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Stéphane Guy
Naissance (48 ans)
Vire, France
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Journaliste sportif
Spécialité Commentateur sportif
Années d'activité Depuis 1988
Récompenses Prix du commentateur sportif décerné par l’Association des Écrivains Sportifs en 2012
Médias
Pays Drapeau de la France France
Média Télévision
Fonction(s) principale(s) Commentateur des affiches de Ligue 1 et de Ligue des champions
Télévision Canal+ (1997-)

Stéphane Guy, né le à Vire, est un journaliste sportif français officiant sur Canal+[1].

Sommaire

BiographieModifier

ÉtudesModifier

Il est titulaire d'une Licence d'Histoire et d'une Maîtrise de Sciences Politique à la Sorbonne.

Radio et presse localeModifier

Entre 1988 et 1995, il est correspondant local à Alençon pour Ouest-France. Parallèlement il est reporter radio à Normandie FM.

Entre 1995 et 1997, il est journaliste à FOOT, au journal de la fédération et à l'événementiel.

Canal +Modifier

En 1997, il entre à Canal+ en tant que pigiste au service des sports.

En 1998, il est intégré au service des sports de Canal+ notamment auprès de l'équipe de Jour de foot et de L'Équipe du dimanche.

Il présente Jour de foot avec Nathalie Iannetta entre 2003 et 2005, et a été directeur de la rédaction football de Canal +, de 2005 à 2007[2].

Depuis 2007, il est le commentateur des affiches du championnat d'Angleterre de football avec Guy Stéphan, Paul Le Guen, Patrice Ferri ou Marcel Desailly.

Il présente également Les Spécialistes (anciennement Les Spécialistes Europe[3]) chaque jeudi à 19h40 sur Canal+ Sport entre septembre 2008 et juin 2011.

A partir de 2012, il commente également le grand match de 17h sur Canal+ avec Éric Carrière, Daniel Bravo ou Franck Sauzée. De 2014 à 2016, il commente en alternance avec Grégoire Margotton l'affiche du samedi à 17 h et du dimanche soir sur Canal+.

Du 26 aout 2013 jusqu'en juin 2016, il présente J+1 une nouvelle émission sur la Ligue 1 qui se veut décapante, drôle et pertinente chaque lundi à 22 h 50 sur Canal+ Sport.

En 2016, suite au départ de Grégoire Margotton pour TF1, il commente le match du dimanche soir de Ligue 1 et les grandes affiches de Ligue des champions sur Canal+, au côté de Paul Le Guen en 2016-2017, puis d'Habib Beye ou Éric Carrière depuis 2017. Il devient aussi le spécialiste de l'athlétisme sur la chaîne cryptée. Il y commente les meetings de la Ligue de diamant en compagnie de Jean Galfione.

Durant les Jeux Olympiques d'été 2016, il commente la cérémonie d'ouverture avec Laura Flessel et Joris Sabi puis les épreuves d'athlétisme, sur Canal+, aux côtés de Jean Galfione, Stéphane Caristan (consultants) et Marc Maury (interviews)[4].

En mars 2017, ses commentaires ont été décriés lors de la confrontation entre le PSG et le FC Barcelone en Ligue des champions en raison d'un excès de confiance mal placé envers l'équipe parisienne[5].

Le , il commente avec Paul Le Guen la finale de la ligue des champions entre le Real Madrid et la Juventus de Turin sur C8, chaîne du groupe Canal+. L'année suivante, le , il commente de nouveau la finale de la ligue des champions sur C8, avec Habib Beye, entre le Real Madrid et Liverpool.

En 2019, il commente avec Aline Riera des rencontres de la Coupe du monde féminine de football, diffusées sur Canal+, et notamment l'ensemble des matchs de l'équipe de France[6].

Style de commentateurModifier

Assumant son style de commentaire « éditorialisé », Stéphane Guy dit ne pas être « uniquement dans le descriptif » sans toutefois être un « anarchiste » à l'antenne[7]. Parfois provocant dans ces phrases[7], ses « envolées lyriques » suscitent des réactions ambivalentes chez les spectateurs[8]. Il aime également donner des surnoms à des joueurs en particulier (« L’infernal Wayne Rooney », « Le prodige Kylian Mbappé », ...)[8]. Ses marottes à l'antenne — « Citoyens, citoyennes, bonsoir » lorsqu'il débute un direct ou encore « trois minutes de bonheur en plus » pour annoncer le temps additionnel — font partie de ses caractéristiques[9]. Professionnel reconnu, il prépare toujours ses directs de façon méticuleuse et passe des appels aux entraîneurs des deux équipes ainsi qu'à certains joueurs pour glaner le maximum d'informations[9]. Pendant un match, il n'hésite pas à afficher une complicité naturelle avec son consultant (Habib Beye, Éric Carrière, Paul Le Guen...)[9]. Inspiré par Thierry Roland, Michel Denisot et Thierry Gilardi[8], le journaliste considère la description, l'information et l'émotion comme les « trois piliers du commentateur télé »[10]. Salarié de longue date au groupe Canal+, il a été « élevé avec l'idée que derrière toute image, il y a une information »[10].

Stéphane Guy a « une vision très citoyenne de la société » selon Karim Nedjari, ancien directeur des rédactions des sports de Canal+[9]. « Pour lui, le football n'est pas en dehors de la société, il met beaucoup de lui-même, de sa culture, dans son commentaire. Cela peut paraître segmentant »[9]. Grand admirateur du Général de Gaulle, il n'hésite pas à faire raisonner La Marseillaise dans l'émission J+1 (qu'il anime entre 2013 et 2016)[9]. Ses provocations et son humour froid lui sont parfois aussi reprochés[11],[12].

Autres activitésModifier

C'est également un ancien dirigeant du club de football l'US Alençon.

RécompensesModifier

Le Prix du Commentateur Sportif lui a été décerné le 13 novembre 2012 par l’Association des écrivains sportifs. Ce prix est décerné à un journaliste, professionnel, commentateur audiovisuel, aux connaissances et au jugement appréciés qui, dans ses interventions sur le sport, se sera exprimé avec le souci constant de respecter les règles de la langue française[13].

Notes et référencesModifier