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Culture campaniforme

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Culture campaniforme
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Vase en argile noire, décoré de motifs géométriques incisés rehaussés d'une pâte blanche (Castille, entre 1970 et 1470 av. J.-C.)
Définition
Auteur Vere Gordon Childe
Caractéristiques
Répartition géographique Europe de l'Ouest
Période vers 2900 av. J.-C. à 1900 av. J.-C.
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Aire de répartition géographique approximative de la culture campaniforme

Subdivisions

  • campaniforme AOO et AOC
  • campaniforme régional

Objets typiques

vases et gobelets en forme de cloche

La culture campaniforme, ou simplement le Campaniforme (en anglais Bell-Beaker culture, en allemand Glockenbecherkultur), est une culture qui se développa en Europe ainsi qu'en Afrique du Nord approximativement au cours du IIIe millénaire avant notre ère, couvrant l'Énéolithique et une partie du Bronze ancien européen. Elle doit son nom aux gobelets céramiques en forme typique de cloche retrouvés dans les sépultures. L'origine et la diffusion de la culture campaniforme demeurent un phénomène fort complexe en raison de son développement dans l'espace et dans le temps.

Le faciès campaniformeModifier

 
Objets caractéristiques de la culture campaniforme

Le campaniforme est un phénomène de la protohistoire européenne surtout connu par la découverte, dès la fin du XIXe siècle dans une grande partie de l'Europe, de sépultures du Chalcolithique contenant des vases en forme de cloche renversée qui furent ainsi baptisés « campaniformes » ou « caliciformes ». L’objet campaniforme de référence est une céramique. Au-delà de la forme, ces céramiques comportent une ornementation très riche et très particulière qui permet de les distinguer aisément des autres objets céramiques des cultures contemporaines auxquels ils étaient mélangés dans les sépultures[1].

En parallèle, ces vases campaniformes sont souvent associés à un matériel archéologique composé d’objets-types souvent retrouvés quel que soit le lieu : pendentifs en forme de croissant de lune (en os), boutons perforés en « V » (principalement en os mais aussi en pierre ou en ambre), perles et tortillons en or, poignards en cuivre (de forme triangulaire) et tout un équipement d’archer (belles armatures de flèches à aileron et pédoncule en silex, brassards en pierre ou en os).

La céramique est en principe de bonne qualité. Souvent à fond plat, le col et la panse ont la même largeur. On trouve d’autres type de vase, tel des écuelles ou des coupes à pieds. On peut distinguer en fait deux types de céramiques campaniformes[2] :

  • une céramique d'apparat, que l'on retrouve surtout dans les tombes, au profil en « S », de très bonne facture, très bien décorée;
  • une céramique à usage domestique, que l’on retrouve dans les habitats, nommée Begleitkeramik, le profil reste en « S » mais avec de grandes variations dans les formes comme, la décoration est moins soignée, voire inexistante.

La richesse de l'ornementation permet de distinguer plusieurs styles. Sur les panses, le style le plus courant est un décor rectilinéaire et s’organise en bandes horizontales parallèles et étroites comportant des lignes obliques (tantôt à droite, tantôt à gauche), des chevrons, triangles, échelles... réalisés à l'aide de peignes à dents carrées très fines. D'autres styles de décoration ont été réalisés par impression d'une ficelle dans la pâte fraîche en cerclant le vase par bandes, par incision ou estampage[1]. Les fonds peuvent être agrémentés de chevrons, de hachures ou de pointillés, de motifs en croix réalisés à l’aide de peignes ou de coquillages. La couleur varie de l'orangé au marron.

Aire de distributionModifier

 
Aire de répartition des objets de la culture campaniforme[3].

Jusqu'à récemment, les vases campaniformes les plus anciens, datés au radiocarbone de 2 800 2 500 av. J.-C, ont été retrouvés dans le sud du Portugal, en particulier à Zambujal et Vila Nova de São Pedro[4]. Cependant des dates toutes aussi précoces ont également été obtenues récemment pour des sépultures campaniformes dans l'est de la France, en Alsace et en Lorraine: Achenheim (67), Flévy (57)[5], Hégenheim (68)[6] ou Blignicourt (10)[7]. La production de ces premières céramiques s'est développée en un style dit campaniforme maritime décoré au peigne ou au coquillage, notamment dans la basse vallée du Tage, mais aussi en un style campaniforme maritime mixte décoré au peigne et à la cordelette, ou en un style campaniforme linéaire dit All Over Corded (AOC) décoré entièrement à la cordelette.

À partir du XXIIIe siècle av. J.-C., la culture campaniforme se diffuse durant trois siècles environ de la péninsule Ibérique à la Vistule (Cracovie) et aux îles Britanniques (Beakers) où elle se maintient plus tardivement. L'aire de répartition de la culture campaniforme est ainsi très vaste mais dispersée, couvrant principalement l'Europe de l'Ouest avec aussi des traces sur les côtes de Sardaigne, de Sicile et au Maroc. Les fleuves semblent avoir constitué des axes de pénétration comme le Rhin, le Rhône, le Danube jusqu'au bassin de Vienne.

De par sa position géographique, la France était naturellement destinée à être touchée par le phénomène campaniforme et pourtant de vastes zones y sont demeurées plus ou moins étanches. Aux fortes concentrations constatées sur la façade Armorique, l'axe du Rhône, la Provence, le Languedoc s'opposent les espaces moins denses du Massif Central et du bassin parisien. De même, les sépultures spécifiquement campaniformes sont relativement rares en France (Wallers, Champs-sur-Yonne, tumulus de Soyons): une centaine environ a été répertoriée [5].

Origines discutéesModifier

Plusieurs théories sur l'origine de la culture campaniforme ont été mises en avant et par la suite contestées[8]. Lanting et Van der Waals ont proposé une chronologie pour le développement du campaniforme à partir des cultures antécédentes de la céramique cordée et du vase à entonnoir (TRB)[9], ce qui fut généralement accepté pendant des décennies. Le campaniforme a été suggéré comme candidat pour une culture indo-européenne précoce, plus précisément, un proto-celtique ancestral[10], une culture proto-italique, ou italo-celtique.

Certains auteurs ont avancé[11] que la culture campaniforme possède des origines ibériques, d'autres penchent plutôt pour une continuation de la culture de la céramique cordée, avec comme origine de la diffusion la région du Rhin[12].

Une troisième hypothèse due à Marija Gimbutas établit un lien entre la culture campaniforme et des cultures d'Europe centrale dans leur ensemble qui auraient été « kourganisées » après l'incursion de tribus des steppes venues de la mer Noire (culture des kourganes).

Première interprétation : la migration massiveModifier

 
Céramiques campaniformes caractéristiques

Du fait de la forme inhabituelle et pratiquement inchangée des poteries sur toute l'aire de répartition géographique de la culture campaniforme, cette dernière a donc été attribuée au début à un seul et même groupe de peuplement, qui se serait diffusé en Europe par migration et non par acculturation. Au début du XXe siècle, les poteries campaniformes ont donc été perçues comme l'élément d'une seule population, qui à travers des vagues d'invasion répétées, apporta avec elle le travail du métal, les enterrements en position fœtale et les tumulus, remplaçant les précédentes populations néolithiques qui vivaient là. L'utilisation d'un style particulier de poterie pourrait avoir eu un lien avec la consommation d'hydromel ou de bière.

Cette thèse fut notamment avancée par Vere Gordon Childe qui décrivait les campaniformes comme des « envahisseurs guerriers imprégnés avec des habitudes dominantes et une appréciation des armes et des ornements en métal qui les ont inspirés en vue d'imposer une unité politique suffisante sur leur nouveau domaine pour quelque unification économique à suivre ».

Cette interprétation est remise à l'ordre du jour par les études récentes en génétique. Celles-ci montrent notamment pour la Grande-Bretagne qu'une migration massive est survenue il y a environ −4 500 ans depuis le continent qui introduit la culture campaniforme dans l'île. La propagation du complexe campaniforme est associée au remplacement d'environ 90 % du patrimoine génétique existant en quelques centaines d'années. Cette migration se produit dans le prolongement de l'expansion vers l'ouest qui avait amené l'ascendance liée à la steppe pontique en Europe centrale et du nord au cours des siècles précédents[6],[13]. A la même époque, une migration importante est survenue dans la péninsule Ibérique[14]. Cette fois-ci, 40% du patrimoine génétique est remplacé par une population issue des steppes entre 2500 et 2000 av. JC. De manière encore plus frappante, cette proportion d'héritage exogène est presque de 100% sur le chromosome Y. Une tombe étudiée est exemplaire de cette contribution extrême des migrants masculins : à Castillejo del Bonete, une femme locale est innhumée en compagnie d'un migrant. Il faut voir dans ce mouvement, une même population qui apporte le campaniforme dans les îles Britanniques et dans la péninsule Ibérique. La différence de proportion d'ascendance venue de l'est (90% et 40%) est pourrait être due à la différence de taille des populations locales respectives, plus élevée dans la péninsule Ibérique que dans les îles Britanniques à cette époque[réf. nécessaire].

Ce remplacement génétique massif et rapide pose, selon Corina Liesau et ses collègues, la question d'une agression de type génocidaire avec exécution systématique des hommes et viol des femmes. Leurs travaux archéologiques dans la région de Madrid, basés sur un échantillon relativement restreint, montrent une sur-représentation des hommes dans les tombes campaniformes alors que dans les tombes contemporaines non campaniformes, ce sont précisément les femmes qui sont habituellement mieux représentées[15].

Deuxième interprétation : la diffusion culturelleModifier

D'autres explications ont été apportées : selon certains scientifiques, un certain nombre de changements culturels ne peuvent être la conséquence d'une seule et même cause, et ce sur une période de plusieurs centaines d'années. Tout matériel culturel ou toute innovation technologique peut très bien se répandre indépendamment d'une population d'origine, par diffusion culturelle suivie d'un phénomène d'acculturation. Le phénomène campaniforme pourrait correspondre à diffusion de proche en proche, de populations voisines en populations voisines, à plus ou moins longue distance suivant des réseaux d'échanges déjà en place dès le Néolithique, comme ceux de l'ambre, de l'obsidienne ou du sel. Le développement des échanges liés à la production et à la consommation de bière, démontré par des trouvailles faites le long des routes de l'Europe atlantique et les analyses de pollens indiquant une extension de la culture de l'orge, en constitue un autre bon exemple[réf. nécessaire].

La diffusion géographique éparse du campaniforme suivant le réseau fluvial européen pourrait correspondre à l'arrivée de marchands de bronze, qui se seraient établis parmi des populations locales du Néolithique ou du Chalcolithique, créant ainsi un nouveau style local. Une analyse fine des outils de bronze en usage au campaniforme suggère une première source ibérique du cuivre, progressivement remplacé par les minerais d'Europe centrale et de Bohême, ce qui correspondrait à une extension en deux temps de la culture campaniforme, initialement venue du sud-ouest de l'Europe, puis s'étendant ensuite à partir de l'Europe centrale. Lanting suggéra à propos de cette deuxième vague de diffusion, que le Campaniforme émergea du delta du Rhin à partir de la culture de la céramique cordée[16].

Du cordé au campaniformeModifier

Les archéologues hollandais Lanting et Van der Waals[17] ont tenté d'établir une relation entre la culture de la céramique cordée et la céramique campaniforme. Ils ont ainsi établi un schéma de continuité entre les différents types de vases, grâce aux découvertes réalisées dans la vallée du Rhin, mais aussi remarqué des ressemblances dans les sépultures. Pour eux, les deux cultures auraient été contemporaines pendant quelque temps puis le campaniforme aurait progressivement remplacé la céramique cordée.

L. Walls a ainsi établi une chronologie relative grâce à la typologie des céramiques. Il distingue ainsi trois phases : celles des vases AOO (All Over Ornamented) et AOC (All Over Cord impressed) du Néolithique final, celles des gobelets maritimes ou internationaux, une phase de régionalisation et de complexification du Campaniforme. Par la suite, des archéologues (comme Laure Salanova) ne retiendront que deux grandes phases :

  1. une période où le Campaniforme est homogène dans toute l’Europe (dans sa forme, ses décors et sa couleur), les formes AOO et AOC, linéaires ou maritimes n'en étant que des variantes (en France, correspond au Campaniforme armoricain);
  2. une période où le Campaniforme est beaucoup plus varié autant dans la forme (coupes, écuelles ou pichets) que dans la couleur, plus vive, allant du brun au rouge (en France, correspond au Campaniforme provençal).

Flux et refluxModifier

La théorie du flux et reflux a été développée par le Pr Sangmeister[18]. Selon cette théorie, le Campaniforme naît en Ibérie et se diffuse le long de l'océan Atlantique pendant la première phase, puis il fusionne avec la céramique cordée et entreprend une nouvelle diffusion pendant une deuxième phase qui voit naître les styles régionaux. En réalité, ces hypothèses bien que cohérentes, paraissent assez schématiques face à la complexité du phénomène.

Un système de diffusion bien plus complexeModifier

En 2005[19], l'hypothèse des réseaux de diffusions d'Alain Gallay quant à la diffusion du Campaniforme était considérée comme l'une des plus complètes[20][source insuffisante]. Pour lui, la diffusion du Campaniforme résulte de mouvements complexes de populations et de phénomènes sociaux et commerciaux. Il reprend les deux grandes phases du mouvement de diffusion mais y distingue six réseaux de relations.

Dans une première phase de diffusion, les gobelets AOC remontent le couloir rhodanien depuis le sud de la France et les gobelets maritimes s'étendent le long de la façade atlantique (Pays-Bas, Bretagne, jusqu’au Portugal). Dans une seconde phase, il y a expansion de la Begleitkeramik par de petits groupes avec une autonomie culturelle, ainsi au nord le Campaniforme des Pays-Bas développe un bloc culturel homogène, que certains considèrent comme la seule vraie culture campaniforme, avec une migration possible vers la Grande-Bretagne. Dans le même temps, le Campaniforme ibérique, issu de l'extension maritime antérieure, se développe (des contacts s'opèrent jusqu'en Afrique du Nord et dans le midi de la France) et le Campaniforme rhodano-rhénan (à forte proportion de céramique domestique) suit sa propre voie. Selon cette thèse, le Campaniforme n'est pas une culture homogène, encore moins un peuple.

Un phénomène unitaire ?Modifier

Les squelettes retrouvés dans les sépultures contenant des vases campaniformes ont une morphologie très voisine, même à des endroits éloignés. Le crâne est très rond, l’occipital aplati, de grande taille. Ils étaient très différents des hommes du Néolithique final. La question de savoir si, au-delà d'une culture, il n'existait pas un peuple campaniforme s'est donc posée (thèse de Menk).

Une analyse de 1998 au strontium, réalisée sur 86 squelettes découverts dans des tombes campaniformes en Bavière, suggère que 18 à 25 % des tombes furent occupées par des gens qui venaient de zones très distantes du point d'enterrement. Ceci est aussi bien vrai pour les adultes que pour les enfants, ce qui semble indiquer une migration non négligeable, avec brassage de population (migration non invasive). D'après Price et ses collaborateurs, la migration se serait produite du nord-est vers le sud-ouest[21].

Les archéologues pensent dans leur ensemble que la population campaniforme n'existait pas en tant que groupe homogène, mais qu'il s'agit d'une culture ou de connaissances qui se sont transmises de manière lente et complexe entre différents groupes, par échanges, acculturation, brassage de population… plus que par une migration massive d'un groupe qui en remplacerait d'autres. Cette théorie non-invasive fut proposée en premier par Colin Burgess et Steve Shennan au milieu des années 1970, qui voyaient la culture campaniforme comme le reflet d'un ensemble de connaissances (incluant des croyances religieuses, le travail du cuivre, du bronze et de l'or) et d'artefacts (dagues en cuivre, boutons perforés, protège-poignets des archers) adoptés par les populations indigènes à des degrés variables.

Nouvelles études génétiquesModifier

Une étude génétique publiée en 2018 portant sur l'ensemble du génome de 400 Européens néolithiques, de l'âge du cuivre et de l'âge du bronze, dont 226 individus associés à des artefacts du complexe de la culture campaniforme confirme certaines hypothèses précédentes en faveur d'une diffusion culturelle de ces techniques tout en les corrigeant. Les auteurs de l'étude affirment avoir détecté une affinité génétique limitée entre les individus associés au complexe de la culture campaniforme en Ibérie et en Europe centrale, et donc avoir exclu la migration comme un mécanisme important de propagation entre ces deux régions. Ils insistent néanmoins sur le fait que la migration a joué un rôle clé dans la diffusion de la culture campaniforme. C'est en Grande-Bretagne que l'étude documente ce phénomène le plus clairement, région où la propagation du complexe campaniforme a introduit des niveaux élevés d'ascendance liée à la steppe pontique et est associée au remplacement d'environ 90 % du patrimoine génétique existant en quelques centaines d'années, se faisant le prolongement de l'expansion vers l'ouest qui avait amené l'ascendance liée à la steppe en Europe centrale et du nord au cours des siècles précédents[6],[13].

En 2018, une étude a montré que la mucoviscidose a été répandue en Europe par ces populations car cette maladie génétique offrait un avantage sélectif en conférant à ces éleveurs consommateurs de lait une meilleure tolérance au choléra[22],[23].

HydronymieModifier

Le fait que la culture campaniforme soit le seul phénomène archéologique de toute la préhistoire avec une étendue comparable à celle des noms de rivières de la moitié occidentale de l'Europe a conduit Peter Kitson à avancer que les populations de la culture campaniforme ont formé le vecteur de diffusion des noms de rivières « paléo-européen » alteuropäisch dans la plupart des pays d'Europe occidentale. Les fleuves dont la base est Arg- correspondraient exceptionnellement bien à cette distribution. Selon lui, le fait qu’il s’agisse d'une communauté parlant un seul langage peut être affirmé avec plus de confiance que dans la plupart des groupes identifiés par l'archéologie. L'une des données les plus solides semble être que le peuple britannique de culture campaniforme est originaire de la région Rhin-Elbe[24].

Kitson s'intéressant en particulier aux îles Britanniques montre en accord avec les travaux linguistiques classiques que les Celtes conservant la distinction originale entre certaines voyelles de l'indo-européen ne peuvent pas avoir été entièrement responsables de la diffusion des noms de rivières « paléo-européen » dans aucune région. il semblerait qu'en Espagne, en Gaule, en Grande-Bretagne et en Italie, où les seuls premiers Indo-Européens historiquement connus étaient des locuteurs de langues non nivelantes (non-levelling languages), que ceux-ci aient été précédés par des locuteurs de langues nivelantes historiquement inconnus. Cette hypothèse, requise par la linguistique, trouve un très bon corrélat archéologique avec les populations de la culture campaniforme[24].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Jean Guilaine, La France d'avant la France, Paris, Hachette, , 349 p. (ISBN 9782010111341), p. 159
  2. Henriette Alimen, René Lavocat, Atlas de préhistoire. Généralités, méthodes en préhistoire, N. Boubée et Cie, , p. 152.
  3. R. J. Harrison, The Beaker Folk. Copper Age archaeology in Western Europe, vol. 97, Londres, Thames and Hudson, coll. « Ancient Peoples and Places », , 176 p. (ISBN 9780500020982).
  4. J. Muller & S. van Willigen, New radiocarbon evidence for European Bell Beakers and the consequences for the diffusion of the Bell Beaker Phenomenon in Bell Beakers today: Pottery, people, culture, symbols in prehistoric Europe, p. 59-75, Franco Nicolis, 2001.
  5. a et b L. Salanova & Y. Tchérémissinoff, Les sépultures individuelles campaniformes en France p. 127, 2011
  6. a b et c (en) Iñigo Olalde, Selina Brace […], David Reich, The Beaker phenomenon and the genomic transformation of northwest Europe, nature.com, 555, pages 190–196, 8 mars 2018
  7. Catalogue de l'exposition: Archéologie dans l'Aube - Des premiers paysans au prince de Lavau, p. 360, 2018
  8. A Test of Non-metrical Analysis as Applied to the 'Beaker Problem' - Natasha Grace Bartels,University of Albeda, Department of Anthropology, 1998 [1]
  9. Lanting, J.N. and J.D. van der Waals, (1976), "Beaker culture relations in the Lower Rhine Basin" in Lanting et al. (eds.) Glockenbechersimposion Oberried (Bussum-Haarlem: Uniehoek n.v. 1974).
  10. (es) Almagro-Gorbea, La lengua de los Celtas y otros pueblos indoeuropeos de la península ibérica, 2001 p. 95. In Almagro-Gorbea, M., Mariné, M. and Álvarez-Sanchís, J.R. (eds) Celtas y Vettones, p. 115-121. Ávila: Diputación Provincial de Ávila.
  11. Natasha Grace Bartels, A Test of Non-metrical Analysis as Applied to the 'Beaker Problem', University of Albeda, Department of Anthropology, [PDF]
  12. (en) J.P. Mallory, « Beaker Culture », Encyclopedia of Indo-European Culture, p. 53, Fitzroy Dearborn, 1997
  13. a et b (en) Arrival of Beaker folk changed Britain for ever, ancient DNA study shows, theguardian.com, 22 février 2018
  14. (en) Iñigo Olalde, Swapan Mallick […], David Reich, The genomic history of the Iberian Peninsula over the past 8000 years, Science 15 Mar 2019: Vol. 363, Issue 6432, pp. 1230-1234
  15. (es) Corina Liesau, Concepción Blasco, Patricia Ríos et Raúl Flores, « La mujer en el registro funerario campaniforme y su reconocimiento social », Trabajos de Prehistoria, vol. 72, no 1,‎ , p. 105–125 (ISSN 1988-3218, DOI 10.3989/tp.2015.12146, lire en ligne, consulté le 9 octobre 2019)
  16. (en) Lanting et van der Waals, (1976), « Beaker culture relations in the Lower Rhine Basin » in Lanting et al. (Eds) Glockenbechersjmposion Oberried l974. Bussum-Haarlem: Uniehoek n.v.
  17. (de) Lanting A. E., Lanting J. N., Van der Waals J. D. Die Becherkulturen im nordwestdeutsch-höllandischen Gebiet und ihre gegenseitigen Beziehungen, 1971.
  18. Sangmeister E. (1963) – « Exposé sur la civilisation du vase campaniforme », in : Les civilisations atlantiques du Néolithique à l'Âge du Fer, Actes du Premier Colloque Atlantique, Brest 1961, Rennes : Laboratoire d’anthropologie préhistorique, 1963, p. 25-56.
  19. Olivier Lemercier et Jean Gagnepain (sous la dir.), La préhistoire de l'Europe occidentale Un bilan des connaissances à l’aube du IIIe millénaire : Travaux issus du colloque de Toulon (Var) du 12 octobre 2005, Musée de la préhistoire des gorges du Verdon (lire en ligne), « Le Campaniforme et l’Europe à la fin du Néolithique », pp. 103-116
  20. Gallay A. « L’énigme campaniforme », in Rhône-Alpes A404 : l’énigmatique civilisation campaniforme, Archeologia (Dijon), hors série 9, 1997-1998.
  21. (en) T. D. Price, G. Grupe, P. Schröter : « Migration in the Bell Beaker period of Central Europe », Antiquity 72, pp. 405–411, 1998. [2] [PDF]
  22. De l’origine de la mutation F508del du gène CFTR
  23. Farrell P, Férec C, Macek M, Frischer T, Renner S, Riss K, Barton D, Repetto T, Tzetis M, Giteau K, Duno M, Rogers M, Levy H, Sahbatou M, Fichou Y, Le Maréchal C, Génin E, Estimating the age of p.(Phe508del) with family studies of geographically distinct European populations and the early spread of cystic fibrosis, 2018. DOI:10.1038/s41431-018-0234-z
  24. a et b (en) P.R. Kitson, « British and European River Names », Transactions of the Philological Society, vol. 94, no 2,‎ , p. 73–118 (DOI 10.1111/j.1467-968X.1996.tb01178.x)

BibliographieModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier