Annick Girardin

femme politique française

Annick Girardin
Illustration.
Annick Girardin en 2017.
Fonctions
Ministre de la Mer
En fonction depuis le
(4 mois et 27 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Jean Castex
Gouvernement Castex
Prédécesseur Fonction recréée
Députée française

(1 mois)
Élection 17 juin 2017
Circonscription Saint-Pierre-et-Miquelon
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique App. LREM
Prédécesseur Stéphane Claireaux
Successeur Stéphane Claireaux

(29 jours)
Élection 29 juin 2014
Circonscription Saint-Pierre-et-Miquelon
Législature XIVe (Cinquième République)
Groupe politique RRDP
Prédécesseur Catherine Pen (indirectement)
Successeur Stéphane Claireaux

(6 ans, 11 mois et 20 jours)
Élection 16 juin 2007
Réélection 9 juin 2012
Circonscription Saint-Pierre-et-Miquelon
Législature XIIIe et XIVe (Cinquième République)
Groupe politique App. SRC (2007-2012)
RRDP (2012-2014)
Prédécesseur Gérard Grignon
Successeur Catherine Pen
Ministre des Outre-mer

(3 ans, 1 mois et 19 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Ericka Bareigts
Successeur Sébastien Lecornu
Ministre de la Fonction publique

(1 an, 3 mois et 6 jours)
Président François Hollande
Premier ministre Manuel Valls
Bernard Cazeneuve
Gouvernement Valls II
Cazeneuve
Prédécesseur Marylise Lebranchu
Successeur Gérald Darmanin (Action et Comptes publics)
Secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie

(1 an, 10 mois et 2 jours)
Président François Hollande
Premier ministre Manuel Valls
Ministre Laurent Fabius
Gouvernement Valls I et II
Prédécesseur Pascal Canfin (Développement, ministre délégué)
Yamina Benguigui (Francophonie, ministre déléguée)
Successeur André Vallini
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Saint-Malo (France)
Nationalité Française
Parti politique PRG (1999-2017)
MR (depuis 2017)
Famille Henri Claireaux (grand-oncle)
Profession Animatrice socioculturelle

Annick Girardin
Ministres français de la Mer

Annick Girardin, née le à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), est une femme politique française.

Membre du Parti radical de gauche (PRG) puis du Mouvement radical (MR) et présidente du mouvement Cap sur l'avenir (CSA), fondé en 2000, elle est élue députée à Saint-Pierre-et-Miquelon à partir de 2007.

Elle quitte l'Assemblée nationale en 2014 après sa nomination comme secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie dans le gouvernement Valls. Elle devient ministre de la Fonction publique du deuxième gouvernement Valls en 2016 et conserve cette fonction au sein du gouvernement Cazeneuve.

Après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, elle est nommée ministre des Outre-mer dans le premier et le deuxième gouvernement Philippe. Elle gère notamment le passage de l'ouragan Irma et deux crises majeures à Mayotte et à La Réunion. En 2020, elle devient ministre de la Mer dans le gouvernement Castex.

Situation personnelleModifier

Origines et formationModifier

Annick Girardin naît le à Saint-Malo, dans le département d'Ille-et-Vilaine. Elle n’y passe que les premiers mois de sa vie, puisque son père, marin pêcheur devenu boulanger à la suite d’un accident, et sa mère, femme au foyer, s’établissent à Saint-Pierre-et-Miquelon peu après sa naissance[1]. Elle est l'aînée d'une fratrie de quatre enfants. Son frère, David, a repris l’entreprise familiale de boulangerie-pâtisserie située à Saint-Pierre[2].

Enfant, elle vit jusqu'à l'âge de six ans chez son grand-père, un chef des travaux publics, qui conseille également son grand-oncle, Henri Claireaux, conseiller de Saint-Pierre et sénateur (membre du groupe des Républicains populaires[3]).

Elle participe en 1984 à la première transat Québec-Saint-Malo, organisée à l’occasion du 450e anniversaire du premier voyage du navigateur Jacques Cartier au Canada[1].

Titulaire du diplôme d'animatrice socioculturelle[4], elle commence sa carrière professionnelle à l’office de tourisme de Saint-Pierre-et-Miquelon (1983-1986) puis comme agente contractuelle à la mairie de Saint-Pierre-et-Miquelon (1987-1989), où elle coordonne l’opération de rénovation de l’île aux Marins[5]. En 1999, elle est reçue première au concours de conseiller d’éducation populaire et de jeunesse (CEPJ), rattaché au ministère de la Jeunesse et des Sports[5].

Vie privée et familialeModifier

 
Annick Girardin en 2014.

Elle devient mère à l'âge de 16 ans d'une fille, Anne-Claire, future présentatrice météo et animatrice d'une émission culinaire sur la chaîne de télévision locale Saint-Pierre et Miquelon La Première[2],[6]. Elle révèle en 2015 que son établissement scolaire a demandé son exclusion à la suite de sa grossesse[2]. Elle est grand-mère de deux petits-enfants[2].

Son compagnon est Jean-François Vigneau[2], conseiller territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon qui lui succède en 2016 à la commission consultative des services publics locaux[7]. Le , Le Canard enchaîné révèle que celui-ci a remporté des appels d’offres sans concurrence à Saint-Pierre-et-Miquelon entre 2013 et 2019[8]. Annick Girardin admet ne pas avoir déclaré les activités professionnelles de son compagnon à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP)[9].

Lors de sa nomination au ministère des Outre-mer, le magazine Capital indique qu’elle est propriétaire d’une maison à Saint-Pierre-et-Miquelon évaluée à 350 000 euros en 2014, ainsi que d’un appartement de 42 m2 à Paris évalué à 270 000 euros[10].

Parcours politiqueModifier

Débuts à Saint-Pierre-et-MiquelonModifier

Annick Girardin rejoint le Parti radical de gauche (PRG) en 1999[11], et fonde l'année suivante le mouvement Cap sur l'avenir (CSA), dont elle prend la présidence[12]. Elle conduit la liste du parti dans la circonscription de Saint-Pierre lors des élections territoriales de 2000 (25,2 %)[13] et de 2006 (33,2 %)[14]. Lors des élections de 2012, tête de liste territoriale et pour la section de Saint-Pierre, elle recueille respectivement 47,5 % et 48,2 % des suffrages[15]. Elle siège au conseil général puis territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon — dont elle est membre du bureau de 2000 à 2006 — jusqu’à sa démission, en [16].

Elle est également conseillère municipale de Saint-Pierre du au , après avoir été tête de liste lors des élections de 2001. Battue d’une voix par Karine Claireaux[17], elle porte plainte pour la destruction des bulletins de vote après le dépouillement et obtient l’annulation de l’élection par le Conseil d’État, mais la maire sortante est réélue lors d’un nouveau scrutin l’année suivante[18],[19]. Elle est de nouveau battue par cette dernière aux élections municipales de 2008[20].

Lors des élections législatives de 2002, elle est candidate du PRG dans la circonscription législative de Saint-Pierre-et-Miquelon. Avec 14,8 % des suffrages exprimés à l'issue du premier tour, elle n'est pas qualifiée pour le second tour, qui voit la réélection du député sortant, fondateur du mouvement Archipel demain, Gérard Grignon[21].

DéputéeModifier

Lors des élections législatives de 2007, elle est une nouvelle fois candidate et obtient 31,1 % des voix au premier tour, arrivant 132 voix derrière le député sortant. Au second tour de scrutin, elle est élue députée face à Gérard Grignon en obtenant 51,3 % des suffrages exprimés[22]. Elle est la première députée de gauche élue à Saint-Pierre-et-Miquelon depuis 1986[23]. Pendant son mandat de députée, Annick Girardin est vice-présidente de la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie[24].

Elle est réélue dès le premier tour des élections législatives de 2012 avec 65,5 % des suffrages, soit 1 675 voix sur 2 556 suffrages exprimés[25], Saint-Pierre-et-Miquelon étant la plus petite circonscription française (6 079 habitants seulement contre 100 000 à 140 000 en moyenne pour les autres circonscriptions législatives de la France)[26].

À l’Assemblée nationale, elle s’illustre notamment par son combat initié en 2009 en faveur de l’extension de la zone économique exclusive de la France sur le plateau continental autour de Saint-Pierre-et-Miquelon[23],[27]. En 2014, elle fait voter à l’unanimité une résolution pour une demande d’extension, déposée la même année devant les Nations unies[28].

Membre de la commission des Finances de l’Assemblée, elle fait voter en 2013 un amendement visant à soumettre l’AS Monaco FC à la taxe de 75 % sur les hauts salaires[29].

Secrétaire d'État au Développement et à la FrancophonieModifier

Elle est nommée le secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie dans le premier gouvernement Valls[30]. Placée sous la tutelle du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent Fabius, elle est la première Saint-Pierraise-et-Miquelonnaise à devenir membre d'un gouvernement[6],[31]. Le , elle est par ailleurs nommée représentante personnelle du président de la République française à l'Organisation internationale de la francophonie[32], fonction qu'elle quitte le , peu après son changement de portefeuille ministériel[24].

Sa suppléante, Catherine Pen, devient alors députée mais démissionne aussitôt. Une élection législative partielle, à laquelle Annick Girardin se porte candidate, est organisée le [33]. Victorieuse de nouveau, dès le premier tour, elle reste au gouvernement et son suppléant, Stéphane Claireaux, devient député le mois suivant[34].

En , à l’occasion de la Journée internationale de la francophonie, elle adresse au « monde du travail » une lettre délibérément remplie d’anglicismes pour dénoncer le recul du français dans le monde professionnel, au profit de l’anglais. Elle y indique notamment que « des entreprises ayant choisi d'enseigner le français à leurs teams basés à l'étranger plutôt que customiser la langue de Shakespeare en France en ont vu tout le bénéfice, y compris économique »[35].

Avec Laurent Fabius et Ségolène Royal, elle est engagée au premier plan dans l’organisation de la conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques[2]. Son action est particulièrement centrée sur la problématique des États vulnérables[36], notamment d’Afrique[37].

Ministre de la Fonction publiqueModifier

Elle est nommée ministre de la Fonction publique dans le deuxième gouvernement Valls, en remplacement de Marylise Lebranchu, lors du remaniement du [38], à l'occasion duquel elle aurait essayé d'obtenir le portefeuille des Outre-mer[39],[40].

En mars de la même année, les journalistes Sylvie Koffi et Shaman Dolpi lui consacrent un film documentaire de 52 minutes, Annick, la pirate de l'espoir, une coproduction France Télévisions et AYA Reportage, avec la participation de TV5 Monde. Le film, qui revient sur son parcours, a nécessité six mois de tournage à Saint-Malo, à Saint-Pierre-et-Miquelon, au Mali et en Tunisie, pour un investissement de 18 000 euros selon Le Canard enchaîné[41].

Membre du conseil exécutif et vice-présidente du Parti radical de gauche, notamment chargée de l'Outre-mer, à partir de 2012[42], elle est renouvelée dans ses fonctions lors du comité directeur du parti le [43].

Reconduite au sein du gouvernement Cazeneuve[44], elle se voit remettre le par Émile Zuccarelli, ancien ministre de la Fonction publique, un rapport intitulé « Laïcité et fonction publique », comportant vingt propositions. Elle s'engage alors à en mettre certaines en œuvre prioritairement : une formation obligatoire des fonctionnaires à la laïcité, un référent laïcité dans chaque administration, la création d'un portail Internet sur le sujet, une journée d'échange sur la laïcité et la remise d'une brochure aux agents publics lors de leur prise de fonction[45]. Son bilan au ministère de la Fonction publique comporte en outre des mesures visant à faciliter la mobilité des fonctionnaires ultramarins[46] et la publication de deux circulaires relatives au temps de travail et à l’absentéisme des fonctionnaires[47].

Pour la primaire citoyenne de 2017, elle soutient Sylvia Pinel, présidente du Parti radical de gauche[48]. Lors de l'élection présidentielle de 2017, elle soutient le candidat d'En marche, Emmanuel Macron, vote qu'elle qualifie d'« utile »[49].

Ministre des Outre-merModifier

Le , après la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle, elle est nommée ministre des Outre-mer dans le premier gouvernement Philippe[50]. Elle est ainsi la seule personne, avec Jean-Yves Le Drian, à faire à la fois partie d'un gouvernement sous François Hollande et sous Emmanuel Macron. Aux élections législatives de 2017 à Saint-Pierre-et-Miquelon, elle arrive à égalité au premier tour avec Stéphane Lenormand, candidat d'Archipel demain[51]. Réélue au second tour avec 51,9 % des voix[52], elle siège un mois à l'Assemblée nationale, où elle s’apparente au groupe La République en marche. Elle conserve son ministère dans le deuxième gouvernement Philippe[53].

Elle lance en dans chaque territoire ultramarin des « Assises des Outre-mer », une promesse de campagne d’Emmanuel Macron[54]. Les travaux issus des consultations citoyennes sont publiés en dans le Livre bleu des Outre-mer[55].

En , elle gère le dossier des destructions causées par l'ouragan Irma à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy[39],[56]. Elle se rend sur place dès le lendemain de la catastrophe et s’implique dans le soutien des sinistrés et la défense de leurs intérêts[55], ce qui amène Libération à la qualifier de « ministre roots »[26].

Début , elle est confrontée à la gestion d'une longue grève à Mayotte, les habitants protestant contre l'immigration clandestine et la délinquance. Elle annonce le renforcement des mesures de sécurité[57] qui ne satisfont pas les manifestants. Le , Annick Girardin, présente son plan de rattrapage pour le département de Mayotte. Il se décompose en six chapitres (sécurité, justice et immigration, santé, social, éducation et formation, logement, infrastructures, institutions et services de l’État), 53 engagements et 125 actions pour un coût global de 1,3 milliard d’euros hors personnels de l’Éducation nationale (500 recrutements prévus)[58].

Lors du mouvement des Gilets jaunes, particulièrement mobilisateur à La Réunion, elle se rend dans l'île en et [59],[60]. Lors de sa première visite, elle doit être exfiltrée par son service d'ordre au cours d'une rencontre virulente avec des manifestants, après l'annonce par le gouvernement de plusieurs mesures sociales et économiques jugées non adaptées à l'île[61]. À l'inverse de La Réunion, les départements français d'Amérique ont peu suivi le mouvement[62].

Relativement discrète durant la pandémie de Covid-19, elle se rend à Mayotte le avec 6,5 tonnes de matériels médicaux, dont neuf respirateurs, à destination de l'archipel[54]. Le suivant, elle effectue un déplacement en Guyane, où la pandémie reste forte[54].

Ministre de la MerModifier

Bien que plusieurs fois annoncée sortante lors de remaniements ministériels[63],[64], Annick Girardin est nommée ministre de la Mer le , au sein du gouvernement Castex, tandis que Sébastien Lecornu lui succède rue Oudinot[65]. Le ministère de la Mer redevient un ministère de plein exercice pour la première fois depuis 1991. En 2017, elle avait tenté de faire ajouter les questions maritimes aux attributions du ministère des Outre-mer, sans succès[54]. Ses attributions, fixées par un décret[66], concernent la navigation, la sécurité, la formation, les gens de mer, la plaisance et les activités nautiques ; elle est responsable de la planification de l'espace en mer et de la politique des ressources minérales marines, et est également chargée de mener « une stratégie géographique d'influence de la France sur les océans » ; elle obtient en cotutelle la pêche et la marine marchande (respectivement avec le ministre de l'Agriculture et celui des Transports)[67].

Sa nomination, qui intervient peu après le Brexit, est globalement saluée par les acteurs économiques de la mer, notamment de la filière pêche, alors que le Royaume-Uni a annoncé sa volonté de fermer ses eaux territoriales[68]. Elle effectue sa première visite officielle à Arcachon[69].

En , elle confie à la députée LREM Sophie Panonacle une mission pour redynamiser le Conseil national de la mer et des littoraux (CNML)[70]. Elle annonce également la formation d’au moins 200 officiers en deux ans[71] et sa volonté de porter la part d’électricité française produite en mer à 25 % d’ici 2050[72].

PersonnalitéModifier

 
Annick Girardin en 2013.

Cultivant son ancrage local, Annick Girardin est décrite comme une « femme de terrain » par L'Opinion et Le Télégramme[65],[73]. Elle se distingue par son franc-parler et ses tenues vestimentaires jugées « décontractées »[74],[75]. Le Journal du dimanche indique dans le cadre de la COP21 que « son style fait de contact direct et de simplicité séduit »[2]. Lors du mouvement des Gilets jaunes, elle est selon Paris Match « l’une des rares membres du gouvernement, avec Mounir Mahjoubi, à dialoguer en direct avec les figures de la contestation »[76].

Après sa nomination en tant que secrétaire d’État, Stéphane Artano, président du conseil territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon, l’accuse cependant d’opportunisme et d’utiliser sa fonction gouvernementale pour « gérer en direct certains dossiers cruciaux pour l’archipel »[2]. Durant son passage au ministère des Outre-mer, Le Figaro révèle que les méthodes de travail d’Annick Girardin sont régulièrement critiquées[77], tandis que certains médias font état de relations parfois tendues avec Emmanuel Macron, ce qu’elle dément[63],[78].

Synthèse des résultats électorauxModifier

Élections législativesModifier

Année Parti Circonscription 1er tour 2d tour
Voix % Issue Voix % Issue
2002[21] CSA-PRG Saint-Pierre-et-Miquelon 465 14,8 Éliminée
2007[22] 966 31,1 Qualifiée 1 816 51,3 Élue
2012[25] 1 674 65,5 Élue
2014[79] 1 342 59,9 Élue
2017[80] 1 209 41,6[a] Qualifiée 1 886 51,9 Élue

Élections territorialesModifier

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.

Année Parti Circonscription 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Issue Voix % Issue
2000[13] CSA-PRG Saint-Pierre 868 28,8 Ballottage 838 25,2 Battue
2 / 15
2006[14] 939 33,2 Battue
2 / 15
2012[15] Saint-Pierre-et-Miquelon 1 749 47,5 Battue
4 / 19
Section de Saint-Pierre[b] 1 598 48,2
3 / 15

Élections municipalesModifier

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.

Année Parti Commune 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Issue Voix % Issue
2001[81] CSA-PRG Saint-Pierre 941 33,9 Ballottage 1 541 50,0[c] Battue
7 / 29
2002[82] 1 453 45,1 Battue
6 / 29
2008[20] 856 30,3 Ballottage 895 28,5 Battue
4 / 29

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. À égalité avec Stéphane Lenormand, candidat d'Archipel demain, recueillant chacun 1 209 voix.
  2. Saint-Pierre-et-Miquelon forme à partir de 2012 une circonscription unique, mais les listes sont composées de sections communales ; le vote a lieu par commune sur ces listes locales.
  3. Battue d'une seule voix par Karine Claireaux, qui l'emporte avec 1 542 voix.

RéférencesModifier

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Voir aussiModifier

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DocumentaireModifier

  • 2016 : Annick, la pirate de l'espoir, réalisé par Sylvie Koffi et Shaman Dolpi. Les premières diffusions du documentaire ont eu lieu le sur TV5 Monde Asie, le sur TV5 Monde Afrique, TV5 Monde Orient, TV5 Monde Amérique latine, TV5 Monde États-Unis, et le sur TV5 Monde Europe et sur TV5 Monde Pacifique.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier