Philippe Poutou

homme politique français

Philippe Poutou
Illustration.
Philippe Poutou en 2019.
Fonctions
Conseiller municipal de Bordeaux
En fonction depuis le
(1 mois et 13 jours)
Élection 28 juin 2020
Maire Pierre Hurmic
Conseiller métropolitain de Bordeaux Métropole
En fonction depuis le
(1 mois et 13 jours)
Élection 28 juin 2020
Président Alain Anziani
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Villemomble (France)
Nationalité Française
Parti politique LO (1995-1997)
VdT (1997-2000)
LCR (2000-2009)
NPA (depuis 2009)
Syndicat CGT
Profession Ouvrier d'usine

Philippe Poutou [filip putu][a], né le à Villemomble (ex-département de la Seine, actuelle Seine-Saint-Denis), est un ouvrier, syndicaliste et homme politique d'extrême gauche français.

Candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle de 2012, il recueille 1,15 % des voix. Il est à nouveau candidat au scrutin présidentiel de 2017, où il obtient 1,09 % des voix.

Tête de liste NPA-LFI aux élections municipales de 2020 à Bordeaux, il est élu conseiller municipal à l'issue du second tour.

BiographieModifier

FamilleModifier

Philippe Poutou est le fils d'un père postier et d'une mère femme au foyer[1].

Pendant la campagne pour l'élection présidentielle de 2017, il déclare vivre en concubinage[2].

Situation professionnelleModifier

Sans diplôme, après avoir échoué au bac mécanique, Philippe Poutou a d'abord enchaîné les emplois précaires, comme intérimaire ou surveillant de collège, avant d'être embauché en CDI chez Ford comme réparateur de machines-outils[3].

Il est ouvrier à l'usine Ford de Blanquefort en Gironde[4], usine qui fabrique principalement des boîtes automatiques[5] et dont il est l'un des responsables syndicaux de la CGT. Il s'est fait connaître pour son implication dans le mouvement contre la fermeture de l'usine de Blanquefort, qui a permis de maintenir 955 emplois[6]. Pendant la campagne présidentielle de 2017, il n'a pas d'activité professionnelle (la seule candidate à continuer à exercer une activité professionnelle pendant cette campagne est Nathalie Arthaud).

Dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique en 2017, il indique posséder une Peugeot 3008 de 2012 mais aucun bien immobilier, et aucun autre bien[7],[2].

En 2019, avec la fermeture de l'usine Ford de Blanquefort, Philippe Poutou est licencié[8],[9].

Militantisme politiqueModifier

DébutsModifier

 
Philippe Poutou en 2011.

Philippe Poutou commence à militer au lycée en 1984, se disant à l'époque « anarchiste, anti-Pinochet, pour Mandela, contre l'apartheid, antinucléaire, baba-cool ». Plusieurs années plus tard, en 1995 (il a alors 27 ans), il entre avec plusieurs amis à Lutte ouvrière, où il sera militant jusqu'en 1997[1],[10].

Avec d'autres militants, il est exclu de Lutte ouvrière à la suite d'une crise interne liée essentiellement au succès de la campagne d'Arlette Laguiller de 1995 et à l'abandon du projet de construction d'un large parti des travailleurs. Ceux-ci forment alors en 1997 la Voix des travailleurs, qui intègre en 2000 la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

Militant de la LCR devenue ensuite le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), il est candidat pour ce parti aux élections législatives de 2007 en Gironde[11], puis conduit la liste du NPA aux élections régionales de 2010 en Aquitaine, qui recueille 2,52 % des suffrages exprimés[12].

Candidature à l'élection présidentielle de 2012Modifier

Il est désigné candidat du NPA à l'élection présidentielle de 2012 le 25 juin 2011[13] par les délégués à la conférence nationale[14], lançant la course aux 500 parrainages. Il en dépose finalement 572 au conseil constitutionnel le 16 mars 2012, officialisant ainsi sa candidature[15],[16].

Le slogan de la campagne est « Aux capitalistes de payer leurs crises ». Remarqué durant la campagne pour son franc-parler et son naturel, il déclare ne pas souhaiter faire une carrière politique[17].

Totalisant 1,15 % des voix au premier tour[18], Philippe Poutou termine huitième (sur dix candidats) de cette élection présidentielle, derrière Nicolas Dupont-Aignan et devant Nathalie Arthaud, réalisant un score inférieur à ceux d'Olivier Besancenot pour la LCR en 2007 (4,08 %) et 2002 (4,25 %).

Après l'élection présidentielle de 2012, Philippe Poutou reste membre des instances dirigeantes du NPA. Il est candidat, comme en 2007, aux élections législatives dans la cinquième circonscription de la Gironde où il obtient 2,12 % des suffrages exprimés[19].

Il conduit la liste du NPA aux élections municipales de 2014 à Bordeaux, où il recueille 2,50 % des suffrages[20], puis aux élections européennes de 2014 dans la circonscription Sud-Ouest[21], où il recueille 0,54 %.

Le 8 octobre 2014, il annonce qu'il quitte le comité exécutif du parti, selon lui trop « parisien »[22]. D'une part, il vit à Bordeaux et estime que la distance l'empêche de s'intégrer, d'autre part, il critique le fonctionnement du comité exécutif, qui d'après lui peine à instaurer une démocratie et où se multiplient les conflits interpersonnels. Cependant, il indique que ces désaccords ne sont pas politiques[23].

Candidature à l'élection présidentielle de 2017Modifier

Clip de campagne de Philippe Poutou à l'élection présidentielle de 2017.

Le 20 mars 2016, il est investi candidat par le NPA en vue de l'élection présidentielle de 2017[24]. Conformément à la tradition de son parti, qui ne présente pas plus de deux fois le même candidat à une élection présidentielle, Philippe Poutou annonce qu'il s'agit de sa dernière candidature à une élection présidentielle[25]. Son slogan de campagne est « Nos vies, pas leurs profits », un slogan proche de celui utilisé par Olivier Besancenot en 2007 (« Nos vies valent plus que leurs profits »)[26],[27]. Il entend capitaliser sur la mobilisation contre la loi travail et le mouvement Nuit debout[28].

Il fait part de sa difficulté à réunir le nombre de parrainages exigé pour se présenter au scrutin présidentiel[b]. Malgré ces difficultés, Philippe Poutou refuse de recourir à l'aide que lui propose le Front national[31]. Il fait finalement partie de la liste des candidats participant à l'élection présidentielle, ayant réussi à obtenir 573 soutiens, dont celui du centriste Jean Lassalle, également candidat au scrutin, et grâce à l'aide de Nathalie Arthaud[32],[33],[34].

Durant le débat télévisé du 4 avril 2017, qui rassemble pour la première fois les onze candidats, Philippe Poutou dénonce les « politiciens corrompus, déconnectés de la réalité ». Il attaque François Fillon et Marine Le Pen sur les affaires judiciaires dont les deux font l'objet, interpellant la candidate du Front national par la phrase choc « Nous quand on est convoqué par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière, désolé, on y va[35] », en référence à la décision de cette dernière de ne pas se rendre à une convocation des juges en invoquant son immunité parlementaire[36]. Il refuse également d'apparaître avant le débat sur la photo rassemblant l'ensemble des candidats[37]. Plusieurs observateurs, y compris étrangers[c],[40], estiment qu'il est le candidat qui s'est le plus démarqué lors de cette émission[41],[42],[43].

Par la suite, il est critiqué pour ses propos suivant l'assassinat d'un policier sur les Champs-Élysées : lors de l'émission politique 15 minutes pour convaincre, quelques minutes après l’attentat, il appelle en effet à « désarmer les policiers car ils agressent dans les manifs, les jeunes et les quartiers populaires », ce qui lui vaut de vives critiques[44].

À l'issue du premier tour, il recueille 1,09 % des voix, soit un score en léger repli par rapport à 2012, alors que Nathalie Arthaud progresse sensiblement[45]. Il ne donne pas de consigne de vote pour le second tour[46]. Il refuse ainsi de participer au « front républicain » contre Marine Le Pen, considérant qu'Emmanuel Macron est, comme sa concurrente, un avatar indésirable du capitalisme et qu'il a récupéré « tous les tocards de la politique »[47].

Après 2017Modifier

 
Philippe Poutou lors du mouvement contre la réforme des retraites (2020).

Philippe Poutou participe au mouvement des Gilets jaunes, qui est selon lui « l'expression d'un ras-le-bol contre une société qui est profondément injuste »[48]. En 2018 et 2019, il milite contre la fermeture de l'usine Ford de Blanquefort, où il est salarié[49],[50],[51]. Mais l'usine ferme en octobre 2019 et Philippe Poutou voit rejetée sa demande que l'État récupère les 15 millions d'euros d'aides publiques versés à Ford[8],[9],[52].

Il est candidat aux élections municipales de 2020 à Bordeaux comme tête de la liste avec le soutien du NPA et de La France insoumise[53]. Parvenant à créer une dynamique de campagne[54], il voit les sondages le placer avec les trois principaux candidats (Nicolas Florian pour Les Républicains, Pierre Hurmic pour Europe Écologie Les Verts et Thomas Cazenave pour La République en marche)[55], alors qu'il avait obtenu 2,5 % des voix en 2014. Au premier tour, il réunit finalement 11,8 % des suffrages exprimés, un point derrière Cazenave, ce qui lui permet de se maintenir au second tour[56] ; sa liste obtient 9,39 %, trois sièges au conseil municipal et un au conseil communautaire[57].

Résultats électorauxModifier

Élections présidentiellesModifier

Année Parti 1er tour
Voix % Rang
2012[58] NPA 411 160 1,15 8e
2017[45] NPA 394 505 1,09 8e

Élections législativesModifier

Année Parti Circonscription 1er tour
Voix % Rang
2007[11] LCR 5e de la Gironde 1 582 2,70 8e
2012[19] NPA 5e de la Gironde 1 264 2,12 8e

Élections européennesModifier

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Parti Circonscription Voix % Rang Sièges obtenus
2014[59] NPA Sud-Ouest 15 799 0,54 14e
0 / 10

Élections régionalesModifier

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Parti Région 1er tour Sièges obtenus
Voix % Rang
2010[12] NPA Aquitaine 27 290 2,52 7e
0 / 85

Élections municipalesModifier

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Parti Commune 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Rang Voix % Rang
2014[20] NPA Bordeaux 1 914 2,51 6e
0 / 65
2020[57] NPA-LFI Bordeaux 6 470 11,77 4e 5 357 9,39 3e
3 / 65

PublicationModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
  2. À un mois et demi de la date limite de dépôt des signatures, le NPA affirme avoir rassemblé 250 promesses de signatures sur les 500 requises[29],[30].
  3. Le New York Times indique que Philippe Poutou « fait éclater la bulle de l'élite politique française » et qu'il a, avec sa réthorique anti-corruption, « exprimé en toute franchise ce que pensent de nombreux Français »[38],[39].

RéférencesModifier

  1. a et b « Philippe Poutou - Biographie - Le Parisien », sur pratique.leparisien.fr (consulté le 21 décembre 2018)
  2. a et b « Déclaration de situation patrimoniale en tant que candidat à l'élection présidentielle, Philippe Poutou », sur www.hatvp.fr (consulté le 22 mars 2017)
  3. « Philippe Poutou, l’ouvrier qui voulait devenir président », Ava Djamshidi, Le Parisien, 17 juillet 2011.
  4. Raphaëlle Besse Desmoulières, « Philippe Poutou (NPA) candidat à la présidentielle : « Le plus simple, c’est que ce soit moi qui y retourne » », sur lemonde.fr, (consulté le 20 février 2017).
  5. « Inquiétudes pour l'usine Ford de Blanquefort », lefigaro.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 5 avril 2017).
  6. « Philippe Poutou, facteur remplaçant », Le Progrès, .
  7. « Présidentielle : cinq choses que vous ignorez sur Philippe Poutou, la star du débat », sur LCI, (consulté le 21 décembre 2018)
  8. a et b « Philippe Poutou : avec l'usine Ford de Blanquefort, "Bruno Le Maire et l'Etat ont lâché prise" », sur lejdd.fr, (consulté le 13 février 2020)
  9. a et b « Philippe Poutou déclare avoir été licencié de l'ex-usine Ford près de Bordeaux », sur BFMTV, (consulté le 13 février 2020)
  10. « Philippe Poutou, candidat du NPA à l’élection présidentielle 2012 », Tout est à nous, juillet-août 2011.
  11. a et b Résultats des élections législatives de 2007 dans la cinquième circonscription de Gironde, ministère de l'Intérieur.
  12. a et b Résultats des élections régionales 2010, ministère de l'Intérieur.
  13. 2012 : le NPA mise sur l’ouvrier Philippe Poutou - Le Parisien, 25 juin 2011
  14. « Le NPA se choisit un candidat pour 2012 mais ne s’épargne pas les doutes », Le Monde, 26 juin 2011.
  15. Philippe Poutou dépose 572 parrainages - Libération, 16 mars 2012
  16. « Liste des 572 parrains de Philippe Poutou - Élection présidentielle 2012 », Le Figaro, 31 mars 2012
  17. Et Philippe Poutou creva soudain l'écran… - Raphaëlle Bacqué, Le Monde, 12 avril 2012
  18. Décision déclaration premier tour élection présidentielle 2012 du 25 avril 2012, consultée le 26/04/2012
  19. a et b Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections législatives 2012 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 9 mai 2017)
  20. a et b Résultats des élections municipales 2014, ministère de l'Intérieur.
  21. « Philippe Poutou candidat aux européennes », sur sudouest.fr, (consulté le 29 juillet 2020).
  22. « NPA: Philippe Poutou annonce sa démission », sur Le Figaro,
  23. « Philippe Poutou quitte l'exécutif du NPA, évoquant des "désaccords" », sur LExpress.fr, (consulté le 21 décembre 2018)
  24. Sébastien Tronche, « Philippe Poutou sera de nouveau le candidat du NPA à la présidentielle de 2017 », Le Lab, 20 mars 2016.
  25. « Philippe Poutou ne sera pas candidat à la présidentielle de 2022 », sur RTL.fr (consulté le 29 juin 2020).
  26. « Philippe Poutou, le porte-voix girondin de l’anticapitalisme », sur SudOuest.fr (consulté le 29 juin 2020).
  27. « Lelab Europe1 - le meilleur de l’actualité politique sur le web », sur lelab.europe1.fr (consulté le 29 juin 2020).
  28. « Pour Philippe Poutou : « Mélenchon, c'est "moi, je"» », ouest-france.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 16 décembre 2016).
  29. Voir sur francetvinfo.fr.
  30. Voir sur lesinrocks.com.
  31. Alexandre Boudet, « Le FN appelle à parrainer Poutou qui refuse cette aide », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 14 mars 2017).
  32. https://presidentielle2017.conseil-constitutionnel.fr/les-parrainages/parrainages-par-candidat/index.html
  33. « Lassalle poste une vidéo incroyable… et parraine Poutou ! », sur La-R%C3%A9publique-des-Pyr%C3%A9n%C3%A9es (consulté le 29 juin 2020).
  34. « Présidentielle : Poutou (NPA) revendique 523 parrainages », sur Le Point, (consulté le 29 juin 2020).
  35. « "On n'a pas d'immunité ouvrière" : la tirade de Philippe Poutou qui a marqué le "Grand Débat" présidentiel BFMTV CNews », sur Le Huffington Post (consulté le 4 avril 2017)
  36. « Marine Le Pen refuse la convocation des juges », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 5 avril 2017)
  37. « Le Grand débat: Philippe Poutou refuse de poser sur la photo de classe », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 5 avril 2017)
  38. Adam Nossiter, « Disrespect Intended: Mechanic-Candidate Bursts French Political Elite’s Bubble », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 8 avril 2017)
  39. « "New York Times", "Guardian" : Philippe Poutou séduit la presse étrangère », sur L'Obs (consulté le 8 avril 2017)
  40. « Présidentielle. La presse étrangère contaminée par la “Poutoumania” », Courrier international,‎ (lire en ligne, consulté le 11 avril 2017)
  41. Thibault Le Menec, « Débat des onze candidats : comment Poutou a marqué les esprits », sur europe1.fr, (consulté le 5 avril 2017).
  42. Charlie Vandekerkhove, « Comment Poutou s'est démarqué en attaquant frontalement Fillon », sur bfmtv.com, (consulté le 5 avril 2017).
  43. « Vu d’Italie. Philippe Poutou, ce héros », sur courrierinternational.com, (consulté le 6 avril 2017).
  44. Marc de Boni, « Philippe Poutou suscite un tollé en réclamant le désarmement des policiers », lefigaro.fr, (consulté le 21 avril 2017)
  45. a et b Présidentielle 2017 : Résultats au premier tour dans la France entière, interieur.gouv.fr, 24 avril 2017.
  46. franceinfo, « Fillon, Mélenchon, Hamon, Poutou... Quelle est la consigne de vote des neuf éliminés en vue du second tour ? », sur Francetvinfo.fr, Franceinfo, (consulté le 29 juin 2020).
  47. « Présidentielle : Poutou tacle Estrosi le «réactionnaire» et les «tocards» macronistes », leparisien.fr, 24 avril 2017.
  48. « Mélenchon, Besancenot, Poutou... Ces politiques qui défilent aux côtés des « gilets jaunes » à Paris », sur CNews, (consulté le 31 mars 2019).
  49. « Philippe Poutou interpelle Teddy Riner, nouvel ambassadeur de Ford », sur www.20minutes.fr, (consulté le 11 août 2019)
  50. « Philippe Poutou, sous le capot », sur Libération.fr, (consulté le 11 août 2019)
  51. « L'usine Ford où travaille Poutou préfère la fermeture à la reprise, dénonce Le Maire », sur Le Huffington Post, (consulté le 11 août 2019)
  52. « L'usine Ford à Blanquefort ferme ses portes », sur France Bleu, (consulté le 16 février 2020)
  53. Eva Fonteneau, « Philippe Poutou, le poil à gratter de l’échiquier », sur Libération, (consulté le 29 mars 2020).
  54. Claire Mayer, « Municipales : à Bordeaux, Philippe Poutou pourrait créer la surprise au premier tour », sur Le Monde, (consulté le 29 mars 2020).
  55. Claire Mayer, « Élections municipales : à Bordeaux, Thomas Cazenave pris en étau », sur Le Monde, (consulté le 29 mars 2020).
  56. Christine Le Hesran, « Résultats des municipales à Bordeaux : le maire Nicolas Florian et l'écologiste Pierre Hurmic au coude à coude », sur France 3 Nouvelle-Aquitaine, (consulté le 29 mars 2020)
  57. a et b « Elections municipales et communautaires 2020 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 29 juin 2020)
  58. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 / Présidentielles / Les résultats / Elections - Ministère de l'Intérieur », sur interieur.gouv.fr (consulté le 29 juillet 2020).
  59. « Résultats des élections européennes 2014 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 29 juillet 2020).

Voir aussiModifier

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