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Ordre de Léopold

ordre militaire et civil le plus important de Belgique
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Ne doit pas être confondu avec Ordre impérial de Léopold.

Ordre de Léopold
Ordre de Léopold
Ordre de Léopold de Belgique (plaque de Grand Cordon)
Décernée par Drapeau de la Belgique Belgique
Type Distinction civile et militaire comportant 5 classes sur 3 divisions
Décerné pour Bravoure militaire
Mérite civil
Statut Actuellement décerné
Chiffres
Date de création 11 juillet 1832
Importance
Uniforme de lieutenant général d'Albert Ier de Belgique (grand cordon), avec croix en écharpe et l'étoile à la boutonnière. Les autres décorations sont la croix de Guerre 1914-1918, la médaille de l'Yser 1914-1918 et la médaille commémorative de la Guerre 1914-1918

L'ordre de Léopold (en néerlandais : Leopoldsorde) est l'ordre militaire et civil le plus important de Belgique. Fondé en 1832, il doit son nom au roi Léopold Ier.

HistoriqueModifier

La décoration fut établie en 1832 sous l'impulsion du comte Félix de Mérode, ministre d’État à l'époque et fut décernée pour la première fois à un sapeur français nommé Ausseil qui perdit une jambe lors du siège d'Anvers. Il comporte trois catégories : civil, militaire et maritime (créée en 1934). Elle est décernée pour mérites exceptionnels et s'étend dans tous les domaines.

La catégorie maritime n'est décernée qu'à des civils, les officiers de la marine sont militaires et peuvent donc recevoir la croix avec les glaives croisés.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'ordre de Léopold fut décerné à plusieurs officiers d'armée étrangère qui ont aidé à libérer la Belgique de l'occupation nazie, parmi lesquels George S. Patton, Bernard Montgomery et Dwight Eisenhower. En 2019, la duchesse de Brabant a reçu le grand cordon comme cadeau d'anniversaire de son père, devenant le membre le plus jeune de tous les titulaires vivants.

StructureModifier

L'ordre comporte cinq classes :

  •   Grand cordon : porte la croix en écharpe et l'étoile en argent massif à la boutonnière.
  •   Grand officier (créé en 1838) : porte l'étoile en argent bombé à la boutonnière.
  •   Commandeur : porte la croix en or en sautoir autour du cou.
  •   Officier : porte la croix en or à la boutonnière avec rosette.
  •   Chevalier : porte la croix en argent à la boutonnière.

Toutes les classes comportent trois catégories :

  • Civile.
  • Militaire : la décoration porte deux glaives croisés en support de la couronne dans le bijou (militaire combattant).
  • Maritime : les glaives sont remplacés par des ancres.

Une exécution en diamants est prévue pour des rois ou des reines. Dans la collection royale sont conservées quelques étoiles en diamants. Ceci est rare. Exemples connus : l'étoile en diamants et brillants pour la reine Wilhelmine des Pays-Bas[1].

DescriptionModifier

 
L'étoile de grand cordon de l'ordre de Léopold de Belgique, catégorie militaire
 
Sceaux de Léopold Ier sur un carrosse royal

La décoration de l'ordre consiste en une croix blanche émaillée portant une guirlande de laurier et de chêne entre chacune des quatre branches. Le centre est constitué d'un écusson émaillé entouré d'un cercle rouge entre deux petits cercles d'or, avec à l'avers, les armes du royaume et la devise (L'union fait la force) en lettres d'or en exergue et au revers, le chiffre du Roi Léopold Ier, composé de deux L et de deux R. Le tout est surmonté d'une couronne royale.

La couleur choisie pour le ruban est le violet amarante. Cette décoration est l'équivalent de la Légion d'honneur en France. Certaines personnalités françaises ont été reçues dans cet ordre de Léopold Ier pour leur renommée internationale, ou pour services rendus à la Belgique et ont été promus directement au grade de commandeur, dont Edgard de Larminat, Hélène Carrère d'Encausse, Maurice Druon, Maurice Béjart, Nicolas Sarkozy.

Le ruban peut être orné d'épées croisées pour attribution en période de guerre (en or pour les officiers et en argent pour les chevaliers). Seules les médailles décernées pendant la première Guerre mondiale ne comportent pas d'agrafe au-dessus des épées. Pour les décorations remises durant la seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée, une agrafe (d'or ou d'argent selon le grade) précise 40-45 ou Corée. Le ruban peut également être liseré d'or pour acte spécial de valeur, rayé d'or pour acte de mérite exceptionnel, être chargé d'une étoile d'argent pour mérite spécial dans les œuvres de bienfaisance, et d'une étoile d'or pour citation à l'ordre du Jour.

HéraldiqueModifier

 
Armoiries de la Maison Royale Belge
 
Armoiries de Mgr. Sterckx, grand cordon

Les membres grand cordon ont le droit de présenter leurs armes avec le collier autour.

Liste sélective des titulairesModifier

Voir la catégorie : Ordre de Léopold.
 
Partie supérieure : étoile de grand cordon (gauche) - divisions civile (haut) et militaire (bas), ruban de grand cordon (milieu), plaques de grand officier (droite) - divisions civile (haut) et maritime (bas). Partie inférieure : croix de commandeur (division civile), croix d'officier (division militaire), croix d'officier (division civile), croix d'officier (division maritime), croix de chevalier (division militaire)

Grand CordonModifier

Voir aussi: Liste Chronologique.

Grand-officierModifier

CommandeurModifier

AutresModifier

  • Baron Jean de Witte (1808-1889) : Archéologue, épigraphiste, numismate, académicien, etc... (Chevalier).
  • Pablo Abeita (1871-1940), gouverneur du Pueblo d'Isleta[2].
  • Charles Aznavour (1924-2018), auteur-compositeur-interprète français (officier).
  • Jean-Paul Belmondo (1933), a reçu le grade de Chevalier de l'Ordre de Léopold, de la part de Didier Reynders, le 19 juin 2012[3].
  • Stéphane Bern (1963), présentateur TV et écrivain (officier).
  • Père Jean Bernard (1907-1994), prêtre catholique luxembourgeois et écrivain, il fut résistant et emprisonné de mai 1941 jusqu'en août 1942 au camp de concentration de Dachau (chevalier).
  • Louis-Émile Bertin (1840-1924), savant de renommée universelle (officier).
  • Bruno Christiaenssens (1810-1889), calligraphe et enlumineur belge.
  • Jean-Pierre de Clippele (1928-2012), politicien.
  • Olivier de Clippele, politicien.
  • Bruno Colmant (1961), a reçu le grade de Commandeur de l'Ordre de Léopold en tant que membre de l'Académie Royale des Sciences de Belgique.
  • Ivan Colmant (1892-1976), docteur en médecine et chirurgien ophtalmologue, milicien de 1912, officier de réserve aux 12e et 20e de ligne (officier avec glaives[4]).
  • Henri Conneau (1803-1877), médecin particulier de Napoléon III, médecin de la reine Hortense et de la famille Bonaparte (officier).
  • Jacques Danois (Jacques Maricq) (1927-2008), acteur, journaliste grand reporter, écrivain, directeur des relations extérieures à l'UNICEF, vice president à l'AMADE (officier).
  • Raymond Devos (1922-2006), a reçu le grade de Chevalier de l'Ordre de Léopold, de la part du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et remis par le ministre Richard Miller en 2000.
  • Anton Docher (1852-1928), missionnaire français au Nouveau Mexique, décoré par Albert Ier lors d'une visite dans son village d'Isleta[5].

Notes et référencesModifier

  1. (nl) Tineke Smits, « Paleis Het Loo toont lintjes voor burgers en koningen », sur Dagjeweg.NL, (consulté le 18 octobre 2019)
  2. W. A. Keleher, The Indian sentinel.1920, vol. 2. p. 24
  3. Article sur 7/7
  4. Des glaives croisés ont été institués par l'arrêté royal du 14 février 1939 pour trois ordres de chevalerie belges (l'ordre de Léopold, l'ordre de la Couronne et l'ordre de Léopold II), lorsque la décoration a été décernée pour des services rendus en temps de guerre.
  5. Keleher and Chant, The Padre of Isleta, Sunstone Press, 2009, p. 94.

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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