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Joe Biden

vice-président des États-Unis de 2009 à 2017
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Biden.

Joe Biden
Illustration.
Portrait officiel de Joe Biden en 2013.
Fonctions
47e vice-président des États-Unis

(8 ans)
Élection
Réélection
Président Barack Obama
Gouvernement Administration Obama
Prédécesseur Dick Cheney
Successeur Mike Pence
Sénateur des États-Unis

(36 ans et 12 jours)
Élection
Réélection
6 novembre 1984
6 novembre 1990
5 novembre 1996
5 novembre 2002
4 novembre 2008
Circonscription Delaware
Groupe politique Démocrate
Prédécesseur J. Caleb Boggs
Successeur Ted Kaufman
Biographie
Nom de naissance Joseph Robinette Biden, Junior
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Scranton (Pennsylvanie, États-Unis)
Nationalité Américain
Parti politique Parti démocrate (depuis 1969)
Conjoint Jill Jacobs (depuis 1977)
Enfants Quatre, dont Beau et Hunter Biden
Diplômé de Université du Delaware
Université de Syracuse
Profession Professeur de droit constitutionnel
Distinctions Médaille présidentielle de la Liberté (en 2017)
Religion Catholicisme

Signature de Joe Biden

Joe Biden Joe Biden
Vice-présidents des États-Unis
Sénateurs des États-Unis pour le Delaware

Joseph Robinette Biden, Jr.[a], dit Joe Biden, né le à Scranton (Pennsylvanie), est un homme d'État américain, vice-président des États-Unis de 2009 à 2017.

Sénateur fédéral pour le Delaware de 1973 à 2009, il est considéré comme appartenant à l’aile droite du Parti démocrate et préside le comité judiciaire et criminel de la chambre haute du Congrès de 1987 à 1995. Il est également à la tête à deux reprises, entre 2001 et 2009, du comité des affaires étrangères du Sénat.

Candidat défait aux primaires démocrates en vue de l’élection présidentielle de 1988 et de celle de 2008, il est choisi par Barack Obama pour être son candidat à la vice-présidence des États-Unis en vue de l'élection de 2008. Il est élu avec celui-ci et devient le premier vice-président catholique dans l'histoire américaine. Il est réélu aux côtés de Barack Obama en 2012.

Il est candidat aux primaires présidentielles démocrates de 2020, pour lesquelles il est donné favori.

Situation personnelleModifier

Joseph Biden naît le dans une famille catholique irlandaise modeste de Scranton (Pennsylvanie). Il est le fils de Joseph R. Biden, Sr. et de son épouse Catherine Eugenia, née Finnegan. Sa grand-mère paternelle Robinette descend de huguenots français ayant émigré en Angleterre puis en Pennsylvanie. Joseph Biden grandit avec ses deux frères et ses deux sœurs, d'abord à Scranton puis, après ses 10 ans, à Claymont dans le comté de New Castle, État du Delaware, où son père (fils d'un ancien dirigeant d'American Oil Company ayant fait faillite[1]) vend des voitures.

Diplômé d'histoire et de science politique en 1965 à l'université du Delaware, il poursuit des études supérieures à la faculté de droit de l'université de Syracuse. Il y rencontre Neilia Hunter qu'il épouse en 1966 et avec qui il a trois enfants.

Après avoir obtenu un diplôme en droit en 1968, il commence une carrière juridique à Wilmington (Delaware)[2].

Une semaine avant Noël 1972, sa femme, Neilia, et leurs trois enfants sont victimes d’un accident de la route, leur voiture ayant été percutée par un chauffard ivre. Son épouse et sa fille Naomi Christina, âgée de 13 mois, sont tuées et ses deux fils gravement blessés[3].

Joe Biden élève seul ses deux fils puis se remarie, en 1977, avec Jill Tracy Jacobs avec qui il a une fille, Ashley, née en 1981[4].

Son fils aîné, Beau Biden, est élu procureur général du Delaware en 2006 et 2010[5] après avoir été capitaine dans une unité de la garde nationale du Delaware, et avoir servi durant la guerre en Irak de 2003[5]. Son second fils, Hunter Biden, est avocat à Washington ; sa participation à partir de 2014 au directoire d'une des plus importantes compagnie gazières ukrainienne, Burisma (en) suscite des controverses en lien notamment avec la fonction de son père[6],[7],[8].

Parcours politiqueModifier

DébutsModifier

 
Joe Biden en 1987.

Il est élu au conseil du comté de New Castle de 1970 à 1972.

Sénateur pour le DelawareModifier

Joseph Biden est élu en au Sénat des États-Unis comme membre du Parti démocrate, et est réélu jusqu'à son accession à la vice-présidence des États-Unis. En 2002, il obtient 58 % des voix avec un budget deux fois plus important que son rival républicain, l'homme d'affaires Ray Clatworthy. Biden est cependant souvent accusé d'être plus concerné par les affaires internationales que par les problèmes locaux de sa circonscription du Delaware.

Politique intérieureModifier

Président de la commission judiciaire du Sénat de 1987 à 1995, Joe Biden parvient à bloquer la nomination de Robert Bork à la Cour suprême des États-Unis et tente aussi, sans succès, de bloquer celle de Clarence Thomas, lors de sa nomination par le président George H. W. Bush. Les deux procédures sont marquées au Sénat par des attaques personnelles.

Parmi les lois dont Joe Biden est l'auteur ou le coauteur, la plus reconnue est celle de 1994 sur les crimes violents intitulée Violent Crime Control and Law Enforcement Act of 1994, plus connue sous le nom de « Biden Crime Law », celle également contre la violence domestique sur les femmes de 2000 (Violence Against Women Act of 2000) mais dont une partie est déclarée par la suite inconstitutionnelle et enfin les lois contre les narcotrafiquants. Joe Biden est un farouche partisan de la propriété intellectuelle, lié à la Recording Industry Association of America, la Motion Picture Association of America et la Business Software Alliance. Il est un fort soutien du Digital Millennium Copyright Act[9].

Il est connu pour être non seulement un « bavard » mais aussi pour tenir parfois des propos embarrassants[3], le Los Angeles Times le surnommant ainsi « la machine à gaffes[10] ». Il déclara notamment que l'on ne pouvait pas « entrer dans un 7-Eleven ou un Dunkin Donuts [des petits magasins populaires] à moins d'avoir un léger accent indien[11] ».

Au comité des affaires étrangèresModifier

 
Joe Biden en 2003.

Membre du comité des affaires étrangères du Sénat, il en devient le chef de la minorité démocrate en 1997. En tant que tel, il est l'un des premiers, au milieu des années 1990, à demander la levée de l'embargo sur les armes à destination des musulmans de Bosnie[12] lors de la guerre en ex-Yougoslavie et à qualifier le président serbe Slobodan Milosević de criminel de guerre. Il fut le coauteur en 1999, avec le républicain John McCain, futur adversaire d'Obama en 2008, d'une résolution du Congrès autorisant le président Bill Clinton à utiliser la force nécessaire pour faire cesser les violences contre les droits de l'homme au Kosovo[13].

Après les attentats du 11 septembre 2001, en tant que président du Comité des affaires étrangères du Sénat, il est le premier élu américain à se rendre en Afghanistan, en janvier 2002, après la chute des talibans[14]. Durant la présidence de George W. Bush, il soutient ainsi le président Hamid Karzai contre ceux qui, au sein de l'administration, préfèrent modérer son pouvoir en favorisant un schéma décentralisé et régional, quitte à favoriser les seigneurs de guerre[14].

Par ailleurs, Joe Biden organise des auditions sur l'Irak. Il en conclut alors que les États-Unis « n'ont d'autre choix que d'éliminer Saddam Hussein » mais soutient une opération menée dans le cadre de l'ONU[12]. Comme l'extrême majorité du Congrès, il vote également en faveur du Patriot Act et, en octobre 2002, en faveur de la résolution autorisant le président George W. Bush à mener des opérations militaires à l'encontre de l'Irak[3]. Il n'en devient pas moins l'un des plus virulents critiques de la gestion de l'après-guerre, proposant en 2006 la partition de l’Irak entre chiites, sunnites et Kurdes[15] ainsi que la prise en charge par la communauté internationale de l'occupation du pays. Il considère aussi que l'administration Bush se concentre trop sur l'Irak au détriment de l'aide à la reconstruction de l'Afghanistan[14]. Après y avoir été favorable, il s'est opposé, sans succès, au renforcement militaire des troupes militaires américaines en 2007 déclarant que le renforcement des effectifs sur place n'était « pas dans l'intérêt de la nation[16] ».

Élections primaires démocrates de 1988 et de 2008Modifier

Candidat aux élections primaires démocrates en vue de l'élection présidentielle de novembre 1988, Biden est obligé d'abandonner la course présidentielle, à la suite du scandale provoqué par son plagiat d'un discours du leader travailliste anglais, Neil Kinnock, qu'il avait prononcé lors de sa campagne électorale dans l'État d'Iowa[17]. Le scandale, révélé par l'équipe de campagne de Michael Dukakis, a également révélé une ancienne affaire de plagiat alors qu'il était étudiant en droit, vingt ans plus tôt. Son hospitalisation pour une double rupture d'anévrisme met fin à sa campagne électorale. Il lui faut sept mois de convalescence avant de revenir au Congrès[réf. nécessaire].

En 2003, Biden refuse d'être candidat aux primaires démocrates malgré les sollicitations de son camp. Candidat putatif à la vice-présidence au côté de John Kerry en 2004, il fait publiquement part de son choix personnel pour un ticket présidentiel entre Kerry et le républicain John McCain, un ami personnel des deux hommes[18].

 
Barack Obama, Michelle Obama, Jill et Joe Biden le à Springfield (Illinois).

Vingt ans après sa première tentative, il est de nouveau candidat en vue de l’élection présidentielle de 2008. Aux primaires démocrates, il invoque une faible capacité de jugement de Barack Obama en matière de politique étrangère, affirme que ce dernier n'est pas prêt à être président[19] et raille son style à l'emporte-pièce, déclarant qu'il « est le premier [candidat] afro-américain qui s'exprime bien, soit brillant, propre sur lui et beau garçon[12] ». Il présente par la suite des excuses pour cette déclaration face aux accusations de racisme de plusieurs commentateurs politiques[20],[21]. Arrivé cinquième lors du caucus de l'Iowa, Joe Biden se retire de la course dès janvier 2008 sans prendre parti ni pour Barack Obama ni pour Hillary Clinton.

Colistier de Barack Obama en 2008Modifier

En , Barack Obama annonce l’avoir désigné pour être son colistier sur le ticket démocrate aux élections de novembre[22]. En choisissant Joe Biden comme colistier, Barack Obama opte selon les médias pour un homme qui lui permet de se prémunir de l'accusation d'« inexpérience », notamment en politique étrangère[23].

S'adressant à des donateurs de Seattle le , Joe Biden commet une « gaffe » en déclarant : « Croyez-moi. Il ne se passera pas six mois avant que le monde ne mette à l'épreuve Barack Obama, comme il l'avait fait avec Kennedy [...]. Écoutez, nous allons avoir une crise internationale, une crise fabriquée, pour voir de quel bois se chauffe ce gars-là [...]. Je vous garantis que cela va arriver. ». Destinée initialement à démontrer la pugnacité et le courage de son jeune colistier en le comparant au JFK de la crise des missiles de Cuba, cette déclaration maladroite est exploitée par McCain, qui juge que le pays n'a pas besoin « d'un président qui invite le monde à le tester à un moment où notre économie est en crise, et où les Américains se battent déjà dans deux guerres »[24].

Le 4 novembre 2008, en tant que colistier de Barack Obama, il est élu vice-président des États-Unis. Ce même jour, il est également réélu sénateur du Delaware (un tiers du Sénat était renouvelé). Bien que se présentant à la vice-présidence, il maintient sa candidature à l'élection sénatoriale comme le permet la loi au Delaware. Le , avant sa prise de fonction comme vice-président, il démissionne de son poste de sénateur ; le démocrate Ted Kaufman le remplace jusqu'en 2011[réf. nécessaire].

Vice-président des États-UnisModifier

Premier mandatModifier

 
Joe Biden prêtant serment le .
 
Barack Obama et Joe Biden à bord de la Cadillac One, en 2010.

Comme le veut la tradition, Biden retourne au Delaware peu après l’élection présidentielle. Il reste cependant en contact étroit avec le président élu Barack Obama afin de mener le projet de transition. Les services secrets américains lui ont donné le nom de code de Celtic en référence à ses origines irlandaises.

Joe Biden devient le 47e vice-président des États-Unis le succédant ainsi au républicain Dick Cheney. Il est le premier vice-président américain issu du Delaware[réf. nécessaire] et le premier homme de confession catholique à occuper cette fonction[25],[26]. Sa prestation de serment, dirigée par le juge à la Cour suprême John Paul Stevens, a lieu au Capitole.

Durant les premiers mois de l'administration Obama, Biden joue un important rôle de conseiller auprès du président même si son travail reste discret[réf. nécessaire]. La vision de Biden de ce que doit être un vice-président marque clairement la rupture avec le très influent vice-président Cheney[réf. nécessaire].

Considérant que le président afghan Hamid Karzai faillit à sa tâche de pacifier le pays, il ne soutient plus guère ce dernier[14]. En , le conseiller à la sécurité nationale Antony Blinken est ainsi le seul à ne pas penser que d'importantes opérations de contre-insurrection doivent être montées contre les talibans[27]. Biden veut en effet limiter l'engagement de l'armée américaine en Afghanistan[27].

Par ailleurs, Joe Biden veut faire avancer le dialogue en cours entre les États-Unis et ses alliés les plus proches sur l'avenir de la sécurité européenne[28].

Au niveau international, Joe Biden est mentionné dans l'affaire Megaupload, son créateur Kim Dotcom accuse le vice-président des États-Unis d'avoir fermé Megaupload par intérêt pour la MPAA (Motion Picture Association of America), plus particulièrement pour son ami Chris Dodd, CEO de la MPAA[29].

Second mandatModifier

 
Joe Biden avec le président afghan Ashraf Ghani et le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, en 2016.

Le , il est réélu vice-président en tant que colistier de Barack Obama. Il prête serment le devant le Capitole.

Il se rend en France au début de l'année 2013, afin de rencontrer le président François Hollande, devant s’entretenir avec celui-ci sur la question de la guerre du Mali. Barack Obama lui a confié en la mission de trouver des propositions sur le port des armes à feu après la tuerie de l'école primaire Sandy Hook et la fusillade d'Aurora notamment. Avec un Congrès républicain et une forte influence de la National Rifle Association, ses efforts sont vains. En octobre 2015, Biden accuse la Turquie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis d'avoir financé des groupes djihadistes en Syrie : « Nos alliés ont versé des centaines de millions de dollars et des milliers de tonnes d'armes à tous ceux qui voulaient combattre Assad — sauf que les personnes qui étaient équipées étaient le Front al-Nosra et Al-Qaïda et des éléments extrémistes djihadistes venus de toutes les parties du monde[30]. » Il fait cependant machine arrière quelques jours plus tard et présente ses excuses à ces États[31].

Après un certain suspense, il annonce le sa décision de ne pas se présenter à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2016[32],[33]. Lors d'une visite au Mexique en 2016, il présente ses excuses au nom de son pays pour les propositions racistes du candidat républicain Donald Trump, affirmant qu'il ne représente pas ce que la majorité des Américains pensent[réf. nécessaire].

Primaires démocrates de 2020Modifier

Dès 2017, les spéculations sur sa possible candidature aux primaires démocrates pour l’élection présidentielle de 2020 se multiplient, notamment après la publication de ses mémoires[34],[35].

 
Joe Biden lors de son premier discours de campagne, le 18 mai 2019, à Philadelphie.

Perçu comme le grand favori de la course s'il choisit de se présenter, il annonce officiellement sa candidature aux primaires le [36],[37].

Si les médias mettent en avant son expérience et sa modération, il connaît un début de campagne difficile[38]. Avant même son entrée en lice, il est accusé d’attouchements par plusieurs femmes, dont une élue démocrate[39]. Il répond que « les normes sociales ont commencé à changer » et qu’il sera à l’avenir « plus attentif au respect de l’espace personnel »[40].

Son positionnement politique plus centriste que ceux de ses adversaires[41], sa richesse personnelle[42] et ses prises de position passées (opposition au busing et au mariage homosexuel, soutien à l’amendement Hyde (en), vote pour l'annulation du Glass-Steagall Act, vote en faveur du Violent Crime Control and Law Enforcement Act, vote pour la guerre d'Iraketc.) lui attirent de vives critiques[43],[44],[45].

 
Joe Biden en campagne à Des Moines (Iowa), en août 2019.

En mars 2019, il présente une nouvelle fois ses excuses pour son comportement controversé durant l'audition d'Anita Hill en 1991, quand celle-ci témoigna contre un juge de la Cour suprême qu'elle accusait de harcèlement sexuel[46]. L’âge de Joe Biden est également fréquemment vu comme un obstacle face à la jeunesse de plusieurs autres candidats[47],[48]. Dans ces conditions, les intentions de vote en sa faveur diminuent sensiblement[49], au profit notamment d'Elizabeth Warren, dont le positionnement plus à gauche semble séduire davantage l'aile progressiste du camp démocrate[50]. En , la révélation d'une conversation téléphonique entre Donald Trump et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, au cours de laquelle le premier aurait demandé l’ouverture d'une enquête contre Hunter Biden, conduit au déclenchement d'une procédure d'impeachment contre le président américain. En octobre 2019, lors d'un débat télévisé, Joe Biden se défend de toute irrégularité dans l'affaire ukrainienne et accuse Donald Trump d'être le « président le plus corrompu de l'histoire moderne »[51]. Malgré des performances souvent jugées décevantes lors des débats télévisés entre les principaux prétendants à l'investiture démocrate[52],[53], marqués par de franches oppositions entre progressistes et modérés[54], Joe Biden reste en tête des intentions de vote dans les enquêtes d'opinion réalisées à l'échelle nationale[55]. Cependant, elles chutent dans les deux premiers États à organiser leur scrutin, l'Iowa et le New Hampshire, où il est dépassé par Pete Buttigieg et Elizabeth Warren[56].

En novembre et en décembre 2019, en seulement huit jours, il visite 18 comtés composant l'Iowa afin d'y renforcer sa popularité face à la percée de Pete Buttigieg[57]. À cette occasion, il est moqué pour son slogan de campagne, « Pas de fadaises ! », jugé dépassé[58],[59]. Le 5 décembre, lors d'une réunion publique en Iowa, il s'emporte contre un électeur qui l’accuse d’être trop vieux pour devenir président et d’avoir favorisé l’accès en Ukraine de son fils, Hunter Biden, lorsqu’il était vice-président[60],[61].

Prises de positionModifier

Joe Biden est considéré comme appartenant à l’aile droite ou centriste du Parti démocrate.

Bien que catholique, il est favorable au droit à l'avortement, mais longtemps hostile à son financement public ; il annonce dans le cadre de l'élection présidentielle américaine de 2020 qu'il n'est plus opposé à l'usage de fonds fédéraux pour financer les avortements[62]. Il est lors de ses premiers mandats opposé au mariage homosexuel, mais change progressivement d'avis pour s'y déclarer publiquement favorable en mai 2012[63]. Il accepte la peine de mort et est favorable à un contrôle renforcé de la vente des armes à feu, souhaitant rétablir l'interdiction de la vente des fusils d'assaut. En 2007, il a soutenu la régularisation des immigrés illégaux proposée par le président George W. Bush sous certaines conditions, notamment l'apprentissage obligatoire de l'anglais[23].

Il est aussi l'un des premiers hommes politiques à demander la fermeture du camp de Guantanamo et à s'opposer aux commissions militaires chargées de juger en dehors du droit américain les « combattants ennemis », privés d'habeas corpus[réf. nécessaire].

Il n'hésite pas à tenir des propos populistes en rappelant que son État a « été esclavagiste », afin de démontrer qu'il pouvait ainsi rallier l'électorat sudiste et blanc[12].

Quelques jours avant de quitter ses fonctions de vice-président en 2017, il qualifie la Russie de « menace » pour « l'ordre libéral international »[64].

Historique électoralModifier

Élections présidentiellesModifier

Élection sénatorialesModifier

Résultats pour le poste de sénateur de classe 2 du Delaware[65]
Année Joe Biden Républicain Américain (en) Prohibition Libertarien IPD (en) NLP
1972 50,48 % 49,10 % 0,35 % 0,08 %
1978 57,96 % 41,02 % 1,03 %
1984 60,11 % 39,89 %
1990 62,68 % 35,83 % 1,49 %
1996 60,04 % 38,13 % 1,21 % 0,62 %
2002 58,22 % 40,80 % 0,40 % 0,43 % 0,15 %
2008 64,69 % 35,31 %

DistinctionsModifier

Il est considéré en 2011 comme l'un des 100 hommes les plus influents de la planète selon le Time Magazine[66].

Le , il est décoré par Barack Obama de la médaille présidentielle de la Liberté avec distinction[67].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. (en) Michela Tindera, « Here's How Much 2020 Presidential Candidate Joe Biden Is Worth », sur forbes.com (consulté le 18 septembre 2019).
  2. Prisma Média, « Joe Biden - La biographie de Joe Biden avec Gala.fr », sur Gala.fr (consulté le 22 août 2017).
  3. a b et c « Présidentielles USA : qui est Joe Biden ? », sur LInternationalMagazine.com, .
  4. (en) « Ashley Biden Pictures », sur huffingtonpost.com, (consulté le 2 février 2018).
  5. a et b « Il s’appelait Beau - Joe Biden perd son fils aîné », sur parismatch.com, (consulté le 31 mai 2015).
  6. (en) « Ukrainian army helps installing shale gas production equipment near Slavyansk », Itar Tass, (consulté le 4 juillet 2014).
  7. (en) « Ukraine energy firm hiring Biden’s son raises ethical concerns », Foxnews, (consulté le 4 août 2014).
  8. (en) « Joe Biden, His Son and the Case Against a Ukrainian Oligarch », sur nytimes.com, .
  9. « Joe Biden, colistier d’Obama et pro-copyright », sur linformaticien.com, .
  10. « La presse américaine souligne les faiblesses du "bavard" Joseph Biden », sur lemonde.fr, (consulté le 13 août 2019)
  11. Nicole Bacharan, « Obama-Biden : un bon ticket ? », sur europe1.fr, .
  12. a b c et d Philippe Gélie, « Joe Biden, l'antidote d'Obama à McCain », sur Le Figaro, .
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  15. François Clemenceau, « Sauf coup de théâtre, Biden donc… », sur Le blog USA 2008.
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