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Maxime Nicolle

militant social français

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Maxime Nicolle
Maxime Nicolle.jpg
Maxime Nicolle en 2019.
Biographie
Naissance
Pseudonyme
Fly RiderVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Maxime Nicolle est un activiste français faisant partie des principales figures du mouvement des Gilets jaunes, lancé en France en .

Sommaire

Biographie

Situation personnelle

Âgé de 31 ans en [1], Maxime Nicolle vit à Léhon (Dinan)[2], dans les Côtes-d'Armor, avec sa compagne et leur fille âgée de huit ans. Titulaire d'un CAP en maintenance aéronautique[3], il est sans emploi début 2019[2], alors qu'il exerçait habituellement la profession de chauffeur[3] via des missions intérimaires. Sur les réseaux sociaux il utilise le pseudonyme Fly Rider qu'il a choisi en référence à ses passions pour l'aéronautique et la pratique de la moto[2]. À l'âge de dix-huit ans, il s'engage dans l'armée, avant d'en être réformé pour motifs psychologiques[2].

En 2012, à la suite d'une dispute avec un proche de sa compagne de l'époque, il est condamné à huit mois de prison, dont trois mois fermes, pour menaces de mort, séquestration et violences[2],[3].

Mouvement des Gilets jaunes

Maxime Nicolle occupe un rôle important dans le lancement de la contestation via les vidéos qu'il diffuse sur les réseaux sociaux. Son groupe Facebook « Fly Rider Infos Blocage » réunissait plus de 174 000 abonnés au début décembre 2018[1]. Il échange régulièrement dans ses vidéos avec Éric Drouet et mène des actions coordonnées avec Priscillia Ludosky, deux autres figures du mouvement.

Le 26 novembre 2018, il fait partie des huit porte-paroles nommés pour représenter le mouvement des Gilets jaunes[1].

Orientation politique

À partir de 2015, Maxime Nicolle se présente comme sympathisant du Front national, mais affirme, après le début du mouvement des Gilets jaunes, avoir fait une erreur à ce sujet[4],[5]. Ne revendiquant alors aucun engagement partisan, il défend des positions radicalement antisystème[3].

En , il participe avec des Gilets jaunes à la marche pour Adama à Beaumont-sur-Oise, où il prend la parole en fin de manifestation pour déclarer à propos des violences policières en banlieue : « Je m’excuse, parce que depuis des années vous vivez des choses qu’on vit depuis huit mois. Pardon de ne pas avoir entendu[6]. »

Complotisme

Souvent présenté par des médias comme adhérant à des théories complotistes[3] et les relayant dans ses communications, Maxime Nicolle évoque notamment, le [7], la rumeur selon laquelle la signature du pacte de Marrakech par le président Emmanuel Macron reviendrait « à vendre la France à l'ONU et à accepter l'arrivée de 480 millions d'immigrés en Europe »[8]. Il s'en défend, déclarant : « Les complotistes, pour moi, ce sont des gens qui affabulent. Moi, ce que je dis a été vu et filmé[1] ». Mais il admet ne pas faire confiance « aux médias mainstream », et se fier « à ce que les gens disent » dans les groupes Facebook[3]. Pourtant, France Info analyse le « nombre conséquent de fausses informations ou de rumeurs invérifiables » que Maxime Nicolle relaye — l'infox sur le pacte de Marrakech étant considérée par France Info comme l'une des « plus fantaisistes qui circule avec persistance dans les groupes Facebook de Gilets jaunes »[9].

Dans une vidéo de décembre 2018, Maxime Nicolle affirme avoir consulté les documents d'un certain « Monsieur X » qui prouveraient l’existence d’un « lobby des lobbys » capable de déclencher « la guerre nucléaire »[10]. Le 6 décembre, il organise une réunion avec « Monsieur X » et quelques gilets jaunes, filmée en « Facebook live » de deux heures[11], et qui, selon Le Parisien, est « émaillée de multiples théories farfelues »[12]. La conférence est qualifiée par la presse d'« étrange »[13], « délirante »[14], « chaotique »[15], « étonnante »[11], « hallucinante »[12], « mauvaise blague »[15].

Dans une vidéo diffusée en , il s'en prend aux francs-maçons qu'il accuse de comploter, ajoutant qu'Emmanuel Macron serait un pion élevé à son poste par « les lobbies, et tous les petits copains qu'il a dans la franc-maçonnerie ». Ce discours est toutefois loin de recueillir l'assentiment d'une majorité de Gilets jaunes[16].

Le 24 mars 2019 il relaie dans une vidéo postée sur Facebook une rumeur selon laquelle des Roms tenteraient d’enlever des enfants, rumeur fausse puisque la police explique rapidement qu'aucun enlèvement n'a été signalé, mais qui déclenche néanmoins une poussée de violence contre des Roms « avec de véritables scènes de lynchage »[10].

Suites

Le , Maxime Nicolle déclare qu'il a « hâte de retourner à [s]a vie de simple citoyen »[3]. Le à l'acte XX des Gilets jaunes, il est verbalisé « pour participation à une manifestation interdite » à Rennes[17].

Lors des célébrations du , il est placé en garde à vue, avec Jérôme Rodrigues, pour « organisation d'une manifestation illicite » lors du début du défilé militaire, aux abords des Champs-Élysées[18].

Notes et références

  1. a b c et d Robin Verner, « Gilets jaunes : le profil controversé de Maxime Nicolle, alias « Fly Rider » », sur BFM TV, (consulté le 25 février 2019).
  2. a b c d et e Anne-Cécile Juillet et Hervé Chambonnière, « Maxime Nicolle. L'idole des jaunes », sur Le Télégramme, (consulté le 25 février 2019).
  3. a b c d e f et g Nicolas De Labareyre et Esther Paolini, « Maxime Nicolle : « J'ai hâte de retourner à ma vie de simple citoyen » », sur BFM TV, .
  4. Daniel Schneidermann, « Les Gilets jaunes, sas de délepénisation ? », sur Libération, (consulté en 2019).
  5. Stéphane Jourdain et Julien Baldacchino, « Les accointances de Maxime Nicolle avec le FN sur Facebook », sur France Inter, (consulté en 2019).
  6. Anna Mutelet, « Marche pour Adama Traoré : avec les gilets jaunes, «l’union fait la force» », sur liberation.fr, (consulté le 22 juillet 2019)
  7. Xavier Demagny, « La France va passer sous administration de l'ONU : la folle rumeur qui agite des « Gilets jaunes » », sur France Inter, .
  8. Raphaëlle Bacqué, « D'Éric Drouet à « Fly Rider », les mots d'ordre des figures des « Gilets jaunes » », sur Le Monde, .
  9. Vincent Matalon, « On a passé au crible les rumeurs relayées par « Fly Rider », la star des « Gilets jaunes » dont les vidéos cartonnent sur Facebook », sur France Info, .
  10. a et b Louis Morice, « Quand le « gilet jaune » Fly Rider relaie la rumeur sur les enlèvements d’enfants », L’Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 11 avril 2019).
  11. a et b « Magnat des affaires et guerre mondiale : qui est ce «Monsieur X» qui doit aider les gilets jaunes ? », sur Libération.fr, (consulté le 16 août 2019)
  12. a et b « Gilets jaunes : la conférence hallucinante de Philippe Argillier, le «Monsieur X» de Maxime Nicolle », sur leparisien.fr, (consulté le 16 août 2019)
  13. « L'étrange conférence de "Monsieur X" chez les gilets jaunes », sur LExpress.fr, (consulté le 16 août 2019)
  14. « La conférence délirante de Philippe Argillier, le "Monsieur X" qui prétend pouvoir aider les Gilets jaunes », sur LCI, (consulté le 16 août 2019)
  15. a et b « "Gilets jaunes" : comment l'arrivée d'un mystérieux "monsieur X" au sein du mouvement a tourné à la mauvaise blague », sur Franceinfo, (consulté le 16 août 2019)
  16. Cyril Simon, « Antimaçonnisme chez les Gilets jaunes : un discours virulent mais très minoritaire », sur Le Parisien, (consulté le 28 février 2019).
  17. « Le Gilet jaune Maxime Nicolle, alias Fly Rider, verbalisé à Rennes », sur Ouest-France, (consulté le 3 avril 2019).
  18. « Défilé du 14-Juillet : les "gilets jaunes" Maxime Nicolle, Jérôme Rodrigues et Eric Drouet relâchés après leurs gardes à vue », sur Franceinfo, (consulté le 14 juillet 2019)