Présidence de François Hollande

période historique française entre 2012 et 2017
Présidence de François Hollande

Président de la République française

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Le président de la République François Hollande.
Type
Type Président de la République française
Résidence officielle Palais de l'Élysée, Paris
Élection
Système électoral Scrutin uninominal majoritaire à deux tours
Élection 2012
Début du mandat
Fin du mandat
Durée 4 ans 11 mois et 29 jours
Présidence
Nom François Hollande
Date de naissance (67 ans)
Appartenance politique Parti socialiste
Représentation
Législature XIVe
328  /  577
Membres 577 députés
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Composition de la législature depuis mai 2016.
Groupes politiques
Gouvernements
Ayrault I Ayrault II
Valls I Valls II
Cazeneuve
Divers
Site web www.elysee.fr
Voir aussi Politique en France

La présidence de François Hollande commence à l'expiration du mandat de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, le [1]. François Hollande est élu le président de la République française, second socialiste à accéder à la fonction sous la Cinquième République. Il choisit comme Premier ministre Jean-Marc Ayrault, puis Manuel Valls en 2014 et enfin Bernard Cazeneuve à partir de 2016.

Sa présidence connaît plusieurs difficultés d'ordre politique, notamment avec la progression du chômage, les protestations concernant la loi Travail[2] et la lutte contre le terrorisme islamiste.

Son mandat prend fin le , à la suite de l'élection présidentielle de 2017, qui voit la victoire de son ancien ministre de l'Économie Emmanuel Macron.

Politique intérieureModifier

Politique économiqueModifier

François Hollande confie avoir sous-estimé la gravité de la crise économique durant la campagne pour la présidence de la République ; certaines de ses premières mesures fiscales, jugées inadaptées, sont contestées (notamment la hausse de la taxation des plus-values de cession d'entreprise, dénoncée par l'organisation des auto-proclamés « pigeons »)[3]. Il indique également regretter sa décision de supprimer, au début de son mandat, la TVA sociale décidée par son prédécesseur[4]. Cependant, il décide d'augmenter le taux de TVA de 19,6 % à 20 %, tandis que l’équitaxe est abandonnée.

Sous Jean-Marc Ayrault est d'abord décidé, pour combler le déficit public, une augmentation des impôts et taxes sur les entreprises d'une valeur totale de 30 milliards d'euros[3]. L’exécutif ajuste par la suite sa stratégie : après la publication du rapport Gallois, le gouvernement annonce la création du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) qui entre en vigueur en 2013[3]. Dans l'ensemble, c'est une politique de l'offre qui est dès lors suivie, sous l'impulsion de trois ministres de l'Économie qui se succèdent en trois années : Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron[3].

En 2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, fait voter la Loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, qui consiste en une libéralisation des autocars et à l'ouverture du travail le dimanche et la nuit. De même, l'article 135 de la loi allège la fiscalité des actions gratuites[5].

Le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi contient 35 mesures visant à redresser la compétitivité du pays, dont la mise en place d'une banque publique d'investissement et la « simplification des démarches des entreprises »[6].

Politique pour le secteur privéModifier

Les allègements fiscaux pour entreprises ont considérablement augmenté, passant de 11 milliards d’euros en 2014 à 34,5 milliards en 2017[7].

Politique de l'emploiModifier

En 2012, François Hollande se donnait comme objectif de renverser la tendance à la hausse du chômage ; cependant, de son élection à , le nombre de chômeurs en France a augmenté de 25 %[8]. Au troisième trimestre de 2015, le chômage en France atteint son plus haut niveau depuis 1997[9].

La loi 2012-1189 du crée les emplois d'avenir en complétant le chapitre IV du titre III du livre 1er de la cinquième partie du code du travail. « Les emplois d'avenir » est le nom donné à un type de contrat de travail de droit privé français. Il a été créé en 2012 par le Gouvernement Ayrault dans le but de « faciliter l'insertion professionnelle et l’accès à une qualification pour des jeunes en difficulté »[10]: avec une aide de l'État s'élevant dans le cas général à 75 % de la rémunération brute au niveau du SMIC pour les employeurs du secteur non marchand.

Cependant, la proposition no 33 de François Hollande, portant sur la création d'un « contrat de génération » (mesure de subventions qui entend favoriser l'emploi des jeunes et des seniors), n'a pas rencontré dans les entreprises le succès attendu par l'exécutif[11].

A également été adoptée la Loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels qui contient des mesures diverses, certaines étant classée à gauche et d'autres à droite comme l'inversion de la hiérarchie des normes[12].

Taux d'emploi par âge
Source Insee[13]

Politique du logementModifier

Conformément à la proposition 22 du programme présidentiel de François Hollande, est votée en 2014 la loi ALUR, aussi appelée « loi Duflot » du nom de la ministre qui l'a soutenue, qui prévoit notamment l'encadrement des loyers, et la réglementation des syndics d'immeubles. La loi est soutenue par la gauche et les associations de consommateurs[14], mais critiquée par la presse économique[15], certains économistes[16],[17] ainsi que par les promoteurs et agents immobiliers en France[18],[19].

En 2014, le nombre de mises en chantier en France atteint son plus bas niveau depuis 17 ans, représentant une chute des ventes de 37 % à 40 % et une baisse des mises en chantier de 36 % par rapport à l'année 2007, pic de la bulle immobilière des années 2000[20].

Manuel Valls n'applique pas une partie des dispositions de la loi ALUR, dont l'encadrement des loyers à la relocation, après le départ de Cécile Duflot du gouvernement[21]. Elle est remplacée par la radicale de gauche Sylvia Pinel[22], qui institue le Dispositif Pinel, puis par l'écologiste Emmanuelle Cosse.

En 2016, l'UFC Que Choisir accuse une partie des agences immobilières de ne pas respecter plusieurs lois liées à la loi ALUR ou antérieures[23]. Emmanuelle Cosse prend fin 2016 le décret mettant en œuvre le permis de louer et des amendes pour lutter contre les logements insalubres, malgré le « tir de barrage » de la FNAIM et des associations de propriétaires[24].

InégalitésModifier

L'augmentation de l'imposition sur les plus riches provoque une baisse de l'indice de Gini, qui passe de 0,305 en 2011 à 0,288 en 2013. Il remonte en 2018 à 0,298 après l'élection d'Emmanuel Macron[25].

Finances publiquesModifier

La politique de François Hollande concernant les finances publiques a été promue sous l’appellation Modernisation de l'action publique. Elle est encadrée par le Pacte budgétaire européen signé en 2012 et qui entre en vigueur en 2013.

Déficit publicModifier

Durant la campagne électorale de 2012[26], François Hollande s'engage à ramener le déficit public à 3 % du PIB dès 2013. Les mesures prises pour réduire le déficit public consistent à augmenter les impôts et réduire les dépenses. Cependant, dans un contexte de croissance atone et de hausse du chômage[27], cet objectif est repoussé d'année en année[28]. En 2014, François Hollande annonce un nouvel objectif de réduire les dépenses publiques de 50 milliards d'euros entre 2015 et 2017[29]. Cette baisse des dépenses publiques passe par le « Programme de stabilité », présenté le 26 avril par Manuel Valls et voté à la majorité avec l'abstention de 41 députés socialistes dits « frondeurs »[30].

En , le projet de budget pour 2016 prévoit notamment le maintien du gel du point d’indice des salaires des agents publics, la poursuite de la baisse des dotations aux collectivités territoriales, mais la baisse des cotisations salariales du secteur privé en dessous de 3,5 SMIC, ainsi que la baisse de l'impôt sur le revenu pour certaines tranches d'imposition[31]. À la suite notamment des opérations extérieures au Mali, en Afrique Centrale et au Moyen-Orient, et à la déclaration de l'état d'urgence en , la Commission européenne accorde un répit supplémentaire au budget français[32]. Le déficit 2015 est finalement de 3,5 %[33]. Reprenant les comptes 2016 des collectivités, la Cour des comptes estime positif l'effet des réductions de dotations, les dépenses des collectivités se fixant à 225,5 milliards d'euros, soit une baisse de 1,1 %, alors que leurs recettes ont progressé de 0,2 % à 229,7 milliards[34].

Le projet de loi de finances 2017, annoncé par Michel Sapin en , annonce un déficit de 2,7 %, malgré les critiques du Haut Conseil des finances publiques qui le juge « improbable »[35]. Après l'élection d'Emmanuel Macron, le gouvernement d'Édouard Philippe entreprend un plan de réduction des dépenses pour 2017 de 4,5 milliards d'euros afin de respecter l'engagement d'un déficit public de 3 % du PIB[36].

Déficits prévisionnel
Source Le Monde[37]
Déficit des administrations publiques (S13) au sens de Maastricht (*)
Source Insee[38]

Notation financièreModifier

Alors que le candidat Hollande avait critiqué Nicolas Sarkozy lorsque Standard & Poor's (S&P) avait abaissé la note de la France[39], les principales agences de notation financière ont annoncé à plusieurs reprises des dégradations de la notation de la dette française au cours de son mandat :

  • Moody's réduit la note de la France d'un cran de Aaa à Aa1 le avec une perspective négative[40].
  • Le , S&P abaisse d'un cran la note de la France, la passant de AA+ à AA[41].
  • Le , S&P confirme la notation « AA » de la France, mais dégrade de « stable » à « négative » la perspective du pays[42].
  • Le , l'agence de notation Fitch dégrade la France pour le deuxième temps à AA en l’assortissant d’une perspective stable[43].
  • Le , l'agence de notation Moody's dégrade la France d'un cran à Aa2 en l’assortissant d’une perspective stable[44].

Mesures relatives à la dépense publiqueModifier

Le point d'indice des fonctionnaires avait été bloqué en 2010 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Sous François Hollande, cette décision de gel du point d'indice est maintenue, et annoncée dans un premier temps comme telle jusqu'à au moins 2017[45]. En , Annick Girardin, ministre de la Fonction publique, annonce que le point d'indice des fonctionnaires sera augmenté de 1,2 %, en deux fois, de 0,6 % 2016 et d'autant en 2017[46].

ÉducationModifier

Le ministère de l'Éducation sous Vincent Peillon, Benoît Hamon puis Najat Vallaud-Belkacem défend certaines réformes : d'abord la réforme des rythmes scolaires, puis la réforme de l'enseignement au collège de 2015 qui entre en œuvre pour l'année scolaire 2016-2017.

Par ailleurs, pour créer 60 000 postes d'enseignants conformément à la promesse de François Hollande, ont été budgétés 42 338 postes entre 2012 et 2016[47] ; ce plan donne la priorité au premier degré[48]. Le ministère affirme en avoir tenu cette promesse, devenue symbolique[49]. Si 60 000 postes ont bien été votés et budgétés par le Parlement, ils ne sont pas tous créés à cette date pour autant ; par ailleurs, près de la moitié sont des postes de stagiaires[49].

Le Parlement adopte en la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'École de la République[50], dite loi Peillon.

La loi relative à l’enseignement supérieur et à la recherche promulguée le retouche certaines dispositions créées par des gouvernements de droite sans remettre en cause les grands principes comme l’autonomie et la coopération des universités.

La réforme des rythmes scolaires visait à mieux répartir la durée hebdomadaire de travail des élèves, mais crée un ressenti de fatigue chez ces derniers bien que l'ambiance scolaire se soit améliorée dans les réseaux d'éducation prioritaire[47].

Santé et environnementModifier

Le ministre des Affaires sociales et de la Santé sous la direction de Marisol Touraine porte la loi de modernisation du système de santé promulguée en , qui permet la fusion des hôpitaux. Sous la présidence de Hollande est également introduit le paquet de cigarettes neutre. De même, en 2015, le gouvernement propose un plan d'économies de 10 milliards sur trois ans, dont trois milliards dans les hôpitaux.

Le , le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale change la doctrine pour la protection des travailleurs. L'État décide de ne plus s'occuper que des masques de protection FFP2 pour le personnel hospitalier et abandonne la gestion des masques chirurgicaux. À partir de cette date, le stock stratégique de masques est utilisé sans être renouvelé[51].

Sur le plan environnemental, cinq dossiers ont marqué le quinquennat :

TransportsModifier

Malgré le succès de l’aide de 200  pour l’acquisition d’un vélo à assistance électrique, la politique en faveur du vélo est jugée décevante du fait du peu d'impulsions politiques mises en place, hormis dans les grandes villes et avec une indemnité kilométrique vélo restée facultative[53]. L'application à reculons de la circulation alternée en cas de forte pollution ou la suspension sous pression de la écotaxe[53] lui sont reprochés. En revanche, le gouvernement Ayrault clarifie le financement du Grand Paris Express et accorde deux milliards pour la modernisation du réseau existant[54] puis le gouvernement Valls fait voter le projet CDG Express[55]. Le projet d'extension de la A480, dans le cadre du plan de relance autoroutier, est critiquée par les associations écologistes et le maire de Grenoble, Éric Piolle[56]. Le plan de relance autoroutier (PRA), signé par le gouvernement en 2015, consiste essentiellement en un allongement de la durée des concessions en échange de travaux immédiats. Son but affiché est de relancer l’économie, notamment dans le secteur du BTP. Selon un référé de la Cour des comptes, publié en avril 2019, ce plan de relance autoroutier rapportera finalement aux concessionnaires autoroutiers cinq fois plus que leurs mises[57].

Fonctions régaliennes de l'ÉtatModifier

Après les attentats du 13 novembre 2015, François Hollande annonce que « 5 000 emplois de policiers et de gendarmes seront créés d'ici deux ans[58]. » 2 500 postes dans la Justice, et 1 000 nouveaux emplois pour les douanes sont également annoncés[58].

JusticeModifier

 
Christiane Taubira et Jean-Marc Ayrault lors du vote solennel de la loi sur le mariage des couples de même sexe.

Christiane Taubira, ministre de la Justice de à , polarise particulièrement l'opinion : 82 % des sympathisants de gauche en ont une bonne opinion d'elle, contre seulement 8 % des sympathisants de droite. En 2013, le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe lui vaut le soutien des minorités sexuelles, d'une partie de la société civile et des partis de gauche mais l'opposition de milieux conservateurs, d'une partie de la droite et de l'extrême-droite regroupés notamment derrière l'association « La Manif pour tous ». Votée en , la loi est promulguée par François Hollande le .

Christiane Taubira fait adopter en 2014, malgré notamment les critiques de Manuel Valls alors ministre de l'Intérieur[59], la loi relative à l'individualisation des peines et renforçant l'efficacité des sanctions pénales, qui prend le contre-pied de la loi sur la récidive de 2005 et de celle de 2007, votées par des majorités de droite.

Dans un contexte d'état d'urgence, à la suite des attentats de , Christiane Taubira est remplacée au début de 2016 par Jean-Jacques Urvoas. Celui-ci fait adopter la loi contre le crime organisé et le terrorisme, malgré les critiques d'une partie des magistrats et de certaines associations de défense des libertés civiles[60].

PoliceModifier

Sont mises en place en 2012 sous l'impulsion de Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, les « Zones de Sécurité Prioritaire » - un dispositif de sécurité spécifique pour certaines communes particulièrement affectées par la délinquance et la criminalité - ; une étude indépendante de chercheurs en sciences sociales estime que le trafic de drogue, l'un des points clés du dispositif, n'a pas été durablement affecté par la mise en place de ZSP[61].

Après les attentats de novembre 2015, François Hollande annonce que les maires qui souhaiteraient mieux équiper leur police municipale pourraient avoir accès aux stocks d'armes et de gilets de protection de la police nationale[62].

Le 30 avril 2014, François Hollande crée la Direction générale de la sécurité intérieure, qui reprend les missions de la Direction centrale du renseignement intérieur créée en 2008[63].

DéfenseModifier

Un livre blanc est commandé en 2013, selon lequel 34 000 postes seront supprimés dans les forces armées jusqu'en 2019[64]. Le projet de porte-avions PA 2 est abandonné à cause de son coût trop important dans un contexte de crise économique.

Les exportations françaises d'armes se sont particulièrement bien portées : la France a notamment vendu 84 avions Rafale (24 à l'Égypte et 24 au Qatar en 2015 puis 36 à l'Inde en 2016)[65],[66], une frégate FREMM et deux BPC Mistral à l'Égypte (initialement destinés à la Russie) ou encore 12 sous-marin Shortfin Barracuda à l'Australie.

En 2015, les industries de l'armement françaises vendent pour plus de 10 milliards d'euros d'armes à l'Arabie saoudite[67] et, la même année, la France se hisse au quatrième rang des exportateurs d'armes mondiaux, derrière les États-Unis, la Russie et la Chine[68].

Après les attentats terroristes de janvier 2015, François Hollande décide d'augmenter le budget de la Défense de 3,8 milliards d'euros jusqu'en 2019 ; sur les 34 000 postes qui devaient être supprimés d'ici à cette année, 18 500 postes seront finalement préservés[69]. Après l'attentat de Nice en , une Garde nationale (la première depuis 1871) renaît comme réserve opérationnelle de l'armée, de la police et de la gendarmerie[70].

TerritoiresModifier

Réduire le « mille-feuille territorial » et le nombre de régions en France est un objectif politique évoqué depuis plusieurs années ; par exemple, lors de la présidence de Nicolas Sarkozy, le comité Balladur avait déjà proposé de réduire le nombre de régions[71].

La loi du 16 janvier 2015 entraîne la fusion de plusieurs régions françaises : en France métropolitaine leur nombre passe de 22 à 13. Sur le plan politique, la réforme augmente les pouvoirs des régions vis-à-vis des départements[72].

Leur taille et leur population moyennes augmentent mécaniquement, l'objectif affiché était de diminuer les dépenses publiques, cependant la loi n'a prévu une réduction du nombre d'élus dans les nouveaux Conseils régionaux[72].

Soulignant que la réforme « ne supprime aucun niveau d'administration publique, hormis sur le territoire de la Métropole de Lyon, et en ajoute même un sur celui des métropoles du Grand Paris et d'Aix-Marseille-Provence », la Cour des comptes remarque en 2017 que seulement 3,9 % des dépenses de fonctionnement des départements ont été remontées à la région et 0,3 % aux métropoles, esquivant les objectifs de la loi, alors le gain des mutualisations entre anciennes régions pourraient être obérées par des surcoûts pérennes de gestion et diverses harmonisations[34]. Pour le géographe Gérard-François Dumont, il n'y avait pas de nécessité de fusionner les régions ; jugeant que le problème n'est pas celui de leur taille mais de plutôt de leur gouvernance et de leurs prérogatives, il estime que cette réforme va coûter plus cher[73].

Adoptée en 2014, Loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles donne naissance à une dizaine de métropoles, dont la Métropole du Grand Paris. Son application est modifiée en 2015 par la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République — dite NOTRe — précise les compétences des régions.

Politique sociétaleModifier

Droits LGBTModifier

Sont légalisés en début du mandat le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels. Les discussions parlementaires du texte ont été parmi les plus longues de l'histoire de la Cinquième République (près de 5000 amendements ayant été déposés)[74].

Droits des femmesModifier

François Hollande a présenté fin 2012 un « plan global » pour lutter contre les violences faites aux femmes[75].

Le gouvernement met en œuvre des expérimentations à l'école, dont l'« ABCD de l'égalité », pour tenter de lutter contre les stéréotypes de genre[76].

Réforme des retraitesModifier

La réforme des retraites en France en 2013 consiste en un ensemble de mesures révisant le régime des retraites. Elle vise à combler un déficit estimé à vingt milliards d'euros en 2020[77]. Elle fait suite à une précédente réforme par le gouvernement de François Fillon en 2010. Il s'agit d'une augmentation de la durée de référence du système de retraite jusqu'à 43 annuités et des taux de cotisation salariale et patronale.

Les financements alloués aux maisons de retraite sont réduits de 200 millions d'euros à partir de 2017[78].

Autres sujetsModifier

La proposition d'accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales, qui figure dans le programme présidentiel en 2012, est officiellement abandonnée en 2015[79]. Mis en avant dès 1981 par François Mitterrand, cet engagement n'a jamais été appliqué : il s'agit selon Thomas Snégaroff d'une « promesse intenable »[80].

Réforme dans le domaine du numériqueModifier

François Hollande a un bilan jugé mitigé dans le domaine du numérique français. En ce qui concerne le développement économique de ce secteur, les avis sont plutôt positifs, mais dans le domaine de la neutralité du net ou de la protection de la vie privée, il a décidé de ne pas agir ou au contraire de les restreindre pour des raisons de sécurité contre le terrorisme[81].

Soutien au secteur numérique françaisModifier

 
BPIFrance, banque publique d'investissement créée sous François Hollande.

François Hollande a pris lors de son quinquennat un certain nombre de mesure efficaces pour soutenir le développement du secteur économique numérique français, ceci après une série d'impressions négatives laissées en début de mandat.

En effet, la mauvaise gestion du conflit entre Uber et les taxis, entre Arnaud Montebourg et Dailymotion ou la volonté initiale de taxation très forte du capital-risque des PME dans le projet de loi de finance 2013, initiateur du mouvement des Pigeons, donnent un image très négative du président auprès des acteurs du secteur[81].

Mais François Hollande modifie son action par la suite et prend un certain nombre de mesure qui contribuent au développement de cette activité.

Pour cela, il crée la Bpifrance en 2013, organisme public plébiscité par l'ensemble du secteur au fur et à mesure de sa montée en puissance. Il soutient le Crédit d'impôt recherche et sa ministre Fleur Pellerin qui invente et développe la French Tech. Dans un domaine davantage du ressort de l'État, il impose aux entreprises des télécommunications la Plan Très Haut Débit destiné à fournir à la France un réseau internet de qualité à l'aide d'investissement massif. Ce plan lancé en 2013 et devant s'achever en 2022 est financé à hauteur de 7 milliards d'euros par les entreprises privées du secteur et pour 13 milliards par l'État[81].

Protection des citoyens - surveillance des citoyensModifier

François Hollande soutient la première loi française entièrement vouée au numérique. Portée par Axelle Lemaire, la loi pour une République numérique donne un cadre attendu par de nombreux acteurs de la société civile sur l'ouverture des données publiques, elle renforce la CNIL vis-à-vis de la protection des citoyens via le droit à l'oubli, la portabilité des données ou la mort numérique, et enfin, elle impose aux sociétés des télécommunications le droit à la connexion minimale, destiné à permettre aux populations les plus précaires de disposer d'un certain accès à l'internet[81].

Du point de vue législatif et réglementaire, la quinquennat Hollande est également marqué par un renforcement important de la capacité de l'État dans la surveillance des citoyens. la loi Renseignement de 2015 et la loi antiterrorisme de 2016 donnent aux forces de police et de renseignement un arsenal d'outil de surveillance important : IMSI-catcher, utilisation d'algorithmes de détection des comportements présumés suspects sur la Toile, équipements pour enregistrer directement les données sur les réseaux[81].

L'ensemble de ces mesures est prise dans un but de lutte contre le terrorisme mais l'organe de contre-pouvoir institué, la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité, est jugée trop faible par Adrienne Charmet, de la Quadrature du Net ou Camille Viazaga, la secrétaire générale du cercle de réflexion Renaissance numérique[81].

De manière plus générale, la philosophie de ces mesures est un choix du président entre protection des données personnelles des citoyens et lutte contre le terrorisme, qui penche du côté de la surveillance large des données numériques. Cependant, en , « François Hollande a désigné les biens communs numériques comme une priorité de la France lors de sa présidence du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO), une organisation internationale que le pays dirigera en 2017 »[81].

Mouvements sociauxModifier

La présidence de François Hollande est marquée par plusieurs mouvements sociaux d'ampleur, la plupart du temps tournés contre sa politique. Les principaux sont :

Politique internationaleModifier

Mobilisations extérieuresModifier

 
François Hollande recevant le secrétaire d'État américain John Kerry, au début de son mandat.
 
Hollande en visite officielle au Pérou.
 
Arrivée du président russe Vladimir Poutine à l'Élysée, en 2015.

Certains observateurs ont vu dans les opérations extérieures déclenchées par François Hollande un tournant néo-conservateur ; cependant, pour Olivier Schmitt, sa présidence a connu « moins d'interventions extérieures [...] que sous François Mitterrand ou Jacques Chirac »[83]. De même, Daniel Vernet estime que le qualificatif de néoconservateur est inadéquat : « D’une part, parce que le néoconservatisme ne se réduit pas à l’intervention militaire à l’étranger ; d’autre part, parce que la diplomatie de ce quinquennat emprunte à diverses écoles de pensée, comme c’est le cas dans la plupart des États du monde qui ont une politique étrangère »[84].

Retrait d'AfghanistanModifier

Conformément à ses promesses de campagne, François Hollande retire les troupes françaises d'Afghanistan[85].

Interventions au MaliModifier

L'intervention militaire au Mali est la première intervention française d'ampleur de la présidence de François Hollande ; l'opération Serval est décidée le [86]. L'opération a été lancée pour stopper l'avancée de groupes insurgés islamistes, qui avaient pris par la force le nord du pays et menaçaient sa capitale, Bamako[87].

L'opération Serval prend fin le  ; elle est relayée par la MINUSMA, une force des Nations unies[86] en place depuis , avec qui la France avait coopéré aux côtés de l'armée malienne contre les terroristes islamistes lors de l'opération « hydre »[87]).

L'objectif premier de repousser les islamistes a été atteint et une élection présidentielle a pu se tenir sereinement sous la protection des forces françaises[86].

L'opération Serval n'a cependant pas pu a elle seule libérer la région du terrorisme ; l'opération Barkhane est lancée en pour stabiliser la zone et empêcher un retour des islamistes. L'opération est menée en partenariat avec plusieurs pays d'Afrique Subsaharienne : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso[88].

Efforts de pacification en CentrafriqueModifier

L'opération Sangaris est déclenchée en pour apaiser des tensions inter-ethniques menant la République centrafricaine vers une situation « pré-génocidaire »[89].

Implications en SyrieModifier

Sous la direction de François Hollande, la France est parmi les pays les plus opposés à Bachar el Assad ; cependant son influence sur ses dossiers s'est réduite au cours du temps[90].

En 2013, alors que François Hollande s'était déclaré prêt à ordonner des frappes aériennes en Syrie en réponse à l'utilisation de gaz militaires durant la guerre civile syrienne, la décision surprise de Barack Obama d'associer à la décision le Congrès laisse la France isolée diplomatiquement ; les frappes ne sont finalement pas lancées[91].

En 2014, François Hollande a personnellement reconnu que la France avait livré des armes à la « rébellion syrienne démocratique » ainsi qu'aux Kurdes d'Irak[92].

En , François Hollande soutient les frappes ordonnées par Donald Trump à la suite des soupçons d'utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar el Assad, affirmant que le président américain « a créé un événement qui doit être utilisé politiquement par la France, par l’Europe, pour ramener le plus possible les différentes parties du conflit à la négociation »[93].

DiplomatieModifier

De manière générale, la gestion des affaires étrangères de François Hollande suit assez largement celle de Nicolas Sarkozy (hormis quelques priorités ainsi qu'un « style » différents)[94].

Politique européenneModifier

La politique européenne de François Hollande est très comparable à celle menée durant le quinquennat précédent sur plusieurs points : le Pacte budgétaire européen, signé par Nicolas Sarkozy, est ratifié par François Hollande (la « déclaration sur la croissance » complémentaire voulue par François Hollande n'ayant aucune valeur contraignante) ; aucune véritable politique budgétaire alternative à l'orthodoxie à l'allemande n'est initiée ; une approche de compromis avec les autorités allemandes est également de mise ; enfin, les politiques européennes sous François Hollande ne font que peu de cas de l'opinion publique. Cet ensemble dresse globalement le tableau d'une politique européenne « plus bureaucratique que partisane »[95].

Conférence de Paris sur le climatModifier

La France a accueilli des délégations du monde entier lors de la Conférence internationale sur le climat dite COP 21 en décembre 2015 ; malgré les risques terroristes, un accord est conclu. Négocié par Laurent Fabius, l'Accord de Paris sur le climat est considéré comme une réussite du mandat de François Hollande[96],[97].

OTANModifier

Alors que François Hollande avait été l'un des auteurs d'une motion de censure en 2008 contre la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN décidée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le Conseil des ministres donne son accord en à un projet de loi « autorisant l'accession de la France au protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux créés en vertu du Traité de l'Atlantique Nord », ce que Marianne présente comme une « réintégration totale » de la France dans l'OTAN[98]. Le journaliste Jean-Dominique Merchet estime en 2016 que « l’Alliance atlantique est devenue le point aveugle de la diplomatie et de la défense, sept ans après le retour de la France dans l’organisation militaire intégrée, en 2009[99] ».

Ligne politiqueModifier

 
Emmanuel Macron, ministre de l'Économie entre 2014 et 2016, se revendique « libéral »[100] ; il est largement critiqué par la gauche du PS[101], mais est l'un des hommes politiques français les plus populaires en 2015[102].

La ligne politique fixée par François Hollande fait ponctuellement l'objet de contestations de la part de certains politiques de gauche. Le deuxième Premier ministre nommé par François Hollande, Manuel Valls, est également contesté par certains à gauche[103],[104]. Lorsque Manuel Valls est nommé à la primature, les membres d'EÉLV qui faisaient partie du gouvernement décident de le quitter. Les relations entre les écologistes et Valls étaient tendues alors qu'il n'était que ministre de l'Intérieur[105].

La politique économique est remise en cause par une partie du PS, les « Frondeurs ». Marie-Noëlle Lienemann accuse ainsi François Hollande de « mener la même politique » que Nicolas Sarkozy, en l'occurrence sur le sujet du logement[106] alors que Malek Boutih estime que « quinquennat de Hollande ressemble à un bilan municipal » ; selon lui, le président « a géré son propre destin, pas celui du pays »[107]. Certains des Frondeurs présentent une motion portant un projet alternatif lors du congrès de Poitiers du PS en [108].

Inspirée par le secrétaire général du gouvernement Marc Guillaume[109], la proposition de retirer la nationalité française aux terroristes bi-nationaux est massivement approuvée par l'opinion publique[110] mais critiquée par une partie de la gauche[111],[112], ce qui a pour effet son abandon.

La politique suivie par François Hollande et Manuel Valls (notamment sous le second gouvernement Valls, avec la nomination d'Emmanuel Macron en tant que ministre de l'Économie) est souvent qualifiée par la presse française de social-libérale[113],[114]. Ce libéralisme est symbolisé par la libéralisation économique des Lignes régulières d'autocar en France par la loi Macron. Jacques Julliard estime que ce changement de ligne idéologique est dû à « la situation du pays qui a changé avec le déficit des comptes publics, la dette et la croissance en berne. [...] les solutions de gauche qui privilégient la dépense pour relancer la consommation sont extrêmement difficiles à mettre en œuvre[115]. »

En , L'Obs se demande dans un éditorial si le Parti socialiste est de droite[116]. Le discours de Hollande sur la démocratie face au terrorisme le est salué comme réussi avec son refus d'un « état d'exception » non limité par les droits constitutionnels. Il déclare notamment qu'« il n’y aura pas de législation de circonstance aussi inapplicable qu’inconstitutionnelle »[117]. Dans un même temps, plus de 80 % des Français déclarent ne pas souhaiter sa candidature en 2017 en raison de son échec dans les domaines économiques et sociaux notamment ; il est également souligné que malgré la bonne gestion des attentats, ils ont toutefois eu lieu[118].

CabinetModifier

Le secrétaire général de l'Élysée a été Pierre-René Lemas, puis Jean-Pierre Jouyet. Le directeur de cabinet a été Sylvie Hubac, puis Thierry Lataste, et enfin Jean-Pierre Hugues.

Évolution de la popularitéModifier

Bénéficiant à son entrée en fonction de 63 % d'opinions favorables, la cote de popularité de François Hollande a progressivement décru durant son mandat, atteignant 18 % en . Les attentats de janvier 2015 et ceux du 13 novembre ont causé un redressement rapide et éphémère, repassant la barre des 50 %[119].

En , une enquête électorale Cévipof crédite Hollande de 4% d'opinions favorables[120]. A son départ de l'Elysée, le baromètre Yougov de mai 2017 enregistrait un taux d'approbation de 18%, en recul de trois points par rapport au mois précédent[121].

ChiffresModifier

Il a participé à 82 sommets, 67 commémorations, et 10 colloques[122].

Il a participé à 567 déplacements en France (dont la moitié dans la ville de Paris), et 221 déplacements à l'étranger[122].

Il a reçu 453 dignitaires étrangers[122].

François Hollande a notamment reçu une vingtaine de PDG de grandes entreprises, françaises ou non (General Electric, IBM, Microsoft, Mitsubishi, Alibaba). Les responsables politiques (présidents de partis et présidents des assemblées) ont également été beaucoup reçus, tout comme les acteurs de la Culture (Andreï Makine, Anish Kapoor, Philippe Starck) et des Sciences (Serge Haroche, Bertrand Piccard) et plusieurs figures mondiales du développement (Bill Gates, Bono, Arnold Schwarzenegger). François Hollande a également eu une quinzaine d’entretiens officiels avec les représentants de tous les cultes français, et, plus iconoclaste, avec de grandes figures religieuses étrangères : le Patriarche de Moscou et de toutes les Russies Cyrille, le Patriarche Bartholomée 1er de Constantinople, le Patriarche du Liban, d’Antioche et de tout l’Orient de l’Église maronite Béchara Boutros Raï, ou encore le grand Imam d’Al Azhar, le cheikh Ahmed el-Tayeb[122].

RéférencesModifier

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  112. Déchéance de nationalité: François Hollande est-il un président de droite ?, L'Express, 24 décembre 2015.
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BibliographieModifier