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Jules-Claude Ziegler

artiste français
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Jules-Claude Ziegler
Photo jules-claude ziegler.JPG
Jules-Claude Ziegler par Nadar (détail), Paris, musée d'Orsay.
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
Maître
Lieu de travail
Distinction

Jules-Claude Ziegler (1804-1856) est un peintre, céramiste et photographe français.

Sommaire

BiographieModifier

 
L'Histoire du christianisme (1835-1837), Paris, abside de l'église de la Madeleine.

Jules Claude Ziegler est né le à Langres[1]. Il étudie le droit contre son gré et reçoit le titre de docteur en droit. Malgré les réticences de son père Jean-Jacques Ziegler, il devient l'élève de Jean Auguste Dominique Ingres et de François Joseph Heim à l'école des beaux-arts de Paris. Il est l'un des premiers à s'intéresser aux peintures espagnoles qu'il découvre dans la Galerie de Louis-Philippe au musée du Louvre, dans la collection du Maréchal Soult, et chez Alexandre Aguado. Il copie alors le Saint François de Zurbarán et l’Assomption de Murillo. Il expose plusieurs toiles au Salon, en particulier Saint Georges terrassant le dragon (musée des beaux-arts de Nancy).

Ziegler peint L'Histoire du christianisme pour l'abside de l'église de la Madeleine à Paris, une réalisation de trois mille pieds carrés, enlevée à Paul Delaroche qui devait l'exécuter. Adolphe Thiers, alors ministre de l'Intérieur, confie à Ziegler cette fresque monumentale nécessitant deux années de travail jusqu'à son achèvement en 1838. Il représente le Christ entouré des apôtres et accordant le pardon à Marie-Madeleine, agenouillée au milieu des principaux personnages de l'Église d'Orient et d'Occident. On y découvre la fondation et le développement de l'Église catholique, mais on y voit aussi Mahomet, le Juif errant, Luther, de nombreux empereurs romains, Charlemagne et Napoléon. Ce chef-d'œuvre lui vaut la croix de la Légion d'honneur, mais l'a fatigué et lui a causé une maladie des yeux.

 
Vase en grès de la fabrique de Voisinlieu, ca 1840

Au début des années 1840, il séjourne régulièrement dans la propriété familiale de Haute-Marne, où il s'adonne à la céramique et, sous la direction d'Hippolyte Bayard, à l'art naissant de la photographie[2]. Il dirige ensuite une manufacture de vases en grès à Voisinlieu, près de Beauvais dans l'Oise. Il revient à la peinture au Salon de 1844 et, trois ans plus tard, peint sa Judith (musée des beaux-arts de Lyon). En janvier 1851, il rejoint la Société héliographique puis participe à la rédaction de La Lumière.

Devenu conservateur du musée de Dijon et directeur de l'école des beaux-arts de cette ville, Ziegler meurt brutalement le à Paris. Il est inhumé dans le petit village de ses ancêtres maternels, à Soyers dans la Haute-Marne.

Collections publiquesModifier

PeintureModifier

CéramiqueModifier

PhotographieModifier

PublicationsModifier

 
Judith aux portes de Béthulie (1847), musée des Beaux-Arts de Lyon.
  • Études céramiques, recherches des principes du beau dans l'architecture, l'art céramique et la forme en général
  • Théorie de la coloration des reliefs, Paris, 1850
  • Traité de la couleur et de la lumière, Paris, 1852
  • Compte-rendu de la photographie à l'Exposition de 1855, Dijon, 1855

Notes et référencesModifier

  1. Où une place porte son nom.
  2. Jacques Werren, « Jules Ziegler un élève oublié d’Hippolyte Bayard », in Études photographiques, no 12, 2002 (En ligne sur etudesphotographiques.revues.org).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Catherine Castéja, « L’héroïsation des primitifs italiens dans la peinture du XIXe siècle - Ingres et ses élèves », in Bulletin spécial du musée Ingres, Montauban, 2000, pp. 37-47.
  • Stéphane Guégan, « Ziegler dans l’œil des critiques », in Bulletin des musées et monuments lyonnais, no 4, 1990, pp. 12-21.
  • Stéphane Guégan, « Ces bonheurs là n'arrivent qu'aux habiles - Gautier et la photographie artiste », in 48/14, 2009, tome 28, pp. 6-23.
  • Jacques Werren, « Jules Ziegler : un élève oublié d’Hippolyte Bayard », in Études photographiques, 2002, no 12, pp. 64-97.
  • (de) Jacques Werren, « Jules Ziegler. Erneuerer des künstlerischen Steinzeugs in Frankreich unter dem Einfluss der rheinischen Renaissance », in Keramos, no 185, 2004, pp. 69-100.
  • Jacques Werren, Jules Ziegler : peintre, céramiste, photographe, Le Mans : La Reinette éditions, 2010, 336 p.

Article connexeModifier

Liens externesModifier

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