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Bionville

commune française du département de Meurthe-et-Moselle
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Bionville-sur-Nied.

Bionville
Bionville
Le village vu de la rive gauche de la Plaine.
Blason de Bionville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Canton Baccarat
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Vincent Genay
2015-2020
Code postal 54540
Code commune 54075
Démographie
Gentilé Bionvillois
Population
municipale
117 hab. (2016 en diminution de 9,3 % par rapport à 2011)
Densité 9,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 05″ nord, 7° 00′ 41″ est
Altitude Min. 325 m
Max. 731 m
Superficie 12,14 km2
Localisation

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Bionville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Elle a la particularité d'appartenir au canton de Baccarat, en Meurthe-et-Moselle, mais aussi à la Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges principalement composée de communes du département des Vosges.

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Carte des communes voisines.

Le territoire de la commune de Bionville occupe un tiers de la rive droite de la Vallée de la rivière la Plaine, sur 12 kilomètres.

Cette rivière concentre une multitude de ruisseaux dévalant des sommets voisins et se jette ensuite dans la Meurthe. À la Révolution, elle a servi de délimitation entre l'ancien département de la Meurthe et celui des Vosges. Les sommets (dont le Roc du Taurupt, 731 mètres, point culminant du département de Meurthe-et-Moselle) sont couverts de forêts de conifères et de feuillus[1].

Communes limitrophesModifier

Le territoire de la commune de Bionville fait face aux territoires des communes de Celles-sur-Plaine, Allarmont, Vexaincourt, Luvigny et Raon-sur-Plaine (département des Vosges). Il est bordée à l'est par celui de la commune de Grandfontaine (département du Bas-Rhin) et par celui de la commune de Raon-lès-Leau (département de Meurthe-et-Moselle), à l'ouest par celui de la commune de Pierre-Percée et au nord par ceux des communes d'Angomont et de Saint-Sauveur, toutes appartenant également au département de Meurthe-et-Moselle.

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

Il est composé de plusieurs hameaux, les Colins, les Noires Colas, le Centre, le Halbach, le Pré des Graines, le Taurupt et de lieux-dits comme la Turbine, Ban le Moine ou le Trupt, généralement desservis par un bon réseau routier.

Ces hameaux et ces lieux-dits, en particulier les Noires Colas, bénéficient d'un ensoleillement privilégié grâce à leur orientation sud.

LogementModifier

  • Résidences principales : 49 en 1999, 59 en 2005.
  • Résidences secondaires : 72 en 1999, 75 en 2005.
  • Habitants fiscaux (résidence principales et secondaires) : 216 en 2010[2].

L'augmentation du nombre de résidences secondaires est parfois lié au "retour au pays" -pour les week-ends ou les mois de belle saison- de couples encore en activité professionnelle ou à la retraite, couples dont l'un des conjoints est originaire de la région. Souvent en provenance de Nancy, Metz ou Strasbourg, ils proviennent plus exceptionnellement de la région parisienne ou d'outre-Rhin. La construction de chalets en bois s'est ainsi multipliée alors que les maisons traditionnelles de cette partie de la Lorraine étaient habituellement construites en pierres des Vosges.

ToponymieModifier

Bionville (1793), Brouville (1801).

L'origine du nom du village n'est pas connue. On peut supposer qu'à la création de la commune, à la Révolution, sur un territoire dénommé Ban le Moine, les révolutionnaires n'aient pas voulu lui donner un nom à consonance religieuse.

Le hameau des Noires Colas tiendrait son nom des filles du père Colas qui, de retour de la charbonnière ("meule" située dans la forêt, consumant du bois et produisant du charbon), auraient porté des traces noires sur les mains, les visages et les vêtements.

Le mot rupt se retrouve dans les noms du hameau du Taurupt et du lieu-dit du Trupt. Il vient du latin ruptus, participe passé de rumpo, "rompre, briser", tient son nom des espaces de défrichement où après avoir essouché on rompait le sol. Le hameau du Taurupt a donné par ailleurs son nom au Roc du Taurupt.

HistoireModifier

"La vallée a été une voie de passage et d’invasion depuis le Moyen Âge jusqu'à la Grande guerre" selon Jean-Paul Rothiot et Jean-Pierre Husson[3] : elle a été tour à tour à l'ère forestière le lieu de transport du bois par flottage, à l'ère industrielle celui d'un chemin de fer véhiculant produits manufacturiers et passagers, à l'ère automobile celui de la liaison routière entre l'Alsace et la Lorraine, par le col du Donon et le col de la Chapelotte, via les départementales 392 et 992.

La légende veut que les armées suédoises qui s'étaient introduites dans le comté de Salm par le col du Donon aient laissé des plants de pommes de terre (1635 ?) bien avant la "découverte" d'Antoine Parmentier (1787) et que les habitants de la rive droite de la vallée les aient fait fructifier.

À la restauration de la monarchie, le roi Louis XVIII y fit construire une église sur ses propres deniers. Elle est consacrée à saint Hubert, chasseur converti.

Lors de la Première Guerre mondiale, la commune se retrouva placée sur la ligne de front : elle fut décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le 6 juin 1921[4].

De 1919 à 1950, elle fut desservie par la ligne de chemin de fer de la Vallée de la Plaine (1907-1950) par l'intermédiaire de la gare de la commune d'Allarmont, et de 1919 à 1934 par celle de son hameau du Halbach.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Élections présidentiellesModifier

Élections législativesModifier

  • 2012 (2e tour) : 118 inscrits, 77 votants. Marie-Neige Houchard (Europe Écologie Les Verts) : 39 voix. Jacques Lamblin (UMP) : 36 voix[6].

Élections départementalesModifier

  • 2015 (2e tour) : 106 inscrits, 84 votants. Rose-Marie Falque et Michel Marchal (UMP): 51 voix. Pascal Bauche et Jennifer Stephany (FN) : 22 voix.
  • 2015 (1er tour) : 106 inscrits, 87 votants. Rose-Marie Falque et Michel Marchal (UMP) : 26 voix. Philippe Colin et Damienne Villaume (PS) : 21 voix. Jean-Marc Maire et Audrey Martin (Divers droite) : 20 voix. Pascal Bauche et Jennifer Stephany (FN) : 15 voix.

Élections municipalesModifier

 
La mairie.

En 2001, la liste conduite par Claude Stock est élue[7]. Après son décès, M. Eric Haye est élu maire.

En 2008, la liste unique conduite par Andrée Gervais est élue[8].

En 2014, 18 candidatures sont présentées au 1er tour pour 11 sièges : la liste conduite par Monique Stock est élue, avec pour colistiers notamment Andrée Gervais, Vincent Genay et Dominique Laurain[9]. En mai, elle démissionne, et le mois suivant Dominique Laurain est élu maire[10].

En janvier 2015, Dominique Laurain démissionne de son mandat de maire[11] et Vincent Genay est nommé maire par intérim. Les 22 et 29 mars, des élections municipales complémentaires sont tenues pour 3 conseillers municipaux. Le 2 avril, le préfet de Meurthe-et-Moselle dépose un référé au tribunal administratif pour rectification des opérations électorales du 22 mars (Jean-Claude de Sars élu, mais aussi Richard Helbrunn et Jean-Paul Jacquin avec 44 voix sur 87 exprimées) et pour annulation du scrutin du 29 mars. Finalement, Vincent Genay est élu maire[12]. En mai, Mme Wilhem, 2e maire-adjoint, décède[13]. Le 6 juin, Mme Stock, ancien maire, est élue 2e maire-adjoint. Le 18 juin, le préfet notifie la rectification du scrutin du 22 mars et l'annulation de celui du 29 mars. Le 26 juin, la nouvelle configuration du conseil municipal est convoquée (10 membres sur 11 à la suite d'un décès, dont un nouvel élu).

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avril 2001 octobre 2005 Claude Stock PS Maire
octobre 2005 mars 2008 Éric Haye EELV Maire
mars 2008 mars 2014 Andrée Gervais   Maire, puis maire honoraire[14]
mars 2014 juin 2014 Monique Stock   Maire démissionnaire
juin 2014 janvier 2015 Dominique Laurain   Maire démissionnaire
janvier 2015 mars 2015 Vincent Genay   Maire par intérim
avril 2015 En cours Vincent Genay   Maire par élection

Quelques maires et maires-adjoints, antérieurement : MM. Maurice Bertinotti, Marcel Brignon, Yves Cuny, Dieudonné Hoblingre, Marcel Masson et Jean-Claude de Sars.

Politique environnementaleModifier

  • Alimentation en eau potable des hameaux de la commune et de la réserve à mettre à disposition des sapeurs-pompiers : des travaux engagés au lieu-dit La Basse du Toc ont permis l'édification d'un château d'eau au début des années 1980 et l'amélioration du captage à partir de trois sources au début des années 2010. Pour le hameau du Pré des Graines (cinq habitations, non desservies par le château d'eau), l'amélioration de la protection du captage d'eau fait encore l'objet d'études[15].

Finances localesModifier

  • Investissements significatifs : tracteur Kubota spécialisé pour le fauchage aux abords des voies communales et le déneigement (source bulletin municipal dit Le Petit Rapporteur no 10 de 2010), construction d'un garage/atelier à proximité de la mairie (source bulletin municipal, dit Le Petit Rapporteur no 11 de 2011), véhicules communaux en 2014 (source bulletin municipal dit La Gazette no 2) et 2015.
  • Budget de la commune : il s'est décliné en 2012 en 153 000 euros de recettes de fonctionnement et en 101 000 euros de charges de fonctionnement[réf. nécessaire].

Organisation territorialeModifier

La loi portant sur la Nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi NOTRe) du 9 juillet 2015 fixant le seuil minimum de population dans les communautés de communes à 15 000 habitants[16], la commune de Bionville devra intégrer une entité territoriale plus grande que l'actuelle Communauté de communes de la Vallée de la Plaine (créée le 1er janvier 1997 avec pour siège Raon-l'Étape dans le département des Vosges et comptant 8 278 habitants).

Trois communautés de communes de proximité sont éligibles, la Communauté de communes du Pays des Abbayes (créée le 1er janvier 2014 par arrêté préfectoral avec pour siège Senones dans le département des Vosges et comptant 13 141 habitants), la Communauté de communes du Piémont Vosgien (créée par arrêté préfectoral le 1er janvier 2014 avec pour siège Badonviller dans le département de Meurthe-et-Moselle et comptant 6 402 habitants)[17] et la Communauté de communes des Vallées du Cristal (créée le 1er janvier 2010 avec pour siège Baccarat en Meurthe-et-Moselle et comptant 10 268 habitants)[18].

En décembre 2015, le Maire de Bionville annonce une quatrième solution dans le bulletin d'information de la commune, la municipalité ayant pris la décision de suivre la Communauté de communes de la Vallée de la Plaine pour créer la communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges[19],[20].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[22].

En 2016, la commune comptait 117 habitants[Note 1], en diminution de 9,3 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
216267358371299571605609580
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
584596559595564524513509438
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
433380227241237218212184159
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
1238010597124135131119117
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Patronymes anciens de la communeModifier

Les patronymes les plus anciens de la commune se retrouvent sur les tombes du cimetière communal, d'origine lorraine, parfois d'origine alsacienne. Le monument aux morts de la Première et de la Seconde Guerre mondiale porte les noms de famille suivants, Caillard, Campagne, Colin, Crivilier, Dony, Fays, Hoblingre, Laurain, Levert, Rambaud, Receveur, Stock et Vincent, souvent portés par des membres des équipes municipales qui se sont succédé.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

La fête de la Saint-Jean n'est plus pratiquée depuis le début des années 2000 : la chavande, pyramide de troncs et de branchages d'arbres, était brûlée le long de la rivière, au Centre, sous le contrôle de forestiers et de pompiers, devant les villageois venus célébrer le plus long jour de l'année.

Dans le cadre des journées européennes du patrimoine des visites commentées furent organisées par la mairie en septembre 2009 à l'église et à son clocher, au château d'eau des Noires Colas, aux vestiges de la voie ferrée allemande reliant Vexaincourt à Bionville et construite durant la Première Guerre mondiale (1914-1918), à la scierie du Trupt, ainsi qu'une exposition d'une portraitiste et d'un peintre paysagiste traitant de sujets locaux.

La traditionnelle fête aux Chovons se perpétue chaque dernier dimanche de juillet grâce à l'association Activités et Fêtes des Amis de Bionville-Allarmont. Les chovons sont des bandes de lard cuites dans la braise comme se les préparaient les bûcherons de jadis. Cette association est à l'origine d'autres manifestations (en 2014, concours de belote, repas "moules frites", loto, repas "cochon à la broche", beaujolais nouveau...).

Le feu d’artifice du 14-Juillet et un vide-grenier sont organisés conjointement par les communes de Bionville et d’Allarmont.

La fête de la Voie verte et le Théâtre en "Plaine" Air s'inscrivent dans le cadre des animations coordonnées par la communauté de communes et qui se déroulent successivement durant l'été sur neuf sites différents de la vallée de la Plaine[25].

Des associations comme Les P'tiots folk pour la musique traditionnelle, Panlong pour les arts énergétiques et martiaux ou le Couaroil pour les aînés ont leur siège dans la commune : elles produisent concerts, séances de pratique ou réunions festives[26].

 
Le hameau des Noires Colas.

À ces fêtes "institutionnelles" doivent se rajouter les fêtes "informelles", par exemple la fête des Voisins du hameau des Noires Colas qui accueille chaque été une cinquantaine de personnes, résidents permanents et résidents secondaires réunis. Les fontaines en pierres des Vosges y gardent les bouteilles au frais, les plats familiaux s'y concurrencent et la lumière y est apportée tard dans la nuit par un éclairage de bûches à l'ancienne. En juin 2015, une fête de la Musique est organisée par la maison d'hôtes Au petit bonheur avec la participation du chœur masculin Les Rollmops; la manifestation est renouvelée en juin 2016 avec les mêmes chanteurs et avec un concert instrumental traditionnel (dont une épinette des Vosges).

ÉconomieModifier

Entreprises et commercesModifier

L'exploitation de la terre et celle de la forêt ont constitué durant des siècles l'essentiel de l'activité des populations de la rive droite de la vallée de la Plaine.

À partir du début du XIXe siècle, les métiers traditionnels, agricoles[27] (cultivateur, éleveur, etc.) et forestiers[28] (bûcheron, schlitteur, voiturier, sagard..., sans oublier celui de charbonnier) ont régressé au sein de la population de la commune de Bionville : elle s'est progressivement tournée vers les activités industrielles de main-d'œuvre implantées dans la vallée[29] (textiles, équipements automobiles, électronique, etc.) ou parfois dans celle de la Bruche (équipements automobiles).

Aujourd'hui, une entreprise de bâtiments et travaux publics, l'artisanat et le service à la personne assurent l'essentiel de l'emploi : une partie de la population se déplace quotidiennement vers les bassins de Saint-Dié, de Lunéville, voire d'Epinal et de Nancy. Le maintien d'un flux de résidents secondaires, les mois d'été, est une aide aux commerces et aux artisans de proximité. Le tourisme est devenu un axe de développement pour la commune.

Secteur tertiaireModifier

Une infrastructure d'accueil pour les touristes s'est mise en place : elle est composée de gites ruraux[30],[31], ainsi que de chambres et tables d'hôtes[32]. Elle répond aux besoins créées par les manifestations culturelles ou festives, par les centres d'intérêt anciens (visite des lieux et monuments, ou du patrimoine naturel), ou nouveaux dans le domaine de la randonnée pédestre par le Sentier des Roches (longueur 11 kilomètres, dénivelé 300 mètres, balisé par le Club vosgien)[33], dans celui de la randonnée cycliste par la Voie verte (longueur 28 kilomètres)[34] et dans celui du travail des grumes, en limite d'une commune voisine, à la Scierie de la Hallière (restaurée en 2014)[35]. Le hameau du Trupt propose une activité de cani kart, traîneau à roues tiré par des chiens[36], ainsi que l'organisation de manifestations associatives et de classes vertes[37].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

ScieriesModifier

Les Monuments historiques ont identifié dans leur inventaire trois scieries construites à Bionville entre le XVIe et le XXe siècle : l'une détruite au lieu-dit du Trupt, l'autre à l'état de vestiges au hameau du Taurupt, la 3e non explicitement mentionnée[38]. D'autres études font état de scieries au hameau des Colins, aux lieux-dits la Turbine et Moinepont, au hameau du Halbach et au lieu-dit Saint-Nicolas[39].

Édifices religieuxModifier

 
L'église Saint-Hubert.
  • Église Saint-Hubert XIXe siècle.
  • Chapelle au hameau les Colins.

Cabane des chasseursModifier

Située à proximité du hameau du Halbach, le long de la Voie verte, la « Cabane des chasseurs », construite à la fin du XXe siècle, est un rendez-vous de chasse, en particulier lors des battues organisées dans le cadre de la réglementation de l'office national.

Lieux de la guerre 1914-1918Modifier

L'accès s'effectue à partir du col de la Chapelotte (commune de Badonviller), surplombant le hameau des Colins détruit par les bombardements, et qui fut rebâti. Les vestiges de la voie ferrée militaire construite par les Allemands en pleine forêt sont encore visibles. Par contre, il ne reste plus rien, ni du mess des officiers allemands édifié aux Noires Colas, ni de la piscine aménagée au Centre et destinée aux hommes de troupe allemands. Des expositions photographiques ont néanmoins fixé ces lieux et sont périodiquement accessibles ; des visites guidées sur le terrain sont régulièrement animées par des spécialistes (voir le musée de la Ménelle, sur la commune de Pierre-Percée)[40].

Patrimoine naturelModifier

Chemins forestiersModifier

Les chemins forestiers de la rive droite de la rivière la Plaine sont propices aux randonnées pédestres ou à VTT (sportifs de préférence), à la cueillette des brimbelles (nom lorrain des myrtilles) et des champignons (initiés de préférence). La découverte de la faune locale (cerfs, chevreuils, sangliers, renards, etc.) y est particulièrement difficile ; pourtant à l'automne, les chemins forestiers permettent d'accéder aux clairières qui deviennent les lieux privilégiés du brame des cerfs (à fréquenter avec un maximum de discrétion). Le dernier des lynx - surnommé Van Gogh à la suite de son oreille coupée - aurait été tué au printemps 2014 lors d'un choc avec une automobile (une quinzaine d'entre eux avaient été réintroduits il y a une vingtaine d'années dans le massif du Donon).

Voie verteModifier

Innervant toutes les communes de la vallée de la Plaine, elle accueille randonneurs pédestres et cyclistes : pentes douces et piste enrobée encouragent les amateurs[41].

GastronomieModifier

La Ferme de la Pierre à cheval, l'une des dernières de la vallée de la Plaine, au hameau des Colins, offre par ailleurs des produits du terroir, en particulier des fromages de chèvres proposés sur les marchés des départements de Meurthe-et-Moselle et des Vosges.

Personnalités liées à la communeModifier

Le champion du monde motocycliste d'endurance Alex Vieira, en 1989 et 1990 sur Honda, en 1991 sur Kawasaki, a séjourné durant plusieurs années au P'tit Bonheur lors de rallyes historiques disputés dans les Vosges[42].

Musique et chantModifier

Un chœur masculin, Les Rollmops, est créé en 2015 par Dieudonné Hoblingre, et s’enrichit progressivement de chanteurs de la vallée de la Plaine et de celle de la Meurthe : il interprète un répertoire de chants de marins et s’accompagne d’instruments de musique celtiques (bombardes, cornemuses, accordéons) et se produit régulièrement dans les communes voisines comme Allarmont[43] ou Raon-l’Étape[44], dans la région de Nancy et à l’Ambassade de France au Luxembourg pour la fête nationale du 14 juillet 2019[45].

HéraldiqueModifier

Selon l'Union des cercles généalogiques Lorrains, le blason de la commune de Bionville comporte trois passe-partout symbolisant les trois scieries qui s'y trouvaient, Brognard, Jeanpierre et Lecuve[46].

  Blason De sinople à trois scies de bucheron d’argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

La Chapelotte 1914-18, secteur oublié du front de Lorraine, volume IV de la collection Temps de Guerre sous la responsabilité de Jacques Bourquin, Yann Prouillet et Jean-Claude Fombaron, 2005, réédition 2007, 289 pages (Société philomatique vosgienne).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Carte satellite de Bionville »
  2. « Statistiques sur la population de Bionville » (consulté le 6 octobre 2014)
  3. « Journées d'études vosgiennes 2009 à Raon l'Etape » (consulté le 9 octobre 2014)
  4. « Croix de guerre 1914-1918 pour la commune de Bionville » (consulté le 9 octobre 2015)
  5. « Résultats des élections présidentielles 2012 (2ème tour) à Bionville » (consulté le 7 octobre 2014)
  6. « Résultats des élections législatives 2012 (2ème tour) à Bionville » (consulté le 7 octobre 2014)
  7. « Les maires de Bionville » (consulté le 2 mars 2015)
  8. « Résultats des élections municipales 2008 à Bionville » (consulté le 7 octobre 2014)
  9. « Résultats des élections municipales 2014 à Bionville » (consulté le 7 octobre 2014)
  10. « Bionville. Dominique Laurain nouveau maire » (consulté le 24 février 2015)
  11. « Bionville. Le Maire présente sa démission » (consulté le 24 février 2015)
  12. « Vincent Genay, nouveau maire de Bionville » (consulté le 21 avril 2015)
  13. « Bionville. Décès de Monique Wilhem » (consulté le 6 juillet 2015)
  14. « Andrée Gervais reçoit le titre de maire honoraire » (consulté en 24 février 2015)).
  15. « Eau potable à Bionville » (consulté le 10 octobre 2014)
  16. « Loi Notre », sur le site des maires et des élus locaux (consulté le 12 septembre 2015)
  17. « Intercommunalité », sur le site de la préfecture de Meurthe-et-Moselle (consulté le 12 octobre 2015)
  18. « Intercommunalité. La Vallée de la Plaine entre deux eaux », sur Vosges matin (consulté le 29 octobre 2015)
  19. Le Petit Rapporteur (Bulletin d'information de la commune de Bionville) Hiver 2015 : « 2016, année décisive concernant la communauté de commune (CCVP) »
  20. « Vosges. La communauté d'agglomération autour de Saint-Dié sur les rails », sur Vosges matin (consulté le 29 octobre 2015)
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  25. « Théâtre en "Plaine" air » [PDF] (consulté le 6 octobre 2014)
  26. « Quelques coupures de presse sur l'animation à Bionville » (consulté le 9 octobre 2014)
  27. « Colette Méchin (CNRS) : "Stratégie des cultures dans la Vallée de la Plaine" » (consulté le 8 octobre 2014)
  28. « Colette Méchin (CNRS): "Du bon usage de la forêt par les Vosgiens de la Vallée de la Plaine" » (consulté le 13 octobre 2014)
  29. « A.Perchenet (Revue scientifique Persée): "L'industrie dans la région bordière des Vosges entre les vallées de la Meurthe et de la Vezouse" » (consulté le 9 octobre 2014)
  30. « Gite rural au Centre » (consulté le 6 octobre 2014)
  31. « Gites ruraux au Centre et aux Noires Colas » (consulté le 6 octobre 2014)
  32. « Chambres et tables d'hôtes aux Noires Colas » (consulté le 6 octobre 2014)
  33. « Randonnée pédestre du Sentier des Roches » (consulté le 9 octobre 2014)
  34. « Voie verte de la Vallée de la Plaine » (consulté le 12 octobre 2015)
  35. « Scierie de la Hallière » (consulté le 9 octobre 2015)
  36. « Filer au ras du sol en cani kart » (consulté le 30 mars 2015)
  37. « Domaine du Trupt » (consulté le 9 octobre 2014)
  38. « Scieries à Bionville (inventaire des Monuments historiques) » (consulté le 9 octobre 2014)
  39. « Les scieries et les anciens sagards des Vosges » (consulté le 9 octobre 2014)
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