Pantin

commune française du département de la Seine-Saint-Denis

Pantin
Pantin
L'hôtel de ville.
Blason de Pantin
Blason
Pantin
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Bobigny
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Est Ensemble
Maire
Mandat
Bertrand Kern (PS)
2020-2026
Code postal 93500
Code commune 93055
Démographie
Gentilé Pantinois
Population
municipale
59 060 hab. (2018 en augmentation de 10,45 % par rapport à 2013)
Densité 11 788 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 48″ nord, 2° 24′ 06″ est
Altitude Min. 38 m
Max. 108 m
Superficie 5,01 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Paris
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Pantin
(bureau centralisateur)
Législatives 6e circonscription de la Seine-Saint-Denis
Localisation
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Pantin
Liens
Site web https://www.pantin.fr/

Pantin est une commune française située dans la banlieue nord-est de Paris dont elle est limitrophe, dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Pantinois, Pantinoises.

GéographieModifier

SituationModifier

La ville est située en bordure de Paris et est principalement constituée par une plaine traversée par les routes nationales 2 et 3, la ligne de chemin de fer Paris - Strasbourg et le canal de l'Ourcq.

Pantin est située dans :

Communes limitrophesModifier

 
Localisation de Pantin dans la petite couronne.

Les limites entre Pantin et les villes voisines ont évolué à plusieurs reprises :

  • la limite entre les communes de Pantin et du Pré-Saint-Gervais est fixée en 1792 ;
  • en 1859, Pantin cède à Aubervilliers une partie du territoire du fort d'Aubervilliers et à Romainville pour le fort de cette ville ;
  • la loi du annexa à Paris plusieurs communes et parties de communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entourait la ville et ses faubourgs. Pantin céda alors une partie de son territoire, et une modification de limites avec la capitale eut également lieu en 1930 ;
  • en 1867 avec Les Lilas, lors de la création de cette commune ;
  • en 1928 avec Bobigny ;
  • en 1938 avec Le Pré-Saint-Gervais ;
  • en 1949 avec Les Lilas.

HydrographieModifier

La ville est traversée par le canal de l'Ourcq.

Une petite rivière, le ru de Montfort, qui prend sa source à Bobigny et se jette dans la Seine à Saint-Denis, passe à Pantin, mais cette rivière est busée de longue date et n'est plus visible.

Voies de communication et transportsModifier

Infrastructures routièresModifier

La ville est desservie notamment par :

Réseau cyclableModifier

En 2021, dix-neuf stations Vélib' Métropole sont situées sur le territoire communal.[réf. nécessaire]

Transports urbainsModifier

La ville est desservie par plusieurs infrastructures lourdes de transport en commun :

 
La ligne de tramway T3b tangente le territoire de la commune.
  • Le    dispose de la Gare de Pantin.
    Le trafic de la gare a beaucoup augmenté ces dernières années, de 3 500 voyageurs par jour en 1990 ils sont 7 500 voyageurs en 2007, puis 10 000 en 2010, en raison notamment de l’arrivée des salariés de BNP Paribas aux Grands Moulins de Pantin. L'infrastructure de départ étant saturée, avec des quais trop étroits pour accueillir les voyageurs en une seule entrée, une passerelle supplémentaire a été inaugurée en 2018, succédant à une passerelle provisoire en place depuis 2011.

Ce réseau est complété par Plusieurs lignes de bus qui desservent Pantin :  RATP61145147150151152170173248249318330. Ainsi que 5 lignes Noctilien  NoctilienN13N41N42N45N140.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Pantin est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 411 communes[4] et 10 785 092 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[7],[8].

Morphologie urbaineModifier

 
Carte des quartiers.

On peut distinguer les quartiers suivants de la commune :

Grands ensembles :

  • Les Courtillières
  • La cité Bleu-Diderot à Quatre-Chemins
  • La cité des Pommiers au Haut-Pantin
  • La cité des Auteurs au Haut-Pantin
  • Le à Église de Pantin

LogementModifier

Projets d'aménagementsModifier

Jacqueline Osty, grand prix de l'urbanisme en 2020, a réalisé l'aménagement des 3,5 ha d'espaces publics du site du port. Elle a forgé un socle commun, conservant un esprit minéral et continu, évocateur du passé de la zone portuaire, avec un recours léger à la végétation sous forme de longues lignes droites engazonnées et de salon de verdures entre les ensembles de logements[9].

EnvironnementModifier

Qualité de l'airModifier

En , sur un panel de 315 villes françaises, Pantin est déclarée la plus polluée avec un taux de particules fines de 22 microgrammes de particules fines par mètre cube en moyenne par an, selon un rapport publié par l'OMS[10] en utilisant un nouveau modèle de qualité de l'air[11].

En 2016, l'Organisation Mondiale de la Santé a classé Pantin comme ville la plus polluée de France[12].

ToponymieModifier

Le premier acte connu où le nom de Penthinum apparaît est un acte du XIe siècle, accordant le domaine de Pantin au prieuré Saint-Martin-des-Champs.[réf. nécessaire]

HistoireModifier

Antiquité, Moyen Âge et Époque moderneModifier

Des traces archéologiques attestent de l'occupation du territoire de Pantin par des populations celtes à l'âge du bronze.

Les Romains ayant aménagé une voie entre Lutèce et Trèves (ancêtre de la nationale 3), une occupation permanente du site est attestée au IIe siècle.

La paroisse catholique est créée à la suite de la visite de l'évêque d'Auxerre, le futur saint Germain, à qui elle est dédiée.

En 1197-1198, le prieur de Saint-Martin-des-Champs Robert accorde aux villageois une charte de franchises, en exemptant de toute imposition les terres précédemment données à champart.

En 1411, le village est mis à sac par les Armagnacs, lors de la guerre de Cent Ans et, en 1499, le fief de Pantin est loué par le prieuré au contrôleur du grenier à sel de Melun.

L’abbaye de Saint-Denis possède un péage sur le chemin de Pantin qu’elle afferme à partir du XVIIe siècle.

Pantin au XVIIIe siècleModifier

Sources[13]

Au XVIIIe siècle, le village de Pantin attire de nombreuses personnalités, séduites par son « bon air ».

On connaît la présence de la société de Morville qui possédait un théâtre à Pantin dans les années 1730 : « Nous avions loué une maison et un théâtre à Pantin… M. de Caylus le dirigeait, M. d'Armenonville y jouait les premiers rôles. Nous y avons joué plusieurs comédies de M. de Coypel, qui n'ont pas vu le jour ».

Si aucun document ne permet pour le moment d’établir la présence de la danseuse Camargo, celle de Beaumarchais est en revanche bien attestée. Son mariage en 1768 avec une riche veuve lui procure des biens considérables sur Pantin : une douzaine de maisons louées aux villageois, de nombreux terrains ainsi qu’une splendide résidence de campagne revendue en , située à la hauteur du 123 avenue Jean-Lolive.

Mais la plus célèbre de ces « stars » reste bien évidemment la danseuse Guimard, dont la maison occupait l’actuelle école Charles-Auray. La ville de Pantin vient d’ailleurs de donner son nom à une petite rue près du canal. À proximité, son éternelle rivale Anne-Victoire Dervieux achète aussi une maison en 1776, d’ailleurs vite revendue et qui échoira ensuite à la femme du célèbre danseur Maximilien Gardel.

Le rôle de taille de 1783 dévoile la présence dans le village du musicien Rodolphe, l’ami de Mozart.

Quant à Étienne Méhul, il avait acheté en 1809 - sous le nom de sa tante - une petite propriété située près de l’église où il se livre à sa grande passion des fleurs (en particulier les tulipes).

En 1790, la commune perd la paroisse du Pré-Saint-Gervais qui obtient son autonomie. De 1790 à 1795 Pantin était un canton du district de Franciade.

Circonscriptions administratives d'Ancien RégimeModifier

Source[14]

Époque contemporaineModifier

Le XIXe siècle, l'époque des transformationsModifier

 
Le canal de l'Ourcq a contribué fortement à l'industrialisation de Pantin.
 
La défense contre les Alliés en 1814
Illustration par une carte postale du début du XXe siècle, peut-être d'après un tableau de l'époque.

Afin principalement d'alimenter Paris en eau salubre, la construction du canal de l'Ourcq est décidée par Bonaparte par le décret du 29 floréal an X (19 mai 1802) pour réaliser un canal de dérivation de la rivière de l'Ourcq, vers un bassin de la ville de Paris, situé près du village de la Villette, et sa première pierre est posée dès le . L'infrastructure est mise en service en 1804, et assure également des fonctions de transport de fret, favorisant ensuite le développement industriel de ses abords.

En 1806, la garde impériale de Napoléon, à son retour de la bataille d'Austerlitz, campe dans la plaine de Pantin.

En 1808 le canal de l'Ourcq rompt une des berges et inonde la plaine[15].

Pantin est un des villages qui, dans la campagne de 1814, se signale pour défendre Paris lors de la bataille de Paris. Le corps d'armée française commandé par le général Compans, s'arrête et se fortifie à Pantin contre le général russe Ragefski et le prince de Wurtemberg, qu'il combat avec tant d'opiniâtreté et de succès, que Ragefski est obligé de renouveler ses tirailleurs détruits par l'artillerie française. Le , une lutte sanglante s'engage, et après plus de deux heures d'une horrible mêlée, Pantin, pris et repris plusieurs fois, reste au pouvoir des troupes françaises.

De son côté, le maréchal de Marmont a également repoussé de Belleville les troupes russes, mais ce succès est de courte durée : de nouvelles troupes russes, prussiennes et wurtembergeoises se préparant à contre-attaquer. Barclay de Tolly, général en chef, s’avance avec 180 000 hommes contre pas plus de 25 000 Français. Le général Compans soutient courageusement l’attaque et après une forte résistance, désespérant de triompher du nombre toujours croissant d'ennemis, fait sonner la retraite et laisse à l'ennemi le village de Pantin.

Retiré avec les débris de ses soldats sur les hauteurs de Pantin, il soutient encore avec intrépidité le feu de l'ennemi, lorsque la nouvelle de l'arrêt des combats stoppe le carnage. La capitulation est signée le 31 mars. Pantin est occupé pendant trois mois par les troupes anglo-écossaises qui pillent et dévastent le village[15].

En 1826, l'ingénieur Henri Navier propose une ligne de chemin de fer de Paris à Strasbourg par Vitry-le-François et Nancy. Celle-ci est entérinée par la loi relative à l'établissement des grandes lignes de chemin de fer en France qui approuve l'Étoile de Legrand structurant les premières lignes françaises de chemin de fer. L'une d'elles est la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville concédée en 1853 à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg. Celle-ci ouvre en 1864 la gare de Pantin, favorisant les déplacements des habitants et le développement économique de la commune.

La ville connaît fin 1869 une notoriété passagère à l'occasion d'un sinistre fait divers, l'affaire Troppmann.

En 1875, le canal de l'Ourcq et la ligne de chemin de fer divisent la ville en deux quartiers : le Village et les Quatre-Chemins. Ce dernier quartier est excentré, et les Pantinois de la Petite Prusse (nom que l'on donnait au quartier neuf, car il abritait une population majoritairement originaire d'Alsace-Lorraine) demandent la sécession. La demande d'érection en commune indépendante est refusée. Mais le maire écoute les demandes et tient ses engagements : un lieu de culte est construit au bord de la route de Flandre et un hôtel de ville est bâti près du canal, inauguré en 1886.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, la ville est desservie par plusieurs lignes de tramway, qui permettent la desserte des quartiers vers Paris, la gare de Pantin, Aubervilliers et Saint-Denis et évincent les anciens omnibus

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C'est dans l'ancienne usine d'allumettes qu'est découverte la pâte inoffensive au sesquisulfure de phosphore qui remplaça le dangereux phosphore blanc.

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De la Première à la Seconde Guerre mondialeModifier

 
Stèle commémorative de la libératiion des Déportés.

Le , des taxis parisiens réquisitionnés prennent en charge les unités d'infanterie à la gare de Pantin au fur et à mesure de leur débarquement des trains pour les transporter sur le front lors de la première bataille de la Marne.

La Coupe de France de football 1917-1918 est la première édition de la Coupe de France de football. La finale a opposé le l'équipe du FC Lyon à celle de l'Olympique de Pantin au stade Olivier De Serres à Paris. Le match fut remporté par Pantin avec un score de trois buts à zéro.

La commune subit de graves destructions au cours de bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale. Le est parti du quai aux bestiaux de la gare de Pantin le dernier convoi de déportés de la région parisienne, composé de 2 500 hommes et femmes sortis des prisons parisiennes et du Fort de Romainville[16]. Les hommes seront immatriculés dans la série des 77 000 à Buchenwald, 80 % seront transférés au camp de Dora. Les femmes seront envoyées à Ravensbrück. 903 déportés de ce convoi décéderont dans les camps. La particularité de ce convoi est que 168 aviateurs alliés y sont intégrés : ils ne sont pas considérés comme prisonniers de guerre. Le 16 août, les déportés seront obligés d'évacuer leurs wagons à la hauteur de Nanteuil - Saacy. Le pont a été bombardé. Ils vont à pied jusqu’à la gare de Nanteuil. Il y eut des évasions qui se sont soldées par des exécutions.

L'industrie à Pantin au XXe siècleModifier

 
La gare de Pantin et le quartier industriel des Quatre-Chemins au début du XXe siècle.

Après avoir remporté la course de la côte d'Argenteuil sur une bicyclette à moteur SICAM, firme dont il était un des chefs de fabrication et un des pilotes en , Charles Benoît crée en 1923, avec Abel Bardin, qui avait été directeur commercial de la même SICAM, les ateliers de la Motobécane, qui créent leur usine rue Beaurepaire. Leur premier modèle, la « 175 », atteint 50 km/h et son succès est tel qu'on imagine une version « dames et ecclésiastiques », à cadre ouvert pour faciliter l'utilisation de l'engin aux personnes portant jupes, robes ou autres soutanes. Leur gamme s'étoffe ensuite avec la commercialisation de la Motoconfort MC1 de 308 cm3.

En 1923 également, Eugène Haug reconstruit les Grands Moulins de Pantin, une minoterie industrielle bâtie dans un style alsacien sur le même modèle que les Grands Moulins de Paris et ceux de Corbeil.

Le , un missile balistique V2 s'écrase sur Pantin[17].

L’après-guerreModifier

La ligne 5 du métro est prolongée de la gare du Nord à l'église de Pantin en 1942. Cette station est jusqu'en 1985 le terminus de la ligne. De ce fait, une importante gare routière est installée devant l'église, où de nombreux bus de la banlieue avaient et ont encore leur terminus.

En 1959 commence la construction des Courtillières, conçues par Émile Aillaud. Composé de 1 500 logements répartis en un long immeuble et en deux plus petits qui « serpentent » autour d'un parc de 4 ha, c'est l'un des premiers « grands ensembles » de la région parisienne. Au moment de sa construction, il était considéré comme le plus long bâtiment d'Europe[réf. nécessaire].

Des édifices publics sont venus compléter ce qui n'était au début qu'une cité d'habitation : mairie annexe, crèches, établissements d'enseignement, gymnases, maison de quartier, bibliothèque, centre de santé ont été construits.

Quarante ans après son inauguration, la cité est très dégradée, longtemps laissée à l'abandon par son gestionnaire et propriétaire, la SEMIDEP, société d'économie mixte propriété de la ville de Paris[18]. La population de Pantin en pleine croissance s'ouvre massivement à l'immigration extra-européenne à partir des années 1970.

Le XXIe siècleModifier

Après que l'OPHLM de Pantin est devenue propriétaire de la cité, la municipalité lance en 2001 un grand projet de réhabilitation du quartier. D'un montant estimé à 200 millions d'euros[19] (en partie financés par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine), le projet consiste principalement en une requalification urbaine du quartier, requalification qui prévoit la destruction d'une partie des bâtiments et la rénovation des parties restantes.

Le chantier, déjà engagé, a été gelé en mai 2006 par le ministère de la Culture et le ministère du Logement et de la Ville du fait d'une demande de classement aux monuments historiques. Les inspecteurs des Monuments historiques ayant préconisé en avril 2007 la sauvegarde des bâtiments ; le projet est actuellement bloqué et reste dans l'attente d'une décision définitive sur la nature du classement, décision rendue difficile de par l'état d'avancement des travaux et l'opposition de la municipalité soutenue par la population[20],[21].

Politique et administrationModifier

En 1867 est créé la commune des Lilas, par démembrement notamment du territoire de Pantin[22].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[23], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de la Seine-Saint-Denis et à son arrondissement de Bobigny après un transfert administratif effectif au .

Elle était de 1793 à 1967 le chef-lieu du canton de Pantin de la Seine. Lors de la mise en place de la Seine-Saint-Denis, elle est divisée entre les cantons de Pantin et de Pré-Saint-Gervais, puis intervient en 1976 un nouveau découpage cantonal qui scinde la commune entre les cantons de Pantin-Est et de Pantin-Ouest[22]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateurdu canton de Pantin

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la sixième circonscription de la Seine-Saint-Denis.

IntercommunalitéModifier

À la suite des élections municipales de 2008, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Romainville ont entamé des réflexions en vue de la création d'une communauté d'agglomération. Celle-ci, dénommée communauté d'agglomération Est Ensemble a été créée au .

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée[24].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale, et exerçant également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées

La commune fait donc partie depuis le de l'établissement public territorial Est Ensemble, créé par un décret du [25] et qui regroupe l'ensemble des communes qui faisaient partie de l'ancienne communauté d'agglomération..

Tendances politiques et résultatsModifier

Lors du premier tour des élections municipales de 2020, la liste PS menée par le maire sortant Bertrand Kern obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 5 462 voix (50,53 %, 35 conseillers municipaux élus dont 9 communautaires), devançant largement les listes menées respectivement par[26] :
- Geoffrey Carvalhinho (UMP-UDI, 2 254 élus, 20,85 %, 4 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
- Jean-Pierre Henry (FG, 1 419 voix, 13,12 %, 3 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
- Nadia Azoug (EELV, 1 354 voix, 12,52 %, 3 conseillers municipaux élus) ;
- Armonia Bordes (LO, 319 voix, 2,95 %, pas d'élus).
Lors de ce scrutin, 53,71 % des électeurs se sont abstenus.

Lors du premier tour des élections municipales de 2020[27], la liste PS - EÉLV - PRG - GRS - PP menée par le maire sortant Bertrand Kern remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 5 110 voix (57,60 %, 37 conseillers municipaux élus dont 1 métropolitain), devançant très largement les listes menées respectivement par[28],[29] :
- Nadège Abomangoli (LFI - G·s - PCF, 1 669 voix, 18,81 %, 4 conseillers municipaux élus) ;
- Geoffrey Carvalhinho (LR - UDI - LREM - SL , 1 322 voix, 14,90 %, 3 conseillers municipaux élus) ;
- Olivier Enjalbert (DVG, 499 voix, 5,62 %, 1 conseiller municipal élu) ;
- Nathalie Arthaud (LO, 271 voix 3,05  %, pas d'élus).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 64,05 % des électeurs se sont abstenus.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs de Pantin[30],[31]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Charles François Tiphaine    
1792 1793 Cozette    
1793 1794 Nicolas André Deroy    
1794 ? François Rouiller    
1800 1806 Nicolas André (?) Deroy    
1806 1812 François Rouiller    
1812 1825 François Joseph Gorneau    
1826 1830 Ferdinand Lefevre    
1830 1831 Duchesne    
1831 1835 Benoit Antoine Bonnefons De La Vialle    
1835 1836 Ferdinand Lefevre   Décédé le 14 août 1836
1836 1850 Jean Claude Henri Narjot    
1852 1859 Charles Étienne Auger    
1859 1870 Charles Étienne Courtois    
1870 1875 Simon Clovis Delizy    
1876 1881 Eugène Jean-Baptiste Varenne    
1881 1885 Ovide Appolinaire Pétigny   Conseil municipal dissout à la suite de sa mésentatente[32]
1885 1896 Joseph Albert Pellat[Note 3],[32] Républicain Médecin à la manufacture des tabacs
1896 1919 Charles Marie Victorien David[32] Rad. Industriel fabricant de wagons, usine Desouches, David et Cie
1919 1938 Charles Auray[32] SFIO (1919-1920)
SFIC (1920-1923)
USC (1923-1924)
SFIO (1924-1933)
PSdF-USR (1933-1938)
Comptable, puis permanent du GODF
Conseiller général de Pantin (1935 → 1938)
Député de la Seine (1924 → 1927)
Sénateur de la Seine (1927 → 1938)
Décédé en fonction
1938 1944 Henri Labeyrie[32] SFIO Préposé à la Manufacture de tabacs de Pantin
Maintenu maire par le Gouvernement de Vichy[33]
1944 octobre 1944 Charles Bertrand PCF  
octobre 1944 1947 Paulin Cornet[32],[34] Front national
de la Résistance
Employé des chemins de fer de l’Est
Président du Comité local de Libération puis élu maire en avril 1945
1947 1949 André Faizas[32],[35] SFIO Commerçant
Conseil municipal dissout à la suite de la division de la coalition anti-communiste
1949 1953 Marcel Eugène Leclerc[32] RPF Négociant en huile et graines industrielles
1953 1959 Louis Collaveri[36] SFIO Journalier puis employé d'octroi
Conseiller général de Pantin (1929 → 1935)
1959 1968 Jean Lolive[Note 4],[32],[37] ,[38] PCF maçon, briquetier, cimentier, résistant-déporté
Député de la Seine puis de la Seine-Saint-Denis (1958 → 1968)
Décédé en fonction
1968 1977 Fernand Lainat[32] PCF Machiniste receveur au dépôt RATP de Flandre à Pantin
Secrétaire syndical CGT
Secrétaire PCF de la section de Pantin
1977 2001 Jacques Isabet[32],[39] PCF Ajusteur mécanicien RATP puis permanent du PCF
Conseiller général de Pantin-Ouest (1976 → 1985)
2001[40],[41] En cours
(au 19 septembre 2021)
Bertrand Kern[42] PS Cadre bancaire, assistant parlementaire de Claude Bartolone puis avocat
Conseiller général de Pantin-Ouest (1998 → 2015)
Conseiller départemental de Pantin (2015 →2021)
Député de la Seine-Saint-Denis (1998 → 2002)
Président de la CA Est Ensemble (2010 → 2012)
Réélu pour le mandat 2020-2026[43],[44]

Politique de développement durableModifier

En septembre 2021, la vitesse des véhicules est limitée à 30 km/h dans l'ensemble de la commune, à l'exception des anciennes RN 2 et RN 3, ainsi que de la RD 115.

En effet, la ville, qualifiée en 2016 par l'OMS de ville la plus polluée d'Ile-de-France, avec un taux de particules fines annuel de 36 microgrammes/m3[45], souhaite améliorer la sécurité des usagers de la route mais également réduire les nuisances sonores et la pollution, tout en favorisant l'évolution de la ville afin qu'elle soit adaptée aux besoins des piétons et des circulations douces[46].

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[47],[Note 5]

En 2018, la commune comptait 59 060 habitants[Note 6], en augmentation de 10,45 % par rapport à 2013 (Seine-Saint-Denis : +5,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1729261 1541 0201 8711 9062 3233 0472 657
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 9094 8428 56312 33713 66517 85719 17021 84725 586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
29 71632 69636 35938 97539 18937 26037 71636 24236 963
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
46 29247 60742 73943 55347 30349 91953 57753 79755 342
2018 - - - - - - - -
59 060--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

  • lycée général et technologique Marcelin-Berthelot
  • lycée professionnel Simone-Weil
  • lycée technologique et professionnel Lucie-Aubrac
  • CFA régional des Compagnons du Devoir et du Tour de France
  • collège Jean-Jaurès
  • collège Jean-Lolive
  • collège Irène-et-Frédéric-Joliot-Curie
  • collège Lavoisier
  • collège privé Saint-Joseph
  • école élémentaire Joséphine-Baker
  • école élémentaire Charles-Auray
  • école élémentaire Édouard-Vaillant
  • école élémentaire Henri-Wallon
  • école élémentaire Jean-Jaurès
  • école élémentaire Jean-Lolive
  • école élémentaire Joliot-Curie
  • école élémentaire Saint-Joseph
  • école élémentaire Louis-Aragon
  • école élémentaire Marcel-Cachin
  • école élémentaire Paul-Langevin
  • école élémentaire Sadi-Carnot
  • école élémentaire Plein-Air (école spécialisée)
  • école élémentaire Antoine-de Saint-Exupéry ()
  • école maternelle Georges-Brassens
  • école maternelle Jean-Lolive
  • école maternelle Jacqueline-Quatremaire
  • école maternelle Jean-Jaurès
  • école maternelle Diderot
  • école maternelle La Marine
  • école maternelle Liberté
  • école maternelle Eugénie-Cotton
  • école maternelle Joliot-Curie
  • école maternelle Hélène-Cochennec
  • école maternelle Méhul
  • école maternelle Saint-Exupéry

CultureModifier

Équipements culturelsModifier

AssociationsModifier

  • Association Quatre Chemins Évolution - Accompagne et aide les jeunes à s’insérer socialement et professionnellement. À travers la citoyenneté, le soutien scolaire et l'orientation, le coaching professionnel et l’organisation d’activités sportives et artistiques.
  • Association de Quartier Tipeu Tinpan - Ateliers artistiques : arts plastiques, marionnettes, peinture, dessin. Ateliers thématiques : rencontres d'habitants, travail sur la mémoire et la découverte du quartier et de la ville, jeux de société.
  • Bruitparif, Observatoire régional du bruit en Ile-de-France.
  • Cercle Pierre Mendes France - Réflexion et action politique Radical de Gauche.
  • Événement-Ciel - Diffusion du savoir scientifique et technique au travers de la pratique de l'astronomie. Organiser des manifestations publiques de sensibilisation et de découverte à vocation scientifique et culturelle.
  • Maison des Arts et des Sciences informatiques - Apprendre l'informatique en s'amusant : origami, travaux manuels, jeux et magie, mythologie. Aide à tout projet multimédia : diaporama photos, montage vidéo, développement de logiciels, interface de navigation, site web, etc.
  • Orchestre Divertimento, orchestre composé de jeunes musiciens.
  • Orchestre d'harmonie de Pantin Orchestre d'harmonie classé en division d'honneur de la CMF, fondé en 1881.
  • Association Pantin Patrimoine
  • Association 9.7 Degrés, orchestre de rue : promotion de la culture carnavalesque antillaise

CultesModifier

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 455 , ce qui plaçait Pantin au 24 090e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[50]. Ce chiffre est inférieur à la moyenne départementale de Seine-Saint-Denis (26 994 ).

EmploiModifier

Le taux de chômage, en 2014, pour la commune s'élève à 19,1 %, un chiffre nettement supérieur à la moyenne nationale (10,4 %)[51].

EntreprisesModifier

 
Les Grands Moulins de Pantin accueillent BNP Paribas.

Au , Pantin compte 1 408 entreprises.

De grands groupes sont implantés sur la commune, comme Maj -Elis (location de linge), Audim (téléphonie, en liquidation judiciaire le ), Netcom Group (téléphone, siège social et administratif), Papyrus (distributeur de papier) passé sous le contrôle du Portugais Inapa[52], Innelec Multimédia (logiciels de loisirs) coté en bourse[53] ou Solabia (biochimie)[54].

En 2016, l'agence de publicité BETC (561 salariés) s'installe le long du canal de l'Ourcq dans les anciens bâtiments des Magasins généraux[55] (construits dans les années 1930 pour stocker des céréales et des marchandises destinées à Paris[56]).

Autres établissements :

  • Groupe Sergent-Major, Legrand SNC (siège à Limoges), Boiron (siège à Lyon), Alliance Santé (siège à Gennevilliers).
  • La SNCF exploite à Pantin et Bobigny le Technicentre Est Européen, soit 400 emplois, qui entretient notamment le TGV Est européen.
  • Les 3 000 salariés de BNP Paribas Securities Services (siège à Paris) se sont installés en 2009 dans le bâtiment historique des Grands Moulins de Pantin rénové par les architectes Reichen et Robert et qui fait maintenant face au-delà du périphérique à la Philharmonie de Paris.
  • Implanté dans la ville depuis 1992, Hermès Sellier (siège à Paris) y regroupe de nombreuses activités de maroquinerie et autres métiers d'art et a été rejoint sur la commune par d'autres entreprises du luxe comme la maison Revel, Bourjois-Chanel, Gucci, Agnès b.[55]

CommercesModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'hôtel de ville, datant de 1884-1886, inscrit monument historique depuis 2017[57].
  • L'église Saint-Germain-l'Auxerrois, dont la construction fut commencée vers 1664, à l'emplacement d'une église datant probablement du XIIe siècle. Elle a été fréquemment remaniée, notamment avec la construction du clocher par Joachim Beausire en 1736-37. En 1826, à l'occasion de travaux de consolidation, est rajouté un porche surmonté d'un fronton triangulaire. L'église contient des fonts baptismaux du XVIIIe siècle, une tapisserie représentant la crucifixion de 1959 de Plasse Le Gisne sur un carton de Léon Zack, et une peinture du XVIIe siècle attribuée à Franck le Vieux (décédé en 1616), représentant le Christ et sainte Madeleine. L'église est classée au titre des monuments historiques par arrêté du [58].
  • L'église Sainte-Marthe des Quatre-Chemins[59], construite en 1876[60].
  • La Folie de Pantin, maison de plaisance construite par l'architecte néo-classique Perrard de Montreuil. Située à l'emplacement d'une exploitation de gypse, elle date du Directoire et fut transformée en maison de rapport au XIXe siècle. Devant la maison, on voit aussi la margelle d'un puits de 1782, ovale, qui abrite un amandier, inventorié comme arbre remarquable. La façade et la toiture de la maison sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du [61]. La maison, très ruinée, devait être restaurée dans le cadre de la future base de loisirs de la Corniche des Forts, mais le projet n'a pas abouti.
  • L'école de Plein-Air, conçue en 1935 par Florent Nanquette, est construite dans le parc de la Seigneurie. Elle était destinée aux enfants souffrant de maladies respiratoires.
    Depuis la rentrée 2001, elle accueille une classe-relais « hors les murs » et constitue l'une des actions du contrat local de sécurité de Pantin de 2000. Elle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [62].
  • La piscine municipale, construite en 1937 par l'architecte Charles Auray, fils de Charles Auray, maire de la ville depuis 1919 (en l'honneur duquel une rue, un stade et une école de la ville portent le nom), est édifiée en liaison avec la mairie et le groupe scolaire. Elle fut l'une des premières construites en région parisienne. Le captage qui alimente cet édifice se fait dans la nappe phréatique profonde, ce qui est remarquable pour l'époque. De par son architecture particulière, elle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [63].

En matière de locaux industriels et d'activité, on note :

  • L'usine élévatrice des eaux, dessinée par Charles Auray, est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [64].
  • Les Grands Moulins de Pantin
  • La Manufacture des tabacs fut l'une des plus importantes usines de Pantin. Implantée en 1876 à l'emplacement de l'ancienne tannerie Courtois, les bâtiments de production de la manufacture ont été reconstruits par l'État en 1978, et 721 ouvriers (dont 644 femmes) y étaient employés en 1898. En 1980, le gouvernement décide de fermer la manufacture, trop exposée à la concurrence. Malgré une très forte mobilisation avec une occupation de l'usine pendant 19 mois et une proposition de plan de remise en route, son histoire s'achève en 1983 avec la fabrication d'un dernier paquet de cigarettes les Gauloises « rouges », vendues notamment à la fête de l'Humanité ou lors de galas de soutien. Les locaux abandonnés revivent parfois à l'occasion de tournages de films, comme La Lectrice de Michel Deville ou Delicatessen de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet. Paul Chemetov a construit à l'intérieur de la parcelle trois immeubles de bureaux en béton, verre et parement à base d'aluminium (structure poteaux-poutres et murs-rideaux), parallèles à la rue Courtois et un quatrième vaisseau similaire placé perpendiculairement aux autres, donnant sur la rue Nicot[65]. Cet ensemble abrite aujourd'hui plusieurs importantes directions nationales de la DGFiP. L'ancienne maison de l'ingénieur de la manufacture des tabacs est aujourd'hui occupée par le Comité départemental du tourisme de la Seine-Saint-Denis.

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Patrimoine naturelModifier

 
Les falaises de Pantin seront réaménagées pour devenir la Corniche des forts.
  • L'île de loisirs de la Corniche des Forts : cette base de loisirs régionale prévoit l'aménagement d'un parc urbain de 62 hectares située sur les communes de Pantin, Les Lilas, Noisy-le-Sec et principalement de Romainville, notamment sur d'anciennes carrières de gypse. Ce projet proposera à la population des activités de loisirs culturels et sportifs, un cheminement de 2,8 km destiné aux piétons et aux vélos, reliant Pantin à Noisy-le-Sec, un belvédère offrant un panorama sur Paris... Les travaux de la Corniche des Forts ont débuté en 2008. Les abords du château de Romainville réaménagés et les jardins familiaux seront livrés au public fin 2009, dans un second temps, la Folie de Pantin serait restaurée. Cette base de loisirs est gérée par un syndicat mixte regroupant le département et les communes concernées[66].

Personnalités liées à la communeModifier

Par ordre chronologique de naissance :

Héraldique, devise et logotypeModifier

 
Hardy Pantin en avant

Les armes de la commune de Pantin se blasonnent ainsi :
D'argent à la croix de gueules cantonnée de quatre molettes du même.


Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Une crèche, dont il fut le fondateur à Pantin, porte le nom de ce maire, ainis que la rue où elle se trouve..
  4. Une place, une avenue et un collège de la commune portent le nom de ce maire.
  5. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  7. La restructuration de l'ancien centre administratif de Pantin en Centre national de la Danse a valu aux architectes Antoinette Robain et Claire Guieysse le prix de l'Équerre d'argent 2004.

RéférencesModifier

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  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. Marie-Douce Albert, « Grand Prix de l'urbanisme Jacqueline Osty, l'instinct paysager », Le Moniteur, no 6116,‎ .
  10. « Voici la ville la plus polluée de France et celle où l'air est le plus agréable », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  12. « La ville de Pantin (93) championne de la pollution atmosphérique en France » (consulté le ).
    • Morville : Théâtres de société, qui cite le témoignage d’un contemporain rapporté dans Dominique Quéro, « Autour de la société de Morville et de trois prologues de Caylus (1731-1733) », in Le Comte de Caylus, les arts et les lettres, actes du colloque d’Oxford, 2004, p. 137.
    • Camargo : son nom est juste cité dans Fernand Bournon, État des communes, Pantin, 1901, mais aucune source n’est mentionnée.
    • Beaumarchais : Archives nationales, Z/1j/961 (estimation maison), AN ET/LIII/472 (inventaire après décès de la femme de Beaumarchais), AN Y/11089 (plainte).
    • Guimard : AN ET/XXXVIII/509 (achat maison), AN Z/2/2758 (plainte du curé), AN ET/LXII/559 (vente maison). Nombreux passages sur la Guimard à Pantin dans les Mémoires secrets dits de Bachaumont.
    • Dervieux puis Gardel : AN ET/XXXI/210 (achat maison), Z/1j/1113 (estimation maison).
    • Rodolphe : AN Z/1g/404 (rôle de taille).
    • Méhul : AN ET/CXV/1140 (inventaire après décès de Méhul).
  13. Atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis.
  14. a b et c Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
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  18. Matin Plus, 20 septembre 2007. Lire en ligne
  19. Le journal du dimanche, 2 septembre 2007.
  20. lemonde.fr, 15 septembre 2007
  21. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  23. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
  24. Décret n° 2015-1661 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Romainville sur Légifrance.
  25. Résultats officiels pour la commune Pantin
  26. Hélène Haus, « Municipales : à Pantin, Bertrand Kern (PS) vise un quatrième et « dernier mandat » : L’édile socialiste se représente avec le soutien d’EELV. Mais la multiplication des listes de gauche pourrait lui mettre des bâtons dans les roues », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Il fait partie du club des 19 maires de Seine-Saint-Denis élus dès le 1er tour en 2014, même si cette année-là, Bertrand Kern a échappé de justesse à un second round en remportant « seulement » 50,53 % des voix. À 58 ans, le maire socialiste de Pantin est cette année candidat à un quatrième mandat (...) Têtes de liste : Nadège Abomangoli (LFI), Nathalie Arthaud (LO), Geoffrey Carvalhinho (LR), Olivier Enjalbert (SE) et Bertrand Kern (PS) ».
  27. « Résultats par commune. Seine-Saint-Denis (93) - Pantin », sur interieur.gouv.fr, (consulté le ).
  28. Maëlys Dolbois, « Municipales 2020 à Pantin : Bertrand Kern élu maire dès le premier tour : Le premier tour des élections municipales s'est déroulé ce dimanche 15 mars 2020. Retrouvez les résultats de ce scrutin pour la commune de Pantin (Seine-Saint-Denis) », Actu Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  33. Emmanuel Bellanger, Claude Pennetier, « CORNET Paulin, Jean, Prosper : Né le 30 mars 1885 à Fontenay-sous-Bois (Seine, Val-de-Marne) ; employé des chemins de fer de l’Est ; syndicaliste confédéré (CGT) ; conseiller municipal de Pantin (Seine, Seine-Saint-Denis) de 1919 à 1929 ; résistant Front national ; président de la délégation spéciale de Pantin à la Libération, maire (1944-1947), premier adjoint (1947-1949), conseiller municipal (1949-1953) et de nouveau adjoint (1953-1959). », Le Maitron en ligne, 26/10/2008 mis à jour le 3/12/2018 (consulté le ).
  34. Emmanuel Bellanger, Claude Pennetier, « FAIZAS André, Jean : Né le 5 février 1902 à Thouars-sur-Garonne (Lot-et-Garonne) ; représentant de commerce puis commerçant ; conseiller municipal SFIO (1929-1935), maire (1947-1949) de Pantin élu sur la liste SFIO, puis conseiller municipal (1949-1959) tour à tour élu sous l’étiquette RPF et indépendant. », Le Maitron en ligne, 1/4/2009 mis à jour le 20/6/2009 (consulté le ).
  35. Emmanuel Bellanger, Claude Pennetier, « Collaveri Louis [Collaveri Ezio, Corrado, dit] : Né le 13 septembre 1878 à Livourne (Italie), mort le 5 mai 1963 à Pantin (Seine, Seine-Saint-Denis) ; journalier en 1919, employé d’octroi en 1925 ; conseiller municipal socialiste SFIO de Pantin (1925-1935) ; conseiller général du canton de Pantin (1929-1935) ; maire SFIO de Pantin (1953 à 1959) », Le Maitron en ligne, 25/10/2008 mis à jour le 30/1/2021 (consulté le ).
  36. Claude Pennetier, « LOLIVE Jean, Auguste : Né le 6 juin 1910 à Brignais (Rhône), mort le 6 septembre 1968 à Pantin (Seine, Seine-Saint-Denis) ; maçon, briquetier, cimentier ; militant communiste ; résistant-déporté ; sénateur de la Seine pendant six mois en 1958 ; député de la Seine puis de la Seine-Saint-Denis (1958-1968) ; conseiller général de la Seine (1953-1959) ; maire de Pantin (1959-1968) », Le Maitron en ligne, 31/7/2012 mis à jour le 14/8/2014 (consulté le ).
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  38. Paul Boulland, « ISABET Jacques, Emmanuel : Né le 10 juillet 1939 à Paris (XVIIIe arr.) ; ajusteur mécanicien RATP ; membre du secrétariat de la fédération PCF de Seine-Saint-Denis (1966-1973), collaborateur du comité central du PCF ; maire adjoint (1968-1977) puis maire (1977-2001) de Pantin (Seine-Saint-Denis), conseiller général de Seine-Saint-Denis (1979-1985) », Le Maitron en ligne, 6/4/2010 mis à jour le 20/9/2010 (consulté le ).
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  46. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  47. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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  55. Élisabeth Couturier, « À Pantin, on ne prête qu'aux friches », Paris Match, semaine du 22 au 28 septembre 2016, p. 32-33.
  56. « Hôtel de ville », notice no PA93000074, base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. « Eglise Saint-Germain », notice no PA00079943, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  58. Sainte Marthe des quatre chemins - 93500 PANTIN
  59. Église Sainte-Marthe-des-Quatre-Chemins Ville de Pantin
  60. Notice no PA00079944, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  61. Notice no PA93000005, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  62. Notice no PA93000006, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  63. Notice no PA93000007, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  64. Atlas du Patrimoine de Seine-Saint-Denis.
  65. SOURCE : Le Syndicat de la Corniche des Forts.
  66. Site officiel de Raymond Mulinghausen

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Fernand Bournon (dir.), Pantin : notice historique et renseignements administratifs, Montévrain, Imprimerie typographique de l'école d'Alembert, coll. « État des communes à la fin du XIXe siècle », , 160 p. (lire en ligne), lire en ligne sur Gallica.
  • Le patrimoine des Communes de la Seine-saint-Denis, Flohic éditions, 1994, (ISBN 2-908958-77-5)
  • Maurice Foulon (préf. Charles Auray), Les Pantinois sous l’Ancien Régime, Paris, Éditions U. de Coster, , 199 p., in-8°.
  • Philippe Delorme, Claude Taszek, Mémoire en images - Pantin [1], Éditions Alan Sutton, 2005 (ISBN 978-2-842534-02-8).
  • Daniel Tajan, Emmanuel Bellanger, Des Mairies triomphantes aux mairies citoyennes d'aujourd'hui : l'usage et la forme (Journées du patrimoine, 19/09/1999, AM Pantin, cote PAT 1).
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  • Contribution au diagnostic patrimonial de la commune de Pantin, [PDF] de 130 pages..
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  • Pierre Trudeau : Histoire de l'action sociale à Pantin du XVIIe au XXe siècle
  • André Monnet - photos A. Cayeux : La Vie dans la zone, Pantin 1942 (édition 2019, 96 pages)
  • André Monnet : Pantin disparu (souvenirs d'après-guerre) (édition 2019, 96 pages)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • « Pantin », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).