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Massif armoricain

chaîne de montagnes

Le Massif armoricain, situé dans l’Ouest de l’Europe et particulièrement de la France, est une des parties visibles d'une ancienne chaîne de montagnes, correspondant principalement à la Bretagne, aux îles Anglo-Normandes, à l'ouest de la Normandie, à l'ouest des Pays de la Loire et au nord-ouest de la région Nouvelle-Aquitaine (département des Deux-Sèvres). Le territoire français est ainsi prolongé à l'ouest par cette « cordillère de l'Europe moyenne » formée essentiellement d'un socle briovérien voire cambrien et d'une couverture paléozoïque étagée jusqu'au Carbonifère dont le morcellement actuel est lié à l'érosion et à la pénéplanation post-hercynienne.

Massif armoricain
Carte géologique du Massif armoricain.
Carte géologique du Massif armoricain.
Géographie
Altitude 416 m, Mont des Avaloirs
Superficie 65 000 km2
Administration
Pays Drapeau de la France France
Drapeau de Jersey Jersey
Drapeau de Guernesey Guernesey
Régions Bretagne
Normandie
Pays de la Loire
Nouvelle-Aquitaine
Départements Finistère, Côtes-d'Armor, Morbihan, Ille-et-Vilaine
Manche, Orne, Calvados
Mayenne, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Sarthe, Vendée
Deux-Sèvres
Géologie
Âge Paléozoïque
Roches Roches métamorphiques et sédimentaires

Le Massif armoricain tire son nom de l’ancienne Armorique, région gauloise située entre la Loire et la Seine. Façonné par l’orogenèse cadomienne et varisque (ou hercynienne), il n’a, à l’inverse du Massif central, que peu subi le contrecoup du plissement alpin. Il a cependant été soulevé, conjointement avec les Cantabriques, lors de l'ouverture du golfe de Gascogne, dont il est, avec la cordillère Cantabrique, l’épaulement. Affecté par des cassures, des failles, ce massif est modelé par l'érosion qui a approfondi les vallées et dégagé les deux bombements de roches dures (au nord, les monts d'Arrée et au sud, les montagnes Noires), de direction est-ouest, qui constituent le bâti de la péninsule armoricaine. La morphologie actuelle de cette chaîne polygénique est encore marquée par l'orogenèse varisque puisque qu'elle est caractérisée par des plis hercyniens séparés par des éléments du socle et que les transgressions mésozoïques et du début du Cénozoïque ont peu recouvert ce massif[1].

Bien qu'il atteigne rarement l'altitude de 400 mètres (416 mètres au mont des Avaloirs, Mayenne, 413 mètres au signal d'Écouves, Orne), il doit cependant être classé géologiquement parmi les massifs montagneux, tant pour la nature de ses sols[2], son origine (orogenèse hercynienne provoquant le soulèvement de la plaque Armorica à une altitude initiale de 4 000 m[3]) que pour ses paysages escarpés. Profondément érodé et réduit à l'état de pénéplaine, son altitude moyenne de 106 m est inférieure à celle du Bassin parisien (178 m) et du Bassin aquitain (135 m) qui ont, eux, subi le contre-coup du plissement alpin qui les a soulevés d'une cinquantaine de mètres[4].

Sommaire

GéographieModifier

 
La roche d'Oëtre en Normandie.

Le Massif armoricain s'étend sur 65 000 km2, soit approximativement le neuvième de la surface de la France métropolitaine[5]. Cette entité géologique englobe les îles Anglo-Normandes, la Bretagne, l'ouest de la Normandie, une grande partie des Pays de la Loire et le nord-ouest de la région Nouvelle-Aquitaine (département des Deux-Sèvres).

Son point culminant est le mont des Avaloirs, en Mayenne à la limite de l'Orne, avec une altitude de 416 m selon des études récentes de l'IGN. Autrefois, il était crédité, comme le signal d'Écouves, dans l'Orne, d'une altitude de 417 m. Ce dernier est désormais mesuré à 413 m[6].

Le massif a subi depuis le passage Plio-Pléistocène (2,6 Ma) un basculement vers le sud pendant sa surrection par rapport à la dépression de Rennes. Ce basculement a provoqué le soulèvement de sa marge nord et un effondrement relatif de sa marge sud dont le relief, étagé en gradins, descend progressivement vers l'Atlantique. Ce soulèvement différentiel a eu pour conséquence un vigoureux encaissement des vallées au nord de la ligne de partage des eaux et leur comblement généralisé au sud du cisaillement sud-armoricain[7].

L'histoire géologique est également marquée par la surrection relative de la Bretagne occidentale de 30 m par rapport au bassin de Rennes[8] depuis 700 000 ans[9]. La limite entre l'ouest qui a tendance à s'exhausser et l'est qui a tendance à s'abaisser est une faille active[10] qui va de la baie de Saint-Brieuc à l'estuaire de la Vilaine[11].

Le relief en Bretagne propose deux lignes de crêtes :

Les rivières ont tracé de profondes vallées : Aulne, Odet, Blavet, Scorff, Laïta, Aven, etc.

Son relief en Mayenne :

Son relief en Sarthe :

Son relief en Normandie :

Son relief en Vendée et dans les Deux-Sèvres :

La végétation du Massif armoricain comprend comme arbres dominants le chêne (pédonculé sur terrains humides, rouvre ou sessile sur terrains secs, parfois mélangé de chêne pubescent méditerranéen qui ne dépasse pas les pays de la Loire), le châtaigner, les pins maritime et sylvestre fréquemment employés comme première essence de reboisement, le houx, le hêtre, le bouleau, le charme, le frêne, le genévrier ; des plantes atlantiques (fougère-aigle, canche flexueuse, fétuque capillaire, luzule champêtre, digitale pourpre, millepertuis élégant, germandrée scorodoine) ; la lande atlantique avec des arbustes (ajonc, genêt, bruyère) associés à la canche argentée, aux nards, aux lichens et aux mousses en terrains secs, aux graminées, juncées, cypéracées et sphaignes en terres humides[12]. Les espèces calcicoles des bassins sédimentaires aquitain et parisien ne pénètrent pas le massif aux roches majoritairement siliceuses, à l'exception du littoral dunaire (diverses orchidées, le dompte-venin ou le géranium sanguin dans les sables coquilliers dunaires) et des affleurements de calcaires primaires déposés à l’ère tertiaire[13]. Si l'océanicité du climat favorise les espèces atlantiques strictes, les caractéristiques tempérées du climat breton permettent la cohabitation d'espèces méridionales en limite nord de répartition et d'espèces à affinités nordiques en limite méridionale[14]. Les espèces à affinités nordiques (chou maritime, renouée de Ray, statice humble et cochléaire officinal sur le littoral), les espèces montagnardes ou à affinité boréale (canneberge, malaxis des marais, linaigrette vaginée ou violette des marais se réfugiant dans les habitats les plus froids, tourbières et bas marais) sont également présentes[15].

GéologieModifier

 
Massif armoricain sur la carte géologique de la France.
Article détaillé : Géologie du massif armoricain.
Articles connexes : Géologie de la France et Chaîne varisque.

Les principales phasesModifier

Le Massif armoricain a été façonné par deux grands orogenèses, le cycle cadomien et le varisque, permettant de distinguer le domaine cadomien au nord et centre armoricain au centre, peu affectés par l'orogenèse hercynienne, et le domaine hercynien au sud du massif.

L'orogenèse cadomienne est suivie par une pénéplanation totale issue de l'érosion des cordillères domnonéenne au nord et ligérienne au sud. Le Massif armoricain se présente alors comme une plateforme continentale arasée et en grande partie émergée en bordure nord du craton ouest-africain. Dans le détail, les reliefs restent cependant encore élevés à l’ouest et cette plateforme armoricaine pentée vers l’est est ondulée (succession de synclinaux et d’anticlinaux disposés parallèlement les uns aux autres et de direction générale est-ouest). Le rifting cambro-ordovicien (tectonique distensive nord-sud conjuguée à la distension de Rodinia), associé à l’ouverture de l’océan Rhéique entre la micro-plaque Avalonia et Gondwana, favorise un volcanisme effusif acide, un magmatisme à l'origine de granitisations et une subsidence (notamment la sédimentation ordovicienne dominée par le grès armoricain) liée à l'ouverture de grabens qui enregistrent, comme les gouttières synclinales, la transgression par une mer venant de l’est. Depuis le Carbonifère, le Massif armoricain est marqué par sa continentalité. Longtemps émergé, il est d’abord soumis à l'érosion, prédominante au Permien, puis à une altération à l'origine d'un épais manteau d'altérites. Le contre-coup du plissement alpin est associé au basculement nord-sud du massif (d'où une Bretagne à côtes, à falaises élevées au nord, à rivages plus bas au sud, et un écoulement des fleuves suivant la direction nord-sud) tandis que les déformations à grand rayon de courbure favorisent la transgression de la mer des Faluns au Miocène[16].

Le Cénozoïque voit s'installer un réseau fluviatile sur un socle qui réagit au plissement alpin en rajeunissant les reliefs anciens et en mettant en valeur la plupart des affleurements granitiques. Enfin la pénéplaine est recouverte par des dépôts quaternaires qui façonnent les paysages que nous connaissons aujourd'hui. Lors des périodes périglaciaires, des heads empâtent les reliefs tandis que les vents glacés, soufflant sur la Manche asséchée, déposent un épais manteau de limon loessique sur la Ceinture dorée. Lors des périodes interglaciaires, le niveau marin remonte, comme l’indiquent les plages anciennes « perchées » observées ici et là sur le littoral. Trois stades transgressifs se sont succédé au cours du Pléistocène moyen et du Pléistocène supérieur, dont le dernier, la transgression flandrienne, ennoie les bordures continentales (plate-forme à écueils) et les basses vallées fluviales (abers). Depuis 7 000 ans, la montée marine rapide repousse les sédiments vers les rivages actuels où les massifs dunaires s’édifient progressivement[17].

Les domaines géologiquesModifier

Les domaines centre- et nord-armoricains (qui constituent le cœur de la microplaque Armorica) sont bordés par deux zones de suture. Au nord, le domaine du Léon est constitué par un empilement de nappes de charriage. Au sud, un domaine intermédiaire (allochtone supérieur) enregistre une histoire polycyclique, avec un évènement de haute température auquel succède un épisode éclogitique (Les Essarts correspondant à une unité continentale subductée). Cet allochtone supérieur est charrié sur des unités ophiolitiques (allochtone moyen), elles-mêmes superposées à la paléomarge gondwanienne (allochtone inférieur)[18].

Domaine nord armoricain ou domaine cadomienModifier

Les chaînes de montagnes et cratons issus du cycle icartien et les sédiments du Pentévrien ont été fortement déformés, plissés et métamorphisés par le cycle cadomien et hercynien. Le socle précambrien contient des roches métamorphiques type gneissique de ces périodes pré-cadomiennes mais elles sont rares et peu connues. Il en reste quelques traces dans la région de Saint-Brieuc, mais aussi de la Hague et des îles Anglo-Normandes (Aurigny, Sercq, Guernesey) datant de l'Icartien.

Le domaine cadomien consiste en lambeaux de l'ancienne chaîne cadomienne, constituée de plutons granitiques[19] datant du Protérozoïque (Perros-Guirec, baie de Saint-Brieuc, région de Sartilly, Mayenne) accompagnés de sédiments pour la plupart issus de cette chaîne, donc détritiques, eux aussi précambriens (sud du Cotentin, ouest du Calvados, nord de la Mayenne, région de la Rance), auxquelles se sont ajoutés des sédiments paléozoïques, en continuité avec les dépôts antérieurs (centre de la Bretagne, de Douarnenez à Angers en passant par Rennes), ou sans continuité, et qui ont été légèrement plissés durant l'orogenèse hercynienne. L'ensemble a été injecté, au Carbonifère, de plutons granitiques hercyniens (régions de Bourbriac, Plœuc-sur-Lié et Dinan), et découpé par une faille de la même époque, courant de la Rade de Brest à la Sarthe.

La limite Sud correspond au cisaillement nord-armoricain et la partie sud du domaine cadomien est occupée par les formations sédimentaires paléozoïques du synclinorium médio-armoricain (synclinal du Menez-Belair, synclinal de Vieux-Vy-sur-Couesnon et synclinal de Vitré qui séparent les synclinoria de Châteaulin à l'ouest et de Laval à l'est).

Dans cette région, la zone de cisaillement nord armoricaine sépare des éléments du terrane composite nord armoricain, composé de bassins sédimentaires et volcaniques du Briovérien à structure inversée et déformée au cours de l'orogenèse cadomienne (terranes du Trégor-La Hague, de Saint-Brieuc, de Saint-Malo et du Mans), du terrane centre armoricain dans lequel la principale déformation et le métamorphisme régional des séries sédimentaires briovériennes sont varisques[20].

Domaine centre armoricainModifier

Le domaine centre armoricain est caractérisé par une couverture paléozoïque (ordovicien transgressif) sur un socle briovérien voire cambrien (roches sédimentaires détritiques du Briovérien provenant de l'érosion de la chaîne cadomienne[21]) déformée par des plis à vergence sud-est, interprétés comme résultant d’un (rétro)chevauchement du domaine du Léon sur le domaine centre armoricain. Ces formations paléozoïques sont conservées au sein de synclinoriaux à nombreux replis (synclinorium)[22].

Domaine sud armoricain ou domaine hercynienModifier

 
Les structures de déformation de la chaîne hercynienne.

Le domaine sud armoricain s'étend au sud de la branche sud du cisaillement sud armoricain, visible au niveau du Sillon de Bretagne, et constitue le soubassement du Bassin aquitain sous lequel il disparaît. Ce domaine fait partie des zones internes de la chaîne varisque. Formant vraisemblablement une partie de la marge passive armoricaine submergée, il est essentiellement composé de roches métamorphiques et plutoniques présentant une déformation intense, en grande partie ductile[23].

Au Protérozoïque, la région est marquée par une activité volcanique et orogénique, l'orogenèse cadomienne et une accumulation massive de sédiments (époque du Briovérien)[24].

La collision continentale au cours de l'orogenèse varisque proprement dite se traduit par un métamorphisme général de basse-moyenne pression, formant des schistes et des micaschistes, et par une anatexie générant migmatites et granites. Elle se traduit aussi par le Cisaillement Sud Armoricain, appelé également « zone broyée sud-armoricaine ». Ce grand accident crustal (décrochement dont le rejet horizontal atteindrait 500 km)[25] forme un couloir de failles hercyniennes (série de failles courant de la pointe du Raz à la Loire), en partie relique de la suture de l'océan sud-armoricain. Elle se traduit enfin, par la mise en place de nombreux leucogranites crustaux à muscovite et biotite intrusifs et de granodiorites à cordiérite[26] à travers les schistes cristallins, concomitamment à ce décrochement. Le Cisaillement Sud Armoricain est en effet le siège durant tout le Carbonifère, de ruptures décrochantes et de granitisations (injections le long des décrochements de leucogranites, les failles ayant favorisé la génération de magmas en profondeur). Quelques zones sédimentaires cambriennes, ordoviciennes ou siluriennes (Belle-Île-en-Mer, côte ouest de la Vendée, région au sud d'Angers, La Grande Brière), plissés ou métamorphisés pendant l'orogenèse hercynienne, forment les roches sédimentaires paléozoïques de la région[27].

La phase hercynienne, débutant il y a 330 millions d'années, est à l'origine des granites qui constituèrent l'ossature d'une montagne puissante. Les grès de l'Ordovicien et les schistes du Silurien glissent alors vers les synclinaux. Le glissement vers le nord de la plaque ibéro-aquitaine induit d'importants plissements au Silurien : elle s'enfonce dans la plaque lithosphérique armoricaine et sa subduction provoque la formation de la cordillère ligérienne puis d'une chaîne montagneuse au sud du Massif armoricain, chaînes montagneuses qui s'accompagnent de formations détritiques (faciès molassique), de granitisation et de métamorphisme au Dévonien et au Carbonifère[28].

Après la mise en place des plissements de l'orogenèse hercynienne, l'érosion du massif s'est produite durant tout le Mésozoïque et s'est accélérée au Paléocène sous un climat subtropical qui a affecté les roches différemment selon leur dureté. Il en a résulté une pénéplaine rigide qui subit le contrecoup de la formation des Alpes et des Pyrénées, non par une élévation comme pour les régions plus proches de ces montagnes jeunes, mais par une déformation générant un escalier de failles et l'anticlinorium de Cornouaille (cinq bandes de granites entre lesquelles sont intercalées quatre bandes de roches cristallophylliennes plus ou moins métaporphisées, gneiss, micaschistes amphibolites, schistes briovériens). Au cours de cette période de relatif calme tectonique, les transgressions épisodiques du Mésozoïque et du début du Cénozoïque ont peu recouvert ce massif. Le Miocène moyen est principalement représenté par la mer des Faluns qui dépose des sédiments essentiellement calcaires entre la Basse-Loire et le Cotentin[29].

Les grands domaines structurauxModifier

On distingue plusieurs domaines structuraux (ou zones lithostructurales) définis par des caractères sédimentologiques, magmatiques et structuraux spécifiques, résultant d'évolutions différentes[30] :

  • domaine domnonéen (zone de la Domnonée) : socle précambrien polymétamorphique et polyorogénique (la dernière est l'orogenèse cadomienne) peu réactivé lors du cycle varisque ;
  • domaine mancellien (du Pays manceau) : socle précambrien plus jeune (roches du Briovérien de type flysh et roches paléozoïques métamorphisées et plissées lors de l'orogenèse cadomienne) en position supra-crustale et plutons varisques ;
  • domaine nord-ouest-armoricain (pays de Léon et de Morlaix)[31] : vaste série d'un métamorphisme croissant depuis les zones externes (fossé de l'Elorn, bassin de Morlaix) jusque vers le centre (région de Lesvenen)[32] ;
  • domaine centre-armoricain : roches sédimentaires paléozoïques épicontinentales (marge Nord du Gondwana) et discordantes sur le socle cadomien, métamorphisées par les déformations et une granitisation hercynienne croissante vers l'ouest[33] ;
  • domaine ligérien (des Pays de la Loire) : socle précambrien métamorphisé et couverture discordante paléozoïque volcano-sédimentaire (parfois le domaine de l'anticlinal de Cornouaille est regroupé avec le domaine ligérien) ;
  • domaine ouest-vendéen : unités métamorphiques précambriennes reliées au Massif central.

Les deux premiers domaines font partie du domaine cadomien, les trois autres du domaine hercynien. Ils sont également délimités par le cisaillement nord armoricain et le cisaillement sud armoricain (ce dernier qui peut atteindre 50 m de haut, étant divisé en deux branches importantes dont la zone broyée sud armoricaine), cisaillements hercyniens accompagnés de roches broyées et de plutons syntectoniques. Les terrains situés au sud de ce cisaillement se déplacent vers l’ouest de quelques millimètres par millier d’années au fil des mouvements tectoniques et sont régulièrement affectés de séismes de faible intensité[34].

RéférencesModifier

  1. Le massif était probablement marqué par un bombement régional de 120 à 150 m vers la limite Crétacé-Tertiaire. Ce bombement n'était que partiellement résorbé au Miocène moyen, mais il l'est sans doute complètement depuis le Pléistocène. cf. « Évolution tectonique du bâti armoricain oriental au Cénozoïque d'après l'analyse des paléosurfaces continentales et des formations géologiques associées », Géologie de la France, no 3,‎ , p. 11.
  2. « Sols de Bretagne : Référentiel Pédologique Régional de Bretagne », sur agrocampus-ouest.fr, .
  3. (en) H.-J. Behr, W. Engel, W. Franke, P. Giese, K. Weber, « The Variscan Belt in Central Europe: Main structures, geodynamic implications, open questions », Tectonophysics, vol. 1–2, no 1984,‎ , p. 15-40.
  4. Christophe Meunier, Géographie, Dunod, , p. 38.
  5. Armorican Massif - Encyclopædia Britannica
  6. Rodolphe Bacquet, Normandie 2. Comprendre la Normandie et Normandie pratique, Place Des Editeurs, , p. 43.
  7. Bernard Hallégouët, Yannick Lageat, Dominique Sellier, « La Bretagne armoricaine (France) revisitée. Nouveaux regards sur l'évolution des formes dans un massif ancien classique », Bulletin de l'Association de géographes français, vol. 85, no 2,‎ , p. 220.
  8. La région de Brest continue de se soulever à une vitesse moyenne de 1,1 mm/an par rapport à celle de Rennes. Cf. (en) N. Lenôtre, P. Thierry, R. Blanchin, G. Brochard, « Current vertical movement demonstrated by comparative levelling in Brittany (northwestern France) », Tectonophysics, no 301,‎ , p. 333-344.
  9. (en) Stéphane Bonnet, Franqois Guillocheau, Jean-Pierre Brun, « Relative uplift measured using river incisions : the case of the armorican basement (France) », Comptes Rendus de l'Académie des Sciences-Series IIA-Earth and Planetary Science, vol. 327, no 4,‎ , p. 245-251.
  10. Principaux éléments structuraux de l'ouest Bretagne replacés sur une image en topographie numérique de la Bretagne
  11. Stéphane Bonnet, « Tectonique et dynamique du relief : Le socle armoricain au Pléistocène », Mémoire de Géosciences Rennes, juin 1998, 352 p.
  12. Henry Des Abbayes, Georges Claustres, Robert Corillion, Pierre Dupont, Flore et végétation du Massif armoricain, tome 1, Flore vasculaire, Presses universitaires de Bretagne, , 1226 p..
  13. « Classification physionomique et phytosociologique des végétations », Cahiers scientifiques et techniques du CBN de Brest, 2014, p. 20
  14. Alain Croix, Jean-Yves Veillard, Dictionnaire du patrimoine breton, Apogée, , p. 406.
  15. Alain Croix, Jean-Yves Veillard, Dictionnaire du patrimoine breton, Apogée, , p. 407.
  16. C. Le Corre, B. Auvray, M. Ballèvre, M. Robardet, « Les massifs anciens de France – Le Massif Armoricain », Sciences Géologiques Bulletin, t. 1-2, no 44,‎ , p. 31-103.
  17. F. Guillocheau, N. Brault, E. Thomas, J. Barbarand, S. Bonnet, S. Bourquin, J. Estéoule-Choux, P. Guennoc, D. Menier, D. Néraudeau, J.-N. Proust et R. Wyns, « Histoire géologique du Massif armoricain depuis 140 Ma (Crétacé-Actuel) », Bulletin d’Information des Géologues du Bassin de Paris, no 40,‎ , p. 13-28.
  18. (en) Michel Ballèvre, Valérie Bosse, Céline Ducassou, Pavel Pitra, « Palaeozoic history of the Armorican Massif: Models for the tectonic evolution of the suture zones », Comptes Rendus Géoscience, vol. 341, no 2-3,‎ , p. 174 (DOI 10.1016/j.crte.2008.11.009).
  19. Ce plutonisme d'arc de la chaîne cadomienne donne naissance à des granites ATG et ACG. cf. Jean-François Moyen, « Il ne faut pas confondre granite et granite », sur planet-terre.ens-lyon.fr, .
  20. (en) Michael Brown, « The late-Precambrian geodynamic evolution of the Amorican segment of the Cadomian belt (France): Distortion of an active continental margin margin during south-west directed convergence and subduction of a bathymetric high », Géologie de la France, no 3,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  21. (en) J.-P. Brun, J.F. Ballard et C. Le Corre, « Identification of Ordovician block-tilting in the Hercynian fold belt of Central Brittany (France) : field evidence and computer models », Journal of Structural Geology, vol. 13, no 4,‎ , p. 419-429.
  22. (en) Michel Ballèvre, Valérie Bosse, Céline Ducassou, Pavel Pitra, « Palaeozoic history of the Armorican Massif: Models for the tectonic evolution of the suture zones », Comptes Rendus Géoscience, vol. 341, no 2-3,‎ , p. 180 (DOI 10.1016/j.crte.2008.11.009).
  23. [PDF] R. Augier, D. Menier, B. Van Vliet-Lanoë, L. Chauris, I. Thinon, B. Mougin, B. Hallegouët avec la collaboration de D. Do Couto, P. Turrillot, M. Bellanger, E. Goubert, J. Perrot, C. Gautier, Notice explicative de la feuille de Vannes - Saint-Gildas-de-Rhuys à 1/50 000e, BRGM, 2011, p. 33
  24. [PDF] Paul Turrillot, Fusion crustale et évolution tardi-orogénique du Domaine Sud Armoricain, Tectonique. Université d’Orléans, 2010, 367 p.
  25. C. Lorenz, Géologie des pays européens: France, Belgique, Luxembourg, Dunod, , p. 135.
  26. Ces granodiorites forment de plus grands massifs (plusieurs dizaines de kilomètres) et sont formés par fusion à plus haute température, par déstabilisation de la biotite.
  27. [PDF] F. Béchennec, B. Hallegouët, D. Thiéblemont, I. Thinon, avec la collaboration de A. Cocherie, C. Guerrot, F. Lucassou, Notice explicative de la feuille Lorient (383) à 1/50 000e, BRGM, 2012, p.18
  28. Michel Colchen, Patrick Rolin, « La chaîne hercynienne en Vendée », Géologie de la France, no 1-2,‎ , p. 53-85
  29. S. Durand, C. Audren, Bretagne, Masson, , p. 20.
  30. C. Le Corre et al, « Le Massif Armoricain », Scientifical Geological Bulletin, vol. 44, no 1-2,‎ , p. 31-57
  31. (en) Coupe transversale du Massif armoricain montrant le domaine de Léon
  32. Bulletin 2014 de l'AVG (Association Vendéenne de géologie : Sortie géologique en Pays de Léon, p. 78-90, p. 91-101
  33. Ramon Capdevila, « Les granites varisques du Massif Armoricain », Bulletin de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne, série D (7),‎ , p. 1-52 (lire en ligne).
  34. Conseil scientifique de l'environnement du Morbihan, « La chaîne hercynienne et le Cisaillement Sud-Armoricain : les grands traits de la géologie du Morbihan », sur csem.morbihan.fr, .

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • (en) « Armorican Massif », sur le site de l'Encyclopædia Britannica
  • (en) M. Ballèvre, V. Bosse, C. Ducassou et P. Pitra, « Palaeozoic history of the Armorican Massif: Models for the tectonic evolution of the suture zones », Comptes Rendus Geoscience, no 341,‎ , p. 174-201
  • Michel Ballevre, Vaérie Bosse, Marie-Pierre Dabard, Céline Ducassou, Serge Fourcade, et al, « Histoire Géologique du massif Armoricain : Actualité de la recherche », Bulletin de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne, no 10-11,‎ , p. 5-96 (lire en ligne)
  • Bruno Cabanis, Géologie et paysages de Bretagne, Editions Jean-Paul Gisserot, , 31 p. (lire en ligne)

Articles connexesModifier