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Diocèse de Langres

diocèse de l'Eglise Catholique

Diocèse de Langres
(la) Dioecesis Lingonensis
Image illustrative de l’article Diocèse de Langres
La cathédrale Saint-Mammès de Langres.
Pays Drapeau de la France France
Église catholique (latine)
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse suffragant
Création IVe siècle
Affiliation Église catholique en France
Province ecclésiastique Reims
Siège Évêché
11, rue des Platanes
BP 1036
52008 Chaumont cedex
Diocèses suffragants aucun
Conférence des évêques Conférence des évêques de France
Titulaire actuel Mgr Joseph de Metz-Noblat
Langue(s) liturgique(s) français
Calendrier grégorien
Paroisses 31
Prêtres 60
Religieux 9
Religieuses 101
Territoire Haute-Marne
Superficie 6 210,6 km2
Population totale 183 659 (2012)
Population catholique 140 000 (2004)
Site web http://catholique-hautemarne.cef.fr/
Image illustrative de l’article Diocèse de Langres
Localisation du diocèse
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
Armoiries de l'évêché de Langres

Le diocèse de Langres (en latin : dioecesis Lingonensis) est une église particulière de l'Église catholique en France. Érigé au IVe siècle, il est un des diocèses historiques de Champagne et de Bourgogne. Entre 1790 et 1801, Langres fut le siège épiscopal du diocèse du département de la Haute-Marne, un des quatre-vingt-trois diocèses de l'Église constitutionnelle créés par la constitution civile du clergé. Supprimé en 1801, il est rétabli dès 1822. Depuis, il couvre le département de la Haute-Marne.

L'évêché de Langres (Haute-Marne) a vu son siège transféré à Chaumont et son nom modifié en diocèse de Langres (en latin : Dioecesis Lingonensis). Jusqu'en 2002, il est suffragant de l'archidiocèse métropolitain de Lyon et relève de la province ecclésiastique de Lyon. Depuis 2002, il est suffragant de l'archidiocèse métropolitain de Reims et relève de la province ecclésiastique de Reims qui couvre les régions Champagne-Ardenne et Picardie.

Sommaire

Histoire du Diocèse de LangresModifier

Origines du Diocèse de LangresModifier

Le Diocèse de Langres au Moyen-AgeModifier

Le Diocèse de Langres à l'Époque moderneModifier

 
Archidiaconé de Joinville (XVIIe siècle)

C'est dans le Diocèse de Langres que sont nés le théologien Nicolas de Clémenges qui fut chanoine et trésorier de la cathédrale de langres, le savant canoniste gallican Edmond Richer (1560-1631), le jésuite Pierre Lemoine (1602-1671), auteur d'un poème épique sur Louis IX de France et du traité de La Dévotion aisée, Jeanne Mance (1606-1673), le vénérable Gérard Voinchet (1640-1695), chanoine de Sainte-Geneviève à Paris.

Au XVIIIe siècle, Langres a été un important foyer du jansénisme. Par la bulle Super specula du [1], le pape Clément XII réduit le territoire du diocèse de Langres pour l'érection de celui de Dijon.

Démembrement en 1731 du Diocèse de Langres pour créer celui de DijonModifier

Sous l'épiscopat de Pierre de Pardaillan de Gondrin, dit Mgr d'Antin, les bourgeois de Dijon obtiennent en 1731, grâce au crédit du Prince de Condé, la réalisation d'un projet qu'ils soutenaient depuis deux siècles: l'érection de leur ville en siège épiscopal.

Le diocèse de Langres était alors composé de six archidiaconés: 1° celui de Langres (doyenné de Langres et du Moge); 2° l'archidiaconé de Tonnerre (doyennés de Tonnerre, de Molème, de Réomé, et de Saint-Vinnemère; 3° l'archidiaconé du Barrois (doyennés de Bar-sur-Aube et de Chaumont); 4° archidiaconé de l'Auxois (doyennés de Bar-sur-Seine et de Châtillon); 5° l'archidiaconé du Bassigny (doyennés d'Is-en-Bassigny et de Pierrefaite) et 6° celui de Dijon (comprenant les doyennés de Dijon, de Bèze, de Saint-Seine, de Grancey et de Fouvent).

Le nouveau diocèse de Dijon comprenait l'archidiaconé de Dijon, à l'exception du doyennés de Grancey (rattaché à l'archidiaconé de Langres) et d'une partie de celui de Fouvent (rattaché à l'archidiaconé de Bassigny), soit cent trente paroisses, deux cent vingt-sept succursales, et sept abbayes dont deux à Dijon.

Alors l'évéché de Langres cessa de représenter le territoire des ancciens Lingons.

Démembrement en 1801 au profit de Troyes et Dijon, puis rétablissement en 1822Modifier

À la suite du concordat de 1801, par la bulle Qui Christi Domini du [2], le pape Pie VII supprime le diocèse de Langres et partage son territoire entre celui de Dijon et celui de Troyes. À la suite de la signature du concordat de 1817, Pie VII prévoit de rétablir le diocèse de Langres. Mais le concordat n'est pas ratifié.

Le petit séminaire est alors resté à Langres, et le grand à Dijon.

Ce n'est que par la bulle Paternae charitatis du [3] que Pie VII rétablit le diocèse.


Le grand séminaire, rétabli à Langres, a été sous la Troisième République un important foyer de rayonnement religieux et de résistance à la sécularisation forcée des œuvres d'éducation et d'assistance, en particulier avec la publication de L'Ami du clergé et de La Croix de la haute-Marne.

Cathédrale et basilique mineureModifier

La cathédrale Saint-Mammès de Langres, dédiée à saint Mammès, est l'église cathédrale du diocèse[4].

La basilique Saint-Jean-Baptiste de Chaumont, dédiée à saint Jean-Baptiste, est une église paroissiale et, depuis le , une basilique mineure[5].

Évêques de LangresModifier

Article détaillé : Liste des évêques de Langres.

Évêques originaires du diocèse de LangresModifier

  • Mgr Jean Vilnet (1922-2013), évêque émérite de Lille
  • Mgr Jacques Gaillot, ancien évêque d'Evreux, évêque de Partenia
  • Mgr Jean-Félix-Onésime Luquet, architecte à Langres, puis évêque d'Hésebon[6].
  • Le Cardinal-Archevêque de Paris, Mgr Morlot (mort en 1862).
  • Mgr Georges Darboy, archevêque de Paris, exécuté lors de la "semaine sanglante" par les Communards, le 24 mai 1871.

Sources et référencesModifier

  • Arthur Daguin, Les Évêques de Langres. Etude épigraphique, sigillographique et héraldique. Langres au musée, (s.d.) Extrait des ″Mémoires de la Société historique et archéologique de Langres″. Tome III,
  1. (la) La bulle Super specula du 9 avril 1751, dans Bullarum diplomatum et privilegiorum sanctorum Romanorum pontificum Taurinensis editio, vol. XXIII, pp. 270-277 (consulté le 6 juillet 2013)
  2. (la) La bulle Qui Christi Domini du 29 novembre 1801, dans Bullarii romani continuatio, t. XI, Rome, 1845, pp. 245-249 (consulté le 6 juillet 2013)
  3. (la) La bulle Paternae charitatis du 6 octobre 1822, dans Bullarii romani continuatio, t. XV, Rome, 1853, pp. 577-585 (consulté le 6 juillet 2013)
  4. (en) Cathédrale Saint-Mammès (Langres) (consulté le 6 juillet 2013)
  5. (en) Basilique Saint-Jean-Baptiste (Chaumont) (consulté le 6 juillet 2013)
  6. Émile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne: dictionnaire géographique, statistique p. 340

Voir aussiModifier