Vire

ancienne commune française du département du Calvados

Vire
Vire
La porte Horloge, façade occidentale.
Blason de Vire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados (sous-préfecture)
Arrondissement Vire (chef-lieu)
Commune Vire Normandie
Intercommunalité Communauté de communes Intercom de la Vire au Noireau
Statut Commune déléguée
Code postal 14500
Code commune 14762
Démographie
Gentilé Virois
Population 11 091 hab. (2017)
Densité 493 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 19″ nord, 0° 53′ 21″ ouest
Altitude Min. 85 m
Max. 225 m
Superficie 22,50 km2
Élections
Départementales Vire (chef-lieu)
Historique
Date de fusion
Commune(s) d'intégration Vire Normandie
Localisation
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Vire
Liens
Site web www.ville-vire.fr

Vire est une ancienne commune française du Bocage virois, située dans le département du Calvados (dont elle est une sous-préfecture) et la région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Vire Normandie.

Elle est peuplée de 11 091 habitants[Note 1].

GéographieModifier

Vire est au sud d'un bassin entouré de collines du Bocage virois, pays du nord-est du Massif armoricain. La ville est à 30 km au nord-ouest de Flers, à 38 km au sud-est de Saint-Lô et à 60 km au sud-ouest de Caen. La ville est traversée du nord au sud par la route départementale 577 (ancienne N 177) de Villers-Bocage à Mortain et du sud-est à l'ouest par la D 524 (ancienne N 24 bis) d'Argentan à Granville. La D 674 (ancienne N 174) de Vire à Carentan se greffe sur la D 577 au nord de la commune. Flers, en direction de Paris, est accessible par la D 524, Saint-Lô par la D 674 et Caen par la D 577. Des routes plus secondaires permettent de relier Vire au chefs-lieux de canton ou communes plus proches : Condé-sur-Noireau par la D 512 (ancienne N 812) à l'est, Aunay-sur-Odon par la D 55 au nord-est, Pont-Farcy et Tessy-sur-Vire par la D 52 au nord-ouest et Gathemo et Juvigny-le-Tertre par la D 76 au sud-ouest. La D 407, appelée « rocade de Vire », permet le contournement de la ville à l'est, de la D 674 à la D 524. La gare de Vire est sur la ligne de Paris-Vaugirard (Montparnasse 3) à Granville par laquelle Villedieu-les-Poêles, Flers et Argentan peuvent également être jointes. Vire est à h 30 de Granville et à h 30 de Paris. L'agglomération est située sur la Vire, fleuve côtier dont elle partage le nom, à sa confluence avec la Virène. La Vire arrive sur le territoire par le sud en le délimitant avec celui de Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont. Après sa traversée du sud de la ville, elle marque, à partir du confluent de la Virène, la limite entre Vire et l’ancienne commune associée, Saint-Martin-de-Tallevende (que la Virène sépare de Saint-Germain-de-Tallevende), puis entre Vire et Coulonces. C'est sur ce dernier tronçon que le fleuve reçoit les eaux de l'Allière après que celle-ci a traversé le territoire de l'ancienne commune de Neuville, au nord. Le territoire communal est au cœur d'une région communément appelée, notamment par les météorologues, collines de Normandie. Le relief présente un dénivelé important, notamment au sud, dans les Vaux de Vire, et sur l’ancienne commune de Saint-Martin-de-Tallevende. Le point culminant (225 m) se situe à l'est, à la sortie du territoire, sur la route de Condé-sur-Noireau. Le point le plus bas (85 m) correspond à la sortie de la Vire du territoire, au nord.[réf. nécessaire]

Comme toute la Normandie, Vire bénéficie d’un climat océanique avec des étés frais et des hivers doux. Les stations météorologiques les plus proches sont celles de Caen-Carpiquet et de Granville-Pointe du Roc situées à 50 km. Celle d'Alençon-Valframbert est à 85 km. Le Bocage virois s'en différencie toutefois nettement pour la pluviométrie annuelle qui, à Vire, avoisine les 900 mm, les communes environnantes étant quant à elles plus arrosées[1]. Du fait du relief environnant, les hivers sont ordinairement plus enneigés qu'en plaine de Caen.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Vira en 1082[3], Castrum Viriœ 1210[4], Viriœ Castrum 1230[5], Vile et Chastel de Vile [6], Vyre en 1371[7].

Le fleuve côtier homonyme a donné son nom à la ville. C'est selon René Lepelley l'un des toponymes normands actuels les plus anciens, sinon le plus ancien. Son origine serait pré-celtique, dérivé d'une racine indo-européenne ver- ou var-, évoquant l'eau, qui se retrouve dans l'ancien nom de Saint-Lô, également sur le cours du fleuve, Briovera[8].

Le gentilé est Virois.

HistoireModifier

En 1123, Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre et duc de Normandie, fait construire sur un éperon rocheux, contourné par un méandre de la Vire, un donjon carré muni d'une première enceinte, afin d'assurer la défense du duché contre les appuis extérieurs à ses opposants, telles les troupes du comte d'Anjou ou des seigneurs de Bretagne[a 1].

Cet ensemble est, à partir du milieu du XIIIe siècle, sur ordre de saint Louis, complété par des remparts extérieurs. Cette deuxième enceinte n'est achevée qu'au début du XIVe siècle. Elle correspond aux actuelles tours de Geôle, Saint-Sauveur, aux Raines, de la Douve et à la porte Horloge[a 2]. Le un mandement de Charles V témoigne de la fortification de la ville, « […] à ses biens aimés bourgeois habitants de la ville de Vire » leurs accordants la remise d'une partie de leurs impositions pour « […] la fortification de la dite ville, et pour les aider à la garder »[9].

Lors de la guerre de Cent Ans, Vire est pillée en 1368 par les grandes compagnies[10]. Après le siège et la prise de Caen en par le roi d'Angleterre Henri V, la ville résistera plusieurs mois avant d'être prise en 1418 par les Anglais[11]. L'occupation anglaise provoque la résistance des paysans du bocage virois, et en 1436-1437, sous la conduite de Jean Boschier, c'est la révolte générale. Ses quatre à cins milles insurgés seront taillés en pièces près de Saint-Sever. Parmi les morts on compte Olivier Basselin[9]. Cette occupation ne prendra fin qu'en 1450 et aura été particulièrement brutale. L'exécution de Hugues Vaux, propriétaire de la plus grande ferme du village, après son refus de livrer sa femme au sergent anglais Fields, laisse la population dans un désarroi total. Quelques habitants ont néanmoins profité de l'occupation anglaise : Eugène Vergny, qui fournissait des renseignements sur les troupes françaises à Fields, reçut la ferme de Vaux après son exécution[d 1].

À la fin du Moyen Âge, la ville devient prospère, d'abord par les activités du cuir, puis par l'industrie drapière[12]. Au cours des guerres de Religion, les protestants prennent le contrôle de la ville[13].

Sous le règne de Louis XIII, comme bon nombre de constructions défensives du Moyen Âge pouvant servir d'éventuelles rébellions (huguenotes en particulier), le château et son enceinte sont démantelés sur ordre de Richelieu[b 1].

À la suite du traité de Paris, en 1763, l'industrie drapière locale perd un de ses principaux débouchés par la cession du Canada à l'Angleterre[a 3]. Parmi d'autres dont la charge des impôts, cet évènement contribuera à l'accueil favorable des Virois à la convocation des états généraux[a 4]. La Garde nationale est constituée à partir d' et le premier numéro de l'hebdomadaire Le Courrier des campagnes, favorable à la Révolution, parait le [a 5]. Sous la Terreur, les églises sont fermées, Notre-Dame devient un dépôt de fourrage, Sainte-Anne une écurie, Saint-Thomas un magasin à poudre et l'Hôtel-Dieu un hôpital militaire[a 6]. Un vaste transfert de propriété, profitant surtout à la bourgeoisie, résulte de la vente des biens nationaux[a 7].

À partir de 1795, les Chouans s'organisent dans le bocage sous la direction de Louis de Frotté. Début 1796, Vire est en état de siège. Une tentative de Hoche de pacifier la région échoue et le , les troupes de de Frotté attaquent Vire que les gardes nationaux, aidés de renforts de tout l'ouest du Calvados, défendent victorieusement. L'exécution de de Frotté en met un terme à la Chouannerie normande[a 8].

 
Coiffe de Vire.

Au XIXe siècle, la ville est très active[14]. En 1857, un sous-préfet justifie le bas niveau des salaires ouvriers[15]. La ville résiste mal à l'industrialisation et subit une récession importante. Une forte tradition de compétence en botanique l'a fait néanmoins connaître, au point d'être considérée comme l'un des berceaux de la botanique moderne. Ses chercheurs et peintres d’histoire naturelle étaient renommés dans toute l’Europe[16].

À la suite de l'annexion, en 1871, de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne tout juste unifiée, un certain nombre d'entreprises textiles, notamment de Bischwiller, quittent l'Alsace et viennent s'installer en Normandie. Vire est, comme Elbeuf, l'un des principaux points de chute de cette migration.[réf. souhaitée]

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le vers vingt heures, comme beaucoup d'autres villes normandes, Vire subit les bombardements stratégiques alliés et est détruite à plus de 95 %. Ceux-ci font environ 350 morts[a 9]. Les soldats du 1er bataillon du 116e régiment d'infanterie de la 29e division d'infanterie américaine libèrent la ville le . Du au , ce régiment subit cent huit tués et quatre disparus dans la bataille[17].

La reconstruction s'effectue jusqu'au milieu des années 1960. L'architecte Marcel Clot est chargé, dès 1944, d'élaborer le plan de reconstruction et d'aménagement. Une vaste opération de déminage et de déblaiement se poursuit jusqu'en . Un remembrement urbain est alors effectué. Les réseaux et la nouvelle voirie sont créés[e 1]. La réalisation des nouveaux immeubles est suivie par l'architecte en chef de la ville Marcel Chappey, remplacé en 1949 par Claude Herpe. La première pierre de la reconstruction est posée le . La bibliothèque, dernier grand édifice public à être réédifié, est ouverte le [e 2].

Dans le cadre du plan Raymond Marcellin visant à réduire le nombre de communes, la commune de Saint-Martin-de-Tallevende est associée à Vire le [18].

Le , Vire intègre avec sept autres communes la commune de Vire-Normandie[19] créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales. Les communes de Coulonces, Maisoncelles-la-Jourdan, Roullours, Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont, Truttemer-le-Grand, Truttemer-le-Petit, Vaudry et Vire deviennent des communes déléguées et Vire est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Sur l'ancienne commune de Neuville, au nord du territoire, le château de Tracy fut le siège d'une châtellenie importante. Arcisse de Caumont, en 1857, en écrit : « […] dont les ruines étaient encore imposantes il y a quelques années et sur lequel on ne manque pas de documents historiques »[20].

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Vire se blasonnent ainsi :
De gueules à la flèche renversée d'argent accostée de deux tours du même maçonnées de sable, ouvertes du champ[21].

La commune est titulaire de la Croix de guerre 1939-1945.

Politique et administrationModifier

Vire a fusionné avec des communes voisines :

Tendances politiques et résultatsModifier

Candidats ou listes ayant obtenu plus 5 % des suffrages exprimés lors des dernières élections politiquement significatives :

Liste des mairesModifier

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1881 .... Marc-Hippolyte Porquet    
octobre 1944 avril 1958 André Halbout Gaulliste Pharmacien
juillet 1958 mars 1965 Bertrand Le Chevrel DVD-CD Médecin
mars 1965 mars 1971 André Halbout UDR Pharmacien, député de 1962 à 1967
mars 1971 mars 1989 Olivier Stirn UDR, puis UDF,
puis PS
Député, secrétaire d'État, ministre du Tourisme
mars 1989 mars 2014 Jean-Yves Cousin UMP Inspecteur principal des impôts, député de 2002 à 2012
mars 2014[25] décembre 2015 Marc Andreu Sabater PRG-MRSL Conseiller en formation continue, conseiller général, maire de Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont de 2008 à 2014
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal était composé de trente-trois membres dont le maire et neuf adjoints. Ces conseillers intègrent au complet le conseil municipal de Vire-Normandie le jusqu'en 2020 et Marc Andreu Sabater devient maire délégué de Vire. Il est élu maire de Vire-Normandie le [28].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

D’après le recensement Insee, Vire comptait 12 385 habitants en 2007 (soit une diminution de 3 % par rapport à 1999). La commune occupe le 743e rang au niveau national, alors qu'elle était au 688e en 1999, et le 6e au niveau départemental sur 706 communes.

En 2017, la commune comptait 11 091 habitants. Depuis 2004, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu au moyen d'enquêtes annuelles par sondage[Note 2].

Le maximum de la population a été atteint 1982 avec 13 709 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 8737 7008 1838 3818 0437 3397 3757 6587 266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 0367 6476 8636 7786 7186 5976 7366 6356 600
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 5176 3536 2985 9495 8715 7665 9173 9297 963
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9 51811 14013 39913 70912 89512 81512 34711 93611 065
2017 - - - - - - - -
11 091--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,2 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 24,2 %) ;
  • 54 % de femmes (0 à 14 ans = 13,4 %, 15 à 29 ans = 17,5 %, 30 à 44 ans = 16,5 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 33,6 %).
Pyramide des âges à Vire en 2007 en pourcentage[31]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90  ans ou +
1,9 
9,8 
75 à 89 ans
15,4 
13,7 
60 à 74 ans
16,3 
21,0 
45 à 59 ans
19,1 
18,6 
30 à 44 ans
16,5 
18,9 
15 à 29 ans
17,5 
17,2 
0 à 14 ans
13,4 
Pyramide des âges du département du Calvados en 2007 en pourcentage[32]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,9 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,7 
21,0 
45 à 59 ans
20,4 
20,5 
30 à 44 ans
19,2 
20,3 
15 à 29 ans
19,0 
19,7 
0 à 14 ans
17,3 

EnseignementModifier

Écoles élémentairesModifier

CollègesModifier

LycéesModifier

  • Lycée Marie-Curie (enseignement général et public).
  • Institut Saint-Jean-Eudes (enseignement général et privé).
  • Lycée agricole de Vire.
  • Lycée Jean-Mermoz (lycée professionnel et public).
  • Entre autres formations, la Maison familiale rurale de la Florie forme au bac pro Services aux personnes et aux territoires[33].

IUTModifier

Formations dispensées : DUT Hygiène sécurité environnement, Licence professionnelle Gestion des risques en entreprises.

BTSModifier

  • BTS d'optique-lunetterie : dans l'enceinte du lycée Marie-Curie. Depuis 2005, le BTS accueille une antenne de la licence professionnelle d'optique de l'université d'Orsay.
  • BTS Métiers de la mode-vêtements par alternance au lycée Jean-Mermoz.

Formation professionnelle continueModifier

  • Greta Sud Normandie (a intégré les locaux du lycée Jean-Mermoz depuis 2015). Les Greta sont des structures de l'éducation nationale qui organisent des formations pour adultes dans la plupart des métiers, allant de la formation à un simple module jusqu'à un diplôme de type CAP au BTS.

ÉconomieModifier

EntreprisesModifier

Titres de presseModifier

Journaux disparus, localisés à Vire[35] :

  • Le Courrier des campagnes (1791)
  • Affiches annonces et avis divers de l'arrondissement de Vire (1821-1837)
  • Journal judiciaire, annonces, affiches et avis divers de la ville et de l'arrondissement de Vire (1821-1837)
  • Le Glaneur, journal judiciaire d'annonces et avis divers de Vire (1822)
  • Le Virois (1831-1887)
  • L'Hebdomadaire – Journal de Vire (1837-1878)
  • Le Journal de Vire (1878-1889)
  • Le Bocage (1880-1941)
  • Le Réveil virois (1890-1908)
  • La Croix du Bocage (1897-1944)
  • Le Petit glaneur (1907-1910)
  • L’Écho du Val de Vire (1914-1919)
  • Le Paysan normand (1924-1939)

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Vire a conservé de son passé un certain nombres de monuments[36].

 
La tour Saint-Sauveur.

Anciennes fortificationsModifier

ChâteauModifier
  • Ruine du donjon du XIIe siècle classé aux monuments historiques[37].
  • Tour de Coulonces.
  • La plateforme courtine talutée située à l'est du château. Elle sert actuellement de mur de soutien à la place du Château.
Enceinte urbaineModifier

Au début du XVIIe siècle, la ville se présentait sous la forme d'un quadrilatère peu régulier, qui s'étendait au nord et nord-est du château sur le versant sud d'une colline, couronnant sa crête vers le nord. Elle était ceinte d'une épaisse muraille, longue de 700 mètres, précédée par de larges et profonds fossés, et renforcée aux angles par six grosses tours à mâchicoulis. Les trois porte principales, porte de Martilly ou Saint-Jean, porte de l'Horloge, porte Saint-Thomas, étaient protégées chacunes par deux tours avec herses et pont-levis. Au pied du rempart, côté intérieur, courait un chemin de ronde, large de trois mètres environ, nommé le Chemin du Chariot[9].

La porte de Martilly ou porte Saint-Jean s'ouvrait au nord sur la route d'Avranches, Coutances et Saint-Lô. La porte de le l'Horloge, qui avant 1480 était connue sous le nom de porte Gastinel, et située un peu plus bas, la porte de Saint-Sauveur (porte Saint-Thomas avant 1546), s'ouvraient à l'est donnant sur les chemins de Caen, Falaise, Domfront. Deux bastions (boulevards), situés au delà du fossé, vers l'est, couvraient la porte Saint-Sauveur. Une quatrième porte, celle de la porte Neuve, s'ouvrait au sud et n'était protégée que d'un simpl pont-levis et une contre-garde à l'ouest. Les remparts seront démolis au cours du XVIIIe siècle[9].

Architecture religieuseModifier

 
L'église Notre-Dame.
  • Ruines de l'église Saint-Thomas. Elle est initialement dédiée à saint Michel. Cette église, considérée comme la plus ancienne de la ville, date du XIIe siècle. Elle est agrandie et embellie au XIIIe siècle. Un clocher-porche, surmonté d'une flèche de pierre est construit en 1700 contre le portail roman. Elle est saccagée pendant les guerres de religion et la Révolution. Son chœur est détruit au XIXe siècle. Elle est touchée par les bombardements du et les combats de la libération. Ses ruines sont mises en valeur dans un square, place Saint-Thomas. Subsistent la base du clocher-porche, le portail mutilé du XIIe et les soubassements des murs de la nef.
  • Église Notre-Dame de Vire des XIIIe, XIVe, XVe et XVIe siècles classée aux monuments historiques[41].
  • Église Sainte-Anne du XIXe siècle. De style néoroman, elle s'inspire de l'abbatiale Saint-Georges de Boscherville.
  • Église Notre-Dame de Neuville, du XVIIe siècle.
  • Église Saint-Martin de la commune associée de Saint-Martin-de-Tallevende, du XIIIe siècle.
  • L'Hôtel-Dieu (actuel musée de Vire) du XVIIIe siècle inscrit aux monuments historiques[42].
  • L'ancien couvent des Ursulines (devenu hospice Saint-Louis puis résidence Saint-Louis pour personnes âgées au sein du centre hospitalier) des XVIIe et XVIIIe siècles inscrit aux monuments historiques[43].
  • Le portail du cimetière qui était auparavant celui de l'ancien hôtel de ville XVIIe siècle. Il est inscrit aux monuments historiques[44]. Initialement c'était le portail du premier couvent des Ursulines, devenu hôpital général puis hôtel de ville. Ce portail est démonté et déplacé à l'entrée du cimetière lors du percement de la rue Deslongrais.

Architecture civileModifier

 
La gare de Vire.
  • Hôtel Achard (XVIIe siècle).
  • Sous-préfecture (XVIIIe siècle).
  • Château du Cotin (XVIIIe siècle, toiture modifiée au début du XXe siècle). Le roi Charles X y séjourna avec sa famille dans la nuit du au lors de son exil vers la Grande-Bretagne.
  • Portail de l'Hôtel dit de Corday d'Arclais (début du XVIIIe siècle). L'hôtel particulier auquel il donnait accès a disparu dans les bombardements du .
  • Palais de justice (XIXe siècle).
  • Hôtel de ville (XXe siècle, reconstruction) inscrit aux monuments historiques[45].
La construction du nouvel hôtel de ville, œuvre des architectes David et Herpe, est mise en chantier en 1953, à l'endroit où se dressaient avant les bombardements l'ancien hôtel de ville ainsi que le théâtre. Le bâtiment est inauguré le par Guy Mollet, président du Conseil[a 10]. L'édifice est orné en 1959 d'un bas-relief monumental du sculpteur René Babin habillant le pilier de soutien de la salle du conseil construite partiellement en porte-à-faux.

Statuaire monumentaleModifier

Patrimoine naturelModifier

Sites classésModifier

  • Esplanade du château, parc Lenormand et rocher des Rames. Cet ensemble de trois sites[47] est classé par arrêté du . Il s'agit du premier site classé du Calvados[48].

Site inscritModifier

  • Les Vaux de Vire[49], site inscrit par arrêté du [50].

GastronomieModifier

L'andouille est la spécialité gastronomique de Vire.

Activité et manifestationsModifier

LoisirsModifier

SportsModifier

EnvironnementModifier

La commune est une ville fleurie (une fleur) au concours des villes et villages fleuris[53].

JumelagesModifier

Personnalités liées à la communeModifier

NatifsModifier

  • Gilles de la Vente, artiste peintre qui s'installe à Vire au XVIIe siècle, est le père ou l'aïeul d'une importante famille d'artistes peintres, tous nés à Vire : Olivier né en 1635, François l'Ancien né en 1671, Vincent l'Ancien né en 1680, François né en 1712, Vincent né en 1740, Jean François né en 1746.
XVIe et XVIIe siècles
XVIIIe siècle
XIXe siècle
  • Exupère-François Alais (1815-1866), sculpteur ;
  • Georges-Joseph de Momigny (1812-1882), compositeur ;
  • Félix Dortée (né à Vire en 1819), poète, auteur de Poésies, précédées d'une lettre de Béranger, 1851 ;
  • Octave Gréard (1828-1904), pédagogue et universitaire français ;
  • Aymard de Banville (1837-1917), vicomte, photographe, homme politique. Il participe à une mission en Égypte (1863-1864) organisée par Emmanuel de Rougé où il réalise 200 à 300 négatifs au collodion humide. Ils utiliseront les premiers la photographie en archéologie et la technique avancée de Banville permettra de restituer une image dont la netteté sera largement supérieure aux autres travaux de l'époque. Leurs clichés seront édités en 1865 par Samson, et l'album sera un des plus importants documents d'archéologie égyptienne. Soixante-dix de ses plaques photographiques sont conservées aux Archives photographiques (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine). Il devient conseiller général de l'Orne en 1870 ;
  • Armand Gasté (1838-1902), homme de lettres, spécialiste de l'histoire littéraire de Normandie ;
  • Edgar Monteil (1845-1926), écrivain, journaliste, homme politique et préfet français ;
  • Marie Dulout (1870- ?), peintre ;
  • Maurice Dior (1872-1946), industriel ;
  • René Levavasseur (1881-1962), architecte ;
  • Raymond Lefebvre (1891-1920), écrivain, journaliste et militant pacifiste, socialiste puis communiste.
XXe siècle
  • Hélène Couppey (1902-1977), fille d'Albert Marie, directeur de l'école Castel de Vire. Elle fréquenta l'école primaire du haut chemin et l'école primaire supérieure de Vire. En 1918, elle rentre au lycée de jeunes filles rue pasteur à Caen, puis le lycée de Versailles en vue de l'École normale supérieure section lettres. Convoite un temps le professorat d'anglais. Elle abandonna l'option lettre pour se consacrer à la musique, sa passion. Très jeune, elle pratiqua le violon mais surtout le piano à l'étude duquel elle se consacra sous la direction de Robert Casadessus. En 1946, elle devient directrice de la chorale Olivier Basselin dont elle restera la présidente jusqu'à sa mort. En 1952, elle devient présidente de l'Association de Reconstruction, succédant à Messieurs Lecornec et Savey, jusqu'en 1964. Élue conseillère municipale de Vire de 1959 à 1971 (sous la mandature de Bertrand Lechevrel), elle fut une personnalité particulièrement écoutée. Officier de l'ordre national du Mérite, chevalier des palmes académiques. D'après Olivier Stirn, elle aurait pu être « la première femme maire de Vire, mais a toujours refusé pour ne pas blesser M. Halbout ». Un square honore sa mémoire, près de la gare[source insuffisante][54].
  • Jean Drucker (1941-2003), directeur de chaine de télévision ;
  • Michel Drucker (né en 1942), présentateur de télévision, frère de Jean ;
  • Jocelyne Cazin (née en 1950), journaliste, animatrice à la télévision canadienne francophone (TVA-LCN) ;
  • Francis Letellier (né en 1964), journaliste, présentateur du Soir 3, sur France 3 ;
  • Damien Éloi (né en 1969), joueur de tennis de table ;
  • Thierry Gouvenou (né en 1969), coureur cycliste ;
  • Stéphane Guy (né en 1970), journaliste sportif commentateur sur Canal + ;
  • Guillaume Costentin (né en 1982), joueur de basket-ball. Il évolue au poste d'arrière, au Rupella Basket 17 de La Rochelle.
  • Gabin Villière (né en 1995), joueur de rugby ;

Autres personnalitésModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2017.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les recensements espacés d’une période de cinq ans (2011, 2016, etc.) pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références bibliographiquesModifier

  • Vire, mille ans d'histoire, Vire, Édition Section cartophile de l'Association des collectionneurs virois, , 221 p. (ISBN 2-9502409-0-9)
  1. p. 7.
  2. p. 12 à 15.
  3. p. 59.
  4. p. 59.
  5. p. 62.
  6. p. 62.
  7. p. 62.
  8. p. 63.
  9. p. 183.
  10. p. 79 et 213.
  • Le Patrimoine des Communes du Calvados, Vol. 2, Paris, Flohic Éditions, , 1715 p. (ISBN 2-84234-111-2)
  1. p. 1702.
  • Robert Vergne, Le XVe siècle : la première collaboration, Vire, Éd. Section cartophile de l'ACV, , 301 p. (ISBN 2-9502409-1-7)
  1. Passage à préciser.
  1. p. 32.
  2. p. 45.

AutresModifier

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  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. Cartulaire de la Trinité.
  4. Cartulaire normand, n° 209, p. 32.
  5. Cartulaire de Troarn.
  6. Livre blanc de Troarn.
  7. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Dictionnaire du département : Calvados, page 303.
  8. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 12.
  9. a b c et d Beck 1986, p. 143.
  10. Yves Buffetaut, « La prise de Vire par les Grandes Compagnies », Itinéraires de Normandie, no 15,‎ , p. 6-64 (ISSN 1950-9324, résumé).
  11. Bernard Beck, Châteaux forts de Normandie, Rennes, Ouest-France, , 158 p. (ISBN 2-85882-479-7), p. 76.
  12. « Vire-tourisme : Vire et les alentours » (consulté le 14 octobre 2009).
  13. Beck 1986, p. 91.
  14. « Vire en 1860 : situation industrielle d'après la Chambre consultative ».
  15. « rapport du sous-préfet de Vire, 9 février 1857 Guy Bouillon L'industrie et la vie ouvrière dans le Calvados sous le Second Empire. AD14 ».
  16. Exposition Flore, passionnément! Les Botanistes de Vire au XIXe siècle, Musée de Vire, Calvados.
  17. « Normandie 44 la mémoire - Vire en Normandie 1944 » (consulté le 15 février 2011).
  18. Insee : toutes les modifications de commune pour le département du Calvados (14) de 1930 à 2012
  19. « Recueil des actes administratifs de décembre 2015 », sur le site de la préfecture du Calvados (consulté le 3 mai 2016).
  20. Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 3 : Arrondissements de Vire et de Bayeux, Caen, Hardel, , p. 92.
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  34. Cyrille Calmets, « Vire. Seprolec investit dans l'électronique à la carte », sur ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 4 août 2012).
  35. Jean Quellien et Christophe Mauboussin, Journaux de 1786 à 1944, l'aventure de la presse écrite en Basse-Normandie, Cahiers du Temps, 1998. (ISBN 2911855132)
  36. Les monuments de la ville.
  37. « Ruines du donjon », notice no PA00111812, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  41. « Église Notre-Dame », notice no PA00111813, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  42. « Ancien Hôtel-Dieu », notice no PA00111815, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  43. « Ancien couvent des Ursulines », notice no PA00111811, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  44. « Cimetière, portail », notice no PA00111814, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  45. « Hôtel de Ville », notice no PA14000099, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  46. « Statue de Castel », notice no PA14000072, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  51. « Site officiel de la ligue de Normandie – AF Virois » (consulté le 23 mars 2019).
  52. « Le nouveau skatepark fait des heureux », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 2 juillet 2020)
  53. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 30 juillet 2011).
  54. Information La Voix Le Bocage, 1977.
  55. Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire..
  56. Kaminsky à Vire.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

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