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Les Royaumes goths désignent les différents emplacements en Europe du Nord, orientale, puis occidentale où se sont succédé en tant que tentatives de sédentarisation des colonnes de peuples en migration sous la souveraineté des Goths. On en trouve en Scandinavie, en Pologne, en Ukraine actuelles pendant l'Antiquité. L'Antiquité tardive, l'empire hunnique en plein acmé pousse les Goths à se séparer et à pactiser avec les Romains afin d'éviter l'assujettissement (subjugation d'un peuple à une culture dominante). Après la disparition de l'empire romain d'Occident, le Ve siècle voit apparaître un royaume ostrogoth à Ravenne dans le nord de la péninsule Italique ainsi qu'un royaume wisigoth à Tolosa (Toulouse) puis Tolède dans les anciennes provinces romaines de Gaule et d'Hispanie. La dernière terre dirigée par une aristocratie dominante provenant des Goths, les Balthes placés à la tête des Wisigoths, se prolonge jusque vers le début du VIIIe siècle.

Le périple et les royaumes des Ostrogoths et des Wisigoths en Europe, Ier-Ve siècles.
Chronologie du périple des Goths qui laissèrent une postérité non négligeable.

SourcesModifier

Mythologie et sang divinModifier

Le Reidgotaland tel que cité dans les sagas de la mythologie nordique désigne la terre où ont vécu les Goths. Ces sagas retracent en fait des premières zones de peuplement en Pologne puis en Ukraine lorsque les Goths amorcent leur Völkerwanderung, quittant leurs terres d'origine de Scandinavie. Comme bien des tribus des migrations germaniques, les Goths sont dirigés par des chefs qui se réclament d'une essence divine, reliée au dieu Gaut.

Chroniques de l'Antiquité tardive : Ammien Marcellin, Cassiodore, JordanèsModifier

Cassiodore avait écrit des chroniques détaillées de l'Histoire des Goths. Cet ouvrage est aujourd'hui perdu. Jordanès en a fourni un résumé en latin, relatant les migrations opérées par le peuple goth depuis son départ de Scandza, notamment dans Getica, chronique rédigée en captivité à Constantinople. Outre la description des trois guerres gothiques successives, le chemin pris par les peuples en déplacement en Europe orientale est évoqué.
Le livre XXXI d'Ammien Marcellin détaille toutes les péripéties précédant la bataille d'Andrinople et la grave défaite de l'Empire romain (378).

ArchéologieModifier

Après avoir identifié les zones de peuplement originelles des Goths, certains de ces royaumes ont été déduits de travaux sur les zones de culture archéologique qui ont été découvertes en terres de Pologne, Ukraine et de Roumanie. Ce sont les seuls vestiges permettant de retrouver le mode de vie des Goths et d'en tracer la protohistoire avant le contact avec les hordes hunniques et la mémoire consignée par les annalistes des Empires romains avec lesquels ils auront partie liée par la suite.

Description des royaumesModifier

Avertissement concernant les noms propres du haut Moyen Âge


De nombreuses graphies existent pour les noms propres germaniques de cette période : celles-ci sont dues soit aux scribes, soit à l'évolution de la langue durant la période qui s'étend du Ve siècle au VIIIe siècle, soit aux historiographies française et allemande du XIXe siècle.

Si la graphie la plus proche du nom original est préférable, lorsqu'une graphie moderne est d'usage courant – en particulier dans le cas de personnages célèbres – cette dernière est ici privilégiée pour des raisons de cohérence des liens.

Dans ce cas, la forme la plus courante dans l'historiographie française est utilisée en priorité : la forme germanique ou latine est citée entre parenthèses et en italique. Exemple : Clovis (Chlodowech).

  • Après les guerres gothiques et la séparation Tervinges / Greutungen

Notes et référencesModifier

  1. En 242 : Coupé du monde romain, le Bosphore cimmérien (actuelle Crimée) tombe sous la domination des Ostrogoths installés en Ukraine.

Articles connexesModifier