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Michel Legrand

compositeur français
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Michel Legrand
Description de cette image, également commentée ci-après

Michel Legrand au festival de Cabourg en 2015.

Surnom Big Mike
Naissance (85 ans)
Paris 20e
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Compositeur
Arrangeur
Pianiste
Films notables Les Parapluies de Cherbourg
Les Demoiselles de Rochefort
L'Affaire Thomas Crown
Peau d'âne
Un été 42
Site internet www.michellegrandofficial.com

Michel Legrand est un musicien, compositeur, chanteur et arrangeur français, né le à Paris 20e, dans le quartier de Ménilmontant[1]. Sa carrière de compositeur pour le cinéma lui a valu de remporter trois Oscars.

Sommaire

BiographieModifier

Fils du compositeur Raymond Legrand (1908-1974) et de Marcelle Der Mikaëlian, la sœur du chef d'orchestre Jacques Hélian d'origine arménienne, Michel Legrand étudie le piano et l'écriture au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949, dans les classes de Lucette Descaves et Nadia Boulanger notamment. Tout comme sa sœur aînée Christiane Legrand, qui sera successivement membre de groupes de jazz vocal tels que les Blue Stars, les Double Six et les Swingle Singers, il se prend de passion pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie (avec qui il collaborera quelques années plus tard, écrivant en 1952 les arrangements pour l'orchestre à cordes qui accompagne le trompettiste dans ses concerts européens).

Arrangeur et jazzmanModifier

En 1951, alors qu'il n'a que 19 ans, il écrit des arrangements pour l'orchestre de son père, qui l'introduit dans l’univers de la chanson de variété, et commence une carrière d’accompagnateur et d'arrangeur pour Jacqueline François, Henri Salvador, Catherine Sauvage et Zizi Jeanmaire. Maurice Chevalier l'engage comme directeur musical.

En 1954, à la demande de la firme américaine Columbia et grâce à Jacques Canetti producteur musical chez Philips qui a passé un accord avec cette firme, il offre des relectures jazzy de rengaines françaises[2]. L'album I Love Paris est un énorme succès (8 millions d'exemplaires écoulés) ; la reconnaissance de Legrand se fait internationale. Influencé par Stan Kenton, il mène une brève carrière de jazzman comme leader : Holiday in Rome en 1955, Michel Legrand Plays Cole Porter[3] en 1957, Legrand in Rio en 1958. Pour Legrand Jazz, il enregistre à New York en 1958 avec Miles Davis, John Coltrane et Bill Evans, devenant l'un des premiers Européens à travailler avec les maîtres du jazz moderne.

En 1957, il est invité au Festival mondial de la jeunesse de Moscou[4].

En 1966, il a fait les arrangements de la chanson internationale C’est si bon d'Henri Betti et André Hornez pour l’album de Barbra Streisand Color Me Barbra. En 1948, son père Raymond Legrand avait dirigé l’orchestre pour l’enregistrement de cette chanson par les sœurs Étienne.

Certaines compositions de Michel Legrand, telles La valse des Lilas (en anglais : Once upon a summer time, Chet Baker, Bill Evans), la Chanson de Maxence (You must Believe in Spring) ou encore le thème principal de la bande originale du film Un été 42 (The summer knows), sont devenues des standards de Jazz.

Compositeur pour le cinémaModifier

 
Michel Legrand en 2008.

Le tournant des années 1960 et l'émergence de la Nouvelle Vague vont ancrer définitivement Michel Legrand dans le monde de la musique de film. Il travaille pour Agnès Varda (Cléo de 5 à 7 en 1962), Jean-Luc Godard (Une femme est une femme en 1961, Vivre sa vie en 1962 et Bande à part en 1964) et surtout Jacques Demy (Lola en 1961, Les Parapluies de Cherbourg en 1964, Les Demoiselles de Rochefort en 1967, Peau d'âne en 1970) avec qui il invente la comédie musicale à la française. Ainsi Les Parapluies de Cherbourg est un film chanté en continu où tous les dialogues sont inspirés par la musique, ce qui était novateur à l'époque.

En 1966, après avoir été nommé aux Oscars pour son travail sur Les Parapluies de Cherbourg, il décide d'aller tenter sa chance à Hollywood et s'installe à Los Angeles. Son amitié avec Quincy Jones et Henry Mancini l'aide grandement à se faire une place dans ce milieu hautement concurrentiel et lui permet de rencontrer les paroliers Alan et Marilyn Bergman. Il compose en 1968 la bande originale de L'Affaire Thomas Crown de Norman Jewison et particulièrement la chanson The Windmills of Your Mind (Les Moulins de mon cœur) pour laquelle lui sera décerné l'année suivante l'Oscar de la meilleure chanson originale.

Deux ans plus tard, il reçoit l'Oscar de la meilleure musique de film pour Un été 42 de Robert Mulligan (1971) dont la chanson-thème The Summer Knows par Barbra Streisand rencontre le succès. Entre 1971 et 1975, nommé vingt-sept fois aux Grammy Awards, il en remporte cinq. Il décroche un troisième Oscar pour Yentl de Barbra Streisand en 1983. La même année, il compose la bande sonore de Jamais plus jamais de Irvin Kershner, ultime James Bond avec Sean Connery dont la chanson-titre est écrite par Alan et Marilyn Bergman.

Il a composé à ce jour plus de deux cents musiques pour le cinéma et la télévision.

Pianiste accompagnateur et solisteModifier

Michel Legrand a enregistré avec différentes vedettes de la chanson dans des genres variés : Catherine Sauvage, Henri Salvador, Charles Aznavour, Zizi Jeanmaire, Frank Sinatra, Sarah Vaughan, Jack Jones, Tereza Kesovija, Ella Fitzgerald, Jessye Norman, Perry Como, Lena Horne, Kiri Te Kanawa, James Ingram, Johnny Mathis, Barbra Streisand, Frankie Laine, Nana Mouskouri, Raymond Devos, Stéphane Grappelli, Mireille Mathieu, Claude Nougaro, Mario Pelchat et plus récemment avec Natalie Dessay.

En tant que pianiste soliste il s'est produit avec de nombreux orchestres à travers le monde, notamment ceux de Saint-Pétersbourg, Vancouver, Montréal, Atlanta et Denver.

Vie privéeModifier

 
Michel Legrand en 2015 au festival du film de Cabourg, avec son épouse Macha Méril.

Michel Legrand a été marié à Christine Bouchard puis à Isabelle Rondon. Séparé de sa dernière compagne, la harpiste Catherine Michel, en 2013, il épouse, le 16 septembre 2014, à la mairie de Monaco la comédienne Macha Méril, avec laquelle il avait déjà eu une liaison quarante ans auparavant[5], liaison que Macha Méril a dit avoir été purement platonique[réf. nécessaire]. La cérémonie religieuse a lieu le lendemain à Monaco, lors d'une cérémonie orthodoxe[6].

Il est le père de Dominique Rageys (née en 1952), fondatrice avec son mari du rallye « Maroc Classic », d'Hervé Legrand (né en 1959), pianiste et compositeur, de Benjamin Legrand (né en 1962), chanteur, d'Eugénie Angot (née en 1970), cavalière de niveau international.

Il est le frère de la chanteuse Christiane Legrand, le demi-frère de l'écrivain Benjamin Legrand et du peintre Olivier Legrand. Il est aussi l'oncle de Victoria Legrand, chanteuse du groupe Beach House et du vidéaste Alistair Legrand (enfants d'Olivier Legrand).

HommagesModifier

Le 5 décembre 2007, la faculté de musique de l'Université de Montréal, au Québec, lui a décerné un doctorat honorifique visant à souligner le caractère exceptionnel de sa carrière.[réf. nécessaire]

À l'occasion de ses cinquante ans de carrière, début 2009, un hommage lui a été rendu à la Cinémathèque française à Paris, avec la projection de la plupart des films dont il a écrit la partition. Il a également donné pour l'occasion trois concerts salle Pleyel et accordé de multiples interviews à la radio et la télévision.

LivresModifier

En 2013, Michel Legrand coécrit avec Stéphane Lerouge, spécialiste de la musique au cinéma, sa première autobiographie, Rien n'est grave dans les aigus, où il évoque de manière libre et non chronologique, sa formation, ses rencontres, ses choix de parcours, son goût pour la musique au pluriel. Un second tome est prévu pour 2017[réf. nécessaire].

ŒuvresModifier

CinémaModifier

Années 1950Modifier

Années 1960Modifier

Années 1970Modifier

Années 1980Modifier

Années 1990Modifier

Années 2000Modifier

Années 2010Modifier

TélévisionModifier

OpéraModifier

DisquesModifier

En tant que musicienModifier

En tant qu'arrangeurModifier

En tant que chanteurModifier

  • Les Moulins de mon cœur
  • Avant le Jazz
  • La Valse des Lilas
  • Brûl' pas tes doigts
  • Quand ça balance
  • Paris Violon
  • Elle a... Elle a pas...
  • Les Enfants qui pleurent
  • Soleil à vendre
  • Comme elle est longue à mourir ma jeunesse
  • Pourquoi ?
  • Où vont les ballons ?
  • Les Grands Musiciens
  • Celui-là
  • Sérénade du XXe siècle
  • 1789
  • Besoin de rien
  • Les Grands Musiciens
  • Qui es-tu?
  • Trombones, Guitares et Cie
  • Et si demain (avec Nana Mouskouri)
  • Quand on s'aime (avec Nana Mouskouri)
  • La Partie de tennis
  • 1964
  • Oum le dauphin

DiversModifier

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

  • Fennecus
    • Meilleur partition de chansons originale ou adaptée pour Yentl (1983)
    • Chanson originale pour The Way He Makes Me Feel dans Yentl (1983)
  • Apex :
    • Musique originale (comédie) pour Best Friends (1982)
    • Chanson originale (drame) pour The Way He Makes Me Feel dans Yentl (1983)
    • Chanson riginale de trame/adaptation/compilation (drame) pour Yentl (1983)
  • ASCAP : Henry Mancini Award pour Le Passe-Muraille
  • Félix : Album de l'année - jazz interprétation (2009)

NominationsModifier

  • Drama Desk Award de la partition originale exceptionnelle (Outstanding Original Score) pour Amour (2002)

DécorationModifier

CitationModifier

« Je me souviens que Michel Legrand fit ses débuts sous le nom de Big Mike. »

— Georges Perec, Je me souviens

AnecdotesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Certaines sources indiquent que Michel Legrand serait né à Bécon les Bruyères, mais son acte naissance a été émis à Paris. cf. « Fiche de Michel Legrand », sur lesgensdicinema.com, (consulté le 4 juillet 2016). Ce résultat est également confirmé sur le site des archives de la ville de Paris.
  2. Michel Legrand, Rien n'est grave dans les aigus, Le Cherche Midi, , p. 67
  3. Son premier disque de jazz en grand orchestre.
  4. Charlotte Roux et Anne Kropotkine, « Jours de fête à Moscou : Le voyage des Français au festival mondial de la jeunesse en 1957 », France Culture, 19 avril 2011 (documentaire de 54 minutes).
  5. Frédéric Dugit, Éric Bureau, « Macha Méril annonce son mariage avec Michel Legrand ! », Le Parisien, 5 mars 2014.
  6. http://www.lefigaro.fr/cinema/2014/09/18/03002-20140918ARTFIG00071-macha-meril-et-michel-legrand-leur-mariage-religieux-a-monaco.php
  7. Romain Iriarte, « RTL fête les 50 ans de son top horaire », sur le site de TV Magazine,
  8. Décret du 31/12/2015

Liens externesModifier