Sami Frey

acteur français

Sami Frei, dit Sami Frey, est un acteur français, né le à Paris (France).

Sami Frey
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Biographie
Naissance
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

BiographieModifier

Né en 1937 à Paris, Sami Frei est le fils de Mendel Frei et Perla Wolf[1], Juifs polonais immigrés en France. Il a 2 ans quand son père meurt à l’âge de 27 ans en 1939 à Paris. Il a 4-5 ans, en 1942, lorsque sa mère est déportée à Auschwitz, dont elle ne va pas revenir. Sa langue maternelle est le yiddish[2].

Après l'arrestation de sa mère, Sami Frei vit avec une partie de sa famille sous une fausse identité à Saint-Avit-les-Guespières en Eure-et-Loir, dans la maison du gardien du château où es Allemands se sont installés. Il va à l'école dans le village voisin de Saint-Denis-les-Ponts[3],[4]. En 1944, lors d'une visite médicale, un médecin scolaire découvre que Sami Frei est Juif. Ses proches et lui se réfugient alors à Rodez[5].

Élève de René Simon, Sami Frey obtient dès 1960 un rôle clé dans La Vérité, film très attendu d'Henri-Georges Clouzot, avec Brigitte Bardot comme partenaire.

En 1966-1968, il participe à de nombreux spectacles mis en scène au théâtre Antoine par Claude Régy, et contribue à la révélation en France du théâtre anglais contemporain, Harold Pinter en tête.

Au cinéma, il est choisi par des auteurs tels que Georges Franju (Thérèse Desqueyroux, en 1962), Michel Deville (L'Appartement des filles, 1963), Godard (Bande à part, 1964), Pollet (Une balle au cœur, 1965), Klein (Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?, 1966), Rappeneau (Les Mariés de l'an II, 1971), Charles Belmont (L'Écume des jours, 1968, Rak, 1972), Sautet, qui lui confie l'un des trois rôles principaux de César et Rosalie (1972) aux côtés d'Yves Montand et Romy Schneider, Adam (M comme Mathieu, 1973), Duras (Jaune le soleil, 1972), Serreau (Pourquoi pas !, 1977), Miller (Mortelle Randonnée, 1983), Doillon (La Vie de famille, 1985), Rouffio (L'État de grâce, 1986), Drach (Sauve-toi, Lola, 1986), Sanders-Brahms (Laputa, 1987), Delvaux (L’Œuvre au noir, 1988), Margarethe von Trotta (L'Africana, 1990).

En 1974, Sami Frey réalise le making-of en noir et blanc de Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles de Chantal Akerman.

Vie privéeModifier

À la suite du film La Vérité en 1960, Sami Frey quitte sa compagne l'actrice Pascale Audret, sœur du chanteur Hugues Aufray, pour vivre un amour passionné avec sa partenaire Brigitte Bardot, mariée à l'époque à Jacques Charrier.

Il a été par la suite le compagnon de la comédienne Delphine Seyrig.

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

ThéâtreModifier

Textes et musiqueModifier

DistinctionsModifier

DécorationsModifier

RécompensesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Who's Who in France, dictionnaire biographique, 1992-1993, éditions Jacques Lafitte, 1992.
  2. Nathalie Cohen (écrivain), « Cinq questions à Bruno Halioua », présentation du livre de Bruno Halioua (médecin et historien) “Leur seconde guerre mondiale. De l'enfance cachée à la célébrité”, vidéo de 17 minutes, passage concernant Sami Frey à partir de 10 min 20 sec [vidéo], sur akadem.org/magazine, (consulté le ).
  3. Jean-Claude Galerne, La Forêt de Fréteval, au cœur du réseau Comète, , 233 p. (ISBN 978-2-36803-043-1, lire en ligne), p. 142.
  4. « Sous l'Occupation, en 1943, l'acteur Samy Frey s'était réfugié à Saint-Denis-les-Ponts où il allait à l'école », L'Écho républicain de la Beauce et du Perche,‎ .
  5. Brigitte Salino, « Théâtre : Sami Frey, passeur de ceux qui ne sont pas revenus des camps. L’acteur fait une lecture poignante d’”Un vivant qui passe”, de Claude Lanzmann, au théâtre de l’Atelier, à Paris »  , sur lemonde.fr, (consulté le ).
  6. Le Catalogue des affiches de théâtre de l'Association de la Régie Théâtrale

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