Ouvrir le menu principal

Revel (Haute-Garonne)

commune française du département de la Haute-Garonne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Revel.

Revel
Revel (Haute-Garonne)
La halle centrale (beffroi).
Blason de Revel
Blason
Revel (Haute-Garonne)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Revel
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Lauragais-Revel-Sorèzois
(siège)
Maire
Mandat
Etienne Thibault
2017-2020
Code postal 31250
Code commune 31451
Démographie
Gentilé Revélois
Population
municipale
9 567 hab. (2016 en augmentation de 2,3 % par rapport à 2011)
Densité 271 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 34″ nord, 2° 00′ 17″ est
Altitude Min. 179 m
Max. 381 m
Superficie 35,31 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte administrative de la Haute-Garonne
City locator 14.svg
Revel

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte topographique de la Haute-Garonne
City locator 14.svg
Revel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Revel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Revel
Liens
Site web www.mairie-revel.fr

Revel est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Revélois et les Revéloises.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Revel est située dans le Lauragais. Au pied et à l'extrémité ouest de la Montagne Noire, la commune est à environ 50 km du centre de Toulouse, 20 km de Castelnaudary, 45 km de Carcassonne, 26 km de Castres sur l'ancienne route nationale 622, et à la jonction de trois départements : le Tarn, l'Aude et la Haute-Garonne.

Communes limitrophesModifier

Revel est limitrophe de douze autres communes, dont cinq dans le département du Tarn et deux dans celui de l'Aude.

Villages, hameaux, écarts, lieux-ditsModifier

Revel compte :

  • 3 hameaux[2] : Couffinal, Dreulhe (ou Dreuilhe), Vaure.
  • de nombreux lieux-dits[2],[3] : l'Albarel, Beauséjour, les Bourrels, la Petite Poncé, le Pont-de-la-Mayre, les Pugets, les Ouillès, Saint-Ferréol (ou le lac de Saint-Ferréol), Saint-Pierre, les Trois-Coucuts, En Couyoulet, etc. (liste non exhaustive).

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 3 531 hectares ; son altitude varie de 179 à 381 mètres[4].

HydrographieModifier

La commune est traversée par le Sor, le Laudot, la Rigole de la plaine (canal d'alimentation du canal du Midi).

Une partie du lac de Saint-Ferréol se trouve sur le territoire de la commune.

Voies de communication et transportsModifier

Voies aériennesModifier

Les aéroports les plus proches de Revel sont :

Voies ferroviairesModifier

Les gares ferroviaires les plus proches sont :

Mise en service en 1865, la gare de Revel a fermé ses portes définitivement en 1985[5].

Voies routièresModifier

La commune est traversée par :

Transports en communModifier

La commune bénéficie de lignes de bus régulières, notamment vers Toulouse, Castres, Castelnaudary.

Les lignes 56 et 57 du réseau Arc-en-Ciel permettent de rejoindre Toulouse et les communes voisines. Les lignes 761 et 767 du réseau Tarn'bus permettent, elles, de rejoindre Castres et le département du Tarn. Enfin, la ligne 954 des Lignes intermodales d'Occitanie relie la commune à Castelnaudary.

ToponymieModifier

Le nom de la ville vient du mot latin "rebellis" qui signifie "celui qui se révolte, rebelle, indocile"[6].

HistoireModifier

Préhistoire et antiquitéModifier

La ville de Revel a été fondée relativement tard (1342), cependant la plaine et le site de Revel ont été occupés dès le néolithique.

Les Celtes sont apparus vers -300 et se sont mélangés aux Aquitains, Ligures et Ibères dans le pays. Les noms de Vauré (Vabero) et Dreuilhe (Druilla) sont les noms d'établissements gaulois.

La plaine de Revel voit apparaitre des domaines ruraux (villas) après la colonisation du pays par les Romains.

 
Vue sur la place centrale de Revel

Moyen-ÂgeModifier

Dès le VIe siècle, des regroupements urbains se forment sur le territoire.

Contrairement à beaucoup de ville, Revel n’est pas née d’un regroupement de population autour d’une villa gallo-romaine, d’un château ou d’un monastère.

La Bastide de Revel est fondée en 1342 par le roi Philippe VI de Valois sur la Via Tolosane sous le nom de La Bastide de Lavaur, sur les forêts de Vauré et Dreuilhe. Ce fut l'une des dernières bastides créées, la plupart d’entre elles ont vu le jour au XIIIe siècle. Cette bastide s’organise autour d’une place centrale où convergent les rues organisées en damier.

Le charte de fondation est rédigée par le sénéchal du Toulousain et de l’Albigeois. Elle est remise aux représentants de la bastide le 8 juin 1342. Elle comportait 89 articles qui décrivaient les privilèges accordés aux habitants de cette ville nouvelle.

Elle dispose, dès sa création, et ce pendant deux siècles, d'une franchise politique : le consulat. Cela fait, de par cette charte, le roi octroie le pouvoir de la ville à six consuls (des bourgeois), puis à quatre par la suite. Ils avaient un pouvoir politique et administratif très étendu.

Justice

En ce qui concerne la justice, le Bayle représentait le roi aux côtés des consuls. Il assistait au nom du roi aux procès et veillait à la perception des droits seigneuriaux.

D'après une lettre patente royale, en 1474, le Parlement de Toulouse s'est réfugié à Revel, à cause de la peste[7].

Défense

Revel fut créée pendant une période difficile : celle de la Guerre de Cent Ans (1337-1453). A cela s'ajoute l'épidémie de peste de 1348 qui décime la population de moitié.

L'article 22[8] de la charte de fondation de Revel permettant de mettre en place un système défensif pour la ville, une muraille fut rapidement érigée dès 1355. Les habitants de Revel craignaient l'arrivée des Anglais après les ravages causés par le Prince Édouard de Woodstock à Castelnaudary et Carcassonne.

Les remparts étaient autrefois découpés de quatre portes situées à l’extrémité de la rue Notre-Dame (porte Notre Dame en direction de Carcassonne), rue Marius Audouy (porte Saint-Antoine en direction de Toulouse), rue Victor Hugo (porte de Castres) et rue de Sorèze (porte de Sorèze). Aujourd'hui, le "tour de ville" (les grands boulevards qui font le tour de la bastide) remplace les remparts.

Vers 1416, les Anglais partent du territoire.

En 1462, sous le règne de Louis XI, la sécurité se rétablit et le prestige de Revel revient alors peu à peu.

Époque moderneModifier

Le premier blason de la ville est créé en 1497.

Revel devint alors un haut lieu de commerce du pastel, plante dont était extraite une teinture bleue qui fera la réputation de la région. Le Lauragais, pays de Cocagne tire son nom de la plante ("coques" ou "coquaignes" qui sont des petits pains de pastel).

Pendant les guerres de religion, il y aura de nombreux affrontements entre protestants et catholiques pour le gouvernement de la ville. L'église Notre-Dame-des-Grâces sera pillée en 1567, démolie en 1576 puis reconstruite au début du règne d'Henri IV. La ville devint au XVIe siècle une place forte des huguenots, qui fut démantelée en 1629, en conséquence de la paix d'Alès. En 1621, l'église est encore démolie. Elle est modestement reconstruite mais attendra 1736 pour une reconstruction plus digne. C'est d'ailleurs celle que nous connaissons aujourd'hui hormis quelques modifications, notamment pendant la Révolution et à la fin du XIXe siècle. Son clocher fut édifié de 1845 à 1850.

Après des années tragiques, le calme revint peu à peu.

À partir du XVIIIe siècle, sous Louis XVI, Revel s'embellit grâce à d'importants travaux publics :

  • construction du boulevard circulaire et plantation d'ormes sur les anciens fossés comblés en 1779 ;
  • réalisation d'une promenade plantée d'arbres, reliant la rue des Teinturiers au padouvenc Saint-Antoine (commencé en 1780, elle fut terminée en 1790 et appelée Promenade de la Liberté, aujourd'hui allée Charles de Gaulle) ;
  • construction de fontaines publiques rue du Taur et rue de Castres ;
  • ouverture de deux portes supplémentaires à Vaure et Dreuilhe ;
  • construction d'un hôpital terminé en 1815.

Le commerce prend de plus en plus d'ampleur et la ville devient chef-lieu de district en 1790 jusqu'en 1795.

Revel a été depuis sa fondation une terre de religion. Plusieurs communautés religieuses s'y trouvent :

Pierre Paul RiquetModifier

Au XVIIe siècle, la ville se retrouve criblée de dettes. Pierre Paul Riquet, banquier et homme d'affaires, prête une grosse somme d'argent à la ville. C'est ainsi qu'il se fait connaître. Il a le projet de se faire rejoindre l'océan et la Méditerranée par la construction d'un canal : le canal du Midi.

Connu sous le nom de Jean Fabre à Revel, il fait la connaissance de certains habitants de Revel qui connaissent bien le territoire. Pierre Camas, fontainier de la ville, lui donne l'idée d'aménager une réserve d'eau (aujourd'hui le lac de Saint-Ferréol) en se servant des eaux de la rigole de la montagne Noire, tout cela dans le but d'alimenter ce fameux canal.

Avec l'approbation du roi, les travaux débutent en 1667 et s’achèveront en 1680.

Politique et administrationModifier

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 5 000 et 9 999 au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[9].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune fait partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes du Lauragais-Revel-Sorèzois et du canton de Revel.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1929 avril 1935 Marius Audouy[11] SFIO Employé des Postes
mai 1935 décembre 1943 George Taussac    
janvier 1944 septembre 1944 Félix Carrade Délégation du gouvernement de Vichy Médecin
septembre 1944 1974 Roger Sudre SFIO puis PS Professeur de Lettres
Conseiller général
avril 1974 1989 Jean Ricalens PS Conseiller général, député suppléant de Maurice Andrieu (1973-1978)
mars 1989 Alain Chatillon UDI
rattaché au groupe LR
au Sénat
Chef d'entreprise
Sénateur depuis 2008
[12] En cours Étienne Thibault DVD Retraité de la Marine Nationale
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14]. En 2016, la commune comptait 9 567 habitants[Note 1], en augmentation de 2,3 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 7434 3335 0095 1905 4535 8245 7146 0445 933
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 0855 2815 5985 5395 6135 4775 5295 5665 393
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 4575 5535 5965 0425 1335 2415 3625 5085 466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
6 4116 8437 1647 4487 5207 9858 6489 2539 387
2016 - - - - - - - -
9 567--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[17] 1975[17] 1982[17] 1990[17] 1999[17] 2006[18] 2009[19] 2013[20]
Rang de la commune dans le département 6 9 12 16 17 17 17 18
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Service publicModifier

Gendarmerie, sapeurs-pompiers, perception, bureau de poste, pôle routier (ex-DDE)

EnseignementModifier

Services de petite enfanceModifier

La petite enfance est gérée par la Communauté de communes Lauragais Revel Sorézois depuis le 1er janvier 2006.

Le territoire de la Communauté de communes comprend quatre crèches qui assurent l’accueil collectif pour les moins de 3 ans pour une capacité d’accueil totale d'une centaine d'enfants.

ÉcolesModifier

La commune dispose d'un :

  • Enseignement public primaire avec :
    • l'école maternelle et élémentaire Roger Sudre,
    • l'école primaire de l'Orée de Vaure,
    • l'école primaire de Couffinal.
  • Enseignement public secondaire avec:
    • la cité scolaire Vincent-Auriol : enseignement général et technologique (filière STIDD) de la 6e à la terminale et enseignement supérieur (BTS et licences professionnelles liés au métiers du bois en relation avec le lycée de l'ameublement),
    • le lycée professionnel des Métiers d'Art du Bois et de l'Ameublement : enseignement professionnel à partir de la 3e préparatoire à l'enseignement professionnel, CAP (bac+2), BMA (bac+2), DNA (bac+2), DNAMDE (bac+3).
  • Enseignement privé avec l'école primaire et le collège La Providence,

SantéModifier

Le centre hospitalier de Revel offre une capacité totale de 266 lits et places répartis sur trois sites (le bâtiment hôpital, la résidence de l'Etoile et la résidence Jean-Joseph Roquefort). Cet hôpital public de proximité possède une maison de retraite et une unité d'accueil Alzheimer (pas de service d'urgence).

La résidence autonomie Jean Ricalens accueillent des personnes âgées ayant besoin d'une assistance médicale mais qui souhaitent conserver leur autonomie.

Revel possède également trois pharmacies, une quinzaine de médecins, deux Laboratoires d'analyses et un centre de radiologie.

SportsModifier

 
La piscine municipale de Revel

Infrastructures sportivesModifier

La commune de Revel possède diverses infrastructures sportives :

Clubs sportifsModifier

La commune possède plus de 200 associations dont une soixantaine de clubs sportifs. De nombreux sports sont représentés: aïki-goshindo, kin-jo, judo, karaté, muay thaï, danse classique et moderne, gymnastique rythmique et sportive, football, athlétisme, badminton, basket, boule lyonnaise, équitation, escalade, handball, sports mécaniques, randonnée, course à pied, rugby, natation, tennis, tennis de table, pétanque, volley-ball...

Revel est une ville résolument sportive. Elle a accueilli neuf étapes du Tour de France au cours des 50 dernières années. En 2016, la commune a été la ville arrivée de la 10e étape du Tour de France.

AérodromeModifier

Revel a organisé le premier meeting aérien de la Haute-Garonne le , dans un champ, à côté de la route de Sorèze. L'activité aéronautique débute en 1930 à la Montagne Noire et c'est en 1946 qu'est créé l'aéroclub de Revel qui se situe sur l'aérodrome de Vauré (et s'appelle aussi aérodrome de Revel - Montgey).

Revel dispose également de l'aérodrome de la Montagne Noire (LFMG) à proximité, ce dernier est situé sur la commune de Labécède-Lauragais dans l'Aude et de Vaudreuille en Haute-Garonne.

Aucun des deux aérodromes n'est ouvert à la circulation aérienne publique.

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

Services à l'emploiModifier

Entreprises et commercesModifier

Les distilleriesModifier

 
Piliers des garlandes, place Philippe VI de Valois à Revel
Get27

La crème de menthe est créée en 1796 par François Pons, distillateur à Revel.

En 1853, Jean et Pierre Get reprennent la distillerie. En 1858, elle devient "GET FRERES". Les deux frères améliorent au fils des ans la recette originale qui prend le nom de Pippermint (de l’anglais "pepper mint" qui signifie "menthe poivrée"). La boisson connaît un véritable succès.

En 1970, Pippermint change de nom. En référence à fondateur, Jean Get, et à sa teneur en alcool de l’époque (27°), il devient Get 27.

En 1991, l’entreprise GET quitte définitivement Revel pour s'installer dans une usine plus moderne dans les Bouches du Rhône. Ce déménagement intervient après un rachat de l’entreprise par le groupe Martini & Rossi.

Distillerie de la Montagne Noire

Créée dans la première moitié du XIXe siècle, la distillerie est dirigée par la famille Raissac à partir de 1881. Elle se spécialise ensuite dans la fabrication des crèmes de fleurs de menthe blanche et verte : le mantalo et le peppermint Raissac.

Distillerie Franc

En 1880, la famille Franc installe un magasin rue Marius Audouy à Revel. La maison Franc produit une boisson sans alcool à base de fruits et d’épices.

En 1996, l’entreprise ferme ses portes, dépassée par le succès des boissons gazéifiées de l’époque. C’est la fin des liquoristes à Revel.

Autres entreprisesModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La halle et le beffroiModifier

Datant du XIVe siècle, la halle centrale est l'une des plus grandes de France. Elle est composée de 79 poteaux de chêne et surmontée d’un beffroi de style néo-classique de 1834, symbole du pouvoir royal de la bastide. Historiquement, il était la maison des consuls, une prison, une salle des gardes et une tour de guet. L'ensemble est classé aux Monuments historiques depuis le 1er août 2006[22].

La halle couverte était destinée à des activités commerciales. Aujourd'hui encore, le marché de Revel rassemble de nombreux Révélois et touristes et fait partie des 100 plus beaux marchés de France.

 
Les garlandes au début du XXe siècle.

Les garlandesModifier

La place est entourée d’immeubles à galeries dits « garlandes » et de maisons de maître datant des XVIIe et XVIIIe siècles.

L’existence des galeries était prévue dans la charte de Revel et les propriétaires des maisons avaient le droit d’y installer des étals et des bancs dont ils pouvaient tirer revenus à condition de laisser un passage. Plusieurs de ces maisons ont été détruites au cours des âges par des incendies. Certaines ont conservé leur aspect d’antan et présentent d’élégants colombages.

A l’origine, les piliers qui les supportaient étaient en bois, la plupart ont été reconstruits en briques, en pierre ou simplement maçonnés.

En 1999, les garlandes ont subi d’importants travaux de rénovation. Les faux plafonds avaient été démolis, les plâtres et les charpentes grattés puis brossés pour retrouver des teintes d’autrefois et les restaurer. Ces travaux avaient été menés par deux entreprises artisanales spécialisées dans la restauration de peintures et le décor sous les regards avisés de de l’architecte en chef aux Bâtiments de France.

Le lac de Saint-FerréolModifier

 
Le lac de Saint-Ferréol

Le bassin de Saint-Ferréol fut pendant plus de 200 ans le plus grand barrage d’Europe.

Bâti par Pierre Paul Riquet en 1667, le lac de 67 hectares à la particularité d’être sur trois départements et quatre communes : Revel et Vaudreuille (Haute-Garonne), Sorèze (Tarn) et Les Brunels (Aude).

Le barrage est classé au titre des Monuments Historiques[23] depuis le 13 mars 1997.

L'église Notre-Dame-des-GrâcesModifier

D'aspect néo-byzantin, l'église Notre-Dame-des-Grâces a été construite au milieu du XIVe siècle sur son emplacement actuel

Pendant les guerres de religion, l'église fut pillée, remise en état, démolie et reconstruite au début du règne d'Henri IV. Abattue une nouvelle fois sous Louis XIII, elle fut modestement réédifiée et tiendra jusqu'en 1736. D'importants travaux d'agrandissement et de consolidation auront ensuite lieu aux XVIIIe et XIXe siècles.

L'orgue de tribune situé dans l'église est inscrit au titre des Monuments historiques pour le buffet à 5 tourelles[24], la partie instrumentale de l'orgue[25], la console, séparée et tournée face à la nef, comporte trois claviers manuels (grand orgue, 11 jeux ; positif, 3 jeux ; récit expressif, 8 jeux) et un pédalier droit à l'allemande (4 jeux)[26]. Il est l'œuvre de plusieurs facteurs d'orgue : François Chavant, Louis Chavant, Théodore Puget puis son fils Baptiste Puget en 1880.

 
Pont du Riat

Autres monumentsModifier


Équipements culturelsModifier

 
Vitrail Get 27 sur la façade du centre culturel

Le centre culturel GETModifier

Ancien lieu de fabrication de la liqueur Get27, le centre culturel accueille aujourd’hui plusieurs activités culturelles et associations dans plusieurs salles spécialement aménagées :

  • la médiathèque,
  • le cinéma Ciné-Get qui possède une salle (la salle Claude-Chabrol),
  • des salles accueillant la pratique d'associations diverses (cours de musique, danse, fitness, yoga, chant...).

Le musée du bois et de la marqueterieModifier

Reconnue comme la cité du meuble d'art à la fin du XIXe siècle, Revel doit sa notoriété grâce un ébéniste versaillais, Alexandre Monoury, qui s’y installe en 1888. Grâce à l’excellence de ses marqueteurs, ébénistes, ciseleurs, graveurs, laqueurs, ferronniers, tapissiers et autres décorateurs, la commune continue aujourd’hui de valoriser et de soutenir la transmission ce savoir-faire d’exception.

Situé au cœur de la ville, le musée du bois et de la marqueterie vous fera découvrir l’histoire des artisans locaux qui ont contribué à la renommée de la ville. Ce musée unique en France est situé dans la Maison du Sénéchal, une des plus anciennes demeures de Revel datée du XVIIe siècle. La collection du musée se compose de 900 pièces : meubles, outils, éléments de décor et objets d’art du XVIIIe au XXIe siècle.

Autres équipements culturelsModifier

  • la ludothèque municipale (prêt de jeux),
  • l’espace jeunes : il propose des activités, des projets et des séjours aux 11-17 ans grâce à une équipe d’animation, composée d’un coordinateur et de 6 animateurs diplômés,
  • la salle Claude Nougaro : nommée en hommage au chanteur et poète originaire du Sud-Ouest, la salle a été récemment rénovée et peut accueillir jusqu’à 1390 personnes.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Le marché de RevelModifier

Depuis plus de six cents ans, les fermiers vendent leur production chaque samedi matin. Le marché de Revel est classé parmi les 100 plus beaux marchés de France et fait la fierté des autochtones. Il représente une certaine activité économique, notamment grâce à son attrait touristique. En outre, il est à l'origine d'inspirations de nombreux artistes de tous lieux et de toutes époques.

FestivitésModifier

  • juillet : "Lire à la plage" proposée par la médiathèque municipale.
  • juillet: Festival Europa. Tous les deux ans, le festival met à l’honneur un pays d'Europe à travers concerts et activités culturelles. La Grèce, l'Allemagne et l'Irlande ont déjà été fêtés à Revel.
  • 14 juillet : feu d'artifice au beffroi.
  • début août : pyroféérie de Saint-Ferréol.
  • juillet / août: marchés des producteurs de pays et marchés de nuit à Saint-Ferréol...

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : D'azur à la lettre R capitale d'argent surmontée d'une couronne d'or.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Société académique d'architecture, Les Bastides du Lauragais et du pays de Foix : Carcassonne, Chalabre, Mazères, Mirepoix, Montgeard, Revel, Roquefixade, Saint-Félix-Lauragais, Villefranche-de-Lauragais, Diagram, Toulouse, 1991, 32 p.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b www.annuaire-mairie.fr Lieux-dits et hameaux de Revel.
  3. Google Maps Revel, Haute-Garonne, Midi-Pyrénées : plus d'adresses.
  4. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  5. « Histoires des chemins de fer à Revel »
  6. Félix Gaffiot, Dictionnaire Gaffiot latin-français,
  7. https://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA35
  8. « Histoire des remparts de Revel », sur Lauragais Patrimoine
  9. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  10. Liste des maires de Revel
  11. Marius Audouy
  12. Etienne Thibault élu maire de la ville
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  21. https://www.usinenouvelle.com/article/nutrition-et-sante-investit-11-millions-d-euros-dans-la-modernisation-de-son-unite-de-biscuits-a-revel.N659914
  22. Notice no PA00094435, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Notice no PA31000008, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Notice no PM31001476, base Palissy, ministère français de la Culture
  25. Notice no PM31001474, base Palissy, ministère français de la Culture
  26. Notice no PM31001475, base Palissy, ministère français de la Culture
  27. Notice no PA31000032, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « La fontaine des Trois Grâces »
  29. www.lauragais-patrimoine.fr