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Union populaire républicaine (2007)

parti politique français créé en 2007

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Union populaire républicaine et UPR.

Union populaire républicaine
Image illustrative de l’article Union populaire républicaine (2007)
Logotype officiel.
Présentation
Président François Asselineau
Fondation
Siège 28, rue Basfroi
75011 Paris[1]
Adhérents 38 000 annoncés[2],[a]
(24 mai 2019)
Slogan « L'union du peuple pour rétablir la démocratie »
Symbole Rameau d'olivier[3]
Positionnement Divers[4] et attrape-tout[5] ou droite[6] à extrême droite[7]
Idéologie Souverainisme[6],[16]
Euroscepticisme[17]
Antiaméricanisme
Conservatisme[18]
Couleurs Bleu-vert et blanc
Site web upr.fr

L'Union populaire républicaine (UPR) est un parti politique souverainiste français fondé en 2007 par François Asselineau. Il milite principalement en faveur d'un retrait de la France de l'Union européenne (« Frexit »).

Historique

Le , François Asselineau fonde, à l'occasion du cinquantième anniversaire du traité de Rome, un nouveau parti politique, l'UPR[19], qu'il préside depuis lors[b],[20],[21]. Le parti est fondé pour « rassembler les Français hors des clivages gauche, centre, droite »[22].

Le premier bureau se compose, outre Asselineau, de Jean-Yves Crevel (secrétaire général) et Massimo Nardelli (trésorier)[23]. En 2014, après la disparition de Crevel, c'est Guillaume Serrano qui devient secrétaire général[23].

Positionnement politique

Programme souverainiste

 
François Asselineau en 2015.

L'UPR prône la sortie de la France de l'UE via l'article 50 du traité sur l'Union européenne (TUE)[24], ainsi que de la zone euro et de l'OTAN[25]. L'accent mis par l'UPR sur l'activation de l'article 50 du TUE le distingue des autres partis, au point qu'une recherche Google à son sujet donne le site de campagne de François Asselineau comme première occurrence lors de la campagne présidentielle de 2017[24]. L'UPR récuse les stratégies de désobéissance aux traités, au nom du respect du droit international[2].

L'UPR se donne pour objet de « rétablir l’indépendance de la France et la souveraineté du peuple français »[6] et met en cause les transferts de compétence à la Commission européenne — en soulignant que celle-ci n'est pas élue —, à la Banque centrale européenne et à l'OTAN[26],[27],[28]. François Asselineau présente ainsi son parti comme un « mouvement de libération nationale »[29] ; il affirme que le fonctionnement de l'Union européenne n'est pas démocratique[26], évoquant une évolution du continent vers la « dictature »[30] et comparant les élus français à des « marionnettes »[27].

La charte fondatrice de l’UPR affirme : « Si elle n’est certes pas la cause unique de tous les problèmes de notre pays, la construction européenne n’en est pas moins leur cause principale »[31]. François Asselineau aborde la plupart des thèmes politiques par le prisme du traité sur l'Union européenne[24]. Le Monde relève qu'il dénonce notamment « l’article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, « qui interdit d’interdire les délocalisations », l’article 42 du traité sur l’Union européenne, « qui explique pourquoi on va risquer une troisième guerre mondiale en Syrie »[32]. Il justifie sa volonté de quitter la zone euro en insistant sur sa mauvaise situation économique et en affirmant que « depuis l’Antiquité, […] toutes les monnaies plurinationales finissent toujours par exploser » ; il énonce également que « le recouvrement de notre souveraineté nous permettra, maîtres de notre destin, d’utiliser les instruments monétaires et douaniers pour doper la compétitivité et relocaliser la production, tout en s’adaptant à la conjoncture »[31].

François Asselineau est décrit par Le Monde et Europe 1 comme « europhobe »[33],[34], par les journalistes Dominique Albertini, David Doucet et Laurent de Boissieu ainsi que Conspiracy Watch comme « ultrasouverainiste »[35],[36] en raison de leur projet de « sortir de la construction européenne, et pas seulement de l'Union européenne »[37]. D'après Sputnik, Jacques Sapir « pointe du doigt le manque de crédibilité du programme de l'UPR, soulignant qu'il ne propose aucune solution de rechange pour remplacer l'Union européenne »[38]. François Asselineau récuse le terme d'eurosceptique, préférant celui d' « euro-athée »[29]. L'UPR récuse aussi le qualificatif de souverainiste, considérant que ses engagements sont distincts de ceux des autres partis classés comme tels[39], et se présente comme « antieuropéen et anti-atlantiste »[40]. Au contraire, le politologue Pascal Perrineau inclut l'UPR au sein des « partis souverainistes », avec Debout la France et le Mouvement pour la France, et considère que ceux-ci se retrouvent « souvent » sur « des choix de type protectionniste et nationaliste », soit « des positions proches » de celles du Front national (FN) et « la plupart du temps très éloignées des choix des partis de la droite classique et du centre »[41].

Son espace politique est considéré comme proche de celui de Florian Philippot, qu'il invite à le rejoindre lors de son départ du FN en 2017 ; Le Temps relève que « les deux hommes, d’ailleurs, ont beaucoup en commun. Deux énarques. Deux praticiens de l’État et de sa haute administration. Deux planificateurs »[42],[43]. Alors que tous deux prônent la sortie de la France de l'Union européenne et comptent présenter une liste aux élections européennes de 2019, François Asselineau oppose une fin de non-recevoir aux tentatives d’alliance de Florian Philippot[44],[45].

Le parti est qualifié par les sources comme souverainiste, anti-américain et conspirationniste[46]. L'UPR, se définissant comme un parti « ni de droite ni de gauche »[47], refuse d'être classée sur un échiquier politique bien que son fondateur soit passé par le RPF, l'UMP ou encore le RIF[48]. Le parti rassemble des militants venant de tous horizons et louerait, d'après Nicolas Hénin, Vladimir Poutine[49].

Soutien au Brexit

 
Militants de l'UPR à Londres pour soutenir le Brexit.

L'UPR soutient le Brexit. Le 29 mars 2019, quelques semaines avant les élections européennes, 700 militants de l'UPR manifestent avec des militants du Brexit à Londres, dans un rassemblement baptisé « La France libre de nouveau à Londres », pour célébrer l'entrée en vigueur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, finalement reportée par la Chambre des communes, ainsi que les 12 ans du parti. Dans un discours, François Asselineau évoque « le plus grand rassemblement politique avec des Français de France qui s'est tenu au Royaume-Uni depuis 1940 », et accuse le « IVe Reich européen » d'attenter à la démocratie[2],[50]. Le 23 juillet suivant, l'UPR salue dans l'élection de Boris Johnson à la tête du Parti conservateur et sa nomination à la fonction de Premier ministre, un « événement historique »[2]. En septembre 2019, le parti condamne « un coup d'État des parlementaires » contre le peuple, alors que Boris Johnson est bousculé par la Chambre des communes[2].

Analyse par les médias

Mediapart situe l'UPR comme un « petit parti très à droite »[51]. Selon Les Échos, « en raison du passé politique de François Asselineau et de ses positions souverainistes [...], l'UPR et son leader sont souvent considérés comme étant à "droite" voire à l'"extrême droite" de l'échiquier politique »[7]. Selon Ouest France, « certains politologues placent aux lisières de l’extrême droite » l'UPR[52]. La Croix précise qu'« à la recherche de visibilité, le fondateur de l’UPR accepte néanmoins toutes les invitations, de la web-télé « Le Média », proche de La France insoumise, à « TV Libertés », liée à l’extrême droite identitaire »[53].

Des partisans de l'UPR saisissent le Conseil supérieur de l'audiovisuel, après la présentation de leur formation politique sur le même plan que des organisations d'extrême-droite par France 5 lors de l'émission C à vous du . En réponse, le CSA estime que France Télévisions, en faisant figurer l'UPR parmi « un certain nombre de mouvements ou de personnes connus comme appartenant à l'extrême droite », avait « méconnu » l'obligation de « faire preuve de rigueur dans la présentation et le traitement de l'information »[54].

Pour Laurent de Boissieu, « l’UPR défend un programme inspiré du gaullisme du Conseil national de la Résistance, en rupture avec le ralliement au libéralisme de la grande masse des héritiers du gaullisme »[55].

Pour plusieurs médias, l'UPR adopte un positionnement proche de celui de Solidarité et progrès, la formation de Jacques Cheminade[56],[57],[58], ce que le parti conteste fermement[59]. Lors de la campagne présidentielle de 2017, Jacques Cheminade considère François Asselineau comme l'un de ses principaux adversaires, estimant que son positionnement est proche du sien[60].

Une enquête du Monde diplomatique s'interroge sur la volonté affichée de l'UPR de « dépasser le clivage droite-gauche ». Le journal indique que, contrairement au patronat, le programme de l'UPR défend une « Sécurité sociale intégrale » et toute une série de nationalisations, mais qu’il remet pas en cause la privatisation des banques. De plus, il relève que l'UPR s’est pendant des années « tenue à distance des mobilisations sociales », et que, même si elle a participé à des manifestation de défense de la SNCF en 2018 et 2019, « elle reste dépourvue de relais syndicaux et indifférente aux milieux ouvriers ». François Asselineau, fondateur de l'UPR, ne cite pas le Front populaire dans sa conférence de h 15 min sur l'histoire de France, et ne mentionne par ailleurs aucunement « la place déterminante des revendications ouvrières » dans le mouvement contestataire de mai 1968. La défense de la démocratie par François Asselineau resterait « toute formelle, et la structure inégalitaire de la société apparaît[rait] comme un problème secondaire ». L'UPR a fait du référendum d'initiative populaire « une des mesures centrales de son programme », mais ne croirait « ni à la nécessité de dénouer le lien de subordination salariale, ni à celle d'étêter les grandes fortunes pour fortifier la démocratie ». L'UPR profiterait d'une « aspiration à retrouver une grandeur nationale », et son apparition serait l'un des signes de la « mélancolie de droite »[2].

Autres positions

 
Affiche de François Asselineau avec le slogan « Frexit ».

L'UPR entend « [rassembler] les Français au-dessus des clivages gauche-centre-droite, de manière provisoire », ce qui serait « rendu possible par le refus de prendre position sur les sujets sociétaux et secondaires »[61],[62],[7]. Il se réclame du modèle du Conseil national de la Résistance pour son programme électoral qui prévoit la nationalisation totale ou partielle des grandes entreprises du secteur de l'énergie (EDF, GDF, Enedis, Engie), des sociétés d'adduction d'eau, des concessionnaires d'autoroutes, d'Orange, TF1 et TDF, de « tout établissement financier secouru par des fonds publics », et la mise en place de « services publics de qualité »[2],[63],[64],[65],[66],[67]. Par ailleurs, selon le journal La Croix, François Asselineau considère que le modèle social français est mis en danger par « une libéralisation à outrance du marché du travail », et il voudrait préserver l'« État social », et notamment le système de retraite par répartition et la Sécurité sociale avec une prise en charge de la maladie à 100 %[68].

Parmi ses propositions figurent aussi la « lutte contre toutes les formes de terrorisme, à commencer par le terrorisme des séparatistes régionaux », le lancement d'une « grande politique publique de médecines douces et alternatives » et le « refus de la stigmatisation insidieuse des Français d’origine arabe ou de confession musulmane »[56]. Il ne se prononce pas sur « les grandes questions nationales comme le nucléaire, la dette publique ou le choix de la politique migratoire, [qui] devront être tranchées par des référendums »[31].

La charte fondatrice de l'UPR « commande de n'attaquer personne en raison de ses convictions religieuses ou de ses origines », « refuse tout extrémisme et tout racisme », et « proclame son attachement à la Déclaration universelle des droits de l'homme »[69].

D'après Gaël Brustier, l'UPR partage « l’idéologie du rassemblement national » définie par Philippe Burrin et exploite, à travers le Conseil national de la Résistance, « des références historiques qui le distinguent fortement du Front national. Ce dernier, positionné désormais sur le créneau « souverainiste », est obligé d’euphémiser le volet économique de son discours anti-UE qui inquiète parfois un électorat surtout mu par le discours identitaire, autoritaire et anti-immigration traditionnel du parti des Le Pen »[5]. François Asselineau estime toutefois qu'il conviendrait de « calmer [les] phénomènes migratoires », déclarant : « Moi, quand je suis en France j'ai envie d'être en France, quand je suis en Espagne, j'ai envie d'être en Espagne »[70]. L'UPR a mis en place fin 2017 une commission consacrée à l'immigration ; « provoquant quelques remous », elle n'a « jamais rendu publics ses travaux » selon Le Monde diplomatique[2].

Fonctionnement

Alliances politiques

En 2010, l'UPR fait part de son intention de dialoguer avec, voire de recruter des militants du Front de gauche, d'Égalité et Réconciliation, du Parti ouvrier indépendant, du Mouvement politique d’éducation populaire (M'PEP), de Solidarité et progrès ou de Debout la République[71]. Elle se rapproche ensuite de plusieurs formations d'extrême gauche, dont le M'PEP et le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), mais ce projet d'alliance échoue en 2013[71]. François Asselineau est depuis hostile aux alliances avec d'autres partis politiques[72].

Adhérents et notoriété

 
François Asselineau venu soutenir dans une réunion publique le candidat de l'UPR à l'élection législative partielle dans la première circonscription du Territoire de Belfort, en janvier 2018.

En novembre 2015, le parti revendique plus de 9 000 adhérents[73]. L'UPR revendique 16 500 adhérents au moment de l'élection présidentielle de 2017[74] et près de 30 000 fin 2017[38]. En 2017, Rudy Reichstadt estime que le nombre d'adhérents revendiqué par l'UPR (« plus de 20 000 ») est « considérable pour un parti sans élus »[75]. En 2018, Jean-Yves Camus juge ce chiffre « manifestement très surévalué »[76]. Le parti annonce avoir franchi le la barre des 30 000 adhérents[77].

François Asselineau et son mouvement n'en restent pas moins considérés comme marginaux sur la scène politique française : en 2014, un billet paru sur Le Plus - L'Obs le qualifie de « personnage pratiquement inexistant dans le paysage politique »[20] et Roland Jaccard, dans Causeur, d' « illustre inconnu »[78] ; en décembre 2015, Le Point présente l'UPR comme « une formation politique inconnue des électeurs »[79] et France Bleu comme un « parti méconnu dirigé par un inconnu »[80].

En 2019, Le Monde diplomatique indique qu'il sont « âgés de 46 ans en moyenne », « majoritairement de sexe masculin (85 %) », et qu'ils « n'ont jamais été engagés dans un parti auparavant » à hauteur de 85 %[2]. Le Monde diplomatique indique que les militants rencontrés, « en général », « ont décidé d'adhérer après avoir lu une publication en ligne ou visionné l'une des conférences de M. Asselineau », sont « défiants à l'égard des médias traditionnels » auxquels ils « préfèrent une constellation alternative : les chaînes RT (anciennement Russia Today) ou TV Libertés, l'agence de presse multimédia Sputnik, des blogs comme ceux d'Olivier Berruyer (Les Crises) ou d'Étienne Chouard (Le Plan C), ou encore des chaînes YouTube gravitant à plus ou moins de distance du parti (Trouble Fait, Penseur sauvage, ThinkerView...) »[2]. Marianne décrit les militants de l'UPR comme venant « de partout », « souvent issus de la classe moyenne », et « [militant] pour la première fois »[56]. D'après François Asselineau, la plupart des adhérents de l’UPR n’appartenaient à aucun autre parti avant de le rejoindre et viennent souvent de la gauche[2],[65].

Gestion du parti

Les membres du parti réunis en congrès votent les statuts et élisent leurs représentants, uniquement à l'échelon national[2]. François Asselineau est réélu président de l'UPR en décembre 2017 avec 98,4 % des voix pour une participation de 35,9 % parmi les quelque 25 000 adhérents[81]. Ses deux « lieutenants » sont Charles-Henri Gallois, chargé des questions économiques, et Vincent Brousseau, ancien économiste à la Banque centrale européenne, responsable des questions monétaires[2].

Europe 1 et Le Monde diplomatique présentent François Asselineau comme la « la clef de voûte » de son parti[2]. Selon Europe 1, il est « celui par lequel tout passe et auquel il est très difficile de s'opposer », selon une « verticalité » qui « est en totale adéquation avec [sa] vision politique », ce qui transparaît dans son programme pour l'élection présidentielle de 2017, « entièrement centré sur sa personne et les prérogatives régaliennes d'un chef de l'État »[82]. Le Monde diplomatique indique que les adhérents « l'écoute[nt] en prophète autant qu'en professeur », et « ne participent guère à l'élaboration des grandes orientations stratégiques et politiques » du parti : le programme « n'a pas fait l'objet de discussion ni de vote de la part des militants de base »[2]. En 2017, Le Huffington Post indique quant à lui qu' « autrefois jugé comme pouvant se montrer autocratique, François Asselineau est désormais décrit par ses militants comme étant à l'écoute, proche des siens »[83].

Le parti ne dispose d'aucun emprunt bancaire et est financé par les cotisations (30 euros) et dons de ses adhérents[56],[84],[2].

Universités

Durant ses universités d'automne qui se tiennent chaque année depuis 2012, l'UPR reçoit ses militants ainsi que diverses personnalités[c]. Certaines telles qu'Annie Lacroix-Riz, Emmanuel Todd, Jean Bricmont, Coralie Delaume ont accepté d'y intervenir une ou plusieurs fois[2].

Militantisme et relations avec les médias

Relations avec les médias

 
Plateau de l'émission télévisée On n'est pas couché, diffusée sur France 2.

Dès le mois de février 2012, François Asselineau et son parti, l'UPR, considèrent qu'ils sont « barrés des grands médias » et « interdits d'antenne » parce que « [leur] discours dérange »[63],[88]. En 2014, le parti affirme être « le plus censuré de France[89] ». À l'occasion des élections régionales de 2015, l'UPR utilise comme slogan : « Le parti qui monte malgré le silence des médias »[90].

En avril 2014, l'UPR envoie une lettre au Conseil supérieur de l'audiovisuel pour protester de son absence des médias[27]. Après les élections européennes de 2014, l'UPR proteste à nouveau contre le « silence » médiatique dont il fait l'objet, ses listes ayant recueilli plus de voix que celles du Nouveau Parti anticapitaliste (0,41 % contre 0,39 %)[91], mais sans pour autant attirer plus l'attention des médias[21],[27].

Ce militantisme ne va pas sans contrecoups. 20 minutes relève que « les soutiens de l’UPR n’hésitent pas à contacter les auteurs d’un article concernant leur candidat, s’il leur paraît incorrect » ; le porte-parole du parti affirme cependant que celui-ci « n’a jamais demandé d’écrire ou d’appeler des journalistes »[92]. D'après Le Figaro, « le mouvement » de François Asselineau « est connu pour ses opérations de harcèlement des médias »[93]. Laurent de Boissieu, journaliste à La Croix, évoque ainsi dans son bloc-notes de mai 2014 le « harcèlement que tout journaliste a subi un jour ou l'autre de la part de certains des militants de l'UPR » pour que les médias fassent une place dans leurs colonnes à François Asselineau et à son parti[90]. Il commente à ce propos : « prononcez le nom de « François Asselineau » devant un journaliste, et vous le verrez rigoler[94] ». Il estime cependant qu'en se disant victime d'une « injustice du traitement médiatique », « François Asselineau n'a pas complètement tort, et les chiffres qu'il avance parlent d'eux-mêmes. Certains confrères ont par exemple davantage parlé de listes anecdotiques présentes dans la seule région Île-de-France que de celles de l'UPR pourtant en lice partout » durant la campagne des élections européennes de 2014[94].

Laurent Ruquier, ayant reçu « pendant à peu près un an » de nombreux messages, sur Facebook ou Twitter notamment, lui demandant pourquoi il n'invitait pas François Asselineau[95], finit par recevoir ce dernier dans l'émission On n'est pas couché, en septembre 2014 : sur Le Plus - L'Obs, on s'interroge à cette occasion sur la pertinence de donner la parole à « ce genre d’individu complotiste[20] » et Roland Jaccard juge que l'invitation d'Asselineau avait principalement pour but de le jeter en pâture aux chroniqueurs de l'émission et de ringardiser les idées anti-européennes[78].

Les échanges sur Twitter lors de la campagne du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne montrent que les médias russes Sputnik et RT « s’affirment comme une source première d’information pour les militants du « FN » et de l’UPR de François Asselineau », leur ligne éditoriale étant « perçue comme une alternative aux médias traditionnels souvent décriés par ces mêmes militants »[96]. L'UPR est régulièrement invitée dans les médias internet dits « de réinformation », dont elle a compté plusieurs figures dans ses rangs telles que Jean Robin, Patrick D'Hondt, dit Tepa (fondateur du site Meta TV, proche de Dieudonné[27]), Raphaël Berland (fondateur du Cercle des volontaires) et Jonathan Moadab (de l’Agence Info Libre)[97],[98].

Cybermilitantisme

Asselineau et ses équipes sont très investis dans le militantisme sur Internet[99] : l'UPR affirme s'être développé « exclusivement en ligne »[29] et mise en premier lieu sur le net pour se faire connaître[100],[65]. Rudy Reichstadt qualifie l'UPR de « véritable phénomène sur Internet » et note qu'il est « difficile de passer à côté lorsqu’on s’intéresse à la mouvance complotiste[99] ». D'après François Asselineau, le site de l'UPR s'est « hissé au tout premier rang des sites politiques français pendant les européennes » en 2014[27]. Lors de la campagne pour ces élections, il est le 5e candidat français le plus influent sur Twitter en considérant les retweets[101]. Arrêt sur images souligne en 2014 que le compte Twitter de François Asselineau « n'est pas particulièrement suivi, par rapport à d'autres politiques : 8 200 followers », ce que l'intéressé explique par le fait d'avoir « rejoint Twitter tardivement » ; il ajoute que la page Facebook de l'UPR compte 30 000 fans, soit un « nombre élevé » selon lui[27]. Le nombre d'abonnés sur Facebook atteint 91 000 fin 2017, contre 467 000 pour le Front national ou 215 000 pour La République en marche[38] Lors de la campagne du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, il « se distingue comme la personnalité politique la plus active [sur Twitter en France] avec 16 messages concernant le Brexit »[96]. D'après Rudy Reichstadt, « le site de son parti est le site de parti politique le plus consulté et c’est aussi dans la complosphère le deuxième ou troisième site le plus consulté. C’est aussi un site de parti politique mais il y a régulièrement des informations complotistes »[75].

En 2012, l'UPR crée une fonction de « responsable national au cybermilitantisme », dont la mission est de développer et de coordonner le travail des équipes menant des « actions cybermilitantes » sur le Web[102] ; elle est dotée en 2014 d'une centaine de personnes, d'après son responsable[56]. François Asselineau affirme ne pas avoir « d'armée de l'ombre »[82], mais reconnaît que lui ou ses équipes ont eu l'occasion de donner des consignes aux militants en matière de cybermilitantisme[103]. Le colonel Régis Chamagne, ancien cadre de l'UPR, indique que « s'il se développe surtout de façon virale, le cybermilitantisme de l'UPR est parfois impulsé par le haut »[82]. 20 minutes relève des consignes données par le parti en matière de cybermilitantisme sur son site internet et sur Facebook[92].

François Asselineau diffuse également sur YouTube « des enregistrements de ses conférences-fleuves »[90] qui « ont été visionnées près de deux millions de fois » en 2014[29]. D'après Arrêt sur images, ses vidéos ont été, en 2014, « vues en moyenne entre 10 000 et 150 000 fois (un score pas extraordinaire au regard du succès que peuvent remporter certaines vidéos virales) »[27]. Fin 2016, la chaîne YouTube de l'UPR est la deuxième chaîne politique de France en nombre d'abonnés (près de 25 000), loin derrière celle de Jean-Luc Mélenchon (plus de 122 000). En revanche, en nombre de vues, la chaîne de l'UPR arrive derrière celle du Front national et derrière celle de Jean-Luc Mélenchon, mais devant celle de Marion Maréchal-Le Pen[104]. Durant la campagne présidentielle de 2017, une étude de l’association Data for Good estime que « l’algorithme de recommandation de YouTube, qui suggère les vidéos à regarder, présente un biais net en faveur de Mélenchon, Le Pen et Asselineau », ce dernier figurant dans 15,8 % des vidéos suggérées qui comportent le nom d’un candidat dans leur titre[105]. En 2019, l'UPR compte plus de 112 000 abonnés, contre 44 000 pour La France insoumise et 24 000 abonnés pour La République en marche[45]. La même année, en amont des élections européennes, le parti crée sa propre chaîne de télévision, UPR TV[2].

Pour Slate, François Asselineau est « le premier vrai candidat YouTubeur », sa chaîne totalisant en 2017 11,4 millions de vues, soit « bien plus que tous les autres candidats, à l'exception de Jean-Luc Mélenchon », en bonne partie grâce à ses « vidéos plus anciennes : si l'on observe ses contenus les plus populaires, notamment des conférences de plusieurs heures, on remarque que les titres et les miniatures de présentation sont souvent très accrocheurs, et le propos fait écho à une sphère de YouTube qui diffuse des thèses « complotistes », thématique extrêmement populaire et favorisée par les algorithmes »[106]. D'après Rudy Reichstadt, ses vidéos diffusées sur YouTube « sont véritablement la clé de son succès : elles ont fait sa notoriété et lui ont permis d’élargir sa base d’adhérents dans des proportions inespérées. Pour quelle raison ? Parce qu’Asselineau, que l’on adhère ou non à ce qu’il dit, raconte une histoire, réintroduit du sens, délaisse la politique technocratique pour parler de l’histoire de France, de la démocratie, de géopolitique, sur un mode toujours très dramatisant »[107]. Gaël Brustier considère que « les meetings-conférences de [François Asselineau], dans le contexte de décomposition idéologique qui caractérise notre époque, donnent une explication globale de la situation de la France, une vision du monde simple, voire simpliste des enjeux actuels, laissant parfois la place à une tentation « complotiste »[5].

D'après Le Huffington Post, les membres de l'UPR viennent « troller » les pages de leurs adversaires politiques[108]. En avril 2017, le journal Contrepoints relate les « méthodes douteuses » d’un militant qui tente de transformer une page humoristique existante et sur un sujet sans rapport avec son candidat en une page à la gloire de ce dernier[109].

Autres formes de militantisme

En 2013, l'UPR lance une pétition contre le projet de loi relative à l'enseignement supérieur et à la recherche qui élargit les possibilités d’enseigner dans des langues étrangères dans le supérieur. Le parti revendique environ 10 000 signataires[110],[111].

Après les élections européennes de 2014[112], l'UPR mène une importante campagne d'affichage à travers la France pour se faire connaître[113]. En mars 2017, Le Parisien comptabilise près de 200 000 affiches collées par le parti, « dans les grandes villes comme en zone rurale »[114]. L'Obs présente l'UPR comme « le premier parti de France en matière d’affichage sauvage »[115]. La Croix indique que « cette campagne d’affichage hors norme serait le fruit de la mobilisation des militants au sein des délégations régionales. À leur image, les adhérents auraient spontanément saisi perches et seaux pour faire entendre leur voix[112]. »

Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2017, François Asselineau obtient « à la surprise générale » les 500 parrainages nécessaires pour valider sa candidature[116], ce qu'il doit à un « réseau de militants surmotivés »[117] qui est parti très tôt en campagne, allant de préférence vers les maires sans étiquette politique des petites communes[118]. François Asselineau déclare qu'il a rencontré lui-même 108 maires et que ses 200 démarcheurs en ont vus des milliers[119]. Plusieurs maires indiquent que des militants de l'UPR sont venus plusieurs fois à leur rencontre, ce qu'ils n'ont pas observé pour d'autres partis[120],[121]. Selon Le Dauphiné, les militants de l'UPR sont « d’un prosélytisme à écœurer une armada de témoins de Jéhovah »[122]. La motivation des militants a joué en leur faveur et certains maires ont accordé leur parrainage même lorsqu'ils n'étaient pas favorables à une sortie de l'Union européenne, n'avaient pas l'intention de voter pour François Asselineau ou pensaient qu'il n'avait aucune chance d'être élu[123],[118].

En janvier 2018, l'UPR appelle le gouvernement à engager des poursuites contre Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, et Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, que le parti accuse d’ « actes séditieux » et « inconstitutionnels » en raison de l'absence du drapeau français dans le bureau du premier et du discours en langue corse du second lors de la séance inaugurale de la collectivité unique de Corse ; l'UPR annonce aussi avoir engagé des poursuites contre les élus de La République en marche ! qui ont entonné le Dio vi salvi Regina à l’intérieur de l’institution[124].

Fin 2018, François Asselineau affiche d'abord son scepticisme à l'égard du mouvement des Gilets jaunes, qu'il juge « inoffensif » et « sans lendemain »[125]. Il appelle ensuite les Gilets jaunes à solliciter les députés pour lancer la procédure de destitution d'Emmanuel Macron prévue par l'article 68 de la Constitution, à l'aide d'une lettre type diffusée sur le site de l'UPR[126]. Franck Marlin (LR) est à la fin décembre le seul parlementaire à répondre favorablement[127]. Rudy Reichstadt évoque « une proposition fantaisiste » et estime qu'« on peut légitimement douter que l'ancien haut fonctionnaire qu'est François Asselineau n'en ait pas parfaitement conscience »[128]. Début 2019, France Inter et France Info relèvent la popularité grandissante de François Asselineau au sein des Gilets jaunes[129],[130].

Participations à des scrutins électoraux

En 2011, François Asselineau rejette la participation de l'UPR aux scrutins locaux, ce qui reviendrait selon lui à « participer à un système que nous rejetons en bloc »[131].

Lors des élections municipales de 2008, François Asselineau tente sans succès de présenter une liste dans le 17e arrondissement de Paris[132]. Le , lors du congrès national de l'UPR à Nogent-sur-Marne, François Asselineau annonce sa candidature à l'élection présidentielle française de 2012[64]. Il ne parvient cependant pas à obtenir les parrainages nécessaires (Le Monde indique qu'il a reçu 18 signatures[33]).

En 2013, il se présente à la législative partielle de la troisième circonscription de Lot-et-Garonne[30]. Lors de ce scrutin, qui est le premier auquel concourt l'UPR, les partisans de François Asselineau se montrent très présents sur le terrain et diffusent leurs tracts dans toute la circonscription[99]. Il obtient finalement 0,58 % des suffrages exprimés (189 voix, douzième position sur dix-sept candidats)[27],[133]. Jérôme Schrepf, journaliste de La Dépêche du Midi, estime qu' « il était clairement là pour se faire connaître et était très déconnecté des problèmes locaux. Mais il était entouré de gens de bon niveau, comme un ancien pilote de l'armée de l'air »[90]. Il reçoit le soutien de Nicolas Dupont-Aignan, leader de Debout la République[90].

Lors des élections européennes de 2014, le parti recueille 0,41 % des suffrages sur le plan national (76 907 voix)[134]. Marianne remarque que l'UPR « a dû consacrer une bonne partie de son budget de campagne pour les élections européennes (381 000 euros) à s’opposer au FN »[56]. Jean-Yves Le Gallou prend en exemple le score de l'UPR pour souligner les limites électorales du « souverainisme pur et dur » qui fait « de la sortie de l’euro l’alpha et l’oméga de la politique »[135].

Dans le cadre des élections départementales de 2015, l'UPR présente des candidats dans 14 cantons. Le score maximum obtenu est de 3,22 %[136].

Lors des élections régionales de 2015, l'UPR présente un peu moins de 2 000 candidats[134], ce que Slate qualifie de « performance étonnante pour cette formation politique sans élu, ni financement public »[137]. L'UPR propose « l’organisation de référendums sur les grands sujets régionaux, comme les Jeux olympiques en Île-de-France ou Notre-Dame-des-Landes dans les Pays de la Loire », « l'institution de référendums d’initiative populaire au niveau régional », la rénovation des lycées et l'amélioration des transports en commun[137]. Sur le plan national, l'UPR recueille 0,87 % des suffrages exprimés (189 330 voix)[138].

En 2018, Laurent de Boissieu observe que l'UPR « appartient à la douzaine de forces politiques qui concourent systématiquement aux élections, autrement dit ayant une existence réelle et continue », tout en obtenant des « scores marginaux » à chacune d'entre elles[139].

Élections européennes de 2014

Lors des élections européennes, le parti obtient son meilleur résultat en outre-mer avec 0,98 % des suffrages et son plus mauvais dans le Sud-Ouest avec 0,27% des voix[140]. La moyenne nationale est à 0,41%[141]. Le parti consacre une bonne partie de son budget de cette campagne (381 000 euros) à s’opposer au FN[140].

Élection présidentielle de 2017

 
Logo de candidature.
 
Un mur parisien couvert d'affiches de François Asselineau (mars 2017).

S'étant déclaré candidat à l'élection présidentielle de 2017[90],[142], François Asselineau obtient 587 parrainages[143], ce qui lui permet de faire figure de « candidat surprise »[116],[144]. Il est alors crédité de 0,5 à 1,5 % des voix dans les sondages[145],[146].

Le 23 avril, François Asselineau recueille 332 547 voix, soit 0,92 %, et se classe en neuvième position sur onze[147]. Suite à la proclamation des résultats, Le Huffington Post considère que François Asselineau a subi un « camouflet pour celui qui promettait "une surprise" pour la présidentielle »[148].

Élections législatives de 2017

L’UPR présente des candidats dans 570 des 577 circonscriptions[149][153], selon le ministère de l'Intérieur[154].

Au niveau national, l'UPR, réalise 0,67 % des suffrages et ne parvient pas à obtenir le financement public, dépassant les 1 % des suffrages dans 37 circonscriptions sur les 50 requises[155],[156]. Pour expliquer ce résultat jugé décevant, François Asselineau dénonce une « véritable conspiration du silence » qui durerait « depuis dix ans ». Conspiracy Watch nuance cette affirmation en soulignant que l'UPR n'est pas particulièrement « mal traitée », car « la grande majorité des 338 partis politiques actifs dénombrés à ce jour en France n’ont pas [...] bénéficié d’une publicité particulière de la part des « grands médias » au moment de leur création » et « des partis aussi confidentiels ou insolites que le Parti animaliste, La France qui ose (le mouvement de Rama Yade) ou encore l’Alliance écologiste indépendante ont réussi, eux, à faire plus de 1 % dans au moins 50 circonscriptions »[157].

Élections européennes de 2019

L'UPR présente une liste, intitulée « Ensemble pour le Frexit », aux élections européennes de 2019. La liste est conduite par François Asselineau[158]. Le militant politique Étienne Chouard apporte son soutien à la liste[159].

Cette liste recueille 1,17 % des voix exprimées, et en conséquence aucun siège au Parlement européen[160].

Élections municipales de 2020

Lors de son université d'automne 2019, l'UPR annonce que, pour la première fois de son histoire, elle va présenter des candidats à des élections municipales. Le parti axe son programme sur l’opposition à la fusion forcée de communes, à la fermeture des services publics en zones rurales ou encore à l’adoption du référendum d’initiative citoyenne (locale)[161]. L'UPR souhaite présenter des listes dans 44 villes de plus de 5 000 habitants, ainsi que des candidats sur des listes apolitiques dans des plus petites communes[162].

Détail des résultats électoraux

Élection présidentielle

Année Candidat Premier tour
Voix % Rang
2017 François Asselineau 332 547[163] 0,92 9e

Élections législatives

Année Premier tour Sièges Gouvernement
Voix % Rang
2017 148 783[164] 0,66
0 / 577
Opposition

Élections européennes

Année Voix % Sièges Rang Tête de liste
2014[165] 76 907 0,41
0 / 74
17e Circonscriptions interrégionales
2019[160] 265 469 1,17
0 / 79
13e François Asselineau

Élections régionales

Année Premier tour Conseillers Présidents
Voix % Rang
2015 189 330[166] 0,87
0 / 1 914
0 / 17

Élections départementales

Année Premier tour Conseillers Présidents
Voix % Rang
2015 2 605[167] 0,01[168]
0 / 4 108
0 / 100

Élections territoriales

Polynésie française

Année 1er tour Sièges Tête de liste
Voix % Rang
2018 1 441 1,15[169] 6e
0 / 57
Jérôme Gasior

Identité visuelle

Notes et références

Notes

  1. Le nombre d'adhérents revendiqués est affiché en temps réel sur le site du parti.
  2. À ne pas confondre avec l'ancien parti politique du même nom (Union populaire républicaine), fondé en 1919 et dissous en 1946
  3. Notamment en 2012 : Alain Benajam (Réseau Voltaire), Robert Ménard[85], Jacques Nikonoff[71], Slobodan Despot et le blogueur Étienne Chouard[36] ; en 2013 : John Laughland (en) (Institute of Democracy and Cooperation), Annie Lacroix-Riz (Pôle de renaissance communiste en France) et Jean Bricmont[86] ; en 2015 figurent Xavier Moreau, Pierre Lorrain (journaliste à Valeurs actuelles), Diana Johnstone et le conseiller politique de l'ambassade de Russie en France[86] ; en 2016 Brian Denny (syndicaliste britannique), Vincent Brousseau (ancien économiste à la BCE), Anthony Coughlan, Pierre Lévy (ancien syndicaliste), Nathan Smith (« Directeur Exécutif » du Parti pour l’indépendance du Texas), et l’Amiral (E.R.) Michel Debray (ancien président de la Fondation Charles-de-Gaulle); en 2017 Benjamin Masse-Stamberger, cofondateur du comité -souverainiste- Orwell et Philippe Pascot, ancien adjoint de Manuel Valls à Évry [87].

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Annexes

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Bibliographie

  • Nicolas Hénin, La France russe: Enquête sur les réseaux de Poutine, Fayard, , 324 p. (lire en ligne)

Liens externes