Ouvrir le menu principal

Wikipédia β

Statue de Denis Diderot (Langres)

Statue Diderot
Langres Diderot 2013.JPG

La statue après sa rénovation de 2008

Artiste
Date
1884
Type
Alliage de cuivre, d’étain et de zinc
Technique
Sculpture
Localisation
Place Diderot, Langres (France)
Coordonnées

Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne

(Voir situation sur carte : Haute-Marne)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Point carte.svg

La statue de Denis Diderot est une œuvre d'Auguste Bartholdi installée sur la place Diderot de Langres en 1884. Elle a connu une importante rénovation en 2008.

Sommaire

La statueModifier

La statue de bronze représente le philosophe ; le socle en pierre reprend les noms des principaux collaborateurs de l'Encyclopédie. L'air facétieux du philosophe et le bouton défait au gilet et le doigt glissé dans un livre donnent presque l'effet d'une photo prise sur le vif.

InstallationModifier

En 1844 déjà, Joseph Lescorné avait proposé à la ville de Langres une statue de l'écrivain[1]. Le projet, d'abord approuvé par le Conseil municipal du 6 août 1844, fut manifestement abandonné, sous la pression de M. Jolibois[2] et, de toute évidence, de l'ensemble des partisans catholiques de la ville. Lescorné sculptera néanmoins dans le marbre un buste de Diderot, présenté au Salon de 1853[3], et offert, la même année à la Comédie-Française[4].

Il faudra attendre 1882 pour qu'un conseil municipal, plus républicain, introduise un nouveau projet, en prévision du centenaire de la mort de l'écrivain. Relayée dans la presse (Le Spectateur), de mars à août 1884, la souscription permet de récolter des fonds dans la région, en France et même à l'étranger. En particulier, la famille Caroillon, descendante de l'écrivain, et Alexandre III de Russie, en mémoire de Catherine II y ont contribué.

Mais dans une ville qui a basé sa gloire et sa fortune, durant tout l'Ancien Régime sur la religion, l'installation, dos à la cathédrale, d'une statue réalisée par un franc-maçon, représentant un athée notoire n'a pas manqué de heurter une large part de la population.

Restauration de 2008Modifier

Oxydée et altérée par le temps[5], la statue a fait l'objet d'une importante restauration en 2008, fruit d'un partenariat du secteur public et d'un mécène privé[6]. L'œuvre ainsi restaurée a été inaugurée le 14 juin 2008.

BibliographieModifier

  • Eric Walter, 1884 : une consécration ratée. In : Francisco Lafarga, Diderot, Edicions Universitat Barcelona, 1987 (ISBN 978-847528224-4)

NotesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Lettre du 19 juillet 1844, in : Dutailly et al., Diderot, célébration à Langres du 95e anniversaire de sa mort, le 3 août 1879, Langres, Dessoye, 1879, p. 6-8.
  2. Lettre du 19 juillet 1844, in : Dutailly et al., Diderot, célébration à Langres du 95e anniversaire de sa mort, le 3 août 1879, Langres, Dessoye, 1879, p. 30.
  3. Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure, et lithographie des artistes vivants exposés aux Menus-Plaisirs le 15 mai 1853, Paris, Vinchon, 1853, p. 239, n° 1418.
  4. Journal des débats, 10 octobre 1853, p. 3 ; Le Figaro, 19 juin 1864 ; Œuvres complètes de Diderot, vol. 20, Paris, Garnier frères, 1877, p. 112.
  5. [1]
  6. [2]