Rein Taaramäe

coureur cycliste estonien

Rein Taaramäe, né le à Tartu, est un coureur cycliste estonien membre de l'équipe Intermarché-Wanty Gobert Matériaux. Son palmarès comprend notamment deux étapes du Tour d'Espagne et une du Tour d'Italie. Il est aussi multiple champion d'Estonie de cyclisme sur route.

Rein Taaramäe
Image dans Infobox.
Rein Taaramäe lors du Critérium du Dauphiné 2012
Informations
Nom court
Рейн ТаарамяэVoir et modifier les données sur Wikidata
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (34 ans)
TartuVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Équipe actuelle
Équipes amateurs
2006-2007Roue d'or Saint-Amandoise
Équipes professionnelles
08.2007-12.2007Cofidis (stagiaire)
2008-2014Cofidis
2015Astana
2016Katusha
2017Katusha-Alpecin
01.2018-04.2019Direct Énergie
04.2019-2020Total Direct Énergie
2021-Intermarché-Wanty Gobert Matériaux
Principales victoires
7 championnats :
MaillotEstonia.PNG Champion d'Estonie du contre-la-montre 2009, 2011, 2012, 2019 et 2021
MaillotEstonia.PNG Champion d'Estonie sur route 2009 et 2013
3 étapes dans les grands tours
Tour d'Espagne (2 étapes)
Tour d'Italie (1 étape)

BiographieModifier

Débuts cyclistes et carrière chez les amateursModifier

En 2004, Rein Taaramäe est à 17 ans le plus jeune coureur classé au classement UCI[1] (1605e)[2]. Sélectionné en équipe nationale juniors en 2005, il se classe deuxième du Tour d'Istrie, troisième de la Course de la Paix juniors et participe aux championnats du monde juniors sur route durant lesquels il finit 11e du contre-la-montre et 90e de la course en ligne[3].

Rein Taaramäe arrive en France en 2006, au club de la Roue d'or saint-amandoise. Il y rejoint son ami et compatriote Kalle Kriit. Sa première saison dans ce club est marquée par ses victoires au Grand Prix de Vougy et au Grand Prix de Plouay, deux manches de la Coupe de France des clubs. Il prend la deuxième place du Grand Prix de Saint-Étienne Loire et se distingue lors du Tour du Pays Roannais. Il passe également son bac durant cette année. Convoité par plusieurs équipes professionnelles françaises, il s'engage avec Cofidis[1], qu'il rejoint en août 2007[4].

Carrière professionnelleModifier

2007-2014 : les années CofidisModifier

 
Rein Taaramäe, durant l'Eneco Tour 2008

Au cours de la saison 2008, et pour sa première année complète à ce niveau, il remporte deux étapes du Grand Prix du Portugal et le contre-la-montre du Tour de l'Avenir. Il est aussi sélectionné pour représenter son pays aux Jeux olympiques d'été de Pékin où il participe aux compétitions sur route, le contre-la-montre et la course en ligne. Il se classe seizième de la première épreuve et quarante-septième de la seconde[5].

Au printemps 2009, il termine deuxième de l'étape reine du Tour de Romandie, battu au sprint par le Tchèque Roman Kreuziger, vainqueur final de l'épreuve. Il s’adjuge également la troisième place du classement général de cette course. Il remporte aussi le classement de la montagne du Tour du Pays basque et deux titres de champion d'Estonie pendant cette période. En août, il enlève le Tour de l'Ain en gagnant la dernière étape. Il devance à cette occasion le coureur américain Christopher Horner ainsi que ses coéquipiers David Moncoutié et Damien Monier au classement général[6].

En mars 2010, il prend la septième place de Paris-Nice[7], puis la troisième du Tour de Catalogne. En juillet, il participe à son premier Tour de France. Il figure dans un groupe d'échappés lors de la deuxième étape mais abandonne lors de la treizième étape. Il se classe également neuvième du Trofeo Inca et dixième de la Route d'Occitanie au cours de cette saison.

En 2011, il prend la quatrième place de Paris-Nice et termine meilleur jeune de l'épreuve[8]. Quelques mois plus tard, il remporte ce qui constitue la plus belle victoire de sa jeune carrière, en s'adjugeant une étape du Tour d'Espagne, après avoir résisté dans le dernier col au retour du futur vainqueur du classement final Juan José Cobo[9].

En 2012, à la suite de Paris-Nice où, distancé au classement général, il prend la deuxième place de l'avant-dernière étape, Taaramäe apprend qu'il est victime d'une mononucléose. De retour pour le Tour de Castille-et-León, il y chute et se fracture un coude[10].

En 2013 il se classe troisième de l'épreuve française Cholet-Pays de Loire[11]. Il redevient également champion d'Estonie sur route quatre ans après son dernier titre.

En 2014 il remporte l'étape reine du Tour de Turquie au sommet d'Elmali mais termine seulement 88e du Tour de France. Le , l’équipe Cofidis annonce qu'elle se sépare de Rein Taaramäe à la fin de la saison[12],[13]. En septembre, il s'adjuge la victoire lors de la vingt-neuvième édition du Tour du Doubs et devance à cette occasion les Français Angélo Tulik, Pierre-Luc Périchon et Thibaut Pinot.

2015-2017 : les années World Tour avec Astana et Katusha-AlpecinModifier

 
R Taaramäe au Tour d'Italie 2016

En 2015, Taaramäe rejoint la formation Astana avec laquelle il signe un contrat d'un an. Il gagne le Tour de Murcie et s'illustre sur les routes du Tour de l'Algarve au début de saison. Choisi par ses dirigeants pour épauler le coureur italien Vincenzo Nibali sur le Tour de France il doit abandonner l'épreuve lors de la onzième étape. Au mois d'août il remporte la 37e édition du Tour de Burgos (et le contre-la-montre par équipe de cette course)[14] ainsi que l'Arctic Race of Norway. En septembre, il représente son pays aux championnats du monde de cyclisme sur route à Richmond, aux États-Unis[15]. S'il ne s'adjuge que la vingt neuvième place du contre-la-montre, il parvient, par contre, à se hisser à une jolie quatorzième place lors de la course en ligne à trois secondes du vainqueur Peter Sagan.

Il change d'équipe en 2016 et s'engage avec la formation russe Katusha[16]. Il participe au Tour d'Italie pour la première fois de sa carrière et se classe vingt-neuvième de cette course après avoir remporté la vingtième étape. Quelques semaines plus tard il s'adjuge le classement général et la deuxième étape du Tour de Slovénie. Au deuxième semestre, il est sélectionné en équipe d'Estonie pour participer aux championnats d'Europe de cyclisme sur route organisés à Plumelec dans le Morbihan. Il prend part à l'épreuve contre-la-montre où il termine dix-septième et à la course en ligne qu'il ne finit pas. Il est également au départ du Tour d'Espagne au mois d'aout mais doit abandonner dès la septième étape après avoir été heurté par une voiture[17].

Au mois de juin 2017 il se classe troisième de la course en ligne des championnats d'Estonie de cyclisme sur route derrière Gert Jõeäär et Alo Jakin[18]. Au deuxième semestre il termine neuvième du Tour du Guangxi (une épreuve inscrite au calendrier de l'UCI World Tour), onzième du Tour d’Autriche et douzième de la semi-classique italienne Milan-Turin. Il participe également au Tour d'Espagne pour la quatrième fois depuis ses débuts chez les professionnels.

2018-2020 : le retour en France chez Direct ÉnergieModifier

Durant l'été 2017 le coureur balte annonce qu'il change à nouveau de formation et qu'il s'engage avec l'équipe continentale professionnelle Direct Énergie pour la saison 2018[19]. Il décide d'axer sa saison sur le Tour de France en espérant y décrocher une victoire d'étape afin de rentrer dans la liste des cyclistes vainqueurs d'étapes sur les trois grands tours. Au premier semestre il s'adjuge la quatrième place du Tour d'Aragon ainsi que la troisième du Tour de l'Ain. En juillet, Il participe au Tour de France pour la septième fois. Il anime la dixième étape, première étape de montagne, qu’il termine à une belle troisième place. Cependant il ne parvient pas à récupérer rapidement et arrive hors-délai lors de la douzième étape courue dans les Alpes[20].

Il multiplie les places d'honneur sur les courses à étapes au premier semestre 2019. Il se classe notamment deuxième du Tour du Rwanda, troisième du Tour d'Aragon et du Tour de l'Ain. Il monte également sur la troisième marche du podium de la première édition du Mont Ventoux Dénivelé Challenges remportée par le coureur espagnol Jesús Herrada devant Romain Bardet. Au début de l'été, il s'adjuge un nouveau titre de champion d'Estonie du contre-la-montre[21] puis participe pour la huitième fois au Tour de France[22] qu'il termine à une anonyme soixante-sixième place.

La pandémie de Covid-19 qui sévit dans le monde et l’annulation des compétitions qui en découle ne lui permettent pas d'obtenir de résultats significatifs au premier semestre 2020. Il ne remporte que le classement du meilleur grimpeur du Tour du Rwanda au cours de cette période. Peu en forme pour son retour à la compétition au mois d'aout, il obtient une anecdotique cinquante-et-unième place lors de la deuxième édition du Mont Ventoux Dénivelé Challenges puis abandonne au Tour de l'Ain et au Critérium du Dauphiné. Il n'est pas retenu par ses directeurs sportifs pour participer au Tour de France contrairement aux deux années précédentes[23]. Il quitte la formation française à la fin de la saison pour rejoindre l'équipe belge Intermarché-Wanty Gobert[24].

Depuis 2021 : Intermarché-Wanty-Gobert MatériauxModifier

Discret en début de saison, il participe au Tour d'Italie pour la deuxième fois de sa carrière au mois de mai et termine cinquante-et-unième du classement général remporté par le grimpeur colombien Egan Bernal. En juin, il remporte un cinquième titre de champion d'Estonie du contre-la-montre et offre à cette occasion une première victoire lors d’un championnat national sur route à sa nouvelle formation[25]. Au cours de l'été, il se classe troisième du Sazka Tour puis s'aligne au départ du Tour d'Espagne. Il se distingue lors de la troisième étape de cette course. Membre de l'échappée du jour, il lâche un à un ses adversaires et s'adjuge une nouvelle victoire sur un grand tour. Il s'empare également du maillot rouge de leader du classement général[26]. Victime d’une chute, il cède sa tunique au Français Kenny Elissonde deux jours plus tard.

Palmarès sur routeModifier

Palmarès amateurModifier

Palmarès professionnelModifier

Résultats sur les grands toursModifier

Tour de FranceModifier

8 participations

Tour d'ItalieModifier

2 participations

Tour d'EspagneModifier

5 participations

Classements mondiauxModifier

Année 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Calendrier mondial UCI 49e[29] 45e[30]
UCI World Tour 201e[31] 135e[32]
UCI Europe Tour 968e[33] 310e[34] 369e[35] 100e[36] 65e[37] 179e[38] 21e[39] 258e[40]

Palmarès en cyclo-crossModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Rein à pleins poumons », sur cyclismag.com, (consulté le )
  2. [PDF] Classement UCI au 17 octobre 2004
  3. (en) « Junior World Championships - CM », sur cyclingnews.com (consulté le )
  4. « Cyclisme amateur : la tendance 2007 club par club », sur cyclismag.com, (consulté le )
  5. « Cyclisme sur route - Jeux Olympiques - 2008 », sur les-sports.info, (consulté le )
  6. « Cyclisme. Tour de l’Ain: Rein Taaramae fait coup double », sur ouest-france.fr, (consulté le )
  7. Initialement deuxième, Alejandro Valverde a été déclassé. « Copie archivée » (version du 26 avril 2014 sur l'Internet Archive)
  8. « Rein Taaramäe 4e de Paris-Nice », sur estonie-tallinn.com,
  9. « Rein Taaramae remporte une étape meurtrière », sur rts.ch, (consulté le )
  10. « Fracture du coude pour Rein Taaramae », sur cyclismactu.net,
  11. « Classement général Cholet-Pays-de-Loire 2013 », sur lequipe.fr (consulté le )
  12. Nicolas Gachet, « Anthony Turgis néo-pro chez Cofidis », sur directvelo.com, (consulté le )
  13. « Chainel arrive, Taaramäe s'en va », sur lequipe.fr, (consulté le )
  14. Olivier Chauvet, « Tour de Burgos: La der pour Moreno, le général pour Taaramae », sur Sports.fr, (consulté le )
  15. Will Jones, « Richmond picked to host World Road Cycling Champtionship », Richmond Times-Dispatch,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. Valentin Nunes, « Transfert - Taaramäe officiellement chez Katusha en 2016 », sur cyclismactu.net, (consulté le )
  17. François D'Hubert, « La Vuelta - Taaramäe abandonne, percuté par une voiture », sur cyclismactu.net, (consulté le )
  18. Jérémy Blais, « Championnat d’Estonie : Gert Joeäär retrouve un maillot tricolore », sur cyclingpro.net, (consulté le )
  19. Maxime Bouhier, « Jérôme Cousin et Rein Taaramäe chez Direct Energie », sur todaycyling.com, (consulté le )
  20. « Tour de France : Rein Taaramäe et Dmitriy Gruzdev hors délai », sur lequipe.fr, (consulté le )
  21. « Les champions nationaux du contre la montre », sur lequipe.fr, (consulté le )
  22. « Total Direct Énergie annonce ses cinq derniers coureurs pour le Tour », sur lequipe.fr, (consulté le )
  23. Valentin Pineau, « Cyclisme. Tour de France 2020 : Total Direct Energie a dévoilé le nom de ses huit coureurs engagés », sur ouest-france.fr, (consulté le )
  24. Nicolas Gauthier, « Transfert - Bardet, Van Avermaet, Froome... le point «Mercato» ! », sur cyclismactu.net, (consulté le )
  25. Antoine Barthélemy, « Rein Taaramae champion d’Estonie du contre-la-montre 2021 », sur todaycycling.com, (consulté le )
  26. J.-L. G, « Rein Taaramäe s'impose au sommet du Picon Blanco et fait coup double », sur lequipe.fr, (consulté le )
  27. Initialement 12e, il est reclassé 11e après le déclassement d'Alberto Contador en février 2012.
  28. « Tour de France (FRA/UWT) - 02 Jul-24 Jul 2011 - General classification: Passage du Gois - Paris », sur uci.infostradasports.com (consulté le )
  29. « Classement Mondial UCI 2009 », sur dataride.uci.ch, UCI, (consulté le )
  30. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2010 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le )
  31. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2015 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le )
  32. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2016 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le )
  33. « Classements Route UCI 2005-2006 », sur uci.html.infostradasports.com, UCI (consulté le )
  34. « Classements Route UCI 2006-2007 », sur uci.html.infostradasports.com, UCI (consulté le )
  35. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2010 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le )
  36. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2011 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le )
  37. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2012 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le )
  38. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2013 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le )
  39. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2014 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le )
  40. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2016 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le )

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :