Annick Girardin

personnalité politique française
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Annick Girardin
Annick Girardin en 2014.
Annick Girardin en 2014.
Fonctions
Ministre de la Fonction publique
36e ministre de la Fonction publique
En fonction depuis le
(1 an 2 mois et 12 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls II et Cazeneuve
Prédécesseur Marylise Lebranchu
Secrétaire d'Etat chargée du
Développement et de la Francophonie

(1 an 10 mois et 2 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls I et II
Prédécesseur Pascal Canfin (Développement)
Yamina Benguigui (Francophonie)
Successeur André Vallini
Députée de la Circonscription législative de Saint-Pierre-et-Miquelon

(29 jours)
Prédécesseur Catherine Pen
Successeur Stéphane Claireaux

(6 ans 10 mois et 19 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Gérard Grignon
Successeur Catherine Pen
Conseillère territoriale de
Saint-Pierre-et-Miquelon
En fonction depuis le
(17 ans et 26 jours)
Réélection 19 mars 2006
18 mars 2012
Biographie
Date de naissance (52 ans)
Lieu de naissance Saint-Malo (France)
Nationalité Française
Parti politique PRG

Annick Girardin, née le à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), est une femme politique française, engagée à Saint-Pierre-et-Miquelon. Élue députée de l'archipel le [1], elle est membre du Parti radical de gauche et présidente du mouvement Cap sur l'avenir, fondé en 2000. Elle quitte l'Assemblée Nationale lors de son entrée au Gouvernement le 9 avril 2014. Nommée secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie, dans le gouvernement Valls I[2], elle devient ministre de la Fonction Publique du deuxième gouvernement Valls à la suite du remaniement du .

Sommaire

BiographieModifier

Origines et vie personnelleModifier

Elle est l'aînée d'une fratrie de quatre enfants ; sa mère est femme au foyer et son père un ancien marin pêcheur devenu boulanger-pâtissier à la suite d'un accident. Elle vit jusqu'à l'âge de six ans chez son grand-père, un chef des travaux publics, qui conseillait également son grand-oncle, sénateur socialiste. Elle devient mère à l'âge de seize ans[3].

Parcours politiqueModifier

Annick Girardin a été membre du Conseil territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon, de mars 2000 à avril 2016[4].

Elle fut également membre du Conseil municipal de Saint-Pierre du au .

Lors du premier tour, le 9 juin, des élections législatives de 2002, elle est candidate du Parti radical de gauche dans la circonscription législative de Saint-Pierre-et-Miquelon. Avec seulement 14,8 % des suffrages exprimés, elle n'est pas admissible au second tour du 16 juin, qui se conclut par une nouvelle réélection du député sortant Gérard Grignon.

Cinq ans plus tard, aux législatives de 2007, elle tente une nouvelle fois sa chance et obtient 31,1 % des voix au premier tour, arrivant 132 voix derrière le député sortant. Une semaine plus tard, elle est élue députée Radical de gauche face à Gérard Grignon en obtenant 51,27 % des suffrages exprimés. Pendant son mandat de députée, Annick Girardin est vice-présidente de la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie.

Lors des législatives de juin 2012, elle est réélue dès le premier tour avec 65,53 % des suffrages, avec 1 675 voix sur 2 556 exprimées, Saint-Pierre et Miquelon étant la plus petite circonscription de France (6 079 habitants seulement contre 100 à 140 000 en moyenne pour les autres circonscriptions législatives de la France).

Elle est nommée secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie, dans le gouvernement Valls I[2] le . Elle est la première Saint-Pierraise-et-Miquelonnaise à devenir membre d'un gouvernement[3].

Sa suppléante est alors Catherine Pen. Celle-ci devient députée mais démissionne aussitôt. Une élection législative partielle est alors organisée le , à laquelle Annick Girardin est candidate. Victorieuse à nouveau, dès le premier tour, elle reste au gouvernement et son nouveau suppléant, Stéphane Claireaux, devient député en août 2014[5].

Elle est nommée ministre de la fonction publique[6] dans le deuxième gouvernement Valls, en remplacement de Marylise Lebranchu, lors du remaniement du .

Membre du Conseil exécutif du Parti radical de gauche depuis 2012, elle est renouvelée à son poste de Vice-Présidente lors du comité directeur du PRG le [7].

Elle a par ailleurs été nommée représentante personnelle du président de la République française à l'Organisation internationale de la francophonie le [8], fonction qu'elle a quittée peu après son changement de portefeuille ministériel.

En mars 2016, les journalistes Sylvie Koffi et Shaman Dolpi lui consacrent un film documentaire de 52 minutes, Annick, la pirate de l'espoir, une coproduction France Télévisions et AYA Reportage, avec la participation de TV5 Monde[note 1] ; le film qui revient sur son parcours a nécessité six mois de tournage, de Saint-Malo à Saint-Pierre-et-Miquelon en passant par le Mali et la Tunisie.

Le , Émile Zuccarelli remet à la ministre de la Fonction publique le rapport « Laïcité et fonction publique » comportant vingt propositions. La ministre s'engage alors à en mettre six en œuvre prioritairement : une formation obligatoire des fonctionnaires à la laïcité, un référent laïcité dans chaque administration, la création d'un portail Internet sur le sujet, une journée d'échange sur la laïcité et une brochure remise aux agents publics lors de leur prise de fonction[9].

Pendant la primaire citoyenne de 2017, elle soutient Sylvia Pinel[10]. Lors de l'élection présidentielle de 2017, elle soutient le candidat d'En marche !, Emmanuel Macron, vote qu'elle qualifie d'« utile »[11].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les premières diffusions du documentaire ont eu lieu le 10 mars sur TV5 Monde Asie, le 16 mars sur TV5 Monde Afrique, TV5 Monde Orient, TV5 Monde Amérique Latine, TV5 Monde États-Unis, et le 17 mars sur TV5 Monde Europe et sur TV5 Monde Pacifique.

RéférencesModifier

  1. « http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/LG2007/975/circons01.html » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Le site officiel du ministère de l'Intérieur de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, consulté le .
  2. a et b « Décret du 9 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement », JORF, no 0085,‎ , p. 6560 (lire en ligne).
  3. a et b Mariana Gréaient, « Annick Girardin, secrétaire d'État du bout du monde  », Paris Match,‎ semaine du 24 au 30 décembre 2014, p. 27.
  4. « Pourquoi j’ai démissionné du Conseil territorial », sur annickgirardin.unblog.fr (consulté le 17 octobre 2016).
  5. Ivan Valerio, « Une secrétaire d'État va affronter une législative partielle », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  6. « Elysée sur twitter » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  7. « Le Comité directeur du Parti Radical de Gauche réuni le 5 octobre 2016 a renouvelé les instances du parti et validé la procédure interne pour les présidentielles de 2017 », sur partiradicaldegauche.fr (consulté le 17 octobre 2016).
  8. « Nomination de Mme Annick Girardin », sur elysee.fr,‎ .
  9. Stéphane Kovacs, « Laïcité : les fonctionnaires bientôt formés  », Le Figaro,‎ samedi 10 / dimanche 11 décembre 2016, p. 10 (lire en ligne)  .
  10. http://www.lejdd.fr/Politique/Primaire-de-la-gauche-pour-qui-votent-les-ministres-831985
  11. « Présidentielle : au sein du gouvernement, qui soutient Hamon, qui soutient Macron ? », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)

Voir aussiModifier