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Sacha Distel

compositeur, chanteur et guitariste
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Sacha Distel
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Biographie
Naissance
Décès
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Formation
Activités
Guitariste, compositeur, chanteur, musicien de jazz, guitariste de jazz, acteur, artiste d'enregistrement, auteur-compositeur-interprèteVoir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Ray Ventura (oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Instrument
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Distinction
Discographie
Sacha Distel discography (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Alexandre Sacha Distel dit Sacha Distel, est un guitariste de jazz, compositeur et chanteur français d'origine franco-russe, né à Paris (13e arrondissement) le et mort au Rayol-Canadel-sur-Mer (Var) le .

BiographieModifier

Origines - Enfance - JeunesseModifier

D'origine juive russe par son père, Liyonia (Léonide) Distel (1894-1970) né à Odessa[1], Sacha Distel est aussi le neveu de Ray Ventura par sa mère, Andrée Ventura (1902-1965), également d'origine juive, une pianiste ancienne lauréate du Conservatoire[2].

Son père est arrivé en France en 1917, au moment de la Révolution russe, pour y rejoindre son frère qui y possédait une usine de produits chimiques. Il fait des études d'ingénieur chimiste pour travailler dans l'usine de son frère, mais celui-ci, en raison de difficultés financières part vivre au Mexique. Son père devient alors garagiste, puis commerçant en produits électro-ménager[3].

Ses parents travaillant tous les deux, il est mis au jardin d'enfants à l'âge de 3 ans, puis huit jours après, il entre en classe de 11ème[4].

Il apprend le piano très jeune. Bien qu'il l'admire, il ne voit alors jamais son célèbre oncle Ray Ventura, souvent parti en tournées, sauf lorsque celui-ci installe son orchestre à Paris. Sacha Distel intègre, le temps d'un dimanche après-midi, son orchestre, y jouant du saxophone miniature. Adorant chanter et en particulier imiter Maurice Chevalier, il participe à l'âge de 6 ans à un radio-crochet qu'il remporte[5].

Sous l'Occupation, la police française arrête sa mère le [6], non pas parce qu'elle est juive, mais pour des raisons politiques[7]. Emprisonnée à la prison du Cherche-Midi, elle ne sera d'ailleurs pas déportée. Lors de l'arrestation de sa mère, espérant pouvoir empêcher la police d'emmener sa mère (il a alors 9 ans), il se met à jouer du piano et à chanter[8]. Sur l'initiative de son père, il est confié à Fernande Chaboche à La Baconnière[9]. Il est caché comme treize autres enfants juifs par Constant Domaigné au collège de l'Immaculée-Conception de Laval[10] où il enregistré sous le nom d’Alexandre Ditel, afin d'éviter la curiosité des militaires allemands présents dans les locaux du collège. Il reste au collège jusqu'à la libération de Laval début août 1944[11] où un jour son père vient le chercher[12] et retrouve sa mère lors de la Libération de Paris[13].

Il entre au lycée Janson-de-Sailly, puis au lycée Claude-Bernard où il est un élève moyen[14].

Grâce à son oncle Ray Ventura, Sacha Distel s’intéresse progressivement au jazz. Il assiste aux diverses répétitions et enregistrements de l'orchestre de celui-ci : Les Collégiens. En 1947, lors du tournage du film Mademoiselle s'amuse, il demande à Henri Salvador, guitariste de cet orchestre, de lui donner des leçons de guitare, ayant deviné que c'était un puissant moyen de séduction féminine[15]. Il devient son élève[16] tout en jouant dans les Noise Makers[17], l'orchestre de son lycée du 16e arrondissement de Paris (lycée Claude-Bernard)[18], aux sonorités jazz Nouvelle-Orléans.

Ray Ventura, qui a eu vent de la chose, propose au jeune Sacha de venir à une soirée à l’Alhambra l’hiver de 1948. Dizzy Gillespie y joue avec son orchestre. Entouré par Bruno Coquatrix, Paul Misraki, et André Hornez, Sacha découvre le bebop. Dans la salle, c'est une bataille d'Hernani[6].

Débuts comme guitariste de jazzModifier

Dès le lendemain, il tente le tout pour le tout, en essayant de rallier les Noise Makers à sa nouvelle passion. Cette tentative scelle la fin de l’orchestre et donne naissance à deux groupes concurrents : les Irréductibles du New Orleans de Guy Wormser et les Aficionados du cool jazz et du be-bop menés par Sacha. C’est en rencontrant Hubert Damisch, un saxophoniste et un fan de cool jazz (devenu depuis un historien de l'art), que Sacha monte le groupe qui lui permet d’entrer dans la cour des grands. Avec l’aide de Jean-Marie Ingrand (bassiste), Mimi Perrin (pianiste) et Jean-Louis Viale (batterie), ils décrochent à la Nuit Du Jazz du Coliséum le prix du meilleur petit orchestre moderne[6] (Hubert et Sacha récoltant, quant à eux, des prix en tant que sax-ténor et guitariste). Le Café restaurant Sully d’Auteuil les engage pour jouer tous les samedis après-midi, Jean-Louis Durand lui propose de l’accompagner pour une tournée en Bretagne. C’est le début de la carrière de musicien de Sacha Distel qui commence alors, le Bac en poche, l’année d’après. Il a 19 ans lorsque Ray Ventura l'expédie à New York pour y apprendre l'anglais et le métier d'éditeur.

À son retour, il commence par être guitariste de jazz dans les boîtes de Saint-Germain-des-Prés, notamment le Caveau de la Huchette. En 1955, il enregistre avec Lionel Hampton l'album French New Sound et avec John Lewis, le pianiste du Modern Jazz Quartet, Afternoon in Paris[6],[note 1]. En 1956, Sacha Distel est considéré comme l'un des meilleurs guitaristes de jazz français[16]. Il joue avec Stéphane Grappelli, Roger Guérin, Maurice Vander, Michel Portal, et bien d'autres. Il accompagne Juliette Gréco, Sarah Vaughan et découvre Frank Sinatra.

Le chanteur et l'homme du show businessModifier

Scoubidou et autres succèsModifier

Ce travail d'accompagnateur de chanteurs l'encourage à se lancer lui-même dans la chanson. Le titre Scoubidou le lance définitivement en 1959[19]. Ce titre est au départ une pochade introduite dans un récital présenté au Casino d'Alger, en décembre 1958, avec un trio de jazz. Le refrain, « Des pommes, des poires et des scoubidous-bidous », inspiré du scat « shoo-bee-doo-be-doo »[20], devient rapidement populaire[21].

La Belle VieModifier

En 1961, une mélodie, Marina (La Belle Vie) qu'il compose à la demande de Roger Vadim pour l'un des sketches du film Les Sept Péchés capitaux rencontre un beau succès[note 2]. Les succès s'enchaînent : Personnalités en 1959, Mon Beau Chapeau en 1960[note 3], puis Quand on s'est connus, puis deux cha-chas bien dansants tels que Monsieur Cannibale et Scandale dans la famille, ainsi que L'Incendie à Rio, chanson humoristique sous forme de samba de carnaval[17].

ConsécrationModifier

Après une idylle de huit mois avec Brigitte Bardot, rencontrée à Saint Tropez, Sacha Distel épouse en 1963 la skieuse Francine Bréaud avec qui il aura deux fils, Laurent en 1964, et Julien en 1967[22].

Couronné en 1959 par le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros, il débute à l'écran dans le film Les Mordus de René Jolivet . Pendant le milieu des années 1960 et la période yé-yé en France, Sacha Distel se fait discret sur les scènes hexagonales et se construit avec succès une carrière internationale. Il est très apprécié dans les pays anglo-saxons. Il s'investit également comme animateur à la télévision française[23],[24]. À partir de 1963 (et jusqu'en 1971), il anime des émissions de variétés à la télévision, notamment les Sacha Show de Maritie et Gilbert Carpentier, émission qui avait notamment pour auteurs Serge Gainsbourg et Jean Yanne. Il produit et anime ensuite l'émission La Belle Vie sur TF1, de 1984 à 1985[22]. Durant la décennie 60, il change trois fois de maison de disques : Philips (1959-63), RCA (1963-66), Pathé-Marconi (1966-1974).

Dans les années 1970 et 1980, il connaît encore de beaux succès. Il signe pour la distribution chez Disques Carrère en 1975. Ses principaux tubes sont Vite chérie, vite, Toutes les mêmes, Y en a qui font ça, Pour une nuit avec toi, Toute la pluie tombe sur moi, Le Bateau blanc. Au Royaume-Uni, le titre Toute la pluie tombe sur moi (Raindrops keep falling on my head) atteint la 10e place des ventes[25]. Il rechante sur scène avec Ray Ventura Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux, dans les années 1970[26].

Le , au volant de sa Porsche 924 Carrera GT, il est victime d'un accident de la route, sur la RN 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne (commune de Tracy-sur-Loire, à proximité de Cosne-sur-Loire). Sa passagère, l'actrice Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé Châteauvallon, est grièvement blessée, et restera handicapée à vie. Sacha Distel, légèrement blessé à la tête, est condamné à un mois de prison avec sursis, pour blessures involontaires[27].

En , il présente en direct sur FR3, l'élection de Miss France 1989[28]

Reprise des succès de Ray VenturaModifier

Revenant à nouveau aux succès de Ray Ventura, Sacha Distel enregistre en 1993, à l'instar du Grand Orchestre du Splendid en 1977, un disque complet des reprises des chansons de son oncle, avec la participation d'Henri Salvador, Paul Misraki, Salvatore Adamo, Michel Fugain, Philippe Lavil, Guy Marchand, Francis Perrin, Claude Brasseur, Jean-Pierre Foucault, Michel Legrand, Gérard Holtz, Michel Drucker, Enrico Macias, Christian Morin, Popeck, Jean-Pierre Cassel, Darry Cowl, Jacques Martin, Carlos, Sim et Stéphane Grapelli[29]. Il sort deux albums, l'un en 1993 Sacha Distel et ses collégiens jouent Ray Ventura, l'autre Swinguer la vie (1995).

Il tient le rôle principal dans la comédie musicale Chicago à Londres en 2001. En 2003, il tente un autre retour dans la chanson française avec un double CD, En vers et contre vous, recueil de mélodies jazzy associant de nouvelles compositions et des reprises de standards[30]. Sans grand succès[24].

DécèsModifier

Sacha Distel meurt le , à 71 ans, des suites d'un cancer[24]. Il avait survécu précédemment à un cancer de la peau (mélanome) et un cancer de la glande thyroïde[31]. Il repose dans la crypte familiale de la propriété de ses beaux-parents au Rayol-Canadel.

Vie privéeModifier

Par son charme et son physique de play-boy, il a eu de très nombreuses aventures sentimentales, notamment avec Juliette Gréco, Jeanne Moreau, Brigitte Bardot, et Audrey Hepburn[32].

Hommages et référencesModifier

Sacha Distel et Henri Salvador sont les deux seuls chanteurs de variété française à figurer dans le Dictionnaire du Jazz[33], chacun ayant bien connu Ray Ventura, Sacha Distel étant son neveu et Henri Salvador chanteur à ses débuts dans son orchestre.

En a lieu au Palais des sports la première de Hit Parade, comédie musicale rendant hommage aux titres de Claude François, Dalida, Mike Brant et Sacha Distel.

Référence littéraireModifier

« Je me souviens de l'époque où Sacha Distel était guitariste de jazz. »

— Je me souviens, 43, Georges Perec

Discographie jazzModifier

Enregistrements :

  • Night in Tunisia (avec Jaspar, 1955)
  • Crazy Rhythm (avec Lionel Hampton, 1955)
  • Modern jazz au club St-Germain (avec Bobby Jaspar, 1955)
  • Bags' Groove (avec John Lewis, 1956)
  • Two Guitar Blues (avec Jean-Pierre Sasson, 1956)
  • Sacha Distel: Jazz d'aujourd'hui (avec Billy Byers, 1956)
  • Olympia Orgy
  • On serait des chats
  • Round about Midnight
  • N° 1 for Sacha
  • Thanks Bill
  • Avec ces yeux-là
  • A piece of pizza
  • Blues for Tiny
  • Bobby Jaspar & Sacha Distel quintette (1957)
  • Scotch Bop
  • Everything happens to me
  • Competition
  • Sacha, Bill et Bobby
  • No Sad Song for Sacha
  • Stop and Go
  • Hubert Fol & Sacha Distel Quintette : Jazz Boom (1954)
  • Half Nelson
  • I'll Remember April
  • Sacha Distel : Les 7 Péchés capitaux / L'orgueil (1961)
  • Marina
  • Blue waltz de l'orgueil
  • Sacha Distel: Back to jazz with Slide Hampton (1968)
  • Felicidade
  • The Good Life
  • The Girl from Ipanema
  • Francine
  • Bird
  • Living room
  • Who can tell me why?
  • Saki
  • My Own Blues (1983)
  • Jazz sur la Croisette (compilation avec Sacha Distel lors du Jazz festival de Cannes en 1958) - (INA Mémoire vive / Abeille Musique)

Quelques-unes de ses chansons à succèsModifier

  • Scoubidou (des pommes, des poires...) (1959)
  • Oh ! Quelle nuit
  • La Belle Vie (aussi connue sous le titre anglais The Good Life) (1963)
  • Ces mots stupides (1965) (en duo avec Joanna Shimkus)
  • Scandale dans la famille (1965)
  • La Petite Puce (mai 1966)
  • Les Perroquets (mai 1966)
  • L'Incendie à Rio (octobre 1966)
  • Rebecca et moi (octobre 1966)
  • Y en a qui font ça (octobre 1966)
  • Monsieur Cannibale (1966)
  • Elles sont futées (1966)
  • La pétanque (1969)
  • Toute la pluie tombe sur moi (1970)
  • Ma première guitare (1972)
  • Le Soleil de ma vie (en duo avec Brigitte Bardot) (1973)
  • La vieille dame (1974)
  • Pour une nuit avec toi (1975)
  • "Vite Chérie vite" (1975)
  • Toutes les mêmes (1976)
  • Le père de Sylvia (1977)
  • Le Bateau blanc (1981)

SinglesModifier

  • La Mer (1991)
  • Mesquita (1990)
  • Michael et Raïssa (1989)
  • Jazzy nostalgie (1988)
  • Desperado (1986)
  • Viva les bleus (1986)
  • Jack et Jo (1985)
  • Toi et moi ça ressemble à l'amour (1984)
  • Je t'appelle pour te dire je t’aime (1984)
  • Venise (1983)
  • Parce que je t'aime (1983)
  • Donne-moi la main encore (1982)
  • Ma femme (1982)
  • Toute griffes dehors (1982)
  • Tu es sur ma liste (1981)
  • Scoubidou (1981)
  • On n'est pas des grenouilles (1980)
  • Le Bateau blanc (1980)
  • On ne peut plus se cacher (1979)
  • Une fille beaucoup trop belle (1979)
  • Venus (1978)
  • Forever and Ever (1978)
  • Fou d'amour (1978)
  • La Porte d'en face (1977)
  • Pour une nuit avec toi (1976)
  • Toutes les mêmes (1976)
  • Babystar (1976)
  • Toi et mes vacances (1972)
  • C'est les vacances (1971)
  • Moi j'aime pas ça (1971)
  • Quand il y en a pour deux il y en a pour trois (1970)
  • La Souris et le Rat (1970)
  • Amour perdu (1970)
  • Ça marche (1969)
  • Fi...l...fi c'est fini (1969)
  • Les bateaux s'en vont si loin (1969)
  • La Pétanque (1969)
  • Roméo et Juliette (1968)
  • Allez donc vous faire bronzer (1968)
  • Quel calamidad el amor (1968)
  • Ces mots stupides (1967)
  • Les Moustaches (1967)
  • Sacha show (1966)
  • La Petite Puce (1966)
  • L'Incendie à Rio (1966)
  • Petit oiseau bleu (1965)
  • Chacun garde dans son cœur (1965)
  • Love (1965)
  • Scoubidou (1965)
  • Scandale dans la famille (1965)
  • La Chanson orientale (1964)
  • Je sais que je t'aime (1964)
  • Il tient le monde (1964)
  • C'est pas vrai (1963)
  • La la song (1963)
  • Nous irons à Deauville (1963)
  • Bossa nova (1962)
  • L'Orgueil (1962)
  • J'ai un rendez-vous (1962)
  • Loin de toi (1962)
  • Les Crocodiles (1962)
  • Caterina (1962)
  • Guitare et copains (1962)
  • Le Boogie du bébé (1961)
  • Madam' Madam' (1961)
  • Samedi soir (1961)
  • Personnalités (1959)
  • Succès (1960)
  • Mon beau chapeau (1960)
  • Les Mordus (1960)
  • Bye bye baby (1960)
  • Gigi (1959)
  • Sacha Distel à la guitare avec John Lewis (1959)
  • Garde ça pour toi (1959)
  • Scoubidou (1959)
  • Altitude 10.500 (1959)
  • Hommage à Django (1959)
  • Oui oui oui oui (1959)
  • Brigitte (1958)
  • Sacha Distel chante (1957)

FilmographieModifier

En plus de cinquante ans de carrière, quelques films et des dizaines de shows télévisés.

AutobiographieModifier

  • Sacha Distel, Les pendules à l'heure, Paris, Carrere, , 365 p. (OCLC 17711474)
  • Sacha Distel, Profession musicien, Éditions de la Martinière, , 334 p.. Livre inachevé par la mort de l'artiste mais publié avec une préface de la famille.
  • Francine Distel, L'amour n'est pas si simple, Jean Claude Lattes, , 232 p.. Complète la biographie de son mari inachevée par son décès.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le morceau est une référence au Japon. C'est devenu un standard
  2. Anglicisée en The Good Life (paroles de Jack Reardon), la mélodie Marina devient un standard de jazz, interprété par Tony Bennett
  3. Un des exemples de transfert du répertoire anglo-saxon vers le répertoire français : c'est une adaptation du traditionnel gospel When the Saints go Marchin'in

RéférencesModifier

  1. Archives de l'état civil de Paris (13e arrondissement), acte de naissance (copie intégrale).
  2. O'Connor 2004.
  3. "Les confidences de Sacha Distel", publiées dans le journal L'Écho républicain de la Beauce et du Perche du 2 août 1961
  4. "Les confidences de Sacha Distel", publiées dans le journal L'Écho républicain de la Beauce et du Perche du 2 août 1961 : "Mes premiers souvenirs d'enfance datent de l'école lorsque j'avais trois ans. C'est l'âge où je fus admis au "jardin d'enfants". Mes parents travaillaient, je ne pouvais pas rester à grandir en regardant les lustres qu'ils vendaient. Au bout de huit jours, j'ai été admis en onzième."
  5. "Les confidences de Sacha Distel", publiées dans le journal L'Écho républicain de la Beauce et du Perche du 2 août 1961 : "À l'époque, je ne voyais jamais mon oncle Raymond Ventura. Parce qu'il était en pleine réussite. Il était une grande vedette et par conséquent toujours en tournée... J'adorais chanter. Mon grand succès était dans le cercle de la famille : "Il pleurait, pleurait comme une Madeleine". C'était une chanson de Maurice Chevalier. J'avançais le menton comme il convient, je chipais le canotier de grand-père... Radio-crochet : Cela se passait en public, salle Washington, je crois. Cela m'amusait vraiment. J'ai fait le concours avec un sang froid admirable pour mes six ans et j'ai gagné !
  6. a b c et d Marmande 2004.
  7. "Les confidences de Sacha Distel", publiées dans le journal L'Écho républicain de la Beauce et du Perche du 2 août 1961 : "Un jour, il était sept heures du matin, on a sonné. je voyais depuis des mois mes parents tourmentés. Mon père a demandé : "Qui est là ?". J'ai entendu : "Ouvrez, police !". Et c'était en effet la police française du 16e arrondissement. Elle était venue arrêter ma mère pour raisons politiques"
  8. "Les confidences de Sacha Distel", publiées dans le journal L'Écho républicain de la Beauce et du Perche du 2 août 1961 : "Alors pensant que peut-être ils seraient contents d'entendre de la musique, que cela les ferait penser à autre chose et les empêcherait d'emmener maman, je me suis mis au piano et j'ai chanté, mais les policiers n'avaient pas d'oreille. Il n'y a rien eu à faire. Ils l'ont emmenée. Elle m'a embrassé en me demandant de ne pas pleurer."
  9. "Les confidences de Sacha Distel", publiées dans le journal L'Écho républicain de la Beauce et du Perche du 2 août 1961 : "Nous sommes restés pendant deux jours, papa et moi, dans l'appartement vide. Et puis il m'a fait comprendre que moi aussi je devais partir. En Provence. Chez des gens "sûrs" que je connaissais d'ailleurs : ils avaient travaillé au magasin pour mes parents."
  10. "Les confidences de Sacha Distel", publiées dans le journal L'Écho républicain de la Beauce et du Perche du 2 août 1961 : "Je suis arrivé à Laval. Bien sûr les gens qui m'accueillirent, "les amis sûrs", furent très gentils. Ils m'entourèrent. Mais je ne pouvais pas rester chez eux, la dame me conduisit au collège de L'immaculée Conception. Elle habitait à seize kilomètres dans la campagne et venait me voir régulièrement."
  11. Yagil 2010, p. 355.
  12. "Les confidences de Sacha Distel", publiées dans le journal L'Écho républicain de la Beauce et du Perche du 3 août 1961 : "Et puis ce fut le miracle. Deux longues, lentes, mortelles années s'étaient écoulées et ce fut comme le ciel bleu après l'orage, la Libération. Je vois mon père venant me retrouver, notre étreinte."
  13. "Les confidences de Sacha Distel", publiées dans le journal L'Écho républicain de la Beauce et du Perche du 3 août 1961 : "Tous deux serrés l'un contre l'autre (Sacha Distel et son père), guettant derrière la fenêtre l'arrivée de maman... Ce moment-là ! Du plus loin que nous l'avons aperçue... le choc que cela peut faire dans la poitrine !... Oui, c'était un miracle. Tout le monde s'en était sorti. Les deux ans de séparation furent oubliés, anéantis."
  14. "Les confidences de Sacha Distel", publiées dans le journal L'Écho républicain de la Beauce et du Perche du 3 août 1961 : "On me disait doué, mais - entre nous - je ne bûchais pas beaucoup et je devins le prototype de l'élève moyen sans plus, honnête, désireux de bien faire."
  15. "Les confidences de Sacha Distel", publiées dans le journal L'Écho républicain de la Beauce et du Perche du 3 août 1961 : "Je dois d'avoir découvert la guitare à Henri Salvador. A la fin de l'été 1947, Ray Ventura tournait "Mademoiselle s'amuse". J'étais encore en vacances et je traînais naturellement tous les jours sur le plateau. Mon oncle m'avait chargé d'une mission très importante : réveiller chaque matin Henri Salvador qui habitait précisément en face de chez nous, et l'emmener au studio... J'avais de l'argent de poche inemployé : il trouverait sa destination. Je m'achèterais une guitare ! Il me faut bien avouer que j'avais une arrière-pensée : Henri était un ravageur de cœurs. Ses succès féminins étaient nombreux..."Que veux-tu, petit, c'est ma guitare !" Je pensais que la guitare c'était un bon truc. Je demandai donc à Henri de me donner des leçons et nous en étions seulement à la quatrième lorsque le film se termina. Il ne me restait plus qu'à travailler seul."
  16. a et b Loupien 2004.
  17. a et b Lesprit 2004.
  18. François Gibault, Libera Me, tome 2, Gallimard, 2015.
  19. Lachat 2013.
  20. Calvet 2006.
  21. Mortaigne et Siclier 2004.
  22. a et b Le Nouvel Obs 2004.
  23. Fléouter 1966.
  24. a b et c Reins 2004.
  25. http://artisteschartsventes.blogspot.fr/2014/11/sacha-distel.html
  26. « Sacha Distel "Qu'est ce qu'on attend pour être heureux" », sur dailymotion.com
  27. Le Monde 1988.
  28. « Comment l’élection de Miss France est devenue un show », sur europe1.fr, 4 décembre 2016
  29. « Sacha DISTEL : découvrez son clip inédit réalisé par Télé Melody », sur melody.tv, 15 juillet 2014
  30. Libé 2004.
  31. Émission de télévision « Vivement Dimanche », 3 février 2013, Hommage à Sacha Distel
  32. Catherine Schwaab, nécrologie de Jeanne Moreau, Paris Match, semaine du 3 au 9 août 2017, p. 64-65.
  33. Carles, Clergeat et Comolli 1994.
  34. Allociné - [1]

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Classement par date de parution.

LivresModifier

ArticlesModifier

Liens externesModifier