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Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

écrivain, musicien, homme d'affaires et poète français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Caron et Beaumarchais (homonymie).
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Marc Nattier, Portrait de Beaumarchais (1755),
Londres, collection particulière[1].
Nom de naissance Pierre-Augustin Caron
Alias
Beaumarchais
Naissance
Paris, Drapeau du royaume de France Royaume de France
Décès (à 67 ans)
Paris, Drapeau de la France République française
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Mouvement les Lumières
Genres
roman, théâtre, poésie

Œuvres principales

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, né le à Paris où il est mort le , est un écrivain français, dramaturge, musicien, homme d'affaires. Editeur de Voltaire, il est aussi à l'origine de la première loi en faveur du droit d'auteur et le fondateur de la Société des Auteurs. Également espion et marchand d'armes pour le compte du roi, c'est un homme d'action et de combats qui ne semble jamais désarmé face à un ennemi ou à l'adversité. Son existence est toute entière marquée par l'empreinte du théâtre et s'il est principalement connu pour son œuvre dramatique, en particulier la trilogie de Figaro, sa vie se mêle étrangement à ses œuvres.

Figure importante du siècle des Lumières, il est estimé comme un des annonciateurs de la Révolution française[2] et de la liberté d'opinion ainsi résumée dans sa plus célèbre pièce Le Mariage de Figaro : « Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur, il n'y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits »[3].

Sommaire

L'ascensionModifier

Origine et familleModifier

Pierre-Augustin Caron, né le 24 janvier 1732[4], est l'unique garçon d'André-Charles Caron, originaire de Meaux et de sa femme Louise Pichon. Dix enfants naîtront de cette union dont six seulement devaient vivre[5]. Le père, issu d'une famille d'horlogers huguenots[6], était lui-même devenu maître-horloger après avoir abjuré le protestantisme le 7 mars 1721 dans l'église des Nouvelles-Catholiques, se convertissant de fait au catholicisme[7] ; c'est un artisan reconnu, amateur d'art et créateur de la première montre-squelette. La famille est plutôt aisée bien que le père fasse des dettes et que les tensions soient réelles dans le couple[8].

Formation et horlogerieModifier

Pierre-Augustin, après des études dans une école d'Alfort de 1742 à 1745, entre en apprentissage dans l'atelier paternel à l’âge de 13 ans[9]. Il donne du fil à retordre à son père, qui le chasse quelque temps de la maison familiale, mais finit par devenir un artisan compétent, puisqu'il invente, en 1753, un nouveau mécanisme d'échappement, dit à hampe ou à double virgule (peu utilisé aujourd'hui du fait des problèmes de frottement)[10] ; ce sera l'occasion d'une première controverse : l'horloger du Roi Jean-André Lepaute s'attribue l'invention et Beaumarchais doit faire appel à l'Académie des Sciences pour que lui soit reconnue la propriété de l'invention. Il devient fournisseur de la famille royale.

Premier mariageModifier

Il ne tarde toutefois pas à abandonner l'horlogerie ; Jean-Antoine Lépine qui le remplace dans l'atelier paternel, devait épouser sa soeur Fanchon et devenir l'associé en 1756, puis le successeur d'André-Charles Caron[11]. Beaumarchais se marie le 27 novembre 1756 avec Madeleine-Catherine Aubertin, veuve Franquet. L'épouse est bien plus âgée mais possède une fortune considérable. Il se fait appeler « de Beaumarchais » dès 1757[12], du nom du fief de " Bosc Marchais" [13], qui appartient à son épouse [14] et qui donne l'illusion de la noblesse. Madeleine-Catherine meurt subitement l'année suivante à 35 ans. Immédiatement, le jeune veuf se voit dans une position inconfortable et se trouve confronté au premier de la longue suite de procès et de scandales qui marqueront son existence.

Entrée à la Cour de Louis XVModifier

 
Jean-Marc Nattier, Marie Adelaïde de France, dite Madame Adélaïde, fille de Louis XV (1758), château de Versailles. Les filles du roi étaient des musiciennes consommées.

Néanmoins les ennuis de sa vie privée, il commence à être connu. Il se lie d’amitié avec le financier de la Cour, Joseph Pâris Duverney qui favorise son entrée dans le monde de la finance et des affaires. Il se lance alors dans les spéculations commerciales et déploie un tel génie en ce genre qu’en peu d’années il acquiert une grande fortune et achète une charge de secrétaire du roi qui lui confère la noblesse.

En 1759, faveur insigne, il est nommé professeur de harpe de Mesdames, les quatre filles du roi Louis XV, qui résident à la cour.

Patronné par un prince du sang, Louis-François de Bourbon, prince de Conti, il devient bientôt lieutenant général des chasses[15] et commence à écrire de petites parades pour des théâtres privés (Les Bottes de sept lieues, Zirzabelle, Jean Bête à la foire) qui jouent sur le comique de mots du langage populaire des Halles de Paris.

Voyage à MadridModifier

En avril 1764, Beaumarchais entreprend un séjour de dix mois à Madrid, vraisemblablement pour aider sa sœur Lisette délaissée par son fiancé Clavijo, fonctionnaire au ministère de la Guerre [16]. Pendant son séjour en Espagne, il s'est surtout occupé de conclure des affaires pour Duverney. Ils cherchent à gagner des contrats exclusifs pour la colonie espagnole nouvellement acquise de Louisiane et tentent d'obtenir la concession de la traite dans les colonies espagnoles en Amérique. Beaumarchais se rend à Madrid muni d'une lettre de recommendation du duc de Choiseul, devenu son protecteur. Ses affaires s'éternisent et Beaumarchais passe une grande partie de son temps à s'imprégner de l'atmosphère espagnole, appelée à exercer une influence majeure dans ses écrits ultérieurs. Bien que lié à des personnalités influentes à l'instar du ministre des Affaires étrangères Grimaldi[17] ses espoirs de contrats restent sans lendemain et il quitte la Castille pour Paris en mars 1765.

Second mariageModifier

Menant un train de vie aisé mais toujours à la merci d'une disgrâce, il se remarie en 1768 avec Mme Lévêque, la très riche veuve du garde général des Menus-Plaisirs, née Geneviève-Madeleine Wattebled (1731-1770). Elle devait lui donner deux enfants, un fils et une fille, tous deux morts jeunes[18]. Elle même meurt dès 1770, à trente-neuf ans, après seulement quelques années[19] de mariage, lui laissant une somme astronomique. À l'occasion de ce second veuvage précoce, Beaumarchais est accusé de détournement d’héritage.

Au service de l'EtatModifier

L'affaire GöezmanModifier

Article détaillé : affaire Goëzman.

Les années 1770-1773 sont pour Beaumarchais des années de procès et de défaveur : outre ses démêlés judiciaires avec le comte de la Blache, engendrés par la succession testamentaire de Joseph Pâris Duverney, il est victime de la corruption régnant au sein de la Grande-Chambre du Parlement, ce qui va entraîner l’affaire Goëzman. Il y manifeste un art consommé des factums, allant jusqu’à renouveler le genre mais il y perd sa fortune, ses alliés et ses droits civiques.

Beaumarchais se fait agent secretModifier

Expert en intrigues et marchandages de toutes sortes et intégré au Secret du Roi — service personnel d'espionnage du roi —, il est en mars 1774 une première fois envoyé à Londres pour négocier la suppression du libelle les Mémoires secrets d’une femme publique de Théveneau de Morande, dirigé contre la comtesse du Barry, favorite royale, mission où il espère regagner les faveurs de la Cour. Cependant, le roi meurt en mai suivant et la comtesse du Barry est bannie de la cour par Louis XVI.

En 1775, sur les conseils de Sartine, il est chargé par le nouveau souverain d’empêcher la publication d’un nouveau pamphlet, l’Avis à la branche espagnole sur ses droits à la couronne de France à défaut d’héritiers, d’un certain Angelucci, qui prétend que le roi a « l’aiguillette nouée ». Le 8 avril, il repart pour Londres[20]. Cette mission, qui le conduit également aux Pays-Bas, dans les États allemands, et en Autriche – où il est pour un temps incarcéré pour motif d’espionnage –, devient sous sa plume une aventure picaresque. La même année, il est chargé à Londres de récupérer des documents secrets détenus par le chevalier d’Éon.

La guerre d’indépendance des États-UnisModifier

À partir du mois de juin 1777, il se lance dans une nouvelle aventure et il se fait l’avocat d’une intervention française dans la guerre d'indépendance des États-Unis. Il entame alors une correspondance enflammée avec Charles Gravier de Vergennes, où il défend la cause des Insurgents. Dès le mois de septembre 1775, Beaumarchais joue un rôle politique en tant qu’intermédiaire entre les Insurgents et la France, et il rencontre fréquemment Arthur Lee, député secret des Insurgents.

Le 10 juin 1777, le secrétaire d’État aux affaires étrangères lui confie une somme importante pour soutenir secrètement les Américains[21]. Initié secrètement par Louis XVI et Vergennes, Beaumarchais reçoit l’autorisation de vendre poudre et munitions pour près d’un million de livres tournois sous le couvert de la compagnie portugaise Roderigue Hortalez et Compagnie qu’il monte de toutes pièces et dont il installe les bureaux à l'hôtel Amelot de Bisseuil, dit des Ambassadeurs de Hollande, rue Vieille du Temple à Paris. La société Roderigue Hortalez et Cie devait lui permettre, pensait-il, de s’enrichir en vendant armes et munitions et en envoyant une flotte privée pour soutenir les Insurgés[22].

Cette péripétie, alors que Beaumarchais s'implique dans les grandes spéculations boursières sous Louis XVI, est le sujet central du roman historique de Lion Feuchtwanger intitulé Beaumarchais, Benjamin Franklin et la naissance des États-Unis, paru en 1946. En fin de compte, bien qu'il ait reçu plus tard les félicitations publiques du Congrès, il engagea dans cette opération une grosse somme (plus de cinq millions) dont, après d'interminables débats, ses héritiers ne purent recouvrer qu'une faible part[23].

Dans la tourmente (1785 - 1799)Modifier

Editeur de VoltaireModifier

Il se lance dans l'édition des œuvres de Voltaire, et, après avoir acquis les caractères de Baskerville, loue pour vingt ans la forteresse de Kehl en décembre 1780[24].

En 1786, il épouse en troisièmes noces Marie-Thérèse de Willer-Mawlaz[25]. D'origine suisse et née en novembre 1753[26], la nouvelle épousée, âgée de 32 ans, a vingt-et-un ans de moins que son mari. Ils se sont rencontrés en 1774 et ont eu une fille, Amélie-Eugénie, en 1777. Marie-Thérèse lui survivra et mourra au début de la Restauration en 1816.

En 1788, après d’importants travaux de reconstruction inachevés, il vend à Aimé Jacquot et Jean Hérisé la papeterie de Plombières qu’il avait acquise en 1780[27].

En février 1789, il cède aux frères Claude Joseph et François Grégoire Léopold Desgranges les papeteries qu'il possède en Lorraine à Arches et Archettes.

La naissance du droit d'auteurModifier

Privilège d'ancien régime, les comédiens de la Comédie-Française avaient priorité pour exploiter les œuvres théâtrales et ne reversaient que des sommes minimes à ces mêmes auteurs pour l'utilisation de leurs œuvres.

En 1777, après le succès du Barbier de Séville, Beaumarchais commence à militer pour la reconnaissance du droit d'auteur. Avec d'autres auteurs, il crée le bureau de législation dramatique, Société des auteurs et compositeurs dramatiques depuis 1829[28]. Cette initiative sera reconnue lors de la Révolution française, notamment avec l'abolition des privilèges et avec l'inscription des droits d'auteur dans la loi Le Chapelier de 1791.

Ceux-ci sont automatiques à la création d’une œuvre. Ils garantissent à son auteur ses droits patrimoniaux et moraux (la reconnaissance de la paternité de l’œuvre notamment). Dans De la littérature industrielle, Sainte-Beuve présente l’action de Beaumarchais comme un tournant décisif de l’histoire de la littérature, car l’écrivain passe du statut de bénévole, de passionné ou de mendiant (dépendant de ses mécènes) à celui d’industriel et de gestionnaire : « Beaumarchais, le grand corrupteur, commença à spéculer avec génie sur les éditions et à combiner du Law dans l’écrivain ».

PropriétaireModifier

Beaumarchais s'était rendu propriétaire, suivant adjudication faite le 26 juin 1787, par le bureau de la Ville de Paris, d'une maison et dépendances d'une surface de 4 000 m2 environ.
Cette propriété comprenait tout l'espace alors limité par la rue Daval, le boulevard Beaumarchais, la rue Amelot et la place de la Bastille. Elle fut rachetée par la Ville de Paris, le 28 mai 1818, pour la somme de 508 300 francs pour faciliter l'ouverture du canal Saint-Martin. Sur le terrain restant, on construisit un entrepôt des sels qui fut abattu en 1841[29].

La Révolution françaiseModifier

En 1790, il a 58 ans et se rallie à la Révolution française qui le nomme membre provisoire de la commune de Paris. Mais il quitte bientôt les affaires publiques pour se livrer à de nouvelles spéculations ; moins heureux cette fois, il se ruine presque en voulant fournir des armes aux troupes de la République. Devenu suspect sous la Convention, il est emprisonné à l’Abbaye pendant la Terreur. Il échappe cependant à l’échafaud et se tient caché quelques années. Il s’exile à Hambourg puis revient en France en 1796. Il écrit ses Mémoires, chef-d’œuvre de pamphlet, et meurt d’apoplexie à Paris le 18 mai 1799 (29 Floréal de l'an VII)[30] à l'âge de 67 ans. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (division 28) à Paris.


Beaumarchais dramaturgeModifier

DescendanceModifier

De son union avec Marie Thérèse de Willer-Mawlaz[31],[25] (1753-1816) qu’il épouse le 8 mars 1786, il eut une fille, Amélie-Eugénie de Beaumarchais (1777-1832).

Amélie-Eugénie épouse en 1796 André Toussaint Delarue (1768-1863)[32], beau-frère du comte Mathieu Dumas, dont elle aura quatre enfants :

  • Palmyre (1797-1835), qui intente, en 1814, un procès afin d’obtenir le remboursement des sommes avancées par son père pour financer la livraison d’armes destinées à la Révolution américaine. Palmyre mariée en 1815, sous l’Empire, avec Eugène Poncet dont elle a un fils, Arthur Poncet (1817-1847), et une fille, Thérèse Poncet (1821-1894), mariée en 1840 à Henri Charles Roulleaux Dugage (Famille Roulleaux-Dugage), préfet, puis député ;
  • Charles-Édouard (1799-1878), page de l'Empereur, officier d'ordonnance du roi Louis-Philippe, colonel du 2e régiment de lanciers, général de brigade. Il a obtenu en 1835, 800 000 dollars (soit environ 22,5 millions de dollars de 2016[33]) et la branche de la famille des deux petits-fils sera ensuite autorisée à relever le nom de Beaumarchais (décret impérial de 1853). Il épouse Marthe Paule Roederer, fille du préfet Antoine-Marie Roederer, dont il aura un fils:
    • Raoul (1835-1900), colonel de cavalerie, épouse le 22 avril 1869 Caroline Etcheverry, fille du député Jean-Baptiste Etcheverry, dont il aura 2 fils et 2 filles.
  • Alfred-Henri (1803-?), fonctionnaire dans l'administration des finances[34].

ŒuvresModifier

 
Louis Clausade, Monument à Beaumarchais (1897), Paris, rue Saint-Antoine[35].

ThéâtreModifier

La Trilogie de FigaroModifier

Trilogie de Figaro, ou Le Roman de la famille Almaviva, selon l’appellation donnée par Beaumarchais dans une préface de La Mère coupable :

Autres œuvresModifier

FactumModifier

  • Concernant l’affaire Goëzman : « Le 17 juillet 1770, le financier Pâris-Duverney meurt et les dispositions qu’il a prises dans son testament en faveur de Beaumarchais sont contestées par le comte de La Blache, son légataire universel. Un procès s’ensuit et les biens de Beaumarchais sont finalement saisis lorsqu’en 1773 il publie à propos des agissements du rapporteur à son procès, le juge Goëzman, quatre mémoires dont l’esprit et la dialectique ont un retentissement considérable et font condamner le juge, le 26 février 1774. » (Michaud)
  • Requête d’atténuation pour le sieur Caron de Beaumarchais, A Nosseigneurs de parlement, les chambres assemblées, Knapen, Paris, 1773
  • Supplément au mémoire à consulter pour Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Quillau, Paris, 1773.
  • Addition au supplément du mémoire à consulter pour Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (...) servant de réponse à madame Goëzman (...) au sieur Bertrand d’Airolles, (...) aux sieur Marin, (...) et Darnaud-Baculard (...), P.-D. Pierres, Paris, 1774.
  • Quatrième mémoire à consulter pour Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais... contre M. Goëzman, (...) madame Goëzman et le sieur Bertrand, (...) les sieurs Marin, (...) Darnaud-Baculard (...) et consorts (...), J.-G. Clousier, Paris, 1774.

Œuvre (éditions)Modifier

  • Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, publiées par P.-P. Gudin de La Brenellerie, L. Collin, Paris, 1809. 7 volumes in-8° avec gravures. I-II. Théâtre ; III-IV. Mémoires ; V. Époques ; VI-VII. Correspondance.
  • Le Tartare à la Légion, édition établie, présentée et annotée par Marc Cheynet de Beaupré, Le Castor Astral, Collection "Les Inattendus", 1998, 232 pp. (Cet ouvrage retrace les liens entre Beaumarchais et Joseph Pâris Duverney, détaillant les phases du procès qui opposa Beaumarchais au comte de La Blache, relatif à la succession du financier. Outre le texte annoté du dernier mémoire à consulter de l’affaire, il donne un éclairage intéressant sur les circonstances ayant présidé à la rédaction du Mariage de Figaro et du Barbier de Séville).

OpérasModifier

CinémaModifier

Le Mariage de Figaro et Le Barbier de Séville ont fait l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques en plusieurs langues, pour la télévision essentiellement. Le personnage historique lui-même a été porté à l’écran, notamment dans les films suivants :

Notes et référencesModifier

  1. utpictura18, « Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (Comédie-Française) - Nattier » (consulté le 27 aout 2016).
  2. Roger Chartier, Les origines culturelles de la Révolution française, Seuil, 2000, p. 97.
  3. Le Mariage de Figaro (acte V scène 3, 1784)
  4. Dictionnaire des imprimeurs, libraires et gens du livre à Paris : A-C, Librairie Droz, 2007, p. 191.
  5. Pierre-Augustin, dit Pierrot, et cinq filles (Marie-Josèphe dite Dame Guilbert (du nom de son époux), Marie-Louise dite Lisette – future héroïne de l'affaire Clavijo –, Madeleine-Françoise dite Fanchon, Marie-Judith dite Bécasse et Jeanne-Marguerite, dite Mlle Tonton« Madeleine Catherine Aubertin »)
  6. Voir sur ce sujet, Louis de Loménie, « Origine protestante de Beaumarchais », Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, 1, 1852, pp.  116–19.
  7. Annie Angremy, Beaumarchais, Bibliothèque nationale, , p. 2 ; .
  8. Christian Wasselin, Beaumarchais, Folio biographies (n° 125), Gallimard, 2015, pp.  7 - 9
  9. Paul-Laurent Assoun, Beaumarchais : Le mariage de Figaro, Ellipses-Marketing, , p. 7.
  10. Pierre Dubois, Ferdinand Seré, Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours, Administration du Moyen Age et la Renaissance, , p. 295.
  11. Christian Wasselin, Beaumarchais, Éditions Gallimard, , p. 321.
  12. Gunnar von Proschwitz (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais , texte établi et commenté par), Lettres de combat, Paris, M. de Maule, 2005, 435 p., ISBN 2-87623-154-9, p.  30.
  13. Le fief de Bosc Marchais est transmis par les femmes depuis Etienne Ozon sieur de Bosc Marchais, sa fille transmet à Fadeau de Beaumarchais dont la fille épouse Violette de Beaumarchais et leur fils Edme en 1740 vend le fief à Pierre Augustin Franquet dont la veuve épouse le sieur Caron en 1756
  14. Origine du nom book.google
  15. Stéphane Lapeire, Beaumarchais - Magistrat, [1], 2008.
  16. (en) Hugh Thomas, Beaumarchais in Seville : an intermezzo, New Haven, Yale University Press, 2006.
  17. René Pomeau, Beaumarchais, ou, La bizarre destinée, PUF, 1987 - 227 pages, p.  33-34.
  18. https://www.geni.com/people/Geneviève-Caron-de-Beaumarchais/6000000031370519168
  19. http://salon-litteraire.com/fr/pierre-augustin-caron-de-beaumarchais/content/1806467-beaumarchais-biographie
  20. Marcel Pollitzer, Beaumarchais, La Colombe, , p. 133
  21. Louis de Loménie, dans Beaumarchais et son temps, a blâmé le peuple des États-Unis et leur gouvernement pour leur ingratitude et leur injustice envers Beaumarchais. L’ouvrage de Loménie a été critiqué et réfuté sur une autre phase de la vie de Beaumarchais par Paul Huot : Beaumarchais en Allemagne, Paris, 1869. Un autre jugement assez sévère sur Beaumarchais a été exprimé par un de ses compatriotes dans la Revue rétrospective, Paris, 15 mars 1870, p. 168.
  22. « Le gouvernement français se décida alors à reconnaître l’indépendance des États-Unis et à envoyer M. Gérard pour ministre auprès du Congrès. Il était temps, car l’on était très peu satisfait des secours que la France faisait parvenir par l’intermédiaire du sieur Caron de Beaumarchais. La correspondance de cet homme choquait universellement par son ton de légèreté qui ressemblait à l’insolence. J’ai conservé la copie d’une de ces lettres.
    Messieurs, je crois devoir vous annoncer que le vaisseau l’Amphitrite, du port de 400 tonneaux, partira au premier bon vent pour le premier port des États-Unis qu’il pourra atteindre. La cargaison de ce vaisseau qui vous est destiné consiste en 4 000 fusils, 80 barils de poudre, 8 000 paires de souliers, 3 000 couvertures de laine ; plus quelques officiers de génie et d’artillerie, item un baron allemand, jadis un aide de camp du prince Henri de Prusse ; je crois que vous pourrez en faire un général et suis votre serviteur, C. DE BEAUMARCHAIS.» in Mémoires (Pontgibaud) ».
  23. Louis de Loménie, Beaumarchais et son temps: études sur la société en France au XVIIIe siècle)
  24. Association Voltaire à Ferney, Lieux voltairiens : Kehl
  25. a et b Marie-Thérèse de Willer-Mawlaz, veuve de Beaumarchais : lettre autographe signée à un citoyen du conseil d'Etat, relative à l'affaire des soixante mille fusils de Hollande. Jour complémentaire an VIII (septembre 1800), 1 p. in-4.
    Ministère des Affaires étrangères, Série: Acquisitions Extraordinaires, Acquisitions réalisées en 1996, Numéro de volume: f.66, p. 3
  26. Histoire de Beaumarchais, Paul-Philippe Gudin de la Brenellerie, Collection XIX, 18 avr. 2016 - 539 pages - note bibliographique n°82
  27. Ministère de la Culture - Base Mérimée : usine de papeterie à Plombièresl
  28. « 200 ans de combats pour les auteurs », SACD,‎ (lire en ligne)
  29. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 31e quartier « Faubourg Saint-Antoine », îlots nos 14bis et 15 F/31/88/50
  30. Recueil des inscriptions parisiennes : 1881-1891 / Ville de Paris
  31. Histoire de Beaumarchais, Paul Philippe Gudin de la Brenellerie, Plon, 1888, 508 pages - Chapitre "Madame de Willer Mawlaz", p. 107
  32. André Toussaint Delarue a été aide-de-camp du général de La Fayette en 1789, administrateur des droits réunis sous l'Empire, colonel de la 8e légion de la garde nationale sous la Restauration et la monarchie de Juillet. Il demande à se démettre de ses fonctions de colonel en 1840. Le gouvernement lui a donné le grade de maréchal de camp dans la garde nationale pour le remercier de ses services qu'il a conservé jusqu'en février 1848 (Louis de Loménie, Beaumarchais et son temps: études sur la Société en France au XVIIIe siècle, Michel Lévy frères libraires-éditeurs, Paris, 1856, tome 2, note p. 500 (lire en ligne))
  33. (en) Comparator to Compute the Relative Value of a U.S. Dollar Amount – 1774 to Present. sur le site MeasuringWorth.com
  34. Deux mourront à la naissance : Palmyre (1798) et Alfred-Henri (1803).
  35. « Monument à Beaumarchais – Paris, 4e arr. », notice sur e-monumen.net.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Jean-Baptiste Le Roy et Denis Diderot, article « Échappement » de l'Encyclopédie, 1re Édition, Tome 5, 1751.
  • Louis de Loménie, Beaumarchais et son temps, études sur la société en France au XVIIIe siècle d’après des documents inédits, Michel Lévy frères, Paris, 1856.
  • Thomas Balch, Les Français en Amérique pendant la guerre de l’Indépendance des États-Unis 1777-1783, [détail des éditions]
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)
  • Paul Huot, Beaumarchais en Allemagne : révélations tirées des archives d’Autriche, Paris : A. Lacroix, Verboeckhoven, 1869, 218 p. disponible sur Gallica [sur l’affaire Angelucci].
  • Gilbert Chinard, Lettres inédites de Beaumarchais, de Mme de Beaumarchais et de leur fille Eugénie, Paris, Margraff, 1929.
  • Gilbert Sigaux, « Chronologie de la vie et de l'œuvre de Beaumarchais », in La Trilogie de Figaro, 1966, Le Livre de Poche, 509 p.
  • Eugène Lintilhac, Beaumarchais et ses œuvres, précis de sa vie et histoire de son esprit d'après des documents inédits, Paris, Hachette, 1887, 442 p., Slatkine Reprints, Genève, 1970.
  • Frédéric Grendel, Beaumarchais ou la calomnie, Paris, 1973, 566 p.
  • Gunnar von Proschwitz, Introduction à l’étude du vocabulaire de Beaumarchais, Slatkine Reprints, Genève, 1981.
  • René Pomeau, Beaumarchais ou la bizarre destinée, PUF, 1987, 227 p.
  • Jean-Pierre de Beaumarchais, Beaumarchais : Le Voltigeur des Lumières, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Littératures » (no 278), 1996.
  • Sarah Maza, Vies privées, affaires publiques. Les causes célèbres de la France prérévolutionnaire, Paris, Fayard, 1997, 384 p. [sur les procès et les factums].
  • Maurice Lever, Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, t. I, L’Irrésistible ascension. 1732-1774, Fayard, 1999, t. II, Le Citoyen d’Amérique. 1775-1784, Fayard, 2003, t. III, Dans la tourmente. 1785-1799, Fayard, 2004.
  • Gilles Dussert, La machinerie Beaumarchais, Paris, Riveneuve éditions, 2012, 872 p.
  • Christian Wasselin, Beaumarchais, Éditions Gallimard, 2015, 352 p.
  • Tugdual de Langlais, Jean Peltier Dudoyer, l'armateur préféré de Beaumarchais, de Nantes à l'Isle de France, Éd. Coiffard, 2015, 340 p. (ISBN 9782919339280)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier