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Lanceur de balle de défense

Un homme prêt à tirer en tir tendu avec un lanceur de balle de défense Flash-Ball.

Un lanceur de balle de défense (LBD), dont le plus connu est celui fabriqué et commercialisé sous la marque Flash-Ball par le fabricant Verney-Carron, est, selon la terminologie de l'administration française, une « arme sublétale » utilisant un projectile conçu pour se déformer/s'écraser à l’impact et limiter le risque de pénétration dans un corps vivant, mais avec une puissance d’arrêt suffisante pour dissuader ou arrêter un individu. Selon certaines sources, le système LBD peut présenter à courte distance des effets traumatiques dont la sévérité peut entraîner des lésions graves pouvant être irréversibles voire mortelles[1].

En France, ce type d'arme a été adopté par les forces de police puis par le reste des forces de l’ordre comme armement intermédiaire entre la matraque et l'arme de poing. 1 270 LBD-Flash-Ball ont été livrés de 2002 à 2005 à la police nationale dans le cadre de la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI) de 2002, pour un coût de 1,18 million d'euros. Dans le cadre de son utilisation par les forces de l'ordre, le LBD a causé des blessures : une personne est décédée et vingt-trois autres ont perdu l'usage d'un œil en France entre 2004 et 2013, après avoir été touchées au visage par un tir de LBD[2].

Sommaire

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Les plus connus de ces lanceurs sont les Flash-Ball qui étaient destinés à l'origine aux particuliers[3] et qui utilisent des munitions spéciales de 44 mm de diamètre (calibre 44/83 spécifique aux Flash-Ball) qui sont des sphères en caoutchouc souple sans aucune aspérité et d’un diamètre suffisant pour empêcher tout risque de pénétration dans le globe oculaire.

Les « historiques » utilisent des balles en caoutchouc rigide de petit diamètre, ce qui permet l’utilisation dans des fusils à pompe traditionnels ou dans des armes de poing spécifiques. Elles ont une forte probabilité de létalité à courte distance (jusqu'à 50 mètres au moins) et par conséquent elles sont destinées à des tirs de loin.

Depuis début 2009, les forces de l’ordre françaises sont également équipées d’un nouveau lanceur de balle de défense 40 mm fabriqué par l'armurier suisse Brügger & Thomet (le LBD 40). Il s’agit d’un lanceur de munition de 40 mm de diamètre qui utilise des projectiles non-sphériques afin d’assurer précision et puissance d’arrêt de 25 à 50[4] m.

Le LBD 40 utilise des balles de 40 × 46 mm, dont les projectiles sont stabilisés grâce à un effet gyroscopique entraîné par le canon rayé. Elle a ainsi une meilleur précision et une meilleure conservation de l'énergétique cinétique, avec 84 joules à 40 mètres contre environ 60 pour le Flash Ball. Le lanceur polyvalent permettra ultérieurement de lancer des munitions à effet marquant ou irritant/lacrymogène, tout en conservant l'effet du choc lié à l'impact du projectile. Le viseur électronique est réglé pour une distance de 25 mètres, et n'est pas prévu pour être modifié. À cette distance, les tests du bureau de la police constatent un écart de 14 cm entre deux tirs. La doctrine impose donc des tirs vers des zones situées à plus de 14 cm de la tête, et la position de contact (tant que la décision de tirer n'est pas prise) doit être l'axe du canon sous l'horizontale et l'index ne doit pas être en contact avec la queue de détente mais sur le long du pontet. La distance de précision s'agrandit avec la distance, 23 cm à 40 m, 39 cm à 60 m[5].

Caractère létalModifier

Le principe des lanceurs de balles de défense est d’avoir une puissance d’arrêt suffisante pour dissuader ou arrêter un individu mais répartie sur une surface plus grande que les munitions à projectiles métalliques de même puissance afin d’éviter les risques de pénétration. Bien que le projectile tiré par un lanceur de balle de défense soit a priori conçu pour ne pas être mortel, il peut occasionner des blessures graves voire fatales, en particulier s'il atteint la tête ou si la personne est sensible. On recense en particulier plusieurs cas d'éborgnement.

En effet, un projectile en caoutchouc est potentiellement mortel, comme n'importe quel projectile, s'il atteint des zones sensibles ou encore si le tir est opéré à courte portée ; cette notion de « courte portée » varie selon les types de LBD et de munition utilisés. La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) distingue le Flash-Ball des autres LBD[6]. Selon un document de 2003 du Centre de recherche et d'études de la police nationale, « le système LBD présente des effets traumatiques dont la sévérité peut entraîner des lésions graves pouvant être irréversibles voire mortelles, lors de tirs jusqu'à cinq mètres au moins. Pour des distances de tirs comprises entre cinq et dix mètres, des lésions graves sont observées »[1].

De même, la CNDS note que : « Si les projectiles lancés par le LBD ont été choisis pour leur capacité de déformation à l’impact limitant le risque de pénétration dans un corps vivant, ils peuvent avoir des conséquences dramatiques lorsque la partie corporelle atteinte est, comme en l’espèce, le visage et plus précisément les yeux. En outre, un tir à faible distance (à moins de 10-15 mètres) accroît considérablement les risques[6]. » Cet avis ne concerne cependant pas le Flash-Ball qui a été conçu pour le tir entre 5 et 15−20 mètres. La lecture attentive de la Saisine no 2008-1[6] de la CNDS indique clairement qu'il s'agit d'un LBD40 dans sa phase prototype à l'essai : « (...), armé du lanceur de balles de défense 40 × 46 (LBD), de couleur jaune et noire, lors de l’intervention de la CDI, M. M.L. a été auditionné par l’IGPN, confronté à la jeune victime, puis réentendu par la Commission. » et « c’est alors qu’il avait été touché à l’œil droit par un tir effectué, à dix ou quinze mètres de distance par un CRS, cagoulé, casqué, muni d’une arme jaune et noire, à un seul canon, arme qu’il pouvait distinguer nettement d’un flashball classique. »

C'est pour ces raisons qu'en France, les consignes d'utilisation policière interdisent de viser la tête[7]. Cependant, ces consignes ne sont pas toujours respectées, ce que relève l'IGPN[8].

Utilisation en FranceModifier

 
Un lanceur de balle de défense de marque Flash-Ball.

En 1995, certaines unités des forces de police sont officiellement dotées du lanceur de balle de défense Flash-Ball modèle « Compact ». Les unités qui choisissent de s'équiper de ce lanceur parient sur son aspect dissuasif, à la fois par son apparence imposante et par le volume sonore de sa détonation (équivalent à celle d'un fusil de chasse calibre 12).

Cette dotation vient en complément des balles de petit diamètre en caoutchouc rigide qui étaient déjà en dotation depuis de nombreuses années dans certaines unités.

En 2000, le premier appel d'offres pour des lanceurs de balle de défense est lancé par le ministère de l'Intérieur. Le Flash-Ball Super-Pro remporte cet appel d'offres.

Dans un entretien donné le au Monde, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur du gouvernement Raffarin, déclarait que cette arme était destinée à « impressionner », et que « quand les policiers en sont équipés, les voyous ne viennent pas les chercher »[9]. Alors que le Flash-Ball était utilisé depuis 1995 par plusieurs unités spécialisées de la police nationale et de la gendarmerie nationale, telles que la Bac, le GIGN ou le Raid, il a ajouté que cette arme était « moins dangereuse que les armes à feu », et qu'elle n'avait jamais provoqué « d'accident mortel en service » — jusqu'alors puisque depuis lors une victime est décédée en 2010... Elle est aussi utilisée par les polices municipales comme indiqué par l'article 2-1 de la version consolidée au 24 septembre 2008 du Décret no 2000-276 du 24 mars 2000 relatif à l'armement des agents de police municipale[10]

Après des essais en 2008, certaines unités des forces de l'ordre sont équipées en 2009 d'un nouveau lanceur de balle de défense 40 mm (LBD 40[11]) qui permet des tirs plus précis entre 25 et 50 mètres mais est dangereux aux distances d'utilisation du Flash-Ball.

« Lanceurs Flash-Ball livrés et crédits exécutés par la police nationale au titre de l'équipement des fonctionnaires »[12]
Nombre Dépenses (en M €)
2003 680 0,61
2004 220 0,21
2005 370 0,36
Total 2003-2005 1 270 1,18

Une arme critiquéeModifier

À la suite de l'annonce de l'extension de son usage à la police de proximité dans les cités de zone urbaine sensible, plusieurs groupes de défense des droits de l'homme, dont, notamment, et surtout Amnesty International, ont exprimé leur crainte que le déploiement d'armes de ce type n'amène une augmentation des violences policières[13].

Une proposition de loi a été enregistrée le 29 mai 2012 visant à interdire cette arme[4].

De plus, la Commission nationale de déontologie de la sécurité apporte une précision importante : « Compte tenu d'une part de l'imprécision des trajectoires de tirs de flash-ball qui rendent inutiles les conseils d'utilisation théoriques et, d'autre part, de la gravité comme de l'irréversibilité des dommages collatéraux manifestement inévitables qu'ils occasionnent, la CNDS recommande de ne pas utiliser cette arme lors de manifestations sur la voie publique, hors les cas très exceptionnels qu'il conviendrait de définir très strictement. »[3]

Une déclaration commune sur l'armement de la police circule actuellement, lancée par l'OBSLAB (Observatoire et laboratoire de la démocratie locale) de Nantes des suites de la manifestation du 22 février 2014 à Nantes.

Dans un rapport de décembre 2017, le Défenseur des droits demande « de retirer les lanceurs de balles de défense de la dotation des forces chargées de l’ordre public »[14].

Ambiguïté sur le nom du lanceurModifier

L'entreprise Verney-Carron, qui commercialise le LBD de marque Flash-Ball, précise que les articles référencés ci-dessous parlent systématiquement de Flash-Ball, quels que soient le modèle et la marque de lanceur de balle de défense impliqué[15]. Le Monde indique dans son infographie du 13 juillet 2009[16] que le LBD40 était, à la date de publication de cette infographie, en phase de test dans la police nationale depuis suffisamment longtemps pour que l'aspect initial « de couleur jaune » ait été modifié. C'est d'ailleurs ce LBD40 dans sa phase jaune et noir dont il est question dans la Saisine no 2008-1 de la CNDS[6] comme le montre une lecture attentive.

VictimesModifier

Une personne est morte[17] et au moins 23 autres (la plupart lors de manifestations) avaient perdu l'usage d'un œil depuis que l'utilisation de ce type d'arme par la police avait été généralisée en France[18] et l'année 2010 (chiffres non mis à jour). Officiellement, dans la plupart des cas, le LBD a été utilisé par les policiers en cas de légitime défense dans des Zones urbaines sensibles, ou dans des manifestations violentes[réf. nécessaire]


Liste non exhaustive

2005Modifier

  • Un adolescent de 14 ans, aux Mureaux, en juillet 2005, a perdu un œil. Circonstances inconnues[19].

2006Modifier

  • Un adolescent de 16 ans, à Clichy-sous-Bois, a perdu l'usage d'un œil dans la nuit du 28 au à la suite d'un tir rapproché. Selon la police, le tir répondait à l'agression de policiers par un groupe de jeunes. Selon le père de la victime, "son fils ne faisait que passer par là"[20]; l'IGS a été saisie[21].

2007Modifier

  • À Nantes, Pierre, un lycéen de 16 ans, manifeste le 27 novembre 2007 contre la loi de réforme des universités, il perd un œil suite à un tir de LBD40[22].

2008Modifier

2009Modifier

  • Un étudiant de 25 ans à Toulouse lors de la manifestation unitaire du a perdu un œil et a porté plainte, saisissant aussi la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS)[26].
  • Un jeune de 18 ans hospitalisé pendant au moins six jours à la suite d'un tir qui l'a touché à la tête, qui a eu lieu à la cité des Fauvettes, à Neuilly-sur-Marne, en mai 2009. Circonstances inconnues[27].
  • Deux hommes (21 et 31 ans) à Villiers-le-Bel, en mai 2009, ont chacun perdu l'usage d'un œil. L'IGS a été saisie[28],[29].
  • Joachim Gatti, âgé de 34 ans à Montreuil a perdu un œil en juillet 2009 lors d'une manifestation contre l'expulsion d'un centre culturel. L'IGS saisie conclut à un non-respect des règles d'emploi de l'arme[29],[30],[31],[32],[33]. Selon Le Monde, le policier, membre de la BAC, avait tiré alors qu'il n'était pas en état de légitime défense et sans respecter la distance minimale autorisée[34]. Le policier a été mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné une infirmité ou une mutilation par dépositaire de l'autorité publique » en septembre 2009[35],[1]. En juillet 2014, il est renvoyé avec deux collègues en correctionnelle[36]. Le procès des trois policiers mis en examen a lieu en novembre 2016 au tribunal de grande instance de Bobigny du 21 au 25 novembre 2016. Le procureur requiert contre le policier qui a blessé Joachim Gatti « trois ans de prison avec sursis, autant d’interdiction professionnelle et cinq ans d’interdiction de port d’armes » et contre les deux autres policiers « dont les tirs ont surtout occasionné des ecchymoses [...] dix mois de prison avec sursis, dix-huit mois d’interdiction professionnelle et cinq ans d’interdiction de port d’armes »[37].

2010Modifier

  • 19 mai 2010, à Villetaneuse, un homme de 27 ans qui tentait -selon ses proches et son avocat- de calmer un affrontement entre jeunes et policiers reçoit une balle de LBD dans le visage qui lui perfore la joue et lui brise la mâchoire[18].
  • En octobre 2010, un lycéen de 16 ans, élève au Lycée Jean Jaurès à Montreuil devant lequel il participait à un blocus, a reçu un tir de lanceur de balle de défense qui a entraîné de multiples fractures au visage et un risque de perdre l'œil touché[38]. Une enquête de l'IGS a été ouverte. La société Verney-Carron (propriétaire de la marque Flash-Ball) déplore que malgré son communiqué[15] les journalistes et politiques continuent à faire l’amalgame et à désigner toutes les armes de ce type sous le nom de « Flash-Ball » ou « Flashball ». Le 2 avril 2015, le policier auteur du tir est condamné à un an de prison avec sursis[39].
  • Un homme, Mustapha Ziani, est décédé le 12 décembre 2010 à Marseille après être atteint au thorax par un Flash-Ball tiré par un policier français. Le tir de Flash-Ball s'étant produit après que la victime ait agressé un colocataire de son foyer au couteau, et blessé un policier[40] L'autopsie atteste que le tir, effectué à environ 4,40 mètres de la victime, était bien la "cause directe et exclusive" de sa mort. Six ans après les faits, l'auteur du tir, le policier Xavier Crubezy, est condamné à six mois de prison avec sursis[41].

2011Modifier

  • Le 7 février 2011, un adolescent de 17 ans est éborgné par un tir à Audincourt (Doubs), il porte son œil arraché dans la main d'après son frère[22].
  • Le 4 octobre 2011, à Mayotte (département d'outre-mer français de l'océan Indien), un enfant de 9 ans perd son œil à la suite du tir de flashball d'un gendarme, ce dernier est mis en examen[22].

2012Modifier

  • 21 septembre 2012, un supporter de Montpellier perd un œil après un tir de LBD, selon son avocat, une vidéo contredit la version policière : l'IGPN ouvre une enquête[42].

2013Modifier

  • 6 février 2013, à Strasbourg, un métallurgiste belge d'Arcelor Mittal venu manifester perd l'usage de son œil à la suite d'un tir au visage[43].
  • Au moins deux personnes (une femme et un jeune homme) ont perdu un œil à la suite de tirs au visage lors des débordements ayant suivi certains manifestants de la Manif pour tous, opposés à l'ouverture des droits au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe[réf. nécessaire].
  • Un jeune homme a perdu l'usage d'un œil à la suite d'un tir au visage sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes la même année[réf. nécessaire].
  • Le 27 décembre 2013, à Grenoble Quentin Charron, un sapeur pompier est mutilé d'un œil par un tir de flashball, lors d'une manifestation de pompiers[44].

2014Modifier

  • 22 février 2014, à Nantes, deux personnes sont blessées à l'œil dont une par une balle de défense et dont l'œil n'est plus présent dans son orbite[45]. En tout trois hommes ont perdu l'usage d'un œil lors de la manifestation contre le projet d'aéroport du Grand-Ouest à Notre-Dame-des-Landes. Durant cette manifestation, les forces de police ont massivement utilisé le Lanceur de balle de défense (LBD 40) équipé d'un viseur et considéré comme très précis. D'autres mutilations ont été répertoriées des suites de tirs de LBD (nez cassé, oreille arrachée) ainsi que des dizaines de blessures, notamment sur un journaliste indépendant touché au thorax.[réf. nécessaire]

2016Modifier

  • 28 avril 2016, à Rennes, un étudiant a perdu l'usage d'un œil lors des manifestations contre le projet de réforme du Code du Travail. L'IGPN a été saisie[46].
  • 28 avril 2016, à Marseille, une lycéenne a été blessée à l'abdomen, avec nécessité de soins hospitaliers, lors des manifestations contre le projet de réforme cité ci-dessus. Une plainte pour violence policières a été déposée par la famille[47].

2017Modifier

2018Modifier

Le fond de cette section est à vérifier (12 janvier 2019).
  • Le 13 juillet 2018 Ayman, un garçon de 16 ans, se rend au stade Octave-Lapize à Villiers-sur-Marne, pour le feu d'artifice du 14 juillet. Il passe dans une zone où sont lancés des lacrymogènes et prend une balle LBD de 40 mm en plein visage, provoquant des fractures du massif facial, de la lame papyracée, du plancher orbital, des os propres du nez et de la maxillaire, ainsi qu'une plaie du globe oculaire. Il perd l'usage de son œil droit[49].
  • Le 14 juillet 2018, un médiateur, Alfoussen K., suite à une altercation entre la BAC et un jeune de Villeneuve-la-Garenne, due à un contrôle routier pour excès de vitesse intervient pour calmer la situation tendue. Il prend une balle de LBD dans le menton à moins de 3 mètres, le policier responsable du coup de feu range son lanceur de balle de défense et sort un taser. Sa blessure nécessite 45 points de suture sur une plaie longue de 4 cm et large de 3 cm. Les médecins lui prescrivent quinze jours d’incapacité totale de travail (ITT) sous réserve de complication[50].
  • Le 3 décembre, à Grenoble, Doriana, 16 ans, lycéenne a eu le menton fracturé et deux dents cassées[52].
  • Le 6 décembre, à Béziers, Jean-Philippe L., 16 ans, a perdu son œil gauche. Ramy, 15 ans à perdu son œil gauche, à cause d'un LBD 40 ou d'une grenade GLI-F4[52].
  • Le 8 décembre, à Dijon, Antonin, 15 ans a eu mâchoire et la mandibule fracturées. À Paris, Thomas, 20 ans, étudiant, a eu le sinus fracturé et Denis a eu la maxillaire fracturée et la lèvre arrachée. Fiorina L., 20 ans, a perdu son œil gauche. Antoine C. a perdu son œil gauche, Nicolas C. a eu la main gauche fracturée. Alexandre F. a perdu son œil droit, Fabien a eu la pommette fendue et le nez fracturé. Emeric S., 22 ans, a eu le poignet fracturé avec déplacement du cubitus. Hichem B. a eu la main gauche fracturée. Hannibal V. a été blessé à l’œil. À Bordeaux, Jean-Marc M. a perdu son œil droit. À Mondeville, Constant a eu le nez fracturé, Marien a eu une double fracture de la main droite. À Toulouse, Yann a eu le tibia fracturé. À Nantes, Philippe S. a été gravement blessé aux côtes, avec hémorragie interne et fracture de la rate[52].

2019Modifier

  • Le 12 janvier, à Strasbourg, un adolescent de 15 ans a été blessé à la mâchoire en marge de la manifestation des gilets jaunes.[53] À Bordeaux, Olivier, pompier de 47 ans, a été touché dans le dos, il a été opéré d'une hémorragie cérébrale puis placé en coma artificiel[54].

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Chloé Leprince, Flashball : un policier en examen et un manque de formation, Rue89, 30 septembre 2009
  2. « Flashball: une vingtaine de blessés graves depuis 2004 »; Mediapart, 4 décembre 2013.
  3. a et b Le Flash-Ball apparait pour la première fois dans le catalogue général de Verney-Carron de 1990, alors que le modèle Super-Pro, destiné aux professionnels, ne sera commercialisé que 10 ans plus tard en 2000 à la suite du feedback des forces de police équipées officiellement du modèle « Compact » depuis 1995
  4. a et b Voir infographie comparative sur lemonde.fr entre Flash-Ball & LBD40
  5. Antoine Champagne site=Reflets.info, « Les blessés éborgnés par les forces de l'ordre ne le sont pas par accident »,
  6. a b c d e f et g Avis 2008 n°1 de la CNDS concernant le tir de flash ball à Nantes, 20 octobre 2008
  7. « Les policiers font-ils un usage adéquat du Flash-Ball ? », LeMonde.Fr, 16 juillet 2009.
  8. « Tir de flashball à Montreuil: des policiers n'ont pas respecté les règles selon l'IGS », Le Monde.fr, 19 août 2009.
  9. Sécurité : entretien de Nicolas Sarkozy au journal Le Monde, article daté du 31 mai 2002 sur le site du Premier ministre.
  10. version consolidée au 24 septembre 2008 du Décret no 2000-276 du 24 mars 2000 relatif à l'armement des agents de police municipale « Copie archivée » (version du 10 juillet 2012 sur l'Internet Archive)
  11. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées VraiNomLbd40
  12. Rapport relatif à l'exécution sur l'exercice 2005 de la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure du 29 août 2002 (septembre 2006, n°IGA : 06-064-01 LOPSI, p. 75)
  13. Lire les "Recommandations d'Amnesty International sur le "lanceur de balles de défenses" 5 mars 2012 - réf : SF12REG56
  14. Luc Peillon, « Quelles sont les règles encadrant le recours au LBD ? », sur liberation.fr, (consulté le 16 janvier 2019).
  15. a et b communiqué de Verney-Carron, propriétaire de la marque "Flash-Ball".
  16. Les lanceurs de balles de défense de la police nationale, Le Monde, 13 juillet 2009
  17. Le Figaro 13/12/2010
  18. a et b Dix victimes du flash-ball depuis cinq ans
  19. Un adolescent perd son œil : bavure policière ou accident ?, Le Courrier de Mantes, 13 juillet 2005
  20. Un jeune homme grièvement blessé à l'œil par un tir de flash-ball à Clichy-sous-Bois, Le Monde, 30 octobre 2006
  21. Clichy : un jeune blessé par un tir de flash-ball, 20 minutes, 30 octobre 2006
  22. a b et c Gaël Cogné, « Ce que l'on reproche au LBD40, le petit frère du Flash-Ball »,
  23. Communiqués des parents du lycéen blessé l'œil par flashball devant le Rectorat de Nantes (MAJ 29/01), 28 novembre 2007
  24. Loi Pécresse : un lycéen «grièvement blessé» à Nantes, évacuations à Lyon et Grenoble, Libération, 29 novembre 2007.
  25. Voile d’ignorance sur une blessure au Flash-Ball, L'Humanité, 25 juillet 2008
  26. Plainte d’un étudiant blessé à l’œil par un flash-ball, Le Parisien, 10 avril 2009
  27. Hospitalisé depuis six jours après une balle de flash ball dans la tête par des policiers, Rue89, 6 mai 2009
  28. Villiers-le-Bel: Deux habitants perdent un œil, la police des polices est saisie, 20 minutes, 12 mai 2009
  29. a et b Caroline Monnot, « À Montreuil, un homme perd un œil après un tir de flashball par la police », Le Monde, 12 juillet 2009.
  30. Karl Laske, « Un tir de Flash-Ball crève l’œil d’un manifestant à Montreuil », Libération, 13 juillet 2009
  31. Zineb Dryef, A Montreuil, la tension monte avec la police, Rue89, 12 juillet 2009.
  32. Zineb Dryef, « Tirs de flashball à Montreuil : l'enquête accuse les policiers », Rue89, 19 août 2009.
  33. http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,4519633,00-tir-de-flashball-les-policiers-n-ont-pas-respecte-les-regles-.html.
  34. Isabelle Mandraud, « Affaire Joachim Gatti : l'auteur du tir de Flash-Ball n'était pas en légitime défense », Le Monde, 30 juillet 2009, mis à jour le 19 août 2009.
  35. Isabelle Mandraud, Tir de Flash-Ball à Montreuil : un policier mis en examen, Le Monde, 30 septembre 2009
  36. « Trois policiers renvoyés en correctionnelle pour un tir de Flash-Ball », Ligue des droits de l'homme de Toulon.
  37. « Au procès du Flash-Ball, « deux mondes qui s’affrontent » », Le Monde, 25 novembre 2016.
  38. « La vidéo du lycéen blessé par un tir de flashball à Montreuil », Rue89.com, (consulté le 22 octobre 2010)
  39. « Flash-Ball : un an de prison avec sursis pour un policier qui a tiré dans le visage d'un lycéen », Le Monde avec l'AFP, 2 avril 2015.
  40. Tir de flash-ball à Marseille (13). L'homme blessé est décédé sur letelegramme.com
  41. « "Gilets jaunes" : les réponses aux dix questions que vous vous posez sur le flash-ball et son utilisation par les forces de l'ordre », sur Franceinfo, (consulté le 13 janvier 2019)
  42. Affaire Casti : une vidéo contredit la thèse de la police
  43. Strasbourg : un manifestant a perdu un œil
  44. Louise Fessard, « Flashball : un sapeur-pompier de 31 ans mutilé », sur Mediapart,
  45. Patricia Tourancheau, « Un manifestant perd un œil après les violences à Nantes », sur Libération,
  46. Le point.fr 29/4/2016
  47. « Témoignage. Lola, 16 ans, reçoit un tir de flashball et passe la nuit aux urgences. », sur www.revolutionpermanente.fr (consulté le 1er mai 2016)
  48. « Essonne : l’homme touché par un tir de la police à Vigneux a perdu son œil », sur Le Parisien,
  49. « Le 13 juillet, le jeune Ayman perdait la vue à la suite d’un tir de flash-ball », sur Desarmons.net,
  50. Emmanuel Fansten, « Flash-ball : «Il m’a visé, m’a tiré dessus et est reparti» », sur Libération,
  51. AFP, « Mondial 2018 - Un lycéen éborgné par un Flash-Ball à Lyon après la finale », sur Libération,
  52. a b c d e f g et h « Recensement provisoire des blessés des manifestations du mois de novembre-décembre 2018 », sur Désarmons-les,
  53. « Gilets jaunes : un adolescent blessé en marge d'un rassemblement à Strasbourg », sur LaProvence.com, (consulté le 13 janvier 2019)
  54. « Qui est Olivier B. dans le coma après un tir de la police? », sur FranceSoir, (consulté le 15 janvier 2019)

Lien externeModifier