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Déroulement du mouvement des Gilets jaunes en France

Des Gilets Jaunes au rond-point de Voreppe (Isère), le 19 décembre 2018.

Le mouvement des Gilets jaunes en France apparaît en octobre 2018 et donne lieu à de nombreuses actions à partir du  : des blocages d’axes routiers et de giratoires sont organisés, notamment en régions, et des manifestations nationales se tiennent chaque samedi, ces dernières étant plus médiatisées.

Sommaire

OriginesModifier

Au début de l’année 2018, des mouvements protestataires spontanés se développent en France contre la réduction à 80 km/h de la vitesse sur une grande partie du réseau routier et contre le coût de la vie. Certains manifestants utilisent des gilets jaunes, mais cet accessoire n'est pas alors un signe de ralliement. La plupart des membres de ce mouvement, baptisé « Colère », se retrouvent ensuite au sein des Gilets jaunes[1].

Le , France 2 fait état d'un mouvement de protestation contre la ligne à grande vitesse (LGV) Paris-Rennes qui se fait appeler « les Gilets jaunes »[2].

À la différence des manifestations traditionnelles, coordonnées par des organisations syndicales, le mouvement des Gilets jaunes se lance et se développe initialement uniquement via le web, au travers de médias sociaux (Facebook, Twitter, YouTube) ou de plateformes dédiées[3]. Les réseaux sociaux jouent ainsi un rôle majeur de catalyseur dans la mobilisation des Gilets jaunes à travers la France[4]. Le quotidien Sud Ouest indique : « C’est la première fois qu’un mouvement né sur la toile a un tel impact politique »[5].

Les syndicats se disent sensibles au mouvement, mais n'y participent pas. Ils considèrent légitimes les revendications supposées des Gilets jaunes au sujet du pouvoir d'achat, du prix de l'essence ou de la justice sociale. S'ils pensent que la protestation porte de nouveaux modes de mobilisation, ils s'inquiètent du soutien apporté au mouvement par des chefs d'entreprise, des risques de récupération par l'extrême droite et du manque d'identification des ressorts du mouvement[6].

Le , une automobiliste de Seine-et-Marne, Priscillia Ludosky, lance une pétition en ligne pour réclamer une baisse des prix du carburant à la pompe[7],[8],[9]. La pétition connaît un succès rapide, atteignant 226 000 signatures le puis dépassant le million à la fin du mois de novembre suivant[10],[8],[11]. Le , deux chauffeurs routiers de Seine-et-Marne, Éric Drouet et Bruno Lefevre, lancent sur Facebook un appel au « blocage national contre la hausse du carburant » le [12],[13],[14]. Cette idée est reprise par d'autres protagonistes, qui prônent des blocages de routes et rond-points dans divers départements français[15]. À partir de la fin octobre, plusieurs vidéos deviennent virales sur les réseaux sociaux, dont celle d’une Bretonne, Jacline Mouraud, qui comptabilise plus de six millions de vues en novembre[16].

Premières actionsModifier

 
Pourcentage de Gilets jaunes rapporté à la population le (selon une carte réalisée par le démographe Hervé Le Bras à partir des chiffres fournis par le ministère de l'Intérieur)[17]
  •      de 1,8 % à 6,8 %
  •      de 1 % à 1,8 %
  •      de 0,3 % à 1 %
  •      de 0,04 % à 0,3 %

Le , lors d'un déplacement du président de la République dans la ville d'Albert, dans la Somme, à l'occasion des cérémonies de commémoration de l'armistice de 1918, quelques manifestants liés au mouvement des Gilets jaunes tentent de rencontrer Emmanuel Macron, mais ils sont refoulés par la police assurant la sécurité du chef de l'État[18]. Les 10 et , des militants rattachés au mouvement décident de bloquer symboliquement un rond-point au Neubourg, dans le département de l'Eure[19].

Le , le maire de Morbecque, dans le département du Nord, fait apposer une immense affiche représentant un gilet jaune sur la façade de l'hôtel de ville, en signe de soutien au mouvement[20]. Le , une « opération péage gratuit » est organisée dans la région de Pau, en plus d'une opération escargot sur la rocade[21].

Emmanuel Macron déclare le  : « Ils ont le droit de manifester. Je veux comprendre. Je dis méfiance, il y a beaucoup de gens qui veulent récupérer ce mouvement. » Mais le président ne revient pas sur les décisions gouvernementales concernant l'augmentation de la TICPE[22]. De son côté, le Premier ministre, Édouard Philippe, répond aux menaces de blocage : « Si quelqu'un dit « je vais bloquer », il sait que, ce faisant, il prend un risque »[23].

Déroulement par semaineModifier

Du 17 au 23 novembre 2018Modifier

Le samedi , le mouvement commence tôt à Paris, notamment avec le blocage du périphérique, après un rassemblement organisé à la Porte Maillot[24]. L'après-midi, plusieurs dizaines de manifestants défilent sur l'avenue des Champs-Élysées, au niveau de la place Charles-de-Gaulle, puis se dirigent vers le palais de l'Élysée, avant de se retrouver bloqués sur la place de la Concorde[25],[26].

Le lendemain, le ministère de l'Intérieur communique ses chiffres pour la journée du 17 : un pic de 287 710 manifestants à 17 h dans toute la France, 3 000 manifestations (sites occupés), un mort, 409 personnes blessées, 117 interpellations ayant donné lieu à 73 gardes à vue[27],[28]. Des élus de droite comme de gauche dénoncent la sous évaluation volontaire des chiffres par le ministère de l'Intérieur[29].

Dans les jours qui suivent, des dizaines de milliers de manifestants restent mobilisés[a] Le 23 novembre, sur le parking d'un centre commercial à Angers, un Gilet jaune portant une charge explosive autour du cou se rend à la suite de six heures de négociations avec les forces de l'ordre, après avoir menacé de se faire exploser si Emmanuel Macron ne reçoit pas le mouvement à l’Élysée[32],[33].

Dans quatorze villes de l'île de La Réunion, où la situation est tendue, un couvre-feu est instauré du 20 au 24 novembre, de 21 h à h[34]. Emmanuel Macron mobilise l'armée à la suite de débordements survenus dans la région[35].

Du 24 au 30 novembre 2018Modifier

 
L'avenue des Champs-Élysées au soir du .

Pour le 24 novembre, un rassemblement sur l’avenue des Champs-Élysées ou à la place de la Concorde est envisagé, mais le gouvernement s'y oppose et propose le Champ-de-Mars, ce qui suscite des critiques de figures des Gilets jaunes et de personnalités politiques[36],[37]. Les Gilets jaunes apparaissent divisés sur la stratégie à adopter, certains souhaitant se rendre massivement à Paris tandis que d’autres veulent continuer à bloquer le reste du pays[38],[39].

Le 24 novembre, de nombreux barrages policiers sont installés à Paris. Mais face à l’importance de la foule, les forces de l’ordre laissent les Gilets jaunes pénétrer sur l’avenue des Champs-Élysées. Des barricades sont incendiées, plusieurs abribus sont cassés et des vitrines de commerces brisées. Des incidents font 24 blessés, dont cinq issus des forces de l'ordre, et conduisent à 101 arrestations[40]. À plusieurs endroits, les manifestants sont dispersés au moyen de gaz lacrymogènes et canons à eau[41],[42]. Une polémique intervient concernant l'origine des violences : alors que le gouvernement accuse l'ultra-droite[43], des groupes d'extrême gauche sont mis en cause[b],[45].

Après avoir annoncé 106 301 manifestants dans toute la France, le ministère de l'Intérieur revient sur son comptage huit jours plus tard en faisant état de 166 000 manifestants[46],[47],[48],[49]. Le syndicat de police France Police - Policiers en colère en dénombre 750 000[50].

 
Gilets jaunes installés sur un carrefour, à Menoncourt, le .

Du 1er au 7 décembre 2018Modifier

 
Façade d'une banque dans le 17e arrondissement de Paris, le .

Le samedi 1er décembre, le ministère de l’Intérieur compte 136 000 manifestants en France[51]. Plusieurs barrages filtrants ou bloquants sont mis en place sur le territoire. Des opérations péage gratuit sont également menées[52]. Devant la préfecture de Haute-Loire du Puy-en-Velay, des affrontements avec la police dégénèrent après que certains manifestants sont gazés avec des gaz lacrymogènes ; des cocktail Molotov lancés sur la préfecture provoquent un incendie dans le bâtiment, et le préfet accuse les manifestants d'avoir empêché les pompiers d'y accéder[53],[54]. À Paris, des violences impliquent des casseurs : l'arc de triomphe de l'Étoile est vandalisé, des voitures sont incendiées et des boutiques pillées[55],[56],[57]. Un total de 14 personnes sont mises en examen, dont trois sont mises en cause (deux lycéens et un militant néo-nazi) pour des dégradations sur l’arc de triomphe[58].

Le , le ministère de l’Éducation nationale annonce que plus d'une centaine de lycées en France sont bloqués, au moins partiellement[c],[59]. Des lycéens, qui protestent contre les réformes du baccalauréat, du lycée et Parcoursup, manifestent avec les Gilets jaunes[60]. Ces blocus prennent de l'ampleur et se médiatisent après la diffusion de certaines séquences entre des policiers et des étudiants ; plusieurs débordements et plus de 700 interpellations sont recensés dans tout le pays[61],[62]. L'interpellation de 148 lycéens à Mantes-la-Jolie, agenouillés et menottés pendant plusieurs heures, suscite des indignations sur les réseaux sociaux et les critiques d’Amnesty International[63],[64],[65].

Des Gilets jaunes entament un blocage des dépôts de carburant dans le Nord-Ouest de la France, provoquant une pénurie de carburant au moins partielle dans 300 stations-services, dont 75 en pénurie locale au [66].

Du 8 au 14 décembre 2018Modifier

 
Tirs de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre (Paris, ).

Lors des manifestations du samedi , le ministère de l’Intérieur fait état de 136 000 manifestants, comme le samedi précédent, et de 1 723 interpellations (dont 1 082 à Paris) et 1 220 gardes à vue, ce qui constitue un record[67].

Les médias se font l’écho d'un climat plus calme que la semaine précédente, avec notamment des Gilets jaunes qui ont des altercations avec des casseurs, les interpellant et se tenant à l'écart[68],[69]. Cependant, 264 personnes sont blessées, y compris grièvement (perte d'œils ou de mains), notamment en raison de l'utilisation de lanceurs de balle de défense (Flash-Ball) et de grenades de désencerclement par les forces de l'ordre[70],[71],[72],[73],[74] ; selon Mediapart, il s’agit d’un changement de stratégie du ministre de l'Intérieur, qui aurait appelé les policiers à aller « au contact » des manifestants[75]. En fin de soirée, des affrontements entre manifestants, puis casseurs, et forces de l'ordre sont relevés à Bordeaux (32 blessés, dont six du côté des policiers)[76].

Le , le président Emmanuel Macron tient une allocution télévisée dans laquelle il annonce plusieurs mesures destinées à mettre fin au conflit[77]. De nombreux manifestants ne se montrent pas convaincus et poursuivent leurs points de blocage dans les régions[78],[79].

Du 15 au 21 décembre 2018Modifier

D’après le ministère de l’Intérieur, le nombre de manifestants le samedi 15 décembre est moins important que précédemment[80]. Quelque 69 000 membres des forces de l’ordre sont déployés sur le territoire (soit un ratio de 1 membre des forces de l'ordre pour 1 manifestant), dont 8 000 à Paris, où 179 personnes sont interpellées et 144 placées en garde à vue[81]. Les médias jugent la situation tendue à Bordeaux, Nantes et Toulouse[82].

Du 22 au 28 décembre 2018Modifier

 
Manifestation du mouvement des Gilets jaunes à Belfort (Territoire de Belfort), le 22 décembre 2018.

Le samedi , selon les chiffres fournis par le ministère de l'Intérieur français, la participation est presque deux fois moins élevée que la semaine précédente[83]. En région parisienne, les Gilets jaunes omettent Versailles, un temps annoncé comme point de rassemblement, pour d’autres lieux de la capitale, dont les Champs-Élysées et Montmartre[84],[85]. Devant le Sacré-Cœur, un groupe entonne le « chant de la quenelle », hymne de l'humoriste antisémite Dieudonné[86],[87],[85]. Des opérations de ralentissement de la circulation ont également lieu aux frontières avec l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie et la Suisse[88],[89],[90]. Sur l’ensemble du territoire, 220 personnes sont interpellées, dont 142 à Paris (où 19 sont placées en garde à vue, dont Éric Drouet)[91].

Dans un contexte de fêtes de Noël, la mobilisation se poursuit en régions[92],[93].

Du 29 décembre 2018 au 4 janvier 2019Modifier

La mobilisation se poursuit le samedi , entre Noël et Nouvel An, mais avec un nombre de participants moindre[94]. Dans la capitale, Éric Drouet appelle à un rassemblement devant les locaux de BFM TV, à proximité desquels ont lieu des échauffourées, tout comme devant le siège de France Télévisions[95]. Des manifestants reprochent à des journalistes ce qui leur apparaît comme un manque criant d'objectivité[96]. Des Gilets jaunes organisent leur réveillon de la Saint-Sylvestre sur leurs lieux de mobilisation[97],[98].

Le , Éric Drouet est interpellé — pour la troisième fois depuis le début du mouvement — rue Royale, à Paris, lors d'un « hommage aux victimes et blessés depuis le début du mouvement », et placé en garde à vue pour « organisation d'une manifestation non déclarée »[99],[100],[101],[102]. Cette arrestation est dénoncée comme arbitraire par plusieurs responsable politiques, dont Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon[103],[104]. Inversement, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, indique : « Quand quelqu’un organise une manifestation alors qu’elle n’est pas déclarée, c’est qu’il ne respecte pas l’État de droit »[105].

Du 5 au 11 janvier 2019Modifier

 
Gilets jaunes rassemblés à Colmar le .

Le samedi , le ministère de l’Intérieur fait état d’un nombre de manifestants bien supérieur à celui de la semaine précédente, un regain qui constitue une première depuis le début du mouvement[106]. Toujours d'après le ministère, 345 personnes sont interpellées[107].

À Paris, plusieurs manifestations interviennent, dont deux déclarées, une première[108],[109]. Après l’enfoncement de la porte par un engin de chantier, un groupe de manifestants pénètre dans la cour de l'hôtel de Rothelin-Charolais, une annexe du ministère de l'Économie et des Finances, ce qui conduit à l’évacuation du secrétaire d’État et porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux[110],[111]. La dernière intrusion en date dans un ministère remonte à 1999[112].

Le , des centaines de femmes Gilets jaunes se rassemblent dans plusieurs villes de France[113].

Du 12 au 18 janvier 2019Modifier

 
Manifestation dans le Vieux-Nice, le .

Le mouvement du samedi est d'une ampleur nettement supérieure au samedi précédent[114],[115]. À Paris, alors que plus de 8 000 personnes manifestent selon le gouvernement, un service d'ordre est pour la première fois organisé par les Gilets jaunes en coordination avec la préfecture de police[116],[117]. À Bourges, où des internautes appelaient à se rassembler en présentant la ville comme étant au centre de la France (par opposition à Paris), plus de 6 000 personnes manifestent selon la préfecture du Cher[118],[119]. Le même nombre de manifestants se rassemblent à Bordeaux et Toulouse[120]. Au total, la journée mobilise 80 000 agents des forces de l'ordre, et donne lieu à 244 interpellations et 201 gardes à vue[121]. Elle voit le nombre de violences fortement reculer, avec néanmoins 24 blessés, dont deux en état d'urgence absolue[122],[123],[124].

Du 19 au 25 janvier 2019Modifier

D'après les chiffres fournis par le ministère de l'Intérieur, la mobilisation du samedi est la même que celle du samedi précédent, avec 84 000 participants[125]. En milieu d'après-midi, la police évoque quelque 7 000 manifestants à Paris quand l'agence Reuters en dénombre au moins le double[126]. Le collectif « Nombre jaune » recense de son côté près de 150 000 manifestants, un chiffre selon lui a minima en raison d’un « manque d’informations et de référents locaux »[127],[128].

Du 26 janvier au 1er février 2019Modifier

Le samedi , le mouvement mobilise moins selon les chiffres du ministère de l'intérieur[129].

Les manifestations connaissent à nouveau des actions violentes[130]. Une des figures des Gilets jaunes, Jérôme Rodrigues, est gravement blessée à l'œil à la suite de l'intervention d'agents des forces de l'ordre, ce qui suscite une controverse sur l'usage des tirs de LBD de ces derniers[131],[132]. Dans le même temps, le Conseil de l'Europe s'inquiète de la « répression » à l’encontre des Gilets jaunes et souligne les dangers que présenterait le projet de loi « anticasseurs » proposé par le Gouvernement en réponse aux incidents intervenus lors des manifestations[133].

À l'occasion de cet « acte XI », les Gilets jaunes présents à Paris prévoient de réoccuper la place de la République au cours d'une « Nuit jaune » sur le modèle de Nuit debout ; mais si des manifestants s'assemblent bien place de la République en fin de journée, le lieu est évacué par la police avec du gaz lacrymogène, des grenades de désencerclement et un canon à eau[134].

Du 2 au 8 février 2019Modifier

Cortège en hommage aux Gilets jaunes blessés (Paris, ).

La mobilisation de ce samedi est en baisse. À cette occasion, beaucoup de manifestants rendent hommage aux Gilets jaunes ayant été blessés lors des rassemblements[135]. Louis Boyard, président du syndicat lycéen UNL, est alors gravement blessé au pied par un tir de LBD[136]. À Strasbourg, en marge du cortège des Gilets jaunes, des slogans antisémites sont lancés devant la synagogue de la Paix tandis que des pétards sont lancés contre sa porte[137].

Des Gilets jaunes et des syndicats (CGT, FSU et Solidaires) appellent à une grève générale à partir du 5 février[138], suivie le 5 février par environ 5 % des enseignants selon le gouvernement[139]. Selon la CGT, près de 300 000 personnes manifestent dans le pays le 5 février[140].

Du 9 au 15 février 2019Modifier

Interrogé sur les incidents intervenus à Paris le 9 février (incendie d'une voiture de la mission antiterroriste militaire Sentinelle, tentatives d'enfoncement des palissades qui protègent l'entrée de l'Assemblée nationale[141]), le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez met en cause l'« ultra-gauche »[142]. L’ONU et le Parlement européen évoquent un usage excessif de la force de la part des forces de l’ordre[143],[144].

Du 16 au 22 février 2019Modifier

 
Rassemblement de Gilets jaunes à Belfort, lors de l'acte XIV.
 
Rassemblement des gilets jaunes à Paris devant le musée de l'armée pendant l'acte 14

Lors de l'acte XIV, une voiture de police est attaquée par des manifestants à Lyon. Le philosophe Alain Finkielkraut, qui avait pourtant affiché son soutien pour le mouvement[145], reçoit des injures antisémites lors de la manifestation à Paris ; alors qu'un individu proche de la mouvance islamiste est suspecté par les autorités, Alain Finkielkraut fait état d’« un mélange de gens des banlieues, de l'extrême gauche et peut-être aussi des soraliens », et non « des Gilets jaunes d'origine »[146],[147].

Le dimanche 17 février, une mobilisation est organisée pour fêter les trois mois du mouvement.

Depuis le 23 février 2019Modifier

Nombre de participantsModifier

Chaque samedi, le ministère de l’Intérieur publie des chiffres du nombre de manifestants. Des élus, organisations syndicales et journalistes dénoncent régulièrement une sous-évaluation volontaire de ces chiffres par le Gouvernement[148],[149]. Thomas Ehrhard, maître de conférences à l'université Panthéon-Assas, souligne la fragilité de ces calculs, qui utilisent une « méthode de projection »[150].

À partir de l'acte VII, un collectif de Gilets jaunes, Le Nombre jaune, recense le nombre de manifestants en recoupant plusieurs sources. Ses chiffres sont selon lui a minima en raison d’un « manque d’informations et de référents locaux »[127]. Le différentiel avec les chiffres du ministère de l’Intérieur est similaire à celui constaté lors des précédentes manifestations en France entre les chiffres donnés par le Gouvernement et ceux des syndicats ou d’autres groupes[127].

Nombre de manifestants chaque samedi
17/11
(acte I)
24/11
(acte II)
1/12
(acte III)
8/12
(acte IV)
15/12
(acte V)
22/12
(acte VI)
29/12
(acte VII)
5/01
(acte VIII)
12/01
(acte IX)
19/01
(acte X)
26/01
(acte XI)
2/02
(acte XII)
9/02
(acte XIII)
16/02
(acte XIV)
Ministère de l'Intérieur 287 710[151] 166 000[152] 136 000[153] 136 000[154] 66 000[155] 38 600[156] 32 000[157] 50 000[158] 84 000[159] 84 000[160] 69 000[161] 58 600[162] 51 400[163] 41 500[164]
Collectif Le Nombre jaune NC 68 110 123 440[165] 159 160[166] 147 370[167] 123 150[168] 115 950[169] 118 220[170] 104 070[171]

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le 18 novembre, selon une source policière, 46 000 personnes restent mobilisées[30]. D’après le ministère de l’Intérieur, 27 000 personnes manifestent le 19 novembre[31].
  2. Des violences ont été fomentées par des groupes d'extrême gauche, rejoints par des manifestants non organisés d'origines diverses, ce que confirmeront des sources policières à la suite des 101 interpellations[44].
  3. Parmi les académies les plus touchées figurent celle de Toulouse (une quarantaine d'établissements perturbés) et Créteil (une vingtaine d'établissements).

RéférencesModifier

  1. « Comment les gilets jaunes sont nés en janvier sur un rond point de Dordogne », (consulté le 14 décembre 2018).
  2. « VIDEO. Sarthe: le bruit et l’horreur », sur Franceinfo, (consulté le 21 janvier 2019).
  3. « Gilets jaunes. Écartés de la grogne, les syndicats tentent une approche », sur Le Telegramme, (consulté le 11 décembre 2018).
  4. « Les « gilets jaunes », récit d’un mouvement hors norme né sur Facebook », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 15 décembre 2018).
  5. « Edition du soir – Facebook, le carburant des gilets jaunes », sur SudOuest.fr (consulté le 15 décembre 2018).
  6. Comarmond, « Les syndicats bousculés par le phénomène des « gilets jaunes » », sur lesechos.fr, (consulté le 11 décembre 2018).
  7. "Hausse du carburant : des citoyens appellent au blocage national", par Eléonore Bonn, sur Actu.fr, le 24 octobre 2018 [1].
  8. a et b « Gilets jaunes : la pétition contre la hausse des prix du carburant dépasse le million de signatures », sur LCI (consulté le 11 décembre 2018).
  9. « Sa pétition contre la hausse des carburants fait le plein », sur leparisien.fr, (consulté le 11 décembre 2018).
  10. Marine Legrand, « Sa pétition contre la hausse du prix des carburants a déjà recueilli 226 000 signatures », Le Parisien, 24 octobre 2018 (mis à jour le 25 octobre 2015). Consulté le 4 décembre 2018.
  11. Kocila Makdeche, « Qui sont les internautes à l'origine de l'appel aux blocages contre la hausse du prix du carburant ? », sur francetvinfo.fr/, (consulté le 21 novembre 2018).
  12. « Prix de l'essence : Éric Drouet, chauffeur routier, appelle à la mobilisation le 17 novembre », sur France 3 Paris Ile-de-France (consulté le 11 décembre 2018).
  13. La-Croix.com, « Qui sont les porte-parole des « gilets jaunes » ? », sur La Croix, (consulté le 11 décembre 2018).
  14. « 10 octobre Deux chauffeurs-routiers de Seine-et-Marne, Éric Drouet et Bruno Lefèvre, lancent sur … », sur www.estrepublicain.fr (consulté le 11 décembre 2018).
  15. JDD, « Essence : ceux qui appellent à bloquer la France le 17 novembre, ceux qui sont contre », sur lejdd.fr (consulté le 11 décembre 2018).
  16. Kocila Makdeche, « Blocage du 17 novembre : comment les « gilets jaunes » ont fait le plein pour bloquer la France », sur francetvinfo.fr/, (consulté le 21 novembre 2018).
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  18. Vincent Hery, site du Courrier picard, « Gilets jaunes et colère noire à Albert », 9 novembre 2018.
  19. Site actu.fr, « Le Neubourg. Première action des gilets jaunes avec une opération escargot en début de soirée » (consulté le 16 novembre 2018).
  20. site huffingtonpost, « Une immense affiche de gilet jaune installée sur la mairie de Morbecque » (consulté le 16 novembre 2018).
  21. « Opération péage gratuit jeudi soir à Pau », France3 Nouvelle Aquitaine (consulté le 16 novembre 2018).
  22. « Gilets jaunes : J’entends la colère, dit Emmanuel Macron », Le Parisien, 14 novembre 2018.
  23. « Gilets jaunes : le rappel à la loi d'Édouard Philippe », sur lesechos.fr.
  24. Site de cnews, page sur le blocage du 17 novembre en direct, 17 novembre 2018.
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  26. « Les gilets jaunes envahissent les Champs-Élysées, tensions près de l’Élysée », Le Parisien, 17 novembre 2018.
  27. « Gilets jaunes : 287 710 manifestants, un mort et 409 blessés », Libération, 17 novembre 2018.
  28. « Gilets jaunes – Le ministre de l'Intérieur indique que le pics de manifestants s'est élevé à 282 710 manifestants, atteint vers 17 heures », sur France Info (consulté le 20 novembre 2018).
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  30. « « Gilets jaunes » : 46 000 manifestants ce dimanche, « le cap sera maintenu », assure Philippe », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne, consulté le 25 novembre 2018).
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  33. « Gilets jaune : l'homme qui menaçait de se faire exploser à Angers mis en examen et écroué », LCI,‎ (lire en ligne, consulté le 28 novembre 2018).
  34. Les services de l’État à La Réunion, « Restriction de la circulation des personnes et des véhicules du 20 au 23 novembre 2018 », sur www.reunion.gouv.fr, (consulté le 22 novembre 2018).
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  36. « « Gilets jaunes » : Marine Le Pen suggère de manifester sur les Champs-Elysées », sur Franceinfo, .
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