Renée Falconetti

actrice française

Renée Jeanne Falconetti, dite Falconetti[1], née à Pantin[2] le et morte à Buenos Aires le , est une actrice française de théâtre et de cinéma. Son petit-fils est l'acteur Gérard Falconetti[3].

Renée Falconetti
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Biographie
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Renée Jeanne FalconettiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Renée Falconetti Grave.jpg
Vue de la sépulture.

BiographieModifier

Renée Falconetti est la fille de Paul Pierre Falconetti (né à Sermano, en Corse[4]) et d'Émilie Lucie Rose Antoinette Lacoste (née à Cahors dans le Lot)[2].

Elle sort du Conservatoire (classe de Duminy[5]) en 1919. Entrée à l'Odéon en 1919, elle y fait ses débuts dans La Vie d'une femme[5] de Saint-Georges de Bouhélier[note 1]. Elle fait un court passage à la Comédie-Française (1924-1925) où elle joue Rosine dans Le Barbier de Séville, Bettine de Musset, Amoureuse de Porto-Riche et la quitte très rapidement[note 2]. Durant sa carrière, elle incarna notamment Monique Lerbier dans La Garçonne habillée par Martial et Armand[note 3], Lorenzo dans Lorenzaccio, Nina dans La Rouille[note 4], Juliette dans Juliette ou la Clé des songes de Georges Neveux, Phèdre de Racine, Marguerite dans La Dame aux camélias.

Elle est surtout connue pour avoir interprété Jeanne d'Arc dans le film La Passion de Jeanne d'Arc de Carl Theodor Dreyer en 1927.

Elle a dirigé sa propre compagnie théâtrale, installée au Théâtre de l'Avenue, qu'elle achète en 1929 et qui la ruinera[6]. Elle s'installe en Suisse dans les années 1930 grâce à la fortune de son amant, le milliardaire Henri Goldstuck[3].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, elle rejoint l'Argentine en 1942. À Buenos Aires, elle met en scène et joue L'Échange de Paul Claudel et Les Monstres sacrés de Jean Cocteau[7].

Elle se donne la mort à Buenos Aires en 1946[3]. Elle est enterrée au cimetière de Montmartre à Paris (division 16).

CinémaModifier

ThéâtreModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. pièce en 4 actes et 12 tableaux : représentée pour la première fois sur la scène du Théâtre national de l'Odéon, le 7 février 1919 [lire en ligne]
  2. « Quelle triste maison que le Théâtre-Français. J'étais aussi trop indépendante pour me soumettre à la hiérarchie désuète qui fait loi là-bas » lire en ligne sur Gallica
  3. « Mlle Falconetti obtient actuellement un succès retentissant dans La Garçonne, au Théâtre de Paris, où elle porte ce ravissant déshabillé brodé, créé pour elle par Martial et Armand », L'Officiel de la couture et de la mode de Paris, 1926, no 61, p. 1 [lire en ligne]
  4. La Rouille, pièce inédite en 11 tableaux, de Vladimir Kirchon et V. A. Ouspensky, version française de Fernand Nozière et J.-Wladimir Bienstock, Paris, théâtre de l'Avenue, 22 novembre 1929.

RéférencesModifier

  1. Connue sous le nom de Mlle Falconetti, elle est appelée aussi Maria Falconetti, Marie Falconetti ou encore Renée Maria Falconetti.
  2. a et b Hélène Falconetti 1987, p. 15.
  3. a b et c « Falconetti, la Jeanne d'Arc de Dreyer L'histoire et la légende », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. corsematin.com
  5. a et b Paule Malardot 1930.
  6. Hélène Falconetti 1987, p. 189.
  7. Collectif, Dictionnaire universel des créatrices, Éditions des femmes, 2013, s.v. « Falconetti Renée »
  8. Texte intégral et critiques dans La Petite Illustration - Théâtre, n° 268 du 4 novembre 1930

SourcesModifier

  • Grand Larousse Universel, Larousse, éditions en 14 volumes, 1989.

BibliographieModifier

  • Hélène Falconetti, Falconetti, Éditions du Cerf,
  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron, Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7)
  • Jacques Richard, Dictionnaire des acteurs du cinéma muet en France, éd. de Fallois, 2011, 909 p. (ISBN 978-2-87706-747-8)
  • Paule Malardot, « Une grande artiste : Falconetti », Les Dimanches de la femme : supplément de la Mode du jour,‎ , p. 5

Liens externesModifier