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César et Rosalie

film sorti en 1972
César et Rosalie
Description de cette image, également commentée ci-après
Romy Schneider

Titre original César et Rosalie
Réalisation Claude Sautet
Scénario Jean-Loup Dabadie
Claude Sautet
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 110 minutes
Sortie 1972

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

César et Rosalie est un film français réalisé par Claude Sautet, sorti en 1972, sixième réalisation du cinéaste.

SynopsisModifier

À Paris, à Sète et dans le beau cadre de la plage de Noirmoutier, un « ménage à trois », avec César, un parvenu hâbleur mais généreux, David, un artiste effacé assez intellectuel qui se régale de la vulnérabilité de son confident, et une Rosalie bovarienne, partagée entre l'homme avec qui elle vit et son amour de jeunesse faisant irruption dans sa vie. Rosalie, César et David vont alors former un triangle amoureux comparable à Jules et Jim...

Résumé completModifier

Rosalie, une belle trentenaire, qui a eu un enfant avec un autre homme (un peintre célèbre prénommé Antoine), est mariée avec César, un ferrailleur d'origine modeste mais qui, grâce à son travail, a réussi à accéder à une certaine réussite sociale.

David, un homme qu'elle a connu autrefois, est revenu des États-Unis et Rosalie s'aperçoit qu'elle l'aime toujours ce qui ne l'empêche pas de toujours aimer César qui, dès qu'il se rend compte de la dérive de son épouse, fait tout pour garder celle qui'il aime et l'atelier de David, où celui-ci crée ses bandes dessinées, va être dévasté par le mari jaloux. Ce coup d'éclat ne change rien dans l'attitude des trois personnages : « César aime Rosalie, David aime Rosalie, Rosalie aime David et César ».

Puis soudainement, César décide d'abandonner. Il va chercher David pour lui faire part de sa décision mais une vraie amitié va naître entre les deux hommes, entraînant une certaine révolte de la part de Rosalie qui est partagée entre son envie de ne pas choisir entre les deux hommes et la déception grandissante d'être un objet qui ne résiste pas à l'amitié. Malgré ses tentatives pour faire cesser cette amitié qui l'insupporte, elle va devoir faire face à l'épreuve du temps qui va jouer contre eux. Rosalie part à Grenoble, César quitte son entreprise et David retourne aux États-Unis, mais tout n'est pas fini et les protagonistes de l'étrange trio vont finir par se retrouver à la fin du film[1],[2].

Fiche techniqueModifier

 
Yves Montand

DistributionModifier

Lieux de tournageModifier

De nombreux scènes du film ont été tourné dans le département de l'Isère (département ou a vécu, durant son enfance, le co-scénariste Jean-Loup Dabadie). La fin de film (la lettre de Romy Schneider) a été tourné dans un immeuble de la ville de Fontaine (située dans la banlieue de Grenoble), avec en arrière plan les contre-forts du Vercors[3].

D'autres scènes du films ont été tournées à Sète dans l'Hérault et dans l'île de Noirmoutier, ainsi qu'aux studios de Boulogne[4].

Autour du filmModifier

  • Le rôle de Rosalie, personnage féminin principal du film, devait être initialement tenu par Catherine Deneuve mais celle-ci n'était pas disponible car enceinte. Claude Sautet fit donc appel de nouveau à Romy Schneider, ce qui constitue leur troisième collaboration après Les Choses de la vie et Max et les ferrailleurs.
  • Pour César, Claude Sautet envisageait initialement de confier le rôle à l'acteur italien Vittorio Gassman. Mais ce dernier refusait de jouer le rôle d"un cocu[5]. Philippe Léotard est également pressenti pour incarner David.
  • Le personnage interprété par Sami Frey, David, est dessinateur de bandes dessinées et plusieurs scènes se déroulent dans son atelier et celui de ses collègues de travail. Les dessins que l'on peut apercevoir sur les murs ou les tables de travail, dont une caricature de Yves Montand/César en figure quasi mafieuse, ont été réalisés par Jean-Marc Laureau (alias Loro) et Claude Poppé, tous deux de l'équipe de l'hebdomadaire Pilote.
  • L'idée originale du scénario est venue lorsque Claude Sautet alors assistant, cherche pour les besoins d'un film une voiture chez un ferrailleur: « Le type se trouve être un « rustre assez beau, très bien sapé, le cigare au bec, l'œil rusé, avec une façon de s'exprimer aussi grossière que pittoresque ». Or une jeune femme élégante, très distinguée, accompagne le ferrailleur rouleur de mécaniques. Tout de suite, le contraste entre elle et lui s'était imposé à moi. Et je m'étais dit : Supposons que je tombe amoureux de cette femme, comment me débrouillerais-je en face d'un tel loustic ?» confiera Claude Sautet[5].

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier