos »). La valeur de ces terrains est très élevée et la commune doit vendre aux opérateurs sociaux bien en dessous de la valeur réelle. Qui plus est, la commune doit garantir 50 % des emprunts nécessaires et participer financièrement à l'opération parfois jusqu'à 20 000  par logement. Les procédures sont lentes, il s'écoule facilement 3 ou 4 ans entre le compromis de vente et la livraison du premier logement.

D'après la fondation Abbé-Pierre, sur les 319 logements sociaux que la commune aurait dû construire entre 2002 et 2006, elle n'en a construit ni même financé aucun[18].

Toutefois, la commune aurait une autre possibilité pour remplir son obligation en se portant acquéreur de logements déjà existants par l'outil de la préemption, pour les transformer en logements sociaux[19].

Voies de communication et transports

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Transports en commun

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Lignes RTM

La ligne de bus 144 relie la station de métro Marseille-la Rose aux quartiers de La Pounche, Pie d'Autry, Allauch-Village.

Les lignes 142/142JET/143 relient la station de métro Marseille-la Rose aux quartiers du Logis-Neuf, de La Bourdonnière et de La Fève.

La ligne de bus 7T relie la station de Métro-Bus-Tramway Foch-Cinq-Avenues (dans le centre-ville de Marseille) au quartier de Barbaraou (Golf d'Allauch).

Le bus des collines

Le bus des collines permet de relier les différents quartiers urbanisés d'Allauch à certaines heures.

Ligne A : La Fève - le Logis-Neuf – Allauch-Village – Carlevan - Les Embus - Marseille (Les Trois Lucs), avec un bus toutes les 30 minutes de h à h 30 et de 16 h 30 à 19 h.

Ligne B : Plan-de-Cuques (Rond-point des Oliviers) – Allauch-Village – Fontvieille - Carlevan, avec un bus toutes les 20 minutes de h à h 30 et de 16 h 30 à 19 h.

Sismicité

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La région Provence-Alpes-Côte d'Azur comporte des zones à risques sismiques en particulier dans les régions de Nice et d'Aix-en-Provence, toutefois pour Allauch les risques sont négligeables[20].

Toponymie

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Le nom de la localité est attesté sous la forme Alaugium en 1038 dans le cartulaire de Saint-Victor.

Allauch est spécifié comme étant Villa et pas Castrum, sous la forme Villa Alaudii en 1032[21] dans une donation faite par Guillaume II, vicomte de Marseille, au monastère féminin des Accoules. Le 18 mai 1141, Allauch est désigné, dans une bulle d'Innocent III, sous la forme territorium de Alaudio, soit « alouette »[22], faisant référence à la « légion de l'alouette » (alauda) qui aurait bivouaqué sur le mont rodinacus lors du siège de Marseille par Jules César.

Selon Frédéric Mistral, le nom est successivement attesté en latin sous les formes alavium, alaugium, alaudium et allaudium, mot latin désignant ce qui se nomme aujourd'hui en français un alleu. La terminaison finale en -ch qu'on ne retrouve pas dans la dérivation (les habitants du village étant dénommés les allaudiens) ni dans la prononciation viendrait d'une erreur de transcription du nom, le -d final calligraphié grossièrement ayant été confondu avec un -ch[réf. nécessaire]. Cette explication, qui a circulé un peu partout, semble peu vraisemblable. Une erreur d’écriture sur un seul document, suivie d’une erreur de lecture par une personne ne sachant pas qu’il fallait lire un d, ne peut pas avoir provoqué cette modification orthographique. D’autant moins que la philologie du provençal explique parfaitement la présence de ce ch : allaudium > allaudi > allauch de la même manière que podium > podi > poch/puech et medium > medi > mech/miech, sachant que le groupe consonantique di prononcé [dj] se palatalise en ch [ʃ]. Le nom provençal de la commune est Alaug, selon la norme classique et Alau selon la norme mistralienne, prononcé [alˈau] ( « alaw » ) en API.

Microtoponymie

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  • Collet Redon : collet = petite colline et redon = rond (redon est la forme maritime du provençal redoun du latin rotundus)
  • St Roch : saint vénéré de façon importante dans la région à la suite de la peste de 1664 en Provence puis celle de 1720. Souvent ici associé à St Raphaël, tous deux sollicités à nouveau pour leur intercession contre le covid en 2020 (mais moins en 2021...)
  • Baumes : baume des pestiférés. La baume est une grotte. Les pestiférés sont ceux des grandes pestes (Voir St Roch ci-dessus) , probablement écartés comme l'étaient les lépreux
  • forêt de la salette : nom récent. Du nom de la chapelle situé sur le site, en commémoration d'une apparition et des pèlerinages sur la commune de Corps, à La Salette, dans le massif des Ecrins. Ce nom s'est alors répandu dans toute la France.
  • enco : provençal encò = chez. Enco de Botte, Enco de Pont, chez Botte, chez Pont, noms de hameaux d'habitat familial. Existe sous la forme réduite cò en marseillais et subsite sous la forme médiévale ca dans Cadolive. Frédéric Mistral Lou Tresor dóu Felibrige.
  • embuc : aujourd'hui outil pour nourrir certains animaux (gavage), embouchure. Noter la proximité d'enbuc et enco
  • Fontvieille, Fontrouge : font = fontaine. Trois Font en limite de Peypin
  • pounche : variante de puëch, puy : colline. Voire aussi Pichauri = puech auri, colline dorée (auri en latin) ou plus surement colline ventée. Pié en limite de Peypin
  • Pas du Loup, du Figuier : passage, col, variante perthuis, perthus
  • Plan : petite plaine fertile en général
  • les Grands Ubacs : ubac = versant nord
  • Jas = bergerie

Histoire

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La majeure partie de ce chapitre a été rédigée à partir d'informations issues du musée d'Allauch.

Préhistoire

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Des vestiges de la culture couronnienne ont été mis au jour sur le territoire de la commune. Ils permettent d'établir les dates des premiers peuplement entre -3200 et -2500.

Des objets grecs ou étrusques apparaissent au VIe siècle, soit un siècle après ceux de la région de Martigues[23] où auraient eu lieu les premiers échanges importants avec ceux qui allaient établir le peuplement grec de la région.

Légendes

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L'un des objets trouvés dans la grotte de la Baume Sourno (grotte obscure) a peut-être servi de cadeau de noce à la jeune Gyptis. L'histoire marseillaise raconte que la cité phocéenne est née de l'union d'un beau marin grec et de la fille du roi Nann, chef d'une tribu ligure vers l'an 600 av. J.-C. Or, les historiens situent à Allauch le chef-lieu d'une peuplade ligure ségobrige. La belle Gyptis pourrait bien être allaudienne, et Marseille fille d'Allauch. Cette hypothèse est remise en cause par les récentes découvertes sur l'oppidum St Blaise de Martigues, et les hypothèses de Jean Chausserie-Laprée[23].

La légende du siège des Sarrasins a légué un blason à cette commune : au Xe siècle les Maures assiègent le village. Au bord de la famine, les villageois, pour tromper l'ennemi, expédient les vingt pains qui leur restent à bout de lances. Les Sarrasins, découragés, s'imaginent que l'abondance règne derrière les murs. Ils lèvent le camp. C'était la nuit, la lune en était à son dernier quartier, trois étoiles brillaient autour. Ainsi se dessinèrent les armoiries d'Allauch : trois étoiles, un croissant de lune et deux vols d'argent (les pennes des flèches).

 
La poterne, vestige du château.

Moyen Âge

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Sous la bienveillance des chanoines de la cathédrale de la Major de Marseille, le château fut construit au XIIe siècle. Il en reste une poterne, quelques remparts et Notre-Dame-du-Château, construite en 1148 qui est, encore aujourd'hui, un lieu de culte et de pèlerinage. Les chanoines demeureront Seigneurs Spirituels et Temporels pendant près de sept siècles jusqu'à la Révolution.

Révolution française

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À la veille de la Révolution française, plus des trois quarts du sol allaudien appartiennent aux paysans qui travaillent, environ 20 % aux nobles et bourgeois et 3 % seulement au clergé.

Peu avant la Révolution, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-1789 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[24]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute se produit à Allauch le 24 mars[25], mais se limite essentiellement à un rassemblement avec des cris et des menaces[26]. Dans un premier temps, la réaction consiste dans le rassemblement d’effectifs de la maréchaussée sur place. Puis des poursuites judiciaires sont diligentées, mais n’aboutissent pas, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août[27].

Époque contemporaine

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Tout au long du XIXe siècle, Allauch décline : l'agriculture et l'élevage stagnent comme stagne la production de plâtre et de craie extraits selon des méthodes artisanales.

Par contre, au début du XIXe siècle, lors de la suppression du port franc de Marseille commença à Allauch la contrebande du tabac. Probablement pratiquée au début par quelques-uns seulement, elle devait bientôt se généraliser et devenir, au cours du siècle, la principale industrie d'Allauch[28], loin devant les carrières de pierre à bâtir, les plâtrières et le gisement de bauxite.

La construction du canal de Marseille amorce un premier redressement : l'eau courante arrive à Allauch en 1888. Puis sont mises en service les lignes de tramway électrique reliant Marseille à Plan-de-Cuques en 1902, et à la Bourdonnière et Allauch via la Pounche en 1908 : c'est la fin de l'isolement et la confirmation d'une nouvelle prospérité à venir.

Le décret du classe Allauch parmi les communes urbaines : de nos jours Allauch se transforme de plus en plus en une commune résidentielle.

Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Les élections municipales de 2020 signent une rupture après 45 ans de magistrature de Roland Povinelli, sous l’étiquette socialiste puis divers gauche.

Entre les deux tours des élections municipales de 2020, le maire sortant et candidat à sa réélection Roland Povinelli meurt, et sa liste fusionne avec celle de la conseillère sortante d’opposition Monique Robineau-Chailan, ex-LR, constituant une liste sans étiquette [29],[30]. Mais c’est la liste emmenée par Lionel de Cala, lui aussi conseiller d’opposition sortant, militant LR, en tête dès le premier tour, qui l’emporte au second tour[31].

Administration municipale

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Le partage des sièges au sein du Conseil municipal d'Allauch élu en 2020 est :

Groupe Président Effectif Statut
LR Lionel de Cala 29 majorité
SE Monique Robineau-Chailan 4 opposition
RN Laurent Jacobelli 2 opposition

Liste des maires

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Liste des maires successifs[32]
Période Identité Étiquette Qualité
Louis Marie Tratebas    
Joseph Chevillon Extrême gauche (groupe parlementaire)
Groupe boulangiste
Docteur en Médecine.
Frédéric Chevillon Rad. Licencié en Lettres.
Alphonse Honnorat AD Industriel.
Louis Brunet SFIO Docteur en Médecine.
Révoqué par le Gouvernement de Vichy[33]
Charles Saeteli   Cadre supérieur aux Messageries Maritimes.
Pierre Goreaud Rad. Directeur de Société Industrielle.
Louis Brunet SFIO Docteur en Médecine.
Pierre Audoubert SFIO Cadre de Banque
Jacques Gaillard PS Docteur en Médecine.
[34] Roland Povinelli PS Cadre Administratif. Conseiller général, sénateur (2008-2014)[35]
[36] En cours Lionel de Cala LR Chargé de relations, Région Provence-Alpes-Côte d’azur
Conseiller départemental depuis 2021
Les données manquantes sont à compléter.

Sur les 119 communes du département Allauch arrive au 22e rang pour la cherté de la taxe d'habitation (19,71 % taux communal 2007) et au 6e rang pour celle de la taxe foncière (33,24 % taux communal 2007)[37].

Lors du vote indicatif pour ou contre l'adhésion à la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, la commune d'Allauch avait voté contre craignant ne plus avoir voix au chapitre en ce qui concerne le plan d'occupation des sols[38].

Jumelages

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  Vaterstetten (Allemagne) depuis 1982, ville de Bavière proche de Munich : deux fois par an, le comité de jumelage accueille des hôtes allemands, l'hébergement se fait dans les familles allaudiennes et le séjour est l'occasion de visites de la région et de manifestations où les deux communautés se rencontrent. Chaque année, le dernier samedi d'août se tient la fête de la bière, animée par un orchestre et des danseurs bavarois. La fête de la Saint Nicolas s'adresse aux plus jeunes. En juillet, un séjour est organisé à Vaterstetten pour les Allaudiens et, au marché de Noël de la ville, on vend des produits provençaux.

  Vico Equense (Italie) depuis 2004 proche de Naples : tout au long de l’année, l'association Bella Italia organise des manifestations pour la communauté italienne d'Allauch.

  Armavir (Arménie) depuis 2005 : l'association AZAD regroupe une partie importante de la communauté arménienne d’Allauch. Son objectif est de promouvoir la culture arménienne, de maintenir le patrimoine culturel arménien et d’organiser des conférences et des expositions visant à faire connaître l’Arménie.

  Tzoran-Kadima (Israël) depuis 2013 : également appelée Kadima Zoran, cette ville est située en Israël, à 15 km de Netanya et à 35 km de Tel-Aviv. Kadima Zoran compte 19 000 habitants. La commune vit principalement de l'exportation de produits agricoles comme les fraises, les oranges, les olives ou des légumes. Proposant un large éventail de manifestations, pour tous les âges, le centre culturel constitue le cœur de la vie sociale. À partir de Kadima Zoran, des excursions permettent de découvrir une région chargée d'histoire. Le comité de jumelage « Allauch Kadima Zoran » est chargé d'établir des relations entre les familles, des échanges culturels, scolaires, sportifs.

Population et société

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Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[39],[Note 3].

En 2021, la commune comptait 21 490 habitants[Note 4], en augmentation de 0,74 % par rapport à 2015 (Bouches-du-Rhône : +2 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 2634 2644 3813 7433 7113 8693 6693 7033 688
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 6033 6443 6293 2583 1042 8842 7263 0733 220
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 2453 3373 5854 4626 0297 7998 3517 1488 406
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8 52810 01311 14913 51916 09218 91319 05720 24321 228
2021 - - - - - - - -
21 490--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,4 % la même année, alors qu'il est de 26,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 10 091 hommes pour 10 769 femmes, soit un taux de 51,63 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (52,24 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,0 
90 ou +
2,1 
8,0 
75-89 ans
10,4 
19,8 
60-74 ans
19,4 
22,1 
45-59 ans
22,5 
17,1 
30-44 ans
17,4 
14,7 
15-29 ans
13,3 
17,3 
0-14 ans
14,9 
Pyramide des âges du département des Bouches-du-Rhône en 2021 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
1,9 
7,6 
75-89 ans
9,8 
16,2 
60-74 ans
17,2 
19,7 
45-59 ans
19,5 
18,8 
30-44 ans
18,6 
18,4 
15-29 ans
16,9 
18,6 
0-14 ans
16,1 

Enseignement

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Selon la ville d'Allauch, 1 920 élèves étudient dans 71 classes et 6 établissements scolaires[44].

Depuis 1994, Allauch dispose d'un collège fréquenté par 950 élèves. Un ordinateur portable avec connexion internet est prêté par le Conseil général à chaque élève de quatrième et de troisième. Un système de mise en ligne des notes obtenues par les collégiens permet une communication entre parents, enseignants et élèves et une simplification du travail administratif.

En 2019, un nouveau lycée ouvre ses portes. Il est officiellement baptisé Monte-Cristo. Il a été inauguré le vendredi 21 mai 2021[45]. Il a accueilli les premiers élèves en septembre 2019[46]. Il doit accueillir des élèves venant d’Allauch, de Plan-de-Cuques et d'une partie des 11e et 12e arrondissements de Marseille.

Sécurité

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Allauch fait partie de la circonscription de sécurité publique de Marseille qui se classe au 13e rang en ce qui concerne le taux de criminalité des quelque 400 circonscriptions métropolitaines de sécurité publique. Aucun détail concernant la délinquance dans la commune même d'Allauch n'est donc fourni.

Depuis le mois d'octobre 2013, le commissariat est dirigé par le commandant de police Noël Sinibaldi[47].

Manifestations culturelles et festivités

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Tout au long de l'année, de nombreuses manifestations rythment la vie de la commune ; fêtes traditionnelles provençales (le feu de la Saint-Jean clôt une semaine de festivités, lors de la Saint-Clair, six cochons sont rôtis à la broche toute la nuit et vendus à la criée, fête de la Saint-Laurent avec défilé en costumes traditionnels), foires et marchés à thème (Univers de Marcel Pagnol, les vieux métiers de Provence tels que pêcheurs ou bergers, foire aux vins et aux produits du terroir, savons de Marseille), expositions de peinture ou de photos.

Lors de la nuit de Noël, avant la messe de minuit et sa crèche vivante provençale, se déroule la descente des bergers au son des fifres, tambourins, clochettes et bêlements.

Les Estivales d’Allauch constituent un programme diversifié original et accessible à tous. Elles se déroulent dans les sites majestueux de la Bastide de Fontvieille pour les concerts de musique classique, les spectacles intimistes, etc., et au théâtre de Nature pour les manifestations plus importantes telles que les ballets, les pièces de théâtre ou les comédies musicales. Elles permettent au public de découvrir des artistes ou metteurs en scène talentueux, connus ou inconnus, locaux ou nationaux.

Deux manifestations importantes, organisées par le Syndicat d'initiative : la crèche en lumière noire de Gilbert Orsini en décembre et janvier de chaque année[48], et la Biennale d'Art Contemporain[49].

Activités culturelles et sportives

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La commune gère des installations sportives servant aux sports d'équipe, gymnastique, natation, judo, tennis, triathlon, pentathlon moderne, taekwondo, kick boxing.

Dans la journée lors de « Sport-été », les 12-17 ans peuvent s’initier à de nouvelles pratiques sportives parfois inhabituelles telles que l’accro-branche, le net goal ou le futsal.

Chaque année se déroule la course pédestre « La Ronde d'Allauch », le Cyclo-Cross, le Traïl du Canton Vert.

Allauch dispose par ailleurs d'un parcours de golf de 13 trous.

Le Centre hospitalier d’Allauch est un établissement public de santé de 280 lits et places dont 30 lits en unités de soins Alzheimer, 25 lits en maison de retraite, 79 places en soins infirmiers à domicile pour personnes âgées et handicapées.

Le Centre hospitalier d’Allauch dispose d’un budget global de 17 millions d’euros et de plus de 310 employés[50].

75 % des patients ont plus de 75 ans à leur entrée à l’hôpital d’Allauch.

Personnalités liées à la commune

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  • Frédéric Chevillon (1879 -1915), maire d'Allauch et député, engagé volontaire en 1914, il est le cinquième parlementaire Mort pour la France durant la Première Guerre mondiale, son sacrifice a réhabilité la réputation des combattants méridionaux, un monument à sa mémoire a été érigé à Marseille, plusieurs villes des Bouches-du-Rhône ont donné son nom à une voie.
  • Thyde Monnier (1887 - 1967), écrivain provençal (La Rue courte, Nans le berger).
  • Marcel Pagnol (1895 - 1974), écrivain et cinéaste. Enfant, il passa ses vacances à la Bastide Neuve, dans le quartier des Bellons, lequel, contrairement à une idée répandue, est sur la commune d'Allauch[51]. Dans ses Souvenirs d'enfance, il situe nombre de ses aventures dans les collines d'Allauch : la « grotte de Grosibou », la Baume Sourne, les Escaouprés, etc. Plus tard, il fera vivre Manon des sources dans ces mêmes collines. Enfin, il tourna des scènes de son film Angèle dans le vieux village (la terrasse du Petit-Goûter, la rue Frédéric-Chevillon) et d'autres dans les collines d'Allauch (les Gours, le Jas de Batisto).
  • René Camoin (1932 - 2012), acteur, premier prix de comédie du conservatoire de Paris, sociétaire de la Comédie Française, né à Allauch.
  • C'est aussi dans cette ville que Marcel Pagnol rencontrera son ami d'enfance, Baptistin Joseph David Magnan (Lilli des Bellons), mort pour la France durant la Première Guerre mondiale.
  • Marina Kaye (1998 -), chanteuse française.

Héraldique

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Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur au croissant renversé d'argent, accompagné en pointe de trois étoiles du même et en chef de deux vols accostés.

Économie

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Chiffres-clé

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Comme le montre le tableau suivant, les habitants sont en moyenne plus aisés, plus éduqués et plus qualifiés que la moyenne nationale.

L'immobilier est relativement cher ; les maisons individuelles sont largement plus nombreuses que les habitats collectifs ; le pourcentage de propriétaires est très supérieur à la moyenne nationale ; le pourcentage de personnes vivant seules est très inférieur à la moyenne nationale.


Commune Allauch France entière
% Résidences principales 94,8 % 83 %
% Maisons individuelles 82 % 56,8 %
% Propriétaires 76,1 % 55,3 %
% Ménages de 1 personne 17,6 % 31 %
% Ménages de 3 personnes ou plus 51,7 % 37,9 %
% Ménages sans voiture 9,9 % 20,9 %
% Ménages avec 1 voiture 41,6 % 48,8 %
% Ménages avec 2 voitures ou plus 48,5 % 30,3 %
% Sans diplômes 15 ans et plus 13,5 % 20 %
% niveau BAC+2 et supérieur 20,6 % 17,6 %
% cadres 17 % 12,1 %
% professions intermédiaires 29,8 % 22,1 %
% employés 29,7 % 29,9 %
% ouvriers 13,7 % 27,1 %
Taux de chômage (1999) 11,3 % 12,9 %
Revenu moyen par ménage (2004) 21 537 Erreur d’expression : caractère de ponctuation « € » non reconnu. 15 027 Erreur d’expression : caractère de ponctuation « € » non reconnu.
% Prix moyen appartements (2006) 3 155,05 /m2
% Prix moyen maisons (2006) 4 179 /m2

source : l'internaute sauf exception signalée éléments d'après le recensement 1999[52]

Économie et tourisme

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En 1999, sur les 7 592 Allaudiens ayant un emploi, 1 583 travaillaient dans la commune, 5 717 dans une autre commune de l'agglomération Aix-Marseille, 156 dans une autre commune du département[53].

Sur les 3 032 emplois allaudiens[54], 1 449 sont occupés par des travailleurs habitant hors de la commune.

En ce qui concerne les salariés dans la commune, 19,8 % des hommes et 37,1 % des femmes travaillant à temps complet étaient titulaires de la fonction publique en 1999 (ces taux étaient respectivement de 14,3 % et 16,5 % pour la commune voisine de Plan-de-Cuques)[55] ; toutefois cela reflète semble-t-il davantage le manque d'emplois privés dans la commune qu'une création excessive de postes de fonctionnaires.

Le parc d'activités de Fontvieille créé en 1981 est le cœur de la vie économique de la commune. Le critère d'implantation acceptable par le conseil municipal est basé sur le respect du cadre de vie par l'installation d'activités ne créant pas de nuisances, ni de pollution.

Les activités principales se situent autour de deux pôles : agro-alimentaire (nougats, cafés), petite industrie de pointe.

À proximité de la zone, le laboratoire Laphal, groupe pharmaceutique de renommée internationale, procure plus de 130 emplois sur la commune. Il a attiré de nombreuses entreprises ayant une activité complémentaire (Irex, IPP Pharma).

Allauch compte une centaine de commerces, répartis sur les trois pôles urbains principaux : le Village, Le Logis-Neuf et la Pounche : alimentaire, hygiène et santé, équipement de la maison, bars, restaurants et services. Une galerie marchande a ouvert récemment à Fontvieille.

L'artisanat d'art y a aussi sa place en particulier lors du marché de Noël : ferronnerie, poterie, verrerie, tissu et santons.

Allauch compte deux gîtes de France, 9 meublés de tourisme, 1 hôtel 3 étoiles, 1 hôtel 2 étoiles, 2 hôtels 1 étoile, une chambre d'hôte ainsi qu'une résidence hôtelière. Il n'existe pas de camping municipal.

Produits locaux

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Les artisans de cette commune élaborent une multitude de produits provençaux comme le nougat noir ou blanc, les casse-dents (biscuit très dur), les suce-miel modifiés en chiques depuis une centaine d'années.

Une famille, reconvertie dans l'agriculture, produit différents fromages de chèvre de lait cru frais ou affinés.

Une autre famille, détenant l'entreprise Provence Chips depuis 1976, produit dans la Zone d'Activité de Fontvieille la marque "La Chips d'Allauch" et propose différentes variétés de chips.

En janvier lors de la fête à la gastronomie, une cinquantaine d'artisans et d'agriculteurs tiennent un marché : on y trouve du miel, huile d'olive, vin AOC côtes de Provence, navettes, tapenade, pompe à l'huile, calissons, caviar d'aubergine...

Allauch est aussi connue pour les santons.

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Les ruines du château de Ners, en arrière-plan la chaîne de l'Étoile.
 
L'église Saint-Sébastien
  Inscrit MH (1983).

Architecture civile

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  • Château de Fontvieille[56].
  • Ruines du château de Ners dans le vallon de Pichauris.
  • L'esplanade des moulins : les cinq moulins à vent se situent à 228 mètres d'altitude. Autrefois situés au cœur du village, ils ont déménagé lorsque la construction de l'église Saint-Sébastien leur a coupé le vent. Le Moulin Ricard a été restauré et est fonctionnel.
  • Le Vieux Bassin, ancien réservoir d'eau du XIXe siècle, aujourd'hui salle d'expositions culturelles[57].
  • La campagne Vallombert, 495 avenue du Vallon-Vert, bastide du XIXe siècle,   Inscrit MH (2003)[58].

Lieux de culte

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  • Église Saint-Sébastien. Construite en 1625, sur l'emplacement d'une chapelle privée des Seigneurs chanoines datant du siècle précédent devenue paroisse en 1568. Le portail et le clocher sont inscrits au titre des monuments historique en 1983[59].

Dès l'origine, elle fut sous le vocable de saint Sébastien invoqué pour protéger de la peste. La coupole octogonale fut réalisée en 1665, le clocher en tuiles vernissées de style bourguignon, rare dans la région fut édifié en 1685. Rénovée de 1862 à 1865, elle fut de nouveau restaurée en 2010. Le maître-autel en marbre, de style baroque, a été construit en 1754. Plusieurs autels et éléments de mobilier sont classés monuments historiques, ainsi que l'orgue construit en 1853 par Hippolyte César Beaucourt, facteur d'orgues à Lyon. Parmi les tableaux de cette église, citons : d'Adolphe Monticelli : jeune morte emportée par des anges dit aussi : La délivrance d'une âme du Purgatoire, (1868)[60], offert à la paroisse par la famille Aubanel, à la suite du décès d'une de leurs filles à l'âge de 14 ans. Tableaux de Michel Serre, Barthélemy Chasse et Joseph Coste.

Les onze vitraux furent réalisés en 1969, par Pascal Barlier dont un représente les premiers pas de l'homme sur la lune le [61].

Musée d'Allauch, des symboles et du sacré[68].

Patrimoine naturel

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Le massif du Garlaban, aussi appelé les collines de Marcel Pagnol[69].

Notes et références

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  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Région administrative Provence-Alpes-Côte d'Azur
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Allauch et Aubagne », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Aubagne », sur la commune d'Aubagne - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Aubagne », sur la commune d'Aubagne - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  9. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  10. « Unité urbaine 2020 de Marseille-Aix-en-Provence », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  11. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  12. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence », sur insee.fr (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  15. y compris les Aubagnens
  16. les statistiques de Pié d'Autry sont intégrées à celles d'Allauch village
  17. au 1/1/2004, il manquait 1 276 logements sociaux ; la commune dispose de 20 ans pour se conformer au taux de 20 % de logements sociaux donc doit construire 64 logements sociaux par an
  18. Palmarès 2008 des communes, document Fondation Abbé Pierre
  19. quoique dans la commune il y ait 82 % de maisons individuelles et seulement 18 % d'appartements.
  20. [PDF]Carte des risques majeurs, source : Académie d'Aix-Marseille
  21. Répertoire des travaux de la société de statistique, d'histoire et d'archéologie de Marseille et de Provence - Volumes 33 à 34 - Page 16.
  22. Henri Gaidoz, Henry Arbois de Jubainville, Joseph Loth - 1899 -Revue celtique - Volume 20 - Page 101.
  23. a et b Benjamin Grinda, « La fondation de Marseille scellée à Saint-Blaise ? - Journal La Marseillaise »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur www.lamarseillaise.fr (consulté le ).
  24. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  25. M. Cubells, op. cit., p. 310.
  26. M. Cubells, op. cit., p. 316.
  27. M. Cubells, op. cit., p. 322.
  28. France pittoresque : la contrebande du tabac
  29. « Municipales 2020 à Allauch : Mort du maire, guerre de succession et coups bas, quand Allauch a des airs de « Dallas » », sur 20 minutes.fr, (consulté le ).
  30. Christophe Casanova, « [#Municipales] Monique Robineau-Chailan prend la tête de la liste Povinelli à Allauch - Journal La Marseillaise »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur www.lamarseillaise.fr (consulté le ).
  31. S. Te., « Municipales à Allauch : Lionel de Cala (LR) élu », sur La Provence.com, (consulté le ).
  32. « Historique des maires », sur Site officiel d'Allauch.
  33. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9610790c/f9.item.r=r%C3%A9voqu%C3%A9
  34. « Roland Povinelli, le maire d’Allauch, est décédé », sur LaProvence.com, (consulté le ).
  35. La liste Povinelli 2008 fait place à des membres du MoDem et de l'UMP ; au second tour de l'élection présidentielle de mars 2007 Nicolas Sarkozy avait obtenu 64,29 % des voix.
  36. « Lionel de Cala (LR) devient maire d'Allauch », sur La Provence.com, (consulté le ).
  37. Ministère des finances : taux de fiscalité directe locale 2007
  38. Histoire de la Communauté sur Allauch.com.
  39. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  42. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Allauch (13002) », (consulté le ).
  43. Insee, « Évolution et structure de la population en 2021 - Département des Bouches-du-Rhône (13) », (consulté le ).
  44. « Les groupes scolaires », sur Allauch.com (consulté le ).
  45. lire en ligne sur le site web d'Allauch.
  46. lire en ligne sur le site web de l'académie d'Aix-Marseille.
  47. « Au fil d'Allauch »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur allauch.com, .
  48. 35e Crèche animée de Gilbert Orsini du samedi 24 novembre 2012 au dimanche 27 janvier 2013, Organisée par l’association « Mémoire d’Argile » en collaboration avec la Ville d’Allauch
  49. 3e biennale d’art contemporain d’Allauch qui a eu lieu du 9 octobre au 14 février 2010 (celle du 27/09/2011 au 26/02/2012 ayant été annulée)
  50. Centre Hospitalier d'Allauch - Qui sommes-nous ?
  51. cf. carte IGN Top-25 n°3245ET, pli D1, ou voir cette photo prise sur place.
  52. Allauch sur l'internaute.com
  53. INSEE : navettes domicile-travail.
  54. INSEE :Emploi au lieu de travail par sexe et condition d’emploi des individus (statut).
  55. .INSEE Emploi au lieu de travail par sexe et condition d’emploi des individus (conditions d'emploi)
  56. « Château de Fontvieille », notice no PA00081112, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. Ville d'Allauch, « Le Vieux Bassin »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Ville d'Allauch : Site Internet (consulté le ).
  58. « Campagne Vallombert », notice no PA13000044, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. « Église Saint-Sébastien », notice no PA00081113, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  60. « Tableau : jeune morte emportée par des anges », notice no PM13000273, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  61. Panneau apposé par la Ville d'Allauch en bordure de l'église
  62. Ville d'Allauch, « Eglise Saint Laurent de la Bourdonnière »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Ville d'Allauch : Site Internet (consulté le ).
  63. « Chapelle Notre-Dame de Beauvois et vestiges du château », notice no PA00081111, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  64. « Orgue de tribune », notice no PM13001751, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  65. « Orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue », notice no PM13000275, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  66. Ville d'Allauch, « Synagogue du Logis-Neuf », sur Ville d'Allauch : Site Internet (consulté le ).
  67. « Eglise Réformée Evangélique d'Allauch », sur ereplandecuques.free.fr (consulté le ).
  68. Musée d'Allauch - Symboles et sacré
  69. « Massif du Garlaban », sur VINCI Autoroutes (consulté le ).

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Emile Eynaud, Honoré Guien, Bernard Monge, Allauch, d'un siècle à l'autre, Groupe Ccee, 2002.
  • Louis Ardissone, Allauch en Provence, histoire d'un village, Editions Jeanne Laffitte, 1981.
  • Marcel Alexandre Bertrand, Le Massif d'Allauch, Paris : Baudry, 1891.

Articles connexes

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Liens externes

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