Marguerite de Grèce

aristocrate grecque
Marguerite de Grèce
(el) Μαργαρίτα της Ελλάδας
(de) Margarita von Griechenland
Description de cette image, également commentée ci-après
La princesse Marguerite au début des années 1920.

Titre

Épouse du chef de la maison de Hohenlohe-Langenbourg


(9 ans et 5 mois)

Prédécesseur Alexandra de Saxe-Cobourg-Gotha
Successeur Charlotte de Croÿ
Biographie
Titulature Princesse de Grèce et de Danemark
Princesse de Hohenlohe-Langenbourg
Dynastie Maison d'Oldenbourg
Naissance
Athènes (Grèce)
Décès (à 76 ans)
Bad Wiessee (Bavière, Allemagne de l'Ouest)
Sépulture Mausolée des Hohenlohe-Langenbourg
Père André de Grèce
Mère Alice de Battenberg
Conjoint Gottfried de Hohenlohe-Langenbourg
Enfants Kraft de Hohenlohe-Langenbourg
Béatrice de Hohenlohe-Langenbourg
Georges de Hohenlohe-Langenbourg
Ruprecht de Hohenlohe-Langenbourg
Albert de Hohenlohe-Langenbourg
Religion Orthodoxie grecque

Marguerite ou Margarita de Grèce (en grec : Μαργαρίτα της Ελλάδας / Margaríta tis Elládas et en allemand : Margarita von Griechenland), princesse de Grèce et de Danemark puis, par son mariage, princesse de Hohenlohe-Langenbourg, est née le à Athènes, en Grèce, et morte le à Bad Wiessee, en Allemagne de l'Ouest. Belle-sœur de la reine Élisabeth II du Royaume-Uni, c'est une princesse gréco-allemande un temps liée au régime nazi.

Fille aînée d'André de Grèce et d'Alice de Battenberg, la princesse Marguerite passe une enfance heureuse entre Athènes et Corfou. Ses premières années sont cependant marquées par les guerres balkaniques (1912-1913), la Première Guerre mondiale (1914-1918) et la guerre gréco-turque (1919-1922). Pour l'enfant et ses proches, ces conflits ont des conséquences dramatiques puisqu'ils aboutissent à leur bannissement en Suisse (entre 1917 et 1920), puis en France et au Royaume-Uni (de 1922 à 1936). Durant leur exil, Marguerite et les siens dépendent de la générosité de leur parentèle étrangère, et notamment de Marie Bonaparte (qui leur offre un logement à Saint-Cloud) et d'Edwina Ashley (qui les soutient financièrement).

À la fin des années 1920, la mère de Marguerite est frappée d'une crise mystique qui conduit à son internement dans un hôpital psychiatrique suisse. Peu de temps après, en 1931, Marguerite épouse le prince héréditaire Gottfried de Hohenlohe-Langenbourg. Le couple s'installe alors au château de Weikersheim, où il fonde une famille nombreuse composée de quatre fils (les princes Kraft, Georges, Ruprecht et Albert) et d'une fille (la princesse Béatrice). Membres du parti nazi à partir de 1937, Gottfried et Marguerite utilisent leurs connexions familiales pour favoriser un rapprochement du Troisième Reich avec le Royaume-Uni, sans succès. Pendant les années 1930, le couple effectue par ailleurs plusieurs séjours à l'étranger. Il se rend notamment à New York, en 1934, pour y témoigner en faveur de Gloria Morgan Vanderbilt, ancienne fiancée de Gottfried, dans l'affaire qui l'oppose à sa belle-famille pour la garde de sa fille Gloria.

Ébranlée par la Seconde Guerre mondiale, qui divise sa parentèle en deux camps ennemis, Marguerite passe le conflit à Langenbourg, où elle ne subit guère de privations. La défaite de l'Allemagne et son occupation par les Alliés amènent de nouveaux bouleversements dans la vie de Marguerite et de Gottfried. Préservé des exactions soviétiques, qui causent la mort de plusieurs de ses cousins, le couple subit l'ostracisme de la famille royale britannique au moment du mariage du prince Philippe, petit frère de Marguerite, avec Élisabeth du Royaume-Uni (1947). Au fil des années, le couple est néanmoins réintégré dans la vie du gotha européen, comme l'illustrent son invitation et sa présence au couronnement d'Élisabeth II (1953) ou au mariage de Juan Carlos et Sophie (1962).

Devenue veuve en 1960, Marguerite est le témoin de l'incendie du château de Langenbourg en 1963. Ses dernières années sont marquées par les mariages de trois de ses fils, mais aussi par la disparition de plusieurs de ses proches, dont son fils Ruprecht, qui se suicide en 1978. La princesse meurt en 1981 et sa dépouille est enterrée au mausolée familial des Hohenlohe-Langenbourg.

FamilleModifier

   
Portraits d'André de Grèce (1913) et d'Alice de Battenberg (1907) par Philip de László.

La princesse Marguerite est la fille aînée du prince André de Grèce (1882-1944) et de son épouse la princesse Alice de Battenberg (1885-1969). Par son père, elle est la petite-fille de Georges Ier de Grèce (1845-1913), roi des Hellènes (1863-1913), et de la grande-duchesse Olga Constantinovna de Russie (1851-1926) tandis que, par sa mère, elle descend du prince Louis de Battenberg (1854-1921), marquis de Milford Haven, et de la princesse Victoria de Hesse-Darmstadt (1863-1950). Marguerite a donc la particularité généalogique d'être à la fois l'arrière petite-fille du roi Christian IX de Danemark (1818-1906), surnommé le « beau-père de l'Europe », et l'arrière arrière petite-fille de la reine Victoria du Royaume-Uni (1819-1901), connue comme la « grand-mère de l'Europe ».

Marguerite a trois sœurs, les princesses Théodora (1906-1969), Sophie (1914-2001) et Cécile de Grèce (1911-1937), ainsi qu'un frère cadet, le prince Philippe (1921-2021), duc d'Édimbourg et époux de la reine Élisabeth II du Royaume-Uni (1926).

Le , la princesse Marguerite épouse, à Langenbourg, le prince Gottfried de Hohenlohe-Langenbourg (1897-1960), fils aîné d'Ernest II de Hohenlohe-Langenbourg (1863-1950), 7e prince de Hohenlohe-Langenbourg (1913-1950) et régent du duché de Saxe-Cobourg-Gotha (1900-1905), et d'Alexandra de Saxe-Cobourg-Gotha (1878-1942), princesse de Saxe-Cobourg-Gotha et du Royaume-Uni.

De cette union naissent six enfants :

  • N. de Hohenlohe-Langenbourg (1933-1933)[N 1].
  • Kraft de Hohenlohe-Langenbourg (1935-2004), prince de Hohenlohe-Langenbourg, qui épouse, en 1965, la princesse Charlotte de Croÿ (1938), avant de divorcer, en 1990, et de se remarier, en 1992, à Irma Pospesch (1946) ;
  • Béatrice de Hohenlohe-Langenbourg (1936-1997), princesse de Hohenlohe-Langenbourg, célibataire ;
  • Georges de Hohenlohe-Langenbourg (1938), prince de Hohenlohe-Langenbourg, qui s'unit, en 1969, à la princesse Louise de Schönbourg-Waldenbourg (1943) ;
  • Ruprecht de Hohenlohe-Langenbourg (1944-1978), prince de Hohenlohe-Langenbourg, célibataire ;
  • Albert de Hohenlohe-Langenbourg (1944-1992), prince de Hohenlohe-Langenbourg, qui épouse, en 1976, Maria-Hildegard Fischer (1933).

BiographieModifier

Une enfance marquée par les guerres et l'exilModifier

Entre la Grèce et l'étrangerModifier

 
Marguerite (au milieu de la charrette) entourée de Maria de Russie (à gauche), Anastasia de Russie (dans l'escalier), Théodora de Grèce, Alexis de Russie, Louis de Hesse (devant), Olga de Russie (derrière), Georges-Donatus de Hesse et Louis de Battenberg (à droite), en 1909.

Fille aînée du prince André de Grèce et de la princesse Alice de Battenberg, la princesse Marguerite voit le jour au palais royal d'Athènes, le [1],[2]. Contrairement à l'usage de l'époque, son père assiste à sa naissance car sa grand-mère, la reine des Hellènes Olga, estime que « ce n'est que justice que les hommes voient la souffrance qu'ils causent à leurs femmes et à laquelle ils échappent complètement »[1]. Baptisée le suivant en présence de ses grands-parents maternels[1], l'enfant grandit entourée des animaux de son père[3], au sein d'un foyer uni[4], qui s'élargit rapidement avec l'arrivée des princesses Théodora (née en 1906)[5],[6], Cécile (née en 1911)[7],[8] et Sophie (née en 1914)[9]. Avec leur mère, Marguerite et ses sœurs communiquent en anglais, mais elles utilisent aussi le français, l'allemand et, bien sûr, le grec avec leurs proches et leurs gouvernantes[10]. C'est d'ailleurs en grec et en anglais que les princesses sont scolarisées en premier[11].

La petite enfance de Marguerite est marquée par l'instabilité que connaît la Grèce au début du XXe siècle[12],[13]. Las des attaques de la presse et de l'opposition[13], André et Alice trouvent refuge dans les voyages et effectuent de nombreux séjours en-dehors des frontières de leur pays. Avec leurs filles, ils séjournent ainsi au Royaume-Uni, en Allemagne, à Malte et en Russie[14], où ils retrouvent leur nombreuse parentèle : le roi Édouard VII de Grande-Bretagne (oncle d'André)[13], le grand-duc Ernest-Louis de Hesse-Darmstadt (oncle d'Alice)[15], la tsarine Alexandra Féodorovna de Russie (tante d'Alice et cousine d'André)[16], le prince et la princesse de Battenberg (parents d'Alice)[17], etc. Dès 1905, Marguerite est ainsi présentée à ses jeunes oncle et tante maternels, Louis (âgé de 5 ans) et Louise de Battenberg (âgée de 15 ans)[18], avec lesquels elle et sa sœur Théodora deviennent, par la suite, très proches[19].

En 1909, survient le « coup de Goudi », un putsch militaire organisé contre le gouvernement du roi Georges Ier, grand-père de Marguerite[20]. Peu après cet événement, le prince André et ses frères sont contraints à démissionner de l'armée[21]. Préoccupés par l'évolution politique de leur pays, André et Alice trouvent une nouvelle fois refuge à l'étranger et séjournent en Grande-Bretagne, en France et en Hesse[22]. Après avoir un temps envisagé l'exil, le couple revient vivre en Grèce, où naît sa troisième fille[8].

Des guerres balkaniques à la Première Guerre mondialeModifier

 
Marguerite et Théodora à Corfou ().

En 1912-1913, la Grèce est engagée dans les guerres balkaniques, qui opposent successivement le pays à l'Empire ottoman et à la Bulgarie. Rappelé dans l'armée, le prince André sert dans l'état-major du diadoque Constantin tandis que la princesse Alice œuvre comme infirmière auprès des soldats blessés[23],[24]. Trop jeunes pour suivre leurs parents, Marguerite et ses sœurs passent, quant à elles, la durée du conflit à Athènes[25], à l'exception d'un bref séjour à Thessalonique en [26]. La Grèce sort des guerres balkaniques considérablement agrandie[27], mais le conflit aboutit aussi à la disparition de Georges Ier, assassiné en [28],[29],[30]. Or, la mort du roi des Hellènes provoque des changements importants dans la vie de Marguerite et de ses proches. Dans son testament, le souverain lègue en effet le palais corfiote de Mon Repos à André[31],[32]. Après des années à vivre dans l'orbite du monarque, dans les palais d'Athènes et de Tatoï[33],[34], André et les siens accèdent donc finalement à leur propre résidence[31],[32].

La paix revenue, André, Alice et leurs filles repartent à l'étranger en . Après un passage en Allemagne, ils séjournent au Royaume-Uni, chez les grands-parents maternels de Marguerite. Pour les petites princesses, ce voyage est notamment l'occasion de visiter la cathédrale Saint-Paul et le zoo de Londres avec leurs parents[35]. Rentrée en Grèce le [35], la famille est ensuite retenue dans le pays par la quatrième grossesse d'Alice puis, surtout, par le déclenchement de la Première Guerre mondiale[9]. La Grèce ayant proclamé sa neutralité[36],[37], ce nouveau conflit ne touche d'abord guère Marguerite et ses proches. L'enfant et ses sœurs passent ainsi l'été 1914 à Corfou, où elles profitent du soleil et de la mer durant quatre mois[38].

Les choses changent à mesure que la guerre s'immisce dans la vie du pays[39]. Stationné à Thessalonique avec sa garnison, André est ainsi confronté à l'occupation de la ville par les Alliés en [40],[41]. Peu de temps après, en décembre, l'armée serbe en déroute trouve refuge à Corfou[42], conduisant Alice et ses filles à abandonner Mon Repos pour la capitale[43]. Au fil des mois, les menaces contre les membres de la dynastie se multiplient[44]. En , un incendie criminel frappe le domaine de Tatoï, alors que le roi s'y trouve avec son épouse et plusieurs de leurs enfants[44],[45],[46]. De surcroît, le suivant, la marine française bombarde le palais royal d'Athènes, obligeant Marguerite et ses sœurs à se réfugier dans les caves avec leur mère[47],[48],[49].

L'exil suisseModifier

 
La princesse Alice de Battenberg entourée de ses quatre filles (1914).

En , le roi Constantin Ier est finalement déposé et chassé de Grèce par les Alliés, qui le remplacent sur le trône par son deuxième fils, le jeune Alexandre Ier[50],[51]. Quinze jours plus tard, la famille de Marguerite est à son tour poussée à l'exil afin de soustraire le nouveau monarque de toute influence de ses proches[52],[53]. Contraint à résider en Suisse alémanique, le petit groupe séjourne d'abord dans un hôtel de Saint-Moritz[54],[55], avant de s'établir à Lucerne[56], où il vit dans l'incertitude de l'avenir[57].

L'exil n'est cependant pas la seule source d'inquiétude pour la famille[57]. Avec la chute de l'Empire tsariste en 1917, plusieurs parents de Marguerite sont assassinés en Russie. C'est notamment le cas de deux de ses oncles paternels (les grands-ducs Paul Alexandrovitch et Georges Mikhaïlovitch), d'un de ses grands-oncles paternels (le grand-duc Dimitri Constantinovitch) et de deux de ses grands-tantes maternelles (la tsarine Alexandra et la grande-duchesse Élisabeth)[58],[59]. Peu de temps après ces événements, la famille grand-ducale de Hesse, à laquelle Marguerite est étroitement apparentée par sa mère, est renversée en même temps que toutes les autres dynasties allemandes au cours de l'hiver 1918-1919[60]. Finalement, les exilés grecs traversent quelques problèmes de santé, plusieurs d'entre eux contractant la grippe en 1920[61].

Début 1919, Marguerite a néanmoins la joie de retrouver sa grand-mère paternelle, la reine douairière Olga, épargnée par les Bolcheviks grâce à l'intervention de la diplomatie danoise[61],[62],[63]. Dans les mois qui suivent, la petite fille renoue, par ailleurs, avec ses grands-parents maternels[64], que la guerre a obligés à abandonner le nom de Battenberg pour celui de Mountbatten[65]. Pour l'adolescente, qui forme désormais un tandem avec sa sœur puînée Théodora[66], l'exil n'est donc pas uniquement synonyme de nostalgie[N 2],[67] : c'est aussi l'occasion de longues réunions familiales et de promenades en montagne[68].

Une longue période d'errance et de célibatModifier

Un bref retour en GrèceModifier

Le , le roi Alexandre Ier, cousin de Marguerite, est mordu par un singe domestique lors d'une promenade à Tatoï. Mal soigné, il contracte une septicémie, qui l'emporte le , sans qu'aucun membre de sa famille ne soit autorisé à se rendre à son chevet[69],[70]. La mort du souverain provoque alors une violente crise institutionnelle en Grèce. Déjà englué, depuis 1919, dans une nouvelle guerre contre la Turquie, le Premier ministre Elefthérios Venizélos perd les élections législatives de . Humilié, l'homme politique crétois se retire à l'étranger tandis qu'un référendum rappelle Constantin Ier sur le trône[71].

Le prince André ayant été reçu triomphalement à Athènes le , son épouse et ses quatre filles le rejoignent quelques jours plus tard[72]. Marguerite revient alors vivre à Corfou avec les siens. Dans le même temps, la princesse Alice découvre qu'elle est à nouveau enceinte[73]. Le , la famille s'agrandit donc encore avec la venue au monde du prince Philippe, futur duc d'Édimbourg[74]. La joie qui entoure cette naissance est cependant obscurcie par l'absence du prince André, qui a rejoint les forces grecques en Asie mineure[75]. Malgré l'inquiétude liée à la guerre, Marguerite et ses sœurs profitent de la vie à Mon Repos, où elles reçoivent la visite de leur grand-mère maternelle et de leur tante Louise au printemps 1922[76]. Dans le parc du palais, construit sur un cimetière antique, les princesses s'adonnent à l'archéologie et découvrent quelques poteries, des pièces en bronze et des ossements[77].

Durant cette période, Marguerite et ses sœurs participent aussi, pour la première fois, aux grands événements mondains qui ponctuent la vie des familles royales. En , les princesses assistent ainsi, à Athènes, au mariage de leur cousine Hélène de Grèce avec le prince héritier Carol de Roumanie[73]. Surtout, en , elles se rendent au Royaume-Uni pour être demoiselles d'honneur lors des noces de leur oncle Louis Mountbatten avec la richissime Edwina Ashley[78],[79].

La défaite militaire de la Grèce face à la Turquie et les troubles politiques qu'elle occasionne bouleversent cependant la vie de Marguerite et de sa famille. En , Constantin Ier abandonne définitivement le trône au profit de son fils aîné, Georges II[80],[81]. Un mois plus tard, le prince André est arrêté avant d'être jugé par un tribunal militaire, qui le déclare responsable de la défaite de la Sakarya. Sauvé de l'exécution par l'intervention des chancelleries étrangères, le prince est condamné au bannissement et à la dégradation. Après une brève halte à Corfou, où est organisée la destruction des papiers de la famille[82], le prince et ses proches quittent précipitamment la Grèce à bord du HMS Calypso début [83],[84],[85].

Une exilée à la recherche d'un épouxModifier

Après un périple de plusieurs semaines, qui les mène successivement en Italie, en France et au Royaume-Uni[86], Marguerite, ses parents et ses frère et sœurs s'installent à Saint-Cloud, en 1923[87]. Logés dans une maison attenante à celle de la princesse Marie Bonaparte (épouse de Georges de Grèce), au n°5 de la rue du Mont-Valérien[87], les princes hellènes dépendent, durant sept ans, de la générosité de celle-ci[88],[89],[90] et de deux autres tantes de Marguerite : d'abord Nancy Stewart (épouse de Christophe de Grèce)[91],[92] puis surtout Edwina Ashley (épouse de Louis Mountbatten)[93],[94]. Marie Bonaparte finance ainsi les études de ses neveux[95],[96] tandis qu'Edwina Ashley prend l'habitude d'offrir à ses nièces ses vêtements « usagés »[97],[98]. De fait, les parents des adolescentes n'ont plus guère de revenus et les enfants sont les témoins réguliers de leurs problèmes d'argent et de leur difficulté à maintenir une maison dont les domestiques aux origines diverses passent leur temps à se quereller[99].

 
Alice, Théodora, André et Marguerite de Grèce, en 1922.

Déchues de leur nationalité grecque après la proclamation de la République hellénique (en ), Marguerite et sa famille reçoivent des passeports danois de leur cousin le roi Christian X[100],[101]. Désormais en âge de se marier, la princesse et sa sœur Théodora quittent régulièrement la France pour la Grande-Bretagne, où elles résident chez leur grand-mère maternelle, la marquise de Milford Haven[102],[103]. Avec leur tante Louise, qui remplace de plus en plus leur mère dans son rôle de chaperonne et de confidente[104], les deux jeunes filles assistent à la plupart des divertissements qui marquent la vie de la bonne société britannique durant les années 1920 : bals et thés dansants, anniversaires princiers et garden parties à Buckingham, matchs de criquets et courses de chevaux, etc[105]. Les deux princesses profitent également de leurs séjours londoniens pour rendre visite à leur nombreuse parentèle, comme leur grand-mère paternelle, la reine Olga Constantinovna de Russie, qui est l'hôte régulière de la reine Alexandra à Sandringham[106]. Cependant, l'absence de fortune des jeunes filles et leur situation d'exilées n'attirent guère les prétendants[107], ce qui n'est pas sans préoccuper leur mère[N 3],[108].

Durant l'été 1926, Marguerite fait la connaissance du prince François-Ferdinand d'Isembourg-Birstein, fils aîné du prince François-Joseph d'Isembourg-Birstein, à l'occasion d'un séjour à Tarasp avec son oncle, le grand-duc Ernest-Louis de Hesse. Les deux jeunes gens se plaisent et leurs familles se rencontrent au début de l'année suivante. Marguerite est alors enchantée par son prétendant et par la région où il habite. Cependant, François-Ferdinand est de confession catholique et la princesse refuse d'abandonner l'orthodoxie, ce qui met bientôt un terme à leur idylle[98],[109]. Ainsi, en 1930, ni Marguerite ni Théodora n'ont encore trouvé de fiancé[110]. Cela ne les empêche pas de se réjouir du sort de leur tante Louise lorsque celle-ci est demandée en mariage par le futur Gustave VI Adolphe de Suède, en [111].

L'internement de la princesse Alice et le mariage des petites sœurs de MargueriteModifier

 
Victoria de Hesse-Darmstadt, marquise de Milford Haven, par Philip de László (1937).

Marguerite, Théodora et Philippe passent l'été 1928 en Roumanie. Invités par la princesse Hélène de Grèce, dont le fils Michel Ier a le même âge que Philippe, les deux jeunes filles et leur petit frère séjournent plusieurs semaines à Sinaïa[112],[113]. À l'époque, le régent Nicolas de Roumanie est encore célibataire et Hélène aimerait le voir épouser l'une de ses proches, mais ses projets pour son beau-frère n'aboutissent à rien[114].

Quelques mois après ce voyage, Alice de Battenberg commence à souffrir de problèmes psychologiques. Frappée par une crise mystique, la princesse se persuade qu'elle possède des pouvoirs de guérison et qu'elle reçoit des messages divins au sujet de maris potentiels pour ses filles. Elle se prend ensuite pour une sainte et se déclare bientôt la fiancée de Jésus[115]. Désemparé par la situation, le prince André prend finalement la décision de faire interner son épouse, avec l'accord de la marquise de Milford Haven[116]. Il profite alors du séjour de sa famille à Darmstadt, en Allemagne, en , pour envoyer Alice dans un hôpital psychiatrique situé à Kreuzlingen, en Suisse[117].

Alors que leur famille se désagrège et que leur père abandonne le foyer clodoaldien pour s'installer sur la côte d'Azur avec sa maîtresse[10],[118],[119],[120], les deux plus jeunes sœurs de Marguerite se marient successivement à des princes allemands[10],[121],[122] : Sophie avec le prince Christophe de Hesse-Cassel (en )[123] et Cécile avec le grand-duc héréditaire Georges-Donatus de Hesse-Darmstadt (en )[124]. Après des années de célibat, Marguerite et Théodora ne tardent pas à convoler à leur tour[122].

Installation en Allemagne et séjours à l'étrangerModifier

Entre vie familiale et adhésion au nazismeModifier

En 1930, Marguerite a 25 ans lorsqu'elle fait la connaissance de Gottfried « Friedel » de Hohenlohe-Langenbourg, prince héréditaire de Hohenlohe-Langenbourg, qui descend comme elle de la reine Victoria du Royaume-Uni[98],[125]. Issu de la maison de Hohenlohe, dont les états ont été médiatisés au début du XIXe siècle, le prince est l'héritier d'une fortune confortable, composée de châteaux, de terres agricoles et de forêts[126]. Rapidement, Marguerite et Gottfried tombent amoureux et s'unissent le [N 4]. Organisées au château de Langenbourg, leurs noces donnent lieu à une double cérémonie religieuse, luthérienne et orthodoxe[127]. Elles sont l'occasion d'une grande réunion familiale, à laquelle Alice de Battenberg ne peut participer[125]. Parmi les nombreux invités, on compte la reine douairière Marie de Roumanie et la grande-duchesse Victoria Féodorovna de Russie (tantes du marié) ainsi que le prince Georges de Grèce et la princesse royale Louise de Suède (oncle et tante de la mariée)[128].

Une fois leurs épousailles célébrées, Marguerite et Gottfried s'installent au château de Weikersheim, situé non loin de la ville de Langenbourg[129]. Après une fausse-couche en 1933[129] et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Marguerite donne naissance à trois enfants : Kraft (en 1935), Béatrice (en 1936) et André (en 1938)[129],[130]. Préoccupée par le sort de sa mère, Marguerite lui rend plusieurs fois visite à Kreuzlingen, et leurs retrouvailles sont alors remplies d'émotions[131]. Cependant, Alice en veut à ses proches de l'avoir faite interner et, une fois sortie de l'hôpital en 1933, elle fait connaître son désir de rester éloignée de sa famille : quatre années s'écoulent ainsi avant qu'elle mette fin à son exil volontaire[132]. La réconciliation de la princesse et de ses enfants survient finalement en 1937[133] et Marguerite revoit, pour la première fois, sa mère, en juillet[134]. Quelques mois plus tard, en novembre, Cécile de Grèce trouve la mort dans un accident d'avion et la famille se réunit pour ses funérailles à Darmstadt[135],[136].

Quand elle ne s'occupe pas de ses proches, Marguerite s'investit dans les œuvres de bienfaisance, ce qui lui vaut bientôt l'estime des habitants de l'ancienne principauté de Hohenlohe-Langenbourg[129]. Comme plusieurs membres de son entourage[N 5],[137], Marguerite adhère au parti national-socialiste en même temps que son époux le [138],[139]. Par la suite, le couple utilise ses connexions familiales pour favoriser le rapprochement du Troisième Reich et du Royaume-Uni[140],[141]. Enrôlé dans la Wehrmacht, Gottfried participe également à l'Anschluss en 1938[142].

L'affaire Gloria VanderbiltModifier

 
Gloria Morgan Vanderbilt et sa fille (vers 1928).

En , Gottfried et Marguerite se rendent à New York pour y témoigner en faveur de Gloria Morgan Vanderbilt dans le procès qui l'oppose à sa belle-famille pour la garde de sa fille Gloria Vanderbilt[143],[144],[145].

Quelques années avant son mariage avec Marguerite, Gottfried a en effet entretenu une liaison avec la richissime veuve américaine, qu'il a même failli épouser avec la bénédiction de ses parents[143],[146],[147]. De son côté, Marguerite a fréquenté Gloria Morgan Vanderbilt chez sa tante Nadejda de Torby, épouse de Georges Mountbatten[148]. Or, la belle-famille de Gloria Morgan Vanderbilt l'accuse d'avoir délaissé sa fille en menant une vie dissolue avec Gottfried en Europe. Elle soupçonne en outre la jeune femme d'avoir entretenu une relation saphique avec Nadejda de Torby[143]. Marguerite a donc tout intérêt à laver l'honneur de sa famille en participant au procès avec son époux[149],[150].

En dépit des témoignages du prince et de la princesse de Hohenlohe-Langenbourg, qui certifient la moralité de leur amie devant la presse[146] comme devant la barre[151], Gloria Morgan Vanderbilt perd finalement le procès. Sa fille est alors confiée à la garde de sa tante paternelle, Gertrude Vanderbilt Whitney, jusqu'à sa majorité[152]. De leur côté, Gottfried et Marguerite quittent les États-Unis début novembre pour assister au mariage de Marina de Grèce, cousine de la princesse, avec le duc de Kent à Londres[153].

Voyage en GrèceModifier

Tandis que l'Allemagne sombre dans la dictature à partir de 1933, la République hellénique est renversée par le général Kondylis en . Un mois plus tard, le roi Georges II, cousin de Marguerite, est rappelé sur le trône après un référendum[154],[155],[156].

Début 1936, la sentence de bannissement émise contre le prince André en 1922 est levée, ce qui lui permet de séjourner à nouveau dans son pays[157],[158]. Cible régulière de la presse hellène, le prince fait cependant le choix de rester vivre à l'étranger durant l'essentiel de l'année[159]. Éloignée de son époux depuis son internement, la princesse Alice fait quant à elle le choix de rentrer vivre à Athènes, où elle s'installe en [160].

Entre-temps, Marguerite est, elle aussi, revenue séjourner en Grèce avec Gottfried à l'occasion du mariage du diadoque Paul avec la princesse Frederika de Hanovre, en [161],[162],[163].

La Seconde Guerre mondiale et ses conséquencesModifier

Une famille écartelée par la guerreModifier

 
Alexandra et Ernest II de Hohenlohe-Langenbourg (v. 1900), beaux-parents de Marguerite.

Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale affecte grandement Marguerite, dont la famille se retrouve divisée par le conflit[164]. Tandis que son époux et ses beaux-frères Christophe de Hesse-Cassel et Berthold de Bade s'engagent dans les rangs allemands, son frère Philippe de Grèce combat dans la marine britannique[165]. L'invasion et l'occupation de la France par l'Allemagne bloquent en outre André de Grèce sur la côte d'Azur et les contacts avec lui deviennent très difficiles[166]. Quant à la princesse Alice de Battenberg, elle refuse de quitter la Grèce au moment de son invasion[167] et passe l'essentiel du conflit à Athènes[168], même si elle parvient à rendre quelques visites à ses filles en 1940[164], en 1942[169] et en 1944[170],[171],[172].

Marguerite passe la durée du conflit avec ses enfants à Langenbourg, une petite ville éloignée des zones de combats et où la famille ne souffre guère de privations[173],[174],[175]. Elle y donne naissance à des jumeaux, les princes Ruprecht et Albert, le [176]. Le parcours de Gottfried pendant cette période est beaucoup plus nébuleux. D'après le biographe espagnol Ricardo Mateos Sainz de Medrano, le prince de Hohenlohe-Langenbourg est blessé durant des combats à Amiens pendant la campagne de France et il passe le reste du conflit avec sa famille à Langenbourg[173]. Cependant, pour le biographe britannique Hugo Vickers, Gottfried n'est qu'officier de réserve à cette époque et il passe l'été 1940 en Bohême avec son épouse[164]. Une rumeur répandue par certains titres de la presse anglo-saxonne, mais infirmée par tous les historiens qui travaillent sur le complot organisé contre Hitler en 1944, soutient que Gottfried passe la guerre sur le front de l'Est, où il est blessé, jusqu'à son renvoi de l'armée en 1944 à cause de sa participation à la tentative d'assassinat contre le Führer[177],[178],[179], cette participation n'étant attestée par aucun spécialiste du sujet[N 6]. Plus crédible est donc la version donnée par le Hohenloher Tagblatt dans un article consacré au prince en 2010 : grièvement blessé sur le front de l'Est, où il commande une unité de reconnaissance jusqu'en 1944, Gottfried est démis de l'armée à la suite du « décret sur les personnes internationalement connectées ». De retour à Langenbourg, le prince transforme le château familial en hôpital, avant d'y accueillir des réfugiés[180].

Quoi qu'il en soit, la période de guerre amène son lot de deuils dans la famille de Marguerite. En , sa belle-mère, la princesse Alexandra de Saxe-Cobourg-Gotha, meurt à Schwäbisch Hall après une longue maladie[181]. Un peu plus d'un an plus tard, en , Christophe de Hesse-Cassel, l'époux de Sophie de Grèce, trouve la mort dans un accident d'avion alors qu'il survole les Apennins[182],[183],[184]. Enfin, en , le prince André de Grèce meurt à Monaco sans avoir pu revoir ses enfants[185],[186],[187].

L'Après-guerre et la mise à l'écart des sœurs de PhilippeModifier

 
Élisabeth et Philippe en 1947.

La défaite de l'Allemagne et son occupation par les Alliés amènent de nouveaux bouleversements dans la vie des anciennes familles princières allemandes, dont plusieurs représentants (comme Hermine Reuss zu Greiz, Joachim-Ernest d'Anhalt ou Georges de Saxe-Meiningen) périssent aux mains des Soviétiques[188]. Lorsque la guerre se termine, Marguerite et sa famille se retrouvent dans la partie de l'Allemagne occupée par les Américains et leur vie n'est donc pas menacée[189],[N 7]. Gottfried est d'ailleurs rapidement nommé administrateur provisoire du district de Crailsheim[180].

Après le retour à la paix, la révélation des crimes de guerre de la Wehrmacht et de la Shoah, mises en évidence lors du procès de Nuremberg, ont de lourdes répercussions sur les relations des Hohenlohe-Langenbourg avec leur parentèle étrangère. En dépit de ses propres origines germaniques, la princesse Alice de Battenberg développe ainsi un profond dégoût pour le peuple allemand et refuse, jusqu'en 1949, de revenir séjourner dans le pays de ses filles[190]. De son côté, le prince Philippe (devenu officiellement « Philip Mountbatten » en 1947[191],[192],[193]) se retrouve dans l'impossibilité d'inviter ses sœurs à l'occasion de son mariage avec la princesse Élisabeth du Royaume-Uni à cause du sentiment anti-allemand qui prévaut en Grande-Bretagne après la guerre[194],[195],[196],[197].

Conscientes des difficultés auxquelles leur frère doit faire face, Marguerite, Théodora et Sophie considèrent leur mise à l'écart comme un mal nécessaire. Elles ressentent, malgré tout, comme un camouflet l'invitation à la cérémonie de leurs cousines, la reine-mère de Roumanie et la duchesse d'Aoste, toutes deux ressortissantes de pays alliés au Troisième Reich durant le conflit[194],[198],[199],[200]. Harcelées par la presse, qui multiplie les demandes d'interviews auprès d'elles, Marguerite et ses sœurs passent la journée du au château de Marienburg avec leurs familles. Invitées par le duc et la duchesse de Brunswick, elles y fêtent l'union de leur frère en compagnie de leur cousine Élisabeth de Grèce et du grand-duc et de la grande-duchesse de Hesse-Darmstadt[201]. Quelques jours plus tard, les princesses grecques reçoivent la visite de la reine des Hellènes Frederika (venue leur apporter une lettre de la princesse Alice leur décrivant en détails le mariage) et de la duchesse de Kent[202].

Retour à une vie normaleModifier

Une progressive réintégration au sein du monde des familles royalesModifier

 
La princesse Sophie de Grèce et l'infant Juan Carlos d'Espagne en 1966.

En , Marguerite et ses trois aînés sont conviés à Athènes par la princesse Alice, qui leur offre le voyage grâce à la pension que continue à lui verser Edwina Mountbatten. Invitée à se loger au palais royal par Paul Ier et Frederika, Marguerite se montre ravie de retrouver le pays de son enfance[203]. Dans les années qui suivent, les Hohenlohe-Langenbourg effectuent plusieurs autres séjours en Grèce. En 1954, ils participent ainsi à la « croisière des rois »[204]. En 1962, ils assistent au mariage de la princesse Sophie avec l'infant Juan Carlos. Enfin, en 1963, ils assistent aux festivités organisées dans le cadre du centenaire de la dynastie hellène[205].

La famille royale de Grèce n'est pas la seule à montrer son désir de renouer avec les Hohenlohe-Langenbourg. En 1950, Marguerite est autorisée à revenir au Royaume-Uni à l'occasion des funérailles de sa grand-mère, la marquise de Milford Haven[206]. Quelques mois plus tard, la princesse est choisie pour être l'une des marraines de sa nièce, la princesse Anne[206],[207]. Surtout, en 1953, Marguerite, ses sœurs, leurs époux et une partie de leurs enfants sont conviés au couronnement de la reine Élisabeth II[208],[209],[210],[211]. Satisfaite de ne pas avoir été mise une nouvelle fois à l'écart, la princesse de Hohenlohe-Langenbourg n'en constate pas moins avec tristesse l'angoisse de son frère Philippe, qui considère avec appréhension son nouveau statut de prince consort[212],[213].

Dans les années 1950, Marguerite et son mari se rendent également en Espagne à plusieurs reprises. Ils y retrouvent différents membres de la parentèle de Gottfried : la princesse Béatrice de Saxe-Cobourg-Gotha et son époux l'infant Alphonse d'Orléans (tante et oncle maternels du prince), la princesse Alexandra de Hohenlohe-Langenbourg (sœur du prince), ainsi que le prince Alfonso de Hohenlohe-Langenbourg et sa femme Ira de Fürstenberg (cousins éloignés du prince)[214].

Vie à LangenbourgModifier

En , le prince Ernest II, beau-père de Marguerite, trouve la mort et Gottfried lui succède à la tête de la maison de Hohenlohe-Langenbourg[173]. Le prince hérite alors d'une fortune conséquente, composée de terres agricoles et de forêts, mais aussi de deux châteaux (Langenbourg et Weikersheim) très coûteux à entretenir[215]. Désireux de diversifier ses revenus, Gottfried s'associe à plusieurs aristocrates pour fonder une société d'importation de bois[216]. Le prince cherche en outre à développer le tourisme dans l'ancienne principauté de Hohenlohe-Langenbourg[180]. Après avoir ouvert une cafétéria dans les jardins du château de Langenbourg, il transforme une aile de celui-ci en chambres d'hôtes pour étrangers fortunés[214].

Depuis les années 1930, Marguerite a pris beaucoup de poids, ce qui est source de préoccupation pour ses proches[98],[203],[217]. À la fin des années 1950, c'est pourtant l'état de santé de Gottfried qui se dégrade le plus fortement et il meurt le [214],[218], faisant du prince Kraft, son fils aîné, le nouveau chef de la maison de Hohenlohe-Langenbourg[219]. Très affectée par la disparition de son époux, Marguerite suit néanmoins les conseils de sa mère, qui lui recommande de ne pas se replier sur elle-même et de prendre une part plus active dans la vie sociale. En 1961, la princesse se rend ainsi au mariage d'Edward de Kent avec Katharine Worsley. Peu de temps après, elle participe à une réception donnée en l'honneur du président américain John Fitzgerald Kennedy au palais de Buckingham[218].

En , un incendie se déclare dans le château de Langenbourg. Aucune victime n'est à déplorer mais les appartements privés de la princesse et nombre de ses souvenirs personnels sont détruits par les flammes[214]. Les dégâts causés au bâtiment sont considérables et obligent le prince Kraft à vendre le château de Weikersheim en 1967 pour financer les travaux de rénovation[220]. Cela n'empêche pas les Hohenlohe-Langenbourg de recevoir la reine Élisabeth II et le prince Philippe dans leur château lors du voyage officiel de ces derniers en Allemagne de l'Ouest en 1965[221],[222].

Pour Marguerite, les années 1960 sont également marquées par les mariages de deux de ses enfants. En 1965, le prince Kraft épouse la princesse Charlotte de Croÿ. Puis, en 1969, le prince Georges s'unit à Louise de Schönbourg-Waldenbourg[219],[223]. Les fiançailles de la princesse Béatrice avec son cousin Maximilien de Bade, fils de Théodora de Grèce, sont par contre rompues en 1961 et la princesse reste célibataire toute sa vie[224],[225]. Cet événement malheureux n'empêche pas Marguerite de rester proche de sa sœur jusqu'à la mort de celle-ci, en [226]. Bouleversée par la perte de sa cadette, qui n'avait qu'un an de moins qu'elle, Marguerite doit aussi affronter la mort d'Alice de Battenberg deux mois plus tard[227].

 
Le mausolée familial des Hohenlohe-Langenbourg, non loin duquel se situe la tombe de Marguerite.

Dernières annéesModifier

Les dernières années de Marguerite sont marquées par le mariage de son fils Albert avec Maria-Hildegard Fischer en 1976[219],[228] et surtout par le suicide du frère jumeau de celui-ci, Ruprecht, en 1978[N 8],[129].

Marguerite meurt le dans une clinique de Bad Wiessee, en Bavière[219],[223]. Célébrées en présence du duc d'Édimbourg, ses funérailles se déroulent à Langenbourg[219], où elle est enterrée au côté de son époux[229].

Arbres généalogiquesModifier

Quartiers de la princesse MargueriteModifier

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
16. Frédéric-Guillaume de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg
 
 
 
 
 
 
 
8. Christian IX de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
17. Louise-Caroline de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
4. Georges Ier de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18. Guillaume de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
9. Louise de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
19. Louise-Charlotte de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
2. André de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20. Nicolas Ier de Russie
 
 
 
 
 
 
 
10. Constantin Nikolaïevitch de Russie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21. Charlotte de Prusse
 
 
 
 
 
 
 
5. Olga Constantinovna de Russie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
22. Joseph de Saxe-Altenbourg
 
 
 
 
 
 
 
11. Alexandra de Saxe-Altenbourg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
23. Amélie de Wurtemberg
 
 
 
 
 
 
 
1. Marguerite de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
24. Louis II de Hesse-Darmstadt
 
 
 
 
 
 
 
12. Alexandre de Hesse-Darmstadt
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
25. Wilhelmine de Bade
 
 
 
 
 
 
 
6. Louis de Battenberg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26. Maurycy Hauke
 
 
 
 
 
 
 
13. Julie von Hauke
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
27. Sophie Lafontaine
 
 
 
 
 
 
 
3. Alice de Battenberg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
28. Charles de Hesse-Darmstadt
 
 
 
 
 
 
 
14. Louis IV de Hesse-Darmstadt
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
29. Élisabeth de Prusse
 
 
 
 
 
 
 
7. Victoria de Hesse-Darmstadt
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
30. Albert de Saxe-Cobourg-Gotha
 
 
 
 
 
 
 
15. Alice du Royaume-Uni
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
31. Victoria du Royaume-Uni
 
 
 
 
 
 

Marguerite et Gottfried dans l'Europe des rois et des princesModifier

 
 
 
 
 
Louis,
Pce de Battenberg
Victoria,
Pcsse de Hesse-Darmstadt
 
 
 
 
 
 
 
Georges Ier,
Roi des Hellènes
Olga,
Gde-duchsse de Russie
 
 
 
Hermann,
Gvr d'Alsace-Lorraine
Léopoldine,
Pcsse de Bade
 
 
 
 
 
Alfred Ier,
Pce de Saxe-Cobourg-Gotha
Marie,
Gde-dchsse de Russie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Louis,
Vice-roi des Indes
Ewina Ashley
 
Louise,
Lady Mountbatten
Gustave VI Adolphe,
Roi de Suède
 
Alice,
Pcsse de Battenberg
 
André,
Pce de Grèce et de Danemark
 
Constantin Ier,
Roi des Hellènes
Sophie,
Pcsse de Prusse
 
Ernest,
Régent de Saxe-Cobourg-Gotha
 
Alexandra,
Pcsse de Saxe-Cobourg-Gotha
 
Victoria-Mélita,
Pcsse de Saxe-Cobourg-Gotha
Cyril,
Gd-duc de Russie
 
Marie,
Pcsse de Saxe-Cobourg-Gotha
Ferdinand Ier,
Roi de Roumanie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Patricia,
Ctsse Mountbatten de Birmanie
John (en),
Baron Brabourne
 
Cécile,
Pcsse de Grèce
Georges-Donatus,
Gd-duc de Hesse
 
Philippe,
Duc d'Édimbourg
Élisabeth II,
Reine du Royaume-Uni
 
Théodora,
Pcsse de Grèce
Berthold,
Margr. de Bade
 
Marguerite,
Pcsse de Grèce
 
Gottfried,
Pce de Hohenlohe-Langenbourg
 
Kira,
Gde-duchsse de Russie
Louis-Ferdinand,
Pce de Prusse
 
Vladimir,
Gd-duc de Russie
Léonida,
Pcsse Bagration-Moukhranski
 
Carol II,
Roi de Roumanie
Hélène,
Pcsse de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Anne,
Pcsse royale
Mark Phillips
 
Charles,
Pce de Galles
Diana Spencer
 
Maximilien,
Margr. de Bade
∞ Valérie,
Pcsse de Toscane
 
 
 
Kraft,
Pce de Hohenlohe-Langenbourg
∞ Charlotte,
Pcsse de Croÿ
 
 
 
Louis-Ferdinand,
Pce de Prusse
∞ Donata,
Ctsse de Castell-Rüdenhausen
 
Maria,
Gde-dchesse de Russie
François-Guillaume (en),
Pce de Prusse
 
Michel Ier,
Roi de Roumanie
Anne,
Pcsse de Parme
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
William,
Duc de Cambridge
Catherine Middleton
 
Bernard,
Pce de Bade
∞ Stephanie Kaul
 
 
 
Philippe,
Pce de Hohenlohe-Langenbourg
∞ Saskia Binder
 
 
 
Georges-Frédéric,
Pce de Prusse
Sophie,
Pcsse d'Isembourg
 
Georges,
Gd-duc de Russie
 
Margareta,
Pcsse de Roumanie
Radu Duda
 
 
 
 
 
 
 

Titulature et honneursModifier

TitulatureModifier

  •  : Son Altesse Royale la princesse Marguerite de Grèce et de Danemark ;
  •  : Son Altesse Royale la princesse héréditaire de Hohenlohe-Langenbourg ;
  •  : Son Altesse Royale la princesse de Hohenlohe-Langenbourg ;
  •  : Son Altesse Royale la princesse douairière de Hohenlohe-Langenbourg.

HonneursModifier

Marguerite de Grèce est :

BibliographieModifier

Sur Marguerite et la famille royale de GrèceModifier

  • (en) Arturo E. Beéche, Michael of Greece et Helen Hemis-Markesinis, The Royal Hellenic dynasty, Eurohistory, , 182 p. (ISBN 978-0-9771961-5-9 et 0-9771961-5-1).
  • (es) Ricardo Mateos Sainz de Medrano, La Familia de la Reina Sofía : La Dinastía griega, la Casa de Hannover y los reales primos de Europa, Madrid, La Esfera de los Libros, , 573 p. (ISBN 84-9734-195-3).  
  • (en) John Van der Kiste, Kings of the Hellenes : The Greek Kings, 1863-1974, Sutton Publishing, , 200 p. (ISBN 0-7509-2147-1).  

Sur Marguerite et sa parentèle allemandeModifier

  • (en) Arturo E. Beéche et Ilana D. Miller, The Grand Ducal House of Hesse, Eurohistory, (ISBN 1944207082).  
  • (de) Alma Hannig et Martina Winkelhofer-Thyri, Die Familie Hohenlohe : Eine europäische Dynastie im 19. und 20. Jahrhundert, Cologne, Verlag Böhlau, (ISBN 978-3-41222201-7).
  • (en) Jonathan Petropoulos, Royals and the Reich : The Princes von Hessen in Nazi Germany, Oxford University Press, , 524 p. (ISBN 978-0-19-533927-7, lire en ligne).  
  • (en) Charlotte Zeepvat, « The other one: Alexandra of Hohenlohe- langenburg », Royalty Digest Quaterly,‎ (ISSN 1653-5219).

Biographies des proches de MargueriteModifier

Sur l'affaire VanderbiltModifier

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. En généalogie, la lettre « N. » désigne, par convention, un enfant mort-né ou décédé sans avoir reçu de prénom ; dans le cas présent, il s'agit d'une petite fille (Beéche et Miller 2020, p. 164).
  2. Dans une lettre à son oncle Louis Mountbatten, la princesse décrit notamment combien la mer méditerranée lui manque, et combien elle est fatiguée des « petits lacs » suisses (Vickers 2000, p. 142).
  3. Il semble que les efforts d'Alice de Battenberg pour marier ses filles aient commencé dès le début des années 1920. À cette époque, la princesse envisage ainsi d'unir l'une de ses aînées au richissime William B. Leeds Jr, fils de sa belle-sœur Nancy Stewart, sans succès (Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 283-284).
  4. Cette date n'est pas choisie au hasard, puisqu'elle correspond au 35e anniversaire de mariage des parents de Gottfried (Zeepvat 1993, p. 261).
  5. Cécile de Grèce (sa sœur), Alexandra de Saxe-Cobourg-Gotha (sa belle-mère), Irma et Maria-Mélita de Hohenlohe-Langenbourg (ses belles-sœurs) et Georges-Donatus de Hesse-Darmstadt et Frédéric de Schleswig-Holstein (ses beaux-frères) rejoignent également le parti le même jour (Petropoulos 2006, p. 382 et 386). Ernest II de Hohenlohe-Langenbourg (son beau-père) et Christophe de Hesse-Cassel (un autre beau-frère) en sont déjà membres depuis 1936 et 1931 respectivement (Petropoulos 2006, p. 381 et 382).
  6. L'historien Jonathan Petropoulos n'identifie ainsi aucun individu de sang royal parmi les conjurés de 1944 (Petropoulos 2006, p. 277).
  7. Cette sécurité relative n'empêche pas le gouvernement britannique d'établir, plus tard, un plan destiné à mettre en lieu sûr les proches de la reine Élisabeth II et du prince Philippe en cas d'invasion soviétique en Allemagne de l'Ouest. Voir (en) Ben Fenton, « How Britain planned to rescue 'royal relatives' », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne).
  8. Le prince Albert se suicide également en 1992 (Beéche et Miller 2020, p. 164).

RéférencesModifier

  1. a b et c Vickers 2000, p. 73.
  2. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 278 et 291.
  3. Vickers 2000, p. 74-75.
  4. Vickers 2000, p. 193.
  5. Vickers 2000, p. 75.
  6. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 278 et 296.
  7. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 299.
  8. a et b Vickers 2000, p. 91.
  9. a et b Vickers 2000, p. 110.
  10. a b et c Heald 1991, p. 38.
  11. Vickers 2000, p. 92.
  12. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 291, 297 et 302.
  13. a b et c Vickers 2000, p. 77.
  14. Vickers 2000, p. 74 et 77-78.
  15. Vickers 2000, p. 78.
  16. Vickers 2000, p. 80-83.
  17. Vickers 2000, p. 78, 80 et 81.
  18. Vickers 2000, p. 74.
  19. Vickers 2000, p. 74, 78 et 91-92.
  20. Vickers 2000, p. 84.
  21. Vickers 2000, p. 85.
  22. Vickers 2000, p. 89-90.
  23. Vickers 2000, p. 93-108.
  24. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 278-279.
  25. Vickers 2000, p. 101.
  26. Vickers 2000, p. 102.
  27. Van der Kiste 1994, p. 79.
  28. Vickers 2000, p. 105.
  29. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 85.
  30. Van der Kiste 1994, p. 74-75.
  31. a et b Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 85 et 279.
  32. a et b Vickers 2000, p. 106.
  33. Vickers 2000, p. 70-71 et 78.
  34. Eade 2012, p. 16.
  35. a et b Vickers 2000, p. 109.
  36. Van der Kiste 1994, p. 89-91.
  37. Vickers 2000, p. 111.
  38. Vickers 2000, p. 112.
  39. Van der Kiste 1994, p. 117.
  40. Eade 2012, p. 22.
  41. Vickers 2000, p. 117-119.
  42. Van der Kiste 1994, p. 95.
  43. Vickers 2000, p. 117, 118 et 120.
  44. a et b Van der Kiste 1994, p. 96-98.
  45. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 88.
  46. Van der Kiste 1994, p. 119.
  47. Vickers 2000, p. 121.
  48. Eade 2012, p. 23.
  49. Van der Kiste 1994, p. 103.
  50. Vickers 2000, p. 122-123.
  51. Van der Kiste 1994, p. 110, 112 et 115.
  52. Van der Kiste 1994, p. 115.
  53. Vickers 2000, p. 124-125.
  54. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 335.
  55. Vickers 2000, p. 125.
  56. Vickers 2000, p. 142 et 145.
  57. a et b Vickers 2000, p. 132.
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