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Martel (Lot)

commune française du département du Lot
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Martel.

Martel
Martel (Lot)
La place de la Halle et l'hôtel Fabri
Blason de Martel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Martel
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne[1]
Maire
Mandat
José Santamarta
2014-2020
Code postal 46600
Code commune 46185
Démographie
Gentilé Martelais, Martelaises
Population
municipale
1 599 hab. (2016 en diminution de 3,21 % par rapport à 2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 16″ nord, 1° 36′ 35″ est
Altitude 240 m
Min. 92 m
Max. 336 m
Superficie 35,28 km2
Localisation

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Martel
Liens
Site web http://www.martel.fr/public/

Martel (en occitan languedocien Martèl) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département du Lot en région Occitanie. Parfois appelée « la ville aux sept tours », Martel est une toute petite cité médiévale fondée au XIe siècle par les vicomtes de Turenne, qui fut durant plus de cinq siècles la capitale de la partie quercynoise de la vicomté de Turenne.

Martel comptait 1 599 habitants en 2016. Chef-lieu d'un des 17 cantons du département du Lot redéfinis en janvier 2014, elle a rejoint au 1er janvier 2015 la Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne.

Ses habitants sont appelés les Martelais.

GéographieModifier

La commune de Martel est située en Quercy, dans le nord-ouest du Lot, en plein cœur du causse qui porte son nom, dans le Haut Quercy. Martel se situe aux confins de deux régions : Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, à proximité de Rocamadour, Souillac, Saint-Céré, Carennac, Brive-la-Gaillarde, Collonges-la-Rouge, Turenne, Sarlat, Eyrignac, et du gouffre de Padirac.

La commune est bordée au sud par la Dordogne, et brièvement à l'est par son affluent; la Tourmente.

Communes limitrophesModifier

 
Carte de la commune de Martel et des proches communes.

ToponymieModifier

Le toponyme Martel est basé sur un anthroponyme, un surnom donné à une personne : martèl qui combat avec une masse d'armes. Mot issu du latin martellus[3].

HéraldiqueModifier

 
Armes de la cité de Martel

Le blasonnement en est : « De gueules, à trois marteaux ou martels d'argent au manche d'or 2 et 1. »[4]

HistoireModifier

La devise tirée des Églogues de Virgile, « Deus nobis haec otia fecit »[5]… « Dieu nous a donné ce lieu de plaisir, repos », qui figure sur le linteau d'une fenêtre du seul bâtiment subsistant du Grenier de la cité, dit « d'Abondance », ou la vieille devise « Heureux comme un Viscomtin, fier comme un Martelais », voire la vieille expression martelaise « ni trop petite, ni trop grande » expriment à elles seules une certaine singularité de l'histoire de la petite cité de Martel.

La légende de Charles Martel, maire du Palais et grand-père de Charlemagne, fondant la ville autour de son église dédiée à saint Maur, pour commémorer une bataille gagnée contre les Sarrazins, ou bien dans le cadre de son conflit avec Eudes, duc d'Aquitaine, ne semble être qu'un conte érigé pour asseoir la fierté des Martelais[5] à partir du XVIe siècle. En effet, dans les sources manuscrites, aucune mention attestant d'un lien avec Charles Martel n'apparaît avant le XVIe siècle, et cette thèse sera plutôt reprise au XIXe siècle à l'heure de la reconstruction des romans nationaux initiée par Louis Philippe. Pierre Riché dans son ouvrage "les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe", avance la thèse qu'Abd el-Rahman n'aurait pas été tué à la Bataille de Poitiers mais aurait simplement reflué vers ses bases arrière de Narbonne, que poursuivi par les troupes franques de Charles Martel, il aurait été tué et son armée exterminée à Loupchat, à 3 kilomètres du centre actuel de Martel, en 733. Toujours selon Pierre Riché, ce serait d'ailleurs à la suite de cette victoire que Charles fut surnommé Martel (en ancien français et en occitan signifie « marteau »), puisqu'il avait violemment écrasé les troupes musulmanes, tel un marteau — le « marteau d'armes » étant aussi une arme de combat. Or, il aurait été ainsi nommé de façon posthume. De plus, Martel n'ayant été fondée qu'au XIe siècle, avec peu de certitudes quant à ses origines, la relation directe entre la création de la cité et le maire du palais n'est donc pas évidente. Il pourrait éventuellement en être autrement pour le nom de la cité, les légendes des origines, même infondées, étant fréquentes au Moyen Âge, mais là encore rien de certain.

C'est en se basant sur cette légende que François, le narrateur du roman Soumission de Michel Houellebecq vient se retirer au début du livre dans la cité de Martel.

Les origines de Martel [6]Modifier

Martel est une ville neuve créée entre le XIe et le milieu du XIIe siècle, possédée par le vicomte de Turenne à partir de 1183, et sans lien attesté avec la légende de Charles Martel.

La géographie du plateau de Martel, l'absence de vestiges archéologiques celtes ou de château médiéval sur le centre bourg, et le cartulaire des abbayes de la région indiquent que la cité n’est ni un oppidum celte ou « gaulois », même si elle se situe à côté de l’un des derniers oppidums gaulois à 6 km à l'est, Uxellodunum, ni un vicus (petit bourg) ou une villa gallo-romaine, ni une ville abbatiale comme Souillac fondée autour d'une abbaye, ni un bourg « castral », autour d'un logis seigneurial.

Si Souillac est fondée en 930, Martel n’existe pas à cette époque. Aucune mention dans le cartulaire de Tulle ou de Beaulieu pour cette période.

La première mention de Martel, Martell, Martellum dans un document apparaît dans le cartulaire de l'Abbaye d'Aubazine à partir de 1142, et dans l’histoire des vicomtes de Turenne. Le vicomte de Turenne y est présenté comme co-seigneur de Martel avec le vicomte de Brassac. Il en devient l'unique seigneur et donc l'unique protecteur quand Raymond II de Turenne achète la vicomté de Brassac avant 1183. En 1153, Martel possède ses propres mesures. En 1154, des marchands font don à l’abbaye d’Obazine de biens possédés à Martel et aux environs. La Vie de Saint Étienne d'Obazine, fondateur de l’abbaye, écrite vers 1180, après sa mort (1159), précise aussi l’existence d’une maison « hors les murs » destinée aux frères d’Obazine et aménagée pour « l’achat et la vente » des marchandises, actuelle place de la Rode. Dans ces sources d'abbayes, on apprend aussi l'existence d'une église dédiée à Sainte Madeleine, que cette église a dû être créée par le doyen de Souillac entre 900 et 1100, et que la première église romane Saint Maur a été construite aux alentours de 1150, vraisemblablement à l'initiative du doyen de Souillac.

L'attrait économique de sa position géographique, attesté par l'implantation d'une maison « hors les murs » de l'abbaye d'Obazine au milieu du XIIe siècle, les moines étant connus pour leur pragmatisme logistique et économique, en a très certainement fait une cité « carrefour » au croisement de la route royale Paris-Toulouse qui passait à proximité de Martel et Gramat avant le XVIIe siècle issue de l'antique voie gallo-romaine reliant Paris au midi de la France, et de la route du sel reliant Bordeaux et l'Atlantique vers Aurillac. Ce sel était remonté sur la Dordogne par les gabariers jusqu’à Souillac où il était déchargé, puis suivait l’axe terrestre Martel-Vayrac jusqu'à l’Auvergne.

Dans l'histoire des vicomtes de Turenne[6], on trouve trace d'un conflit entre les bourgeois de la cité et le vicomte, les Martelais allant jusqu'à oser emprisonner le vicomte. C'est suite à ce conflit, que les Martelais auraient obtenu du vicomte une charte de franchises, les exonérant d'impôts, en 1219 qui est à l'origine de la prospérité de la cité[7].

On y relate aussi un épisode majeur de l'histoire de la petite cité en 1183, où Martel dut accueillir Henri le Jeune, co-roi d'Angleterre et frère aîné de Richard Cœur de Lion, qui mourut dans l'hôtel Fabri après avoir pillé Rocamadour afin de pouvoir payer ses troupes[7].

Les plus anciens vestiges attestés remontent aux XIe et XIIe siècles : des murs de maisons ou d'enceintes, des murs et le tympan de l'église Saint-Maur actuelle, qui était le tympan de la première église romane Saint Maur. La tour romane carrée ou Tournemire date elle du tout début du XIIIe siècle. De même, la construction de la Raymondie a débuté au XIIIe siècle. À noter qu'aucune trace de castrum ou logis seigneurial datant du XIe ou XIIe siècle n'a été détectée ni dans les textes, ni dans le bâti.

Le Grand Sceau de Martel, appendu dans un acte de 1309, fait apparaître au recto un clocher, une tour et des remparts crênelés et ouverts ressemblants plus à une enceinte qu'à un castrum, et au verso un cavalier tenant bouclier et bannière aux armes de Turenne. Le sceau figurant les fameux marteaux de maréchal-ferrant, les « martell » n'apparaissant qu'ultérieurement. La mention dans les textes à la légende de Charles Martel n'apparaît qu'à partir du XVIe siècle et est développée au XIXe siècle.

L'existence d'anciennes croix et de l'église dédiée à Sainte Madeleine peut laisser penser à une « sauveté paroissiale » autour de l'église Sainte Madeleine. Il peut aussi s'agir d'une cité « carrefour de commerce » entre l'ancienne voie gallo-romaine devenue route royale et la route du sel vers l'Auvergne, puis la route du pèlerinage de Rocamadour, qu'empruntèrent Saint Louis et sa mère, Blanche de Castille qui passèrent par Martel en 1244. Pour des raisons d'ordre démographique et économique, il est peu probable que la paroisse et l'église Sainte-Madeleine aient été créées ex nihilo.

L'hypothèse la plus généralement retenue est que la cité est simplement née de son intérêt géographique et commercial en tant que carrefour, et s'est développée autour de son marché et de des mesures, sur la route du sel et de l'axe de la transhumance du bétail entre les plateaux du Limousin et du Quercy, essentiellement via l'ingéniosité et la réussite de ses marchands, notamment de bestiaux. Le positionnement du bourg en Quercy, à proximité de la Dordogne et d'un port au sel, proche de Rocamadour et de son pèlerinage, dans la partie Sud de la vicomté de Turenne, son attrait pour l'abbaye d'Obazine qui y crée une maison « hors les murs » sont au cœur de ses origines.

Une tentative d'explication pourrait être que sur un territoire de vive concurrence entre les nombreuses abbayes de la région : Beaulieu, Obazine, Souillac… et les puissantes vicomté de Turenne et baronnie de Gramat, nul doute que son emplacement permettant de contrôler l'accès à la Dordogne et de la route du sel aux confins sud de la vicomté de Turenne au XIe siècle,et sa fonction de commerce étaient stratégiques pour le vicomte afin d’asseoir et de valoriser son fief par le sud, sécuriser la transhumance de son bétail et tirer partie du commerce du sel, l'incitant à développer la bourgade quitte à octroyer une exonération fiscale et une grande autonomie à ses marchands via la charte de 1219, à défaut de pouvoir la contrôler exactement comme il l'aurait souhaité, comme le récit de ses conflits avec Martel l'atteste.

Quant à l'origine du nom Martellum, Martel, nulle certitude. Certains y voient un lien avec Sainte-Madeleine, d'autres avec Saint-Maur, d'autres encore avec les Martells, marteaux du maréchal-ferrant. De là à penser que la cité s'est constituée autour de l'établissement d'un maréchal-ferrant de grande réputation, puisqu'on découvre dans l'histoire des vicomtes de Turenne[6], que ce dernier y organisa une course de chevaux en 1184, il n'y a qu'un pas, mais ce n'est que spéculation.

Martel dans le tempsModifier

Gouvernée comme la majorité des cités du midi par des consuls élus annuellement, Martel a été au cœur des territoires impactés par la guerre de cent ans, entre Aquitaine, anglaise, et vassaux du roi de France. Martel dut se fortifier pour affronter ces temps troublés. La première enceinte remonte au XIIe siècle. La seconde enceinte fut construite au XIVe siècle au début de la guerre de Cent Ans[7]. Durant celle-ci, la région était infestée de compagnies franches au service du roi d'Angleterre. Malgré la présence des mercenaires anglais, notamment au château de Montvalent, la cité ne sera jamais prise militairement grâce aux talents de négociation de ses consuls, qui surent acheter la sécurité de la cité comme il était de coutume en ces temps troublés. Les cités voisines, notamment Gramat n'eurent pas cette chance.

Le traité de Brétigny en 1360 la livra cependant aux Anglais. Du Guesclin la reprendra militairement en 1374. Martel fut donc anglaise 14 ans.

Au Moyen Âge, Martel est connue pour ses nombreux marchands de blé, de sel et de bestiaux.

La cité était réputée comme prospère dès le XIVe siècle comme peut en attester l'implantation de l'ordre des Cordeliers, qui construisit un couvent en bordure nord de la deuxième enceinte. Ce couvent fit partie des 284 couvents des Cordeliers fermés en 1790. Sa tour qui atteignait 35 mètres fut tronquée à la révolution et ne fait plus que 25 mètres aujourd'hui. Ce bâtiment excentré fut investi par la gendarmerie nationale au XIXe siècle.

Au regard de ses vestiges architecturaux, de la qualité et de la taille de ses maisons de marchands et hôtels nobles (Raymond, Stephani, Briance, Fabri, Faure, Mirandol, Arcambal, Blanat...) datés des XIIIe au XVe siècle, de l'implantation attestée de nombreux marchands, de l'absence d'élément remarquable des XVIIe à la fin du XVIIIe, malgré quelques exceptions concernant les grandes familles de la fin de l'Ancien Régime, de Lachèze-Murel, d'Arliguie de Boutières, du Puy, Lachièze-Rey, la ville connut son âge d'or du XIVe au XVe, puis s'endormit jusqu'au XXe, ce qui explique que la cité soit globalement préservée.

La cité accueillit en ses murs de nombreux ordres religieux et hospices, prendra le parti catholique durant les guerres de religion, alors que la vicomté sera globalement protestante. Puis les consuls durent accueillir et approvisionner l'armée royale[7] d'Henri IV, et dépenser pour ce faire plus d'une année de revenus de la cité, qui mettra plusieurs années à s'en remettre économiquement.

C'est d'ailleurs à cette époque que sa dimension de « carrefour » perd de son intérêt, de nouvelles routes de commerce s'étant développées à partir de la fin du XVIe dans la région, la route royale Paris-Toulouse ne passant plus par Martel à partir du XVIIe siècle. Il semblerait que la cité sorte de son âge d'or sous le règne des Bourbons, se repliant sur ses hommes de loi et sa sénéchaussée royale.

Lorsque Charles-Godefroy de la Tour d'Auvergne, petit-neveu d’Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, dit le Grand Turenne, cède à Louis XV la vicomté de Turenne, le 8 mai 1738, pour honorer le paiement de ses dettes de jeu, Martel perd de son autonomie (la vicomté de Turenne était le dernier fief français, c'est-à-dire un État dans l'État). À la suite de cette vente, les Viscomtins, dorénavant directement rattachés au domaine royal, sont alors contraints à l'impôt et les familles issues de la noblesse de vicomté durent se faire confirmer dans la noblesse du royaume de France. Dès lors Martel décline lentement et ce jusqu'à la Révolution. Lors de celle-ci, la sénéchaussée est supprimée privant une grande partie de la bourgeoisie et de la petite noblesse de robe de leurs charges, les incitant à quitter la cité. La population diminue légèrement à partir du XVIIIe siècle, puis de façon plus accentuée à partir de 1870, et ce jusque vers les années 1980.

Le commerce de la truffe permettra à la petite cité de rebondir économiquement du XIXe jusqu'au début du XXe siècle, notamment grâce au chemin de fer à partir de la fin du XIXe. Le marché aux truffes de Noël 1904 verra changer de mains plus de 20 tonnes d'or noir. Colette écrivit dans son recueil Prisons et Paradis, « J'ai chassé la truffe à Martel, dans le Lot, et je tenais la laisse d'une petite truie, une artiste en son genre, qui flairait la truffe souterraine, la délogeait d'un groin inspiré, avec des cris, des élans brusques et toutes les manières, ma foi, d'une somnambule. À chaque trésor trouvé, l'intelligente petite truie levait la tête et quémandait sa récompense, une poignée de maïs. »

La Révolution et le XIXe siècle furent le temps de l'émergence d'une grande famille de Républicains en son sein, les Lachièze avec Pierre Lachièze (1743-1818) avocat, maire de Martel pendant la Révolution (1792-1795), président de l'Assemblée départementale, député à la Législative et au Conseil des Anciens et au Corps législatif[8], Pierre-Marcelin Lachièze (1807-1885), avocat, fondateur sous la monarchie de Juillet du journal républicain le Radical du Lot[9], Albert Lachièze, (1840-1925) maire de Martel de 1877 à 1925, député du Lot de 1889 à 1906[10], famille qui s'allia avec le sénateur Émile Rey, ami de Léon Gambetta et grande figure républicaine. En cette période de fervents tumultes institutionnels que connaissait la France, le Lot donna ou accueillit des hommes politiques de premier plan comme Léon Gambetta, Gaston Monnerville, Maurice Faure, Bernard Pons, ou encore Georges Pompidou à titre privé. Le virulent combat républicain fut personnifié à Martel entre les Lachièze d'un côté, et les royalistes Lachèze de Murel, première famille noble de Martel au XVIIIe, Labrunie-Laprade et d'Arliguie de Boutières de l'autre, ces deux dernières familles ayant donné deux maires pour 3 mandats chacune au XIXe siècle.

Au début du XXe siècle, le Cercle Dars où tous les hommes de bonne famille se réunissaient pour boire et jouer était réputé à 10 lieues à la ronde. C'est durant l'entre deux guerres qu'Henri Ramet, premier président de la Cour d'Appel de Toulouse, fut élu maire de 1935 à 1941. Il fut le second, après le chanoine Serrurier au XIXe siècle, à tenter de retranscrire l'histoire de Martel avec son livre Martel, un coin du Quercy[11].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la cité parvint à éviter les troubles du temps. Relaté par Jacques Miffre[5], tout jeune médecin à Martel à cette époque, André Malraux, alors maquisard, vint s'y réfugier à plusieurs reprises. Anna Delvert[5], propriétaire de la conserverie et de toutes les terres derrière la Fontanelle organisa un système d'approvisionnement alimentaire à faible coût, qui permit aux Martelais de ne souffrir ni de la faim pour les plus pauvres, ni du marché noir pour les autres.

En juin 1944, le bourg évita de peu les exactions du 4e régiment SS « Der Führer », appartenant à la division Das Reich, venant de Gramat en route vers la Normandie grâce au courage du gendarme Leidig d'origine alsacienne parlant allemand et qui parvint à faire changer de route à la colonne. Alors qu'il sauva le village de massacres certains, il fut accusé par erreur de collaboration avec l'ennemi par les maquisards de Martel qui l'exécutèrent.

L'économie du XXe siècle, y sera très limitée du fait de l'exode rural et du déplacement de la truffe vers le Sud du Lot (Lalbenque) et ne sera marquée que par la petite conserverie industrielle Delvert[5](1908-1981), coupe d'or du bon goût français 1970, fournisseur de Fauchon et Félix Potin, par son marché, la distillation de la lavande du Quercy, et plus récemment par l'entreprise Solev, rachetée par le groupe Pochet en 2011.

La gare de Martel sur le parcours de la ligne Bordeaux-Aurillac a été fermée en 1980 mais depuis 1997 un train touristique exploite la ligne Martel - Saint-Denis-près-Martel.

Aussi appelée la « ville aux sept tours », Martel comptait au XVe siècle plus d'une trentaine de tours, tourelles et échauguettes pour une population avoisinant les 3 500 habitants.

GalerieModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Finances communalesModifier

Martel est l'une des communes les plus endettées du Lot depuis 2013. Sa situation est suivie par la préfecture du Lot[12]. La dette par habitant a progressé de 91 % entre 2010 et 2013, passant de 898 euros / habitant en 2010 à 1 716 euros / habitant en 2013 en raison de la concentration dans un temps courts d'investissements importants (Pôle Petite Enfance, Station d'épuration, Voirie sur la route de Souillac) sur cette période et qu'il a fallu honorer jusqu'en 2015. La capacité de désendettement est elle passée de 3,7 ans en 2010 à 14,1 ans en 2013[13].

À fin 2017, la dette par habitant atteignait 1 441 euros pour une capacité de désendettement remontant à 16 ans (9,2 ans à fin 2015)[13].

Pour comparaison, à fin 2017, le montant de la dette moyenne par habitant des communes françaises de 500 à 2 000 habitants s'élevait à 962 euros[13].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
07.1790 Pierre Lachieze    
07.1790 07.1791 Parry Laval (de)    
07.1791 03.1792 Jean-baptiste Bories    
03.1792 07.1793 Guillaume Tombelle    
07.1793 10.1795 Delol    
10.1795 03.1796 Léonard Judicis    
03.1796 03.1797 Pierre Lachieze    
03.1797 05.1800 Jean-baptiste Bories    
05.1800 1814 Martin Puyjalon    
01.1815 10.1824 Léonard Arliguie De Boutieres (d')    
10.1824 07.1827 Jean Labrunie-laprade    
07.1827 09.1843 Pierre Figie    
09.1843 01.1847 Guillaume Labrunie-laprade    
01.1847 07.1852 François Lachieze    
07.1852 1860 Guillaume Babrunie-laprade    
1860 12.1870 Léonard Arliguie De Boutieres (d')    
12.1870 05.1871 François Lachieze    
05.1871 06.1876 Léonard Arliguie De Boutieres (d')    
06.1876 1925 Albert Lachieze    
1925 10.1929 Armand Bouat    
1929 1935 Romain Belly    
1935 1941 Henri Ramet   Historien, président de la Cour d'Appel de Toulouse
1941 1944 Docteur Durieux    
Prosper Duffaut    
Alexandre Jarrige    
Jean Gourdal MRP Directeur de la Banque de France de Toulouse
Mathieu Météyé UDR Notaire
1977 Alfred de Lachèze-Murel FNRI  
Maurice Pélissier PCF Conseiller général du canton de Martel (1973-1985)
Jean-Claude Requier PRG Sénateur depuis 2011
En cours José Santamarta PS Proviseur

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2016, la commune comptait 1 599 habitants[Note 1], en diminution de 3,21 % par rapport à 2011 (Lot : -0,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 0112 7713 4502 9862 9033 0503 0703 0693 150
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 1183 0983 0062 7422 7032 8372 5202 3972 236
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1651 9951 9421 8301 8451 8961 7421 4921 458
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 3771 4161 4541 4021 4621 4671 5131 6501 601
2016 - - - - - - - -
1 599--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Au début du XXe siècle, Martel comptait 2 236 habitants[19].

ÉconomieModifier

L'économie y est marquée par :

  • L'industrie, à travers la SOLEV, employant plus de 200 personnes ;
  • L'agriculture et le commerce des produits du terroir ;
  • Le tourisme et la gastronomie ;
  • Une forte proportion de résidences secondaires.

Martel bénéficie de nombreux commerces et services.

Martel est de plus proche des bassins d'emploi de Brive (30 km) et de Biars-Bretenoux (ANDROS), de l'autoroute A20 (7 km) et de l'aéroport Brive-Vallée de la Dordogne (15 km).

IndustrieModifier

Martel bénéficie de l'implantation d'une usine de métallisation, la SOLEV. Son domaine d'activité concerne le vernissage et la finition pour des produits à haute valeur ajoutée : bouchons et flacons de parfums de luxe… Les techniques de traitement de surface suivantes y sont mises en œuvre : métallisation sous vide, vernissage, reprise laser, sublimation… Cette usine emploie plus de 250 personnes[20].

AgricultureModifier

C'est aujourd'hui un centre actif du marché de la truffe, des noix et de l'artisanat des conserves.

TourismeModifier

La saison touristique est essentiellement concentrée de début juillet à la mi-août.

Le chemin de fer touristiqueModifier

L'ancienne ligne de Souillac à Viescamp-sous-Jallès, près d'Aurillac, exploitée à partir de 1889-1891, permettait la liaison entre la Ligne de Brive-la-Gaillarde à Toulouse-Matabiau via Capdenac (1858-1864) et la ligne de Figeac à Arvant passant par Aurillac (1861-1868) et prolonge la ligne de Siorac-en-Périgord à Cazoulès et Souillac mise en service en 1882 et 1884. C'est une portion de l'ancienne ligne reliant Bordeaux à Aurillac construite entre 1880 et 1884 et mise en service en 1889.

Cette ligne venait concurrencer le trafic des « gabares » de la Dordogne. Le train servait notamment à l'expédition des truffes du marché de Martel, l'un des plus importants de la région, d'où le nom de Truffadou. La partie Sarlat - Saint-Denis est inexploitée par la SNCF depuis 1980.

La liaison entre Souillac et Saint-Denis-lès-Martel est fermée en mai 1989 et déclassée en avril 1996. Seuls la voie entre Saint-Denis-lès-Martel et Viescamp-sous-Jallès est en service pour relier Brive-la-Gaillarde à Aurillac.

La ligne de Chemin de fer touristique du Haut Quercy qui réalise la liaison Martel - Saint-Denis-lès-Martel a été remise en service en 1997 par une association de passionnés bénévoles[21].Un nouveau hall des voyageurs a été inauguré le 17 avril 2010 [22].

Une partie de cette ligne, taillée dans la falaise de Mirandol, surplombe la Dordogne.

94 419 personnes ont visité cette ligne en 2017[23].

Autres sites touristiquesModifier

  • Reptiland propose de découvrir serpents, lézards et crocodiles du monde.
  • Le marché d'été ayant lieu sous la halle mercredi et samedi matin
  • Plages de rivière et canoë-kayak à Gluges, Copeyre, Meyronne, Saint-Sozy…

Lieux et monumentsModifier

Place de la HalleModifier

Au détour des vielles ruesModifier

  • Église Saint-Maur de Martel[27] : dédiée à un disciple de saint Benoît ; église fortifiée, tympan roman du XIIe siècle, nef du XIVe siècle, clocher du XVIe siècle, d'une hauteur de plus de 40 mètres. L'église à travers ses dimensions et son caractère imposants est un bel exemple du « Gothique du Midi », dont la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi est la plus représentative. Le chevet de l'église est éclairé par une très belle verrière du début du XVIe siècle représentant en 12 tableaux la Semaine Sainte ; on l'attribue à l'atelier du célèbre verrier Arnaud de Moles. On trouve aussi dans le chœur un bel ensemble de boiseries et de tableaux du XVIIIe siècle.
  • Tournemire ou Tour de la Prison : tour romane de guet, XIIe siècle et XIVe siècle, tour carrée avec créneaux recouverts, 25 mètres, ayant servi de prison sous l'Ancien Régime.
  • Maison Grise ou Maison Ramet : jadis habitée par une famille de juristes, les Judicis (XIIe siècle, XVIe siècle et XIXe siècle).
  • Le Grenier d'Abondance : petit immeuble Renaissance du XVIe siècle attenante à la deuxième enceinte, fenêtres à meneaux dont l'une est surmontée d'une expression tirée des Églogues de Virgile, « Deus nobis haec otia fecit »… « Dieu nous a donné ce lieu de repos ».
  • Hôpital Saint-Marc, puis couvent de moniales de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, dites maltaises[28].
  • Hôtels particuliers avec ou sans tour, maisons de caractère, humbles échoppes médiévales, portes médiévales des barris de Brive et de Souillac, vestiges de remparts, arches et portes de style, maisons à colombages, ancien couvent des Mirepoises avec son cloître et son plafond à caissons ISMH, anciens couvents Sainte-Anne-et-Saint-Joseph, à découvrir de l'extérieur au détour des vielles rues, notamment via les visites aux flambeaux organisées généralement en été.

À proximité du villageModifier

Avec les sites du belvédère de Copeyre, Briance, Creysse…

Liste des 7 toursModifier

  1. Clocher de l'Église Saint-Maur de Martel, clocher octogonal, XIVe siècle, XVIe siècle et XIXe siècle, 48 mètres.
  2. Beffroi del l'hôtel de la Raymondie, tour rectangulaire avec clocheton, cheminée et horloge, XIIIe siècle et XIVe siècle, plusieurs échauguettes aux angles du palais, 35 mètres de hauteur pour le beffroi.
  3. Tour Tournemire : tour de guet, et également prison, XIIe siècle et XIVe siècle, tour carrée avec créneaux recouverts, 25 mètres.
  4. Tour du couvent des Cordeliers (tronquée à la Révolution), tour carrée, XIVe siècle, 25 mètres.
  5. Tour de la maison Fabri, tour ronde, XIIe siècle XIVe siècle et XVIe siècle, 23 mètres.
  6. Tour de l'hôtel de Briance ou Vergnes de Ferron, tour ronde avec clocheton et échauguette, tourelle en façade nord, XIVe siècle et XVe siècle, 23 mètres.
  7. Tour de l'hôtel de Mirandol[5], 1469, tour carrée avec échauguette et clé de voute remarquable, 24,5 mètres.

D'autres tourelles : hôtel de la monnaie, pigeonniers…

Liste des monuments historiquesModifier

Mobilier aux Monuments historiquesModifier

  • Cheminées dans le palais de la Raymondie[42].
  • Bas-relief dans le palais de la Raymondie[43].

Culture et éducationModifier

  • Martel possède une école de musique de statut associatif (Loi 1901).
  • L'Ensemble vocal de Martel, issu de cette école, a été dirigé par Patrick Hilliard, de 1990 à 1998, puis par Christophe Loiseleur des Longchamps, compositeur et chef de chœur, de 1998 à 2010. Deryck Webb, ténor lyrique, en a été le professeur de technique vocale. Depuis 2012, ce chœur est devenu l'Ensemble vocal du Pays de Martel, dirigé par Marie Briois[44].

Personnalités liées à la communeModifier

Personnalités nées à MartelModifier

  • Peyre Pélicié (début du XIIIe siècle), troubadour de Martel (issu d'une famille bourgeoise de la ville) dont on conserve deux chansons[45].
  • Étienne de Bascle (Martel, 1605 - 1661), avocat janséniste, ami de l'abbé de Saint-Cyran, 3e solitaire de Port Royal[46].
  • Jean-Baptiste Roger de Lacoustande (Martel, 18 août 1720 - Martel, 30 août 1794), chevalier de Saint-Louis, général de brigade des armées de la République.
  • Claude Caÿx prêtre né le 6 novembre 1724 à Martel, bienheureux, tué lors des massacres de septembre 1792 à Paris[47].
  • Pierre Lachièze (Martel, 4 avril 1743 - 4 mars 1818) avocat, maire de Martel pendant la Révolution (1792-1795), président de l'Assemblée départementale, député à la Législative et au Conseil des Anciens et au Corps législatif[8].
  • Pierre-Joseph de Lachèze-Murel (1744-1835), député aux États Généraux, et à la chambre des députés, chevalier de la Légion d'honneur[48].
  • Pierre-Marcelin Lachièze (1807-1885), avocat, fondateur sous la monarchie de Juillet du journal républicain le Radical du Lot[9].
  • Mgr Henri Marie Arlet (Martel le 24 mars 1858 - Angoulême le 15 mai 1933), évêque d'Angoulême le 1er septembre 1907, sacré à Cahors par Mgr Laurens[49],[50].
  • Henri Ramet (Martel, 22 février 1859 - 16 juin 1941) historien, juriste, premier président de la Cour d'Appel de Toulouse, maire de Martel (1935-1941).
  • Albert Lachièze, (Martel, 4 novembre 1840 - Martel, 27 février 1925) maire de Martel de 1877 à 1925, député du Lot de 1889 à 1906[10].
  • Pierre Lachièze-Rey (Martel, 25 septembre 1885 - Martel, 5 août 1957), philosophe français d'inspirations catholique et kantienne.
  • Anna Delvert (Martel 1884 - Martel 1960), créatrice avec son époux Henri (1904) et dirigeante (1904-1955) de la Conserverie Industrielle Delvert, Coupe d'Or du Bon Goût Français 1970.
  • Charles Nouailhac, cheville ouvrière de l'accord du 31 décembre 1958 portant sur la création de l'assurance chômage, de l'UNEDIC et des ASSEDIC, dont il est anecdotiquement à l'origine des noms de marque. Premier directeur général de l'UNEDIC pendant 30 ans [51].
  • Michèle Causse (1936-2010). Écrivaine et traductrice angliciste et italianiste née à Martel et morte (dénée selon un de ses néologismes) à Zurich.

Personnalités ayant vécu à Martel ou ayant marqué son histoireModifier

  • Henri le Jeune (1155-1183), dit le « jeune roi », prince d'Angleterre, deuxième fils de Henri II et d'Aliénor d'Aquitaine, couronné roi du vivant de son père (surnommé Henri Court-Mantel), mort à Martel le 11 juin 1183.
  • Raymond IV de Turenne donne à Martel sa charte de franchises en 1219.
  • Christophe de Romandiola (1172-1271) bienheureux, disciple et ami de François d'Assise, fonda le couvent des Cordeliers.
  • Saint Louis et Blanche de Castille vinrent à Martel en 1244.
  • Du Guesclin, libérateur de Martel en 1374.
  • Jean-Louis Jauberthou, introducteur en France de la vaccine, qu'il inocula à la famille royale en 1785 (livres divers sur la vaccination).
  • Charles Ribeyrolles (1812-1860), écrivain et journaliste républicain, proscrit en 1851, ami de Victor Hugo, établi au Brésil où il mourut en 1860, coauteur du Brésil pittoresque.
  • François Gall, peintre-sculpteur français né le 22 mars 1912 à Kolozsvár (capitale de la Transylvanie hongroise, dans l'actuelle Roumanie) et décédé à Paris le 9 décembre 1987, âgé de 75 ans. Il a épousé une martelaise, Eugénie Chassaing, journaliste et écrivaine quercinoise. Ils passaient une grande partie de l'année dans leur maison de Martel.
  • Louis Blanchard (Paris 1905 - Brive 1988), École Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la ville de Paris, directeur de la recherche de la division verres de Saint-Gobain (1947-1968), créateur et président (1976-1988) de l'Association de Sauvegarde des Maisons et Paysages de Martel et de sa Région
  • Robert Vattier, un des comédiens préférés de Marcel Pagnol, né le 2 octobre 1906 à Rennes (Ille-et-Vilaine) et décédé le 9 décembre 1982 à Nanterre (Hauts-de-Seine).
  • Charles Breuil, artiste peintre marqué par le surréalisme, né à Saint Denis les Martel en 1928. Il a vécu et travaillé à Anglet (Pyrénées Atlantiques). Il a passé de nombreux étés à Martel où il a beaucoup peint.
  • Édith Piaf, chanteuse française (1915-1963) : elle venait prier à l'église du hameau de Gluges, elle a financé anonymement le renouvellement des vitraux de cet édifice, une place porte son nom[52].
  • Marcel Baleste (Vanves, 2 juin 1920 - Cahors, 23 août 2005) économiste et géographe, agrégé d'histoire-géographie (1942), professeur à Henri IV, historien de Martel, auteur de La Vie quotidienne à Martel au XIXe siècle – 1800-1852[53]
  • Pierre Mirat (1924-2008), acteur français inhumé au cimetière de Martel, vivait dans l'hôtel Vergnes de Ferron.
  • Robert Littell (1935), journaliste et écrivain américain, père de Jonathan Littell ayant vécu à Martel jusqu'en 2017.
  • Patrick Sébastien (1953), de son vrai nom Patrick Boutot, est un imitateur, humoriste, acteur, réalisateur, chanteur, auteur-compositeur, écrivain, producteur-animateur d'émissions de divertissement de télévision français et ex-dirigeant de club de rugby celui du CA Brive vit à Martel.

JumelagesModifier

PanoramiqueModifier

 

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Préfecture du Lot, « Intercommunalité : Création de Causses et vallée de la Dordogne », sur Préfecture du Lot, (consulté le 11 janvier 2015).
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 116.
  4. Victor Adolphe Malte-Brun, Lot : Géographie - Histoire - Statistique - Administration, Les éditions du Bastion, (réimpr. 1980), 58 p., p. 41
  5. a b c d e et f Archives Pierre-Yves Redon : famille Redon-Blanchard-Delvert-de la Tour et de l'Association de Sauvegarde des Maisons et Paysages de Martel et de sa Région
  6. a b et c Marguerite Guély, L'origine de Martel.
  7. a b c et d Henri Ramet, Martel, un coin du Quercy.
  8. a et b Pierre Lachièze sur le site BSEL Société des études du Lot 3 1999
  9. a et b Pierre-Marcelin Lachièze dans le BSEL BSEL - Octobre-Décembre 1998
  10. a et b « Albert Lachièze », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  11. Martel, un coin du Quercy, Paris : Éditions et librairie, 1920, après le chanoine Serrurier
  12. Article de presse - La Dépêche - Les finances de la ville dans le rouge - 10/07/2014 https://www.ladepeche.fr/article/2014/07/10/1915805-les-finances-de-la-ville-dans-le-rouge.html
  13. a b et c Source Journal du Net (JDN) d'après Ministère de l'Économie - http://www.journaldunet.com/business/budget-ville/martel/ville-46185
  14. « Les maires de Martel », sur Site francegenweb, (consulté le 21 mai 2016).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. Le Lot partie Chemins de fer p. 194 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - (ISBN 2-7455-0049-X)
  20. « Solev », sur http://www.solev.com (consulté le 21 septembre 2012)
  21. Gino Lauri, « C F T H Q - Le Truffadou », (consulté le 2 mars 2011)
  22. « Le hall des voyageurs inauguré », La Dépêche du Midi,‎ , p. 26 (lire en ligne)
  23. « Les activités de découverte culturelle ou de plein air dans le Lot », sur https://www.tourisme-lot-ressources.com, Lot Tourisme, (consulté le 11 juillet 2018).
  24. Anne-Laure Napoleone, La Raymondie de Martel, p. 391-404, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989 - Société française d'archéologie - Paris - 1993
  25. Halle Notice no PA46000035, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Hôtel Fabri Notice no PA00095299, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Marie-Pasquine Subes-Picot, Église Saint-Sauveur de Martel, p. 365-390, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1993
  28. Patrimoines Midi-Pyrénées : hôpital Saint-Marc, puis couvent de moniales de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, dites maltaises
  29. Patrimoines Midi-Pyrénées : château
  30. Patrimoines Midi-Pyrénées : château
  31. Patrimoines Midi-Pyrénées : château fort dit "repaire de la Fon", abri troglodytique
  32. « Cloître des Mirepoises », notice no PA00095158, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Église de Louchapt », notice no PA00095290, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Murel », notice no PA00095291, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Église Gluges », notice no PA00095159, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. Jean-Baptiste Gluck (ill. Eugène Gluck), Album historique de département du Lot : Avec les vues des principaux monuments et sites du Quercy, Éditions de la Tour de Gile, (réimpr. 1995), 192 p. (ISBN 2-87802-209-2), p. 124.
  37. Valérie Rousset, Jean-Pierre Girault, Anne-Marie Pêcheur et Marguerite Guély, « L’Église Saint-Pierre-ès-Liens de Gluges à Martel et son presbytère (Lot) », Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, vol. LXIX,‎ , p. 69-98 (lire en ligne).
  38. « Hôtel de ville de Martel », notice no PA00095161, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Halle », notice no PA46000035, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Hôtel Fabri », notice no PA00095299, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « Maison Arcambal », notice no PA00095162, base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « Cheminées », notice no PM46000202, base Palissy, ministère français de la Culture
  43. « Bas-reliel », notice no PM46000203, base Palissy, ministère français de la Culture
  44. Archives de l'Ensemble vocal de Martel
  45. Jeanroy.
  46. Delforge : Les Petites Écoles de Port-Royal. Sainte-Beuve : Histoire de Port-Royal., etc..
  47. Claude Caÿx sur le site Causes des Saints Révolution française 02.
  48. « Martel », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  49. Mgr Arlet sur un bulletin du conseil municipal de Cremps Mgr Arlet.
  50. Philippe Olivier, Ecclesia Cadurecensis, le clergé du Diocèse de Cahors aux XIXe et XXe siècle, Cahors, Publi-Fusion, , 420 p. (ISBN 978-2-7466-3502-9), p.115.
  51. Mémoires d'André Bergeron.
  52. Martel : Gluges n'oublie pas Piaf. La Dépêche, 2 aout 2013.
  53. Lire en ligne sur Quercy.net

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Henri Ramet, Martel. Un coin du Quercy, 1920 (réimpr., Lorisse, Le Livre d'histoire, 2017 (ISBN 9782758609995)).
  • Marguerite Guély, L'origine de Martel, p. 28, Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, 2000 (lire en ligne)
  • Marguerite Guély, L'origine, l'essor et le déclin des marchands de Martel, Conférence prononcée à la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze (lire en ligne)
  • Marguerite Guély, L'histoire de Gluges d'après les archives de Martel, Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze (lire en ligne)
  • Lucien Lachièze-Rey, Les cahiers de doléances du Tiers état de la sénéchaussée de Martel pour les États généraux de 1789, Martel, Art et Histoire, 1989, 213 pp.[1]

Article connexeModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « Lucien Lachieze-Rey », sur data.bnf.fr (consulté le 9 février 2019)