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Ashraf Ghani
Illustration.
Ashraf Ghani en 2014.
Fonctions
Président de la République islamique d'Afghanistan
En fonction depuis le
(5 ans, 2 mois et 8 jours)
Élection 14 juin 2014
Vice-président Abdul Rachid Dostom
Chef du gouvernement Abdullah Abdullah
(chef de l'exécutif)
Prédécesseur Hamid Karzai
Ministre des Finances

(2 ans, 6 mois et 12 jours)
Président Hamid Karzai
Prédécesseur Hedayat Amine Arsala
Successeur Anwar ul-Haq Ahady (en)
Biographie
Nom de naissance Mohammad Ashraf Ghani Ahmadzai
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Afghanistan
Nationalité afghane
Parti politique indépendant
Conjoint Rula Ghani
Diplômé de université de Kaboul
université américaine de Beyrouth
université Columbia
Profession économiste
anthropologue
homme politique
Résidence palais présidentiel de Kaboul

Ashraf Ghani
Présidents de la République islamique d'Afghanistan

Ashraf Ghani ou Ashraf Ghani Ahmadzai (Ahmadzai désignant le clan auquel il appartient), né le , est un économiste, anthropologue et homme d'État afghan, ancien haut fonctionnaire international, président de la république islamique d'Afghanistan depuis le .

BiographieModifier

Originaire de la province du Lôgar, il est né dans un clan pachtoune d'Ahmadzai[1] au sein ce qui était alors le royaume d'Afghanistan.

Après avoir étudié à Kaboul[1], il quitte l'Afghanistan en 1973 pour étudier au Liban à l'université américaine de Beyrouth. À son retour en Afghanistan il enseigne l'anthropologie de 1974 à 1977 à l'université de Kaboul[1]. En 1977 il part étudier aux États-Unis à l'université Columbia. Le coup d'État communiste de 1978, qui remplaça le royaume d'Afghanistan par la république démocratique d'Afghanistan l’empêcha de retourner en Afghanistan. En 1983 il obtint le titre de docteur en anthropologie après sa thèse à l'université Columbia et devient professeur à l'université Berkeley et à l'université Johns-Hopkins[2].

En 1991, il rejoint la Banque mondiale comme anthropologue, où il est chargé d'étudier « les conséquences sociales de l'aide économique »[2].

Après les attentats du 11 septembre 2001 et la chute des talibans, il participe à la reconstruction de l'État afghan, notamment comme conseiller spécial du diplomate algérien Lakhdar Brahimi, alors représentant du secrétaire général de l'ONU dans le pays. Il joue un rôle dans les négociations des accords de Bonn de . Il est ensuite conseiller d'Hamid Karzai, avant de rejoindre, en , le gouvernement intérimaire afghan dirigé par ce dernier ; il exerce les fonctions de ministre des Finances de à . Il devient ensuite président de l'université de Kaboul pendant une année. Candidat à l'élection présidentielle de 2009, il termine à la quatrième place avec 2,94 % des voix[2].

De nouveau candidat à l'élection de 2014, il se place en deuxième position au premier tour, le , avec 31,6 % des voix, loin derrière Abdullah Abdullah (45 %). Le suivant, les premiers résultats du second tour qui s'est déroulé le sont annoncés par la Commission électorale indépendante et donnent Ghani vainqueur avec 56,4 % des voix[3]. Contrairement au scrutin de 2009, Ashraf Ghani s'est « ré-afghanisé » pour cette élection, notamment en rajoutant à son nom son patronyme tribal « Ahmadzai », en se laissant pousser la barbe, en portant des vêtements traditionnels afghans et en s'alliant avec des personnalités locales, notamment Abdul Rachid Dostom, un « seigneur de la guerre » d'origine ouzbèke controversé qui devient par ailleurs son vice-président[2],[4]. Une crise politique s'ensuit, Abdullah Abdullah refusant de reconnaître sa défaite. Un accord intervient finalement entre les deux hommes et Abdullah Abdullah devient chef du gouvernement (« chef de l'exécutif »). En , il publie un décret présidentiel faisant de Farkhunda Zahra Naderi sa conseillère principale.

Sous son mandat, le pays connait une croissance économique de 3 %, tandis que le taux de chômage reste aux alentours de 9 %. L'inflation connait une baisse sensible, passant de plus de 10 % en 2014 à 0 en 2018, tout comme la dette et le déficit public. Toutefois, l'Afghanistan reste toujours l'un des pays les plus pauvres du globe, et connait toujours un IDH très faible[réf. nécessaire].

Le , la Cour suprême proroge son mandat, dont le terme est prévu le , jusqu'à la prochaine élection présidentielle, repoussée au [5]. Pendant la campagne, un attentat aux abords d'un de ses meetings fait 24 morts et 31 blessés[6].

Vie familialeModifier

Alors qu'il se trouve au Liban pour ses études, en 1973, il rencontre sa future épouse, Rula Saade, une chrétienne libanaise[2]. Ils ont deux enfants : Mariam Ghani (en)et Tariq.

Son frère, Hashmat Ghani Ahmadzai, est le chef de clan des Ahmadzai et le grand chef du Conseil des Kuchis.

RéférencesModifier

  1. a b et c (en) « Ashraf Ghani | president of Afghanistan », Encyclopedia Britannica,‎ 00-00-00 (lire en ligne, consulté le 6 août 2017)
  2. a b c d et e Adrien Jaulmes, « Le nouveau président afghan face au défi taliban », Le Figaro, samedi 27 / dimanche 28 septembre 2014, page 11.
  3. « Ashraf Ghani probable vainqueur en Afghanistan », 7sur7.be 7 juillet 2014
  4. Emmanuel Derville, « Le nouveau président afghan tend la main aux talibans », Le Figaro, mardi 30 septembre 2014, page 10.
  5. Rulers
  6. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/explosion-lors-d-un-meeting-du-president-afghan-24-morts-20190917

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