Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Particule et PM.

Les particules en suspension sont toutes les particules (solides ou en aérosols) portées par l'eau ou par l'air, quantifiables par filtration ou par d'autres procédés physiques.

Les matières particulaires ou PM (acronyme de Particulate Matter en anglais) sont les particules en suspension dans l'atmosphère terrestre[1]. Un taux élevé de particules fines et ultrafines dans l'air est un facteur de risque sanitaire (maladies cardio-vasculaires, altération des fonctions pulmonaires, cancer du poumon), induisant une nette diminution de l'espérance de vie. Les PM sont — dans leur ensemble — désormais classées cancérigènes pour l'homme (groupe 1) par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC)[2], et leur inhalation cause ou aggrave divers troubles cardiovasculaires dont l’infarctus du myocarde, l'accident vasculaire cérébral et l’insuffisance cardiaque[3]. L'exposition chronique aux PM amplifie ce risque et renforce l’apparition d’affections cardiométaboliques chroniques (par exemple, obésité[4], diabète de type 2[3] et hypertension[3]). Selon l'OMS, les PM2,5 (de diamètre inférieur à 2,5 µm) tuent plus de quatre millions de personnes par an, et une exposition chronique à ces particules augmente le risque de maladies chroniques telles que le diabète de type 2 et l'hypertension[3]. Des preuves récentes montrent que même à très faibles doses (sous le seuil OMS recommandé de 10 μg/m3) les PM2,5 sont encore source de surmortalité[5],[6]. Enfants et personnes âgées y sont plus vulnérables[7].

Des politiques environnementales et le recul du charbon en Europe ont réduit certains problèmes : par exemple, le « smog » qui touchait Londres et d'autres grandes villes a presque disparu en Europe depuis les années 1960 (mais s'est développé en Asie). En France, les particules fines PM2,5, après un pic en 1991, ont diminué de 4 % par an (passant de 469 kilotonnes émises par an en 1991 à 174 kilotonnes en 2015 selon le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (CITEPA)[8]. Le dérèglement climatique pourrait aggraver cette forme de pollution (Cf. sécheresses, incendies et vents accrus).

Les particules ultrafines (nanoparticules notamment) sont encore très mal suivies et mesurées dans l'air, mais pourraient avoir des impacts similaires ou plus graves. Des taux élevés en sont trouvés dans les tunnels routiers et les zones de grande circulation.

Visualisation des catégories de particules en suspension dans l'air ou aéroportées (contaminants biologiques, ou particulaires minéraux ou organiques, ou gazeux)... par nature et taille (en micromètres ; μm)
Animation montrant l'épaisseur optique des principaux aérosols troposphériques émis et transportés du au (Source : GEOS-5 "Nature Run" /modèle GOCART ; résolution : 10 km)[9],[10]
* vert : noir de carbone et carbone organique
* rouge/orange : poussière en suspension
* blanc : sulfates
* bleu : sel de mer (issu des embruns marins)
Carte de répartition des aérosols (particules transportées dans l'air), tels que mesurés par le spectroradiomètre imageur à résolution moyenne (MODIS) embarqué sur le satellite Terra de la NASA.
* zones vertes : panaches d'aérosols dominés par de grosses particules.
* zones rouges : panaches d'aérosols dominés par de petites particules.
* zones jaunes : endroits où se mélangent les grandes et petites particules d’aérosols.
* gris : lieux où le capteur n'a pas collecté de données.

SourcesModifier

Les particules sont d'origines anthropiques et/ou naturelles.

d'origine naturelle 
trouvées en haute et moyenne altitude proviennent principalement d'éruptions volcaniques et de l'érosion éolienne naturelle ou issues de l'avancée des déserts parfois d'origine anthropique ; dans ces deux derniers cas, ce sont les tempêtes de sable et poussière qui en sont la principale origine. Les feux de forêts, de brousses, savanes ou prairies en sont une autre source, très importante dans certains pays (Brésil notamment). Une petite quantité provient de la végétation (pollens…) et des embruns.
activités humaines 
telles que le chauffage (notamment au bois), la combustion de biomasse à l'air libre[11],[12], la combustion de combustibles fossiles dans les véhicules, les centrales thermiques et de nombreux procédés industriels génèrent également d'importantes quantités d'aérosols, qui sont en augmentation nette depuis deux siècles. Dans le secteur industriel, les normes de rejets dans l’atmosphère à présent se durcissent et les contrôles périodiques de toutes les installations s’intensifient[13]. En moyenne sur le globe, les aérosols directement produits par l'homme constitueraient 10 % environ de la quantité totale d'aérosols présents dans l'atmosphère. La pollution automobile particulaire tend à diminuer dans les pays riches (par véhicule, et pour les grosses particules), mais augmente fortement dans plusieurs pays en développement. Dans le monde, le total des particules émises par les cheminées de navires marchands, ferrys ou navires de guerre est également en forte augmentation ; une réglementation à l'échelle mondiale est en cours pour un contrôle renforcé dans ce domaine et des exigences plus strictes sur la fabrication des moteurs de bateaux[13].

Suspension dans l'airModifier

Le diamètre (diamètre aérodynamique[14]) des particules peut varier de 0,005 à 100 micromètres. Celles en suspension (particules totales en suspension ou TSP[15], qui flottent dans l'air) ont en général moins de 40 micromètres de diamètre[16],[17].

Dans le cas de la pollution atmosphérique, la faible masse moyenne des particules en suspension dans l'air leur donne une vitesse de chute par gravité négligeable. Schématiquement selon la forme des particules et leur densité, on peut retenir que pour des particules classiques, leur diamètre serait sensiblement inférieur à 50 micromètres, voire dans le cas de particules très légères à 100 micromètres ; on les qualifie de microparticules.

Au-dessus de ces valeurs, les particules ne sont plus maintenues en suspension par la résistance de l'air et chutent en fonction de leur densité ; on les qualifie alors de poussières sédimentables.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

ClassificationModifier

La métrologie des « PM » (anglais : Particulate Matter) fait appel dans le cas de la surveillance de la qualité de l'air à des méthodes physiques très sophistiquées ; la référence métrologique étant la gravimétrie par filtration, mais qui a l'inconvénient d'être une méthode discontinue ; pour déterminer les « PM » en continu, on utilise soit des micro-balances à quartz, soit des sondes à rayons bêta[réf. souhaitée]. Une autre méthode d'évaluation par comptage optique peut être fait avec des capteurs à diffraction laser moyennant une erreur réalisé par la densité fixée lors de l'étalonnage.

Selon la taille des particules (diamètre aérodynamique ou « diamètre aéraulique »), on distingue en métrologie les « PM10 », les « PM2,5 » ou les « PM1 » selon la taille des particules en micromètre ou microns (10-6 m ou 1 μm).

  • PM10 particules en suspension dans l'air, d'un diamètre aérodynamique (ou diamètre aéraulique) inférieur à 10 micromètres[a]. Les particules plus fines peuvent être référencées :
  • PM2.5 dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres, appelées « particules fines »[18]
  • PM1,0 dont le diamètre est inférieur à 1,0 micromètre, appelées « particules très fines »[19],[20]
  • PM0,1 dont le diamètre est inférieur à 0,1 micromètre, appelées « particules ultrafines » ou « nanoparticules »[21]

Il est important de noter que[22] :

  • les particules d'un diamètre aérodynamique supérieur à 10 micromètres sont retenues par les voies aériennes supérieures (nez, bouche) ;
  • les PM10, particules dites « respirables »[23], incluent les particules fines, très fines et ultrafines et peuvent pénétrer dans les bronches ;
  • les PM2.5 incluent les particules très fines et ultrafines et pénètrent dans les alvéoles pulmonaires ;
  • les PM1.0 incluent les particules ultrafines et peuvent passer la barrière alvéolo-capillaire.

Catégories de particules - Compositions chimiquesModifier

Le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique distingue trois catégories de particules et quatre catégories de substances chimiques entrant généralement dans leurs compositions[24].

Les différentes particules peuvent être classées selon trois catégories : particules primaires, particules secondaires et particules remises en suspension.

Particules primaires 
Elles sont émises directement dans l'atmosphère par un nombre élevé de sources anthropiques et naturelles (voir Émissions (environnement) et Polluant primaire).
Particules secondaires 
Issues de réactions physico-chimiques à partir d'autres polluants appelés précurseurs (avant tout SO2, NOx, NH3, COVNM)[25] (voir Immission et Polluant secondaire).
Particules remises en suspension 
Une fois déposées, les particules peuvent être remises en suspension sous l'action du vent ou en zone urbaine, sous l'action du trafic routier.

Composition chimique des particulesModifier

Les particules ont des compositions chimiques différentes selon leur origine. Elles sont généralement composées de :

Composition des particules PM10 en Île-de-France en 2008
 
 
Source : Observatoire régional de santé d'Île-de-France[26].

PrévalenceModifier

La pollution par les particules fines est plus élevée dans les pays pauvres (revenu faible et intermédiaire) que dans les pays riches (revenu élevé), à l'exception des pays à revenu élevé de l'est de la Méditerranée (pays du Golfe)[27],[28],[29]. Malgré l'apparition des filtres à particule et l'amélioration de la motorisation des véhicules (parfois surévaluée, comme l'a montré le dieselgate par exemple), la pollution par les particules fines est en augmentation au niveau mondial[28].

Dans son bilan 2007 de la qualité de l’air (publié en 2008), Airparif alertait quant à l’augmentation des niveaux de particules dans l’air ambiant, qui avait conduit à dépasser les valeurs limites fixées au niveau de l’Union européenne.

Les transports n’étaient pas seuls en cause, et correspondaient pour Paris à moins de 40 % des sources de particules. Trois ministres avaient annoncé, conformément aux décisions du Grenelle Environnement, un premier projet de plan de lutte contre les particules, présenté le au Conseil national de l'air avant d’être soumis à concertation dans le cadre du comité opérationnel « air et atmosphère » présidé par Philippe Richert[30], et prévoyant de diminuer les émissions de particules industrielles, qui représentent 30 % des émissions en moyenne pour la France, du secteur résidentiel-tertiaire (25 % des émissions), d’origine agricole (30 % des émissions) et dues au transport (15 % des émissions)[31].

Les données ci-dessus concernent les particules PM10. L'attention se porte à présent plus spécialement sur les particules fines de plus petit diamètre (PM2,5)[32].

Inventaire année 2006Modifier

(Citepa/format SECTEN - février 2008.)

Émissions de PM2,5 et PM1,0 en France en 2006 en % massique : sous-secteurs prépondérants[33]
Sous-secteur PM2,5 Sous-secteur PM1,0
Résidentiel 39 Résidentiel 64
Minér. non-métall. et mat. de constr. 15 Véhicules Diesel 16
Véhicules Diesel 11,3 Autres sources de l'agriculture* 4,3
Autres sources de l'agriculture* 8,5
Culture 7,3
Total 81,1 Total 84,3
*Gaz d'échappement des engins agricoles et feux ouverts de déchets agricoles
Émissions de PM2,5 et PM1,0 en France en 2006 en % massique : combustibles prépondérants[34]
Sous-secteur PM2,5 PM1,0
Bois 38,6 63,6
Gazole 11,1 16,8
Fioul domestique 5,7 8,4
Charbon 1,3 1,6
Total 56,6 90,4

Inventaire année 2014Modifier

(Citepa/format SECTEN - avril 2016.)

Émissions de PM2,5 et PM1,0 en France en 2014 en % massique : sous-secteurs prépondérants[35]
Sous-secteur PM2,5 Sous-secteur PM1,0
Résidentiel 45 Résidentiel 61
Voitures particulières diesel 9,2 Voitures particulières diesel 9,7
Autres industries manufacturières* 8,3 Véhicules utilitaires légers diesel 5,2
Construction 4,8 Autres sources de l'agriculture** 4,7
Élevage 4,8 Métallurgie des métaux ferreux 3,1
Total 72,1 Total 83,7
*Industries manufacturières, hors construction.
**Gaz d'échappement des engins agricoles et feux ouverts de déchets agricoles.
Émissions de PM2,5 et PM1,0 en France en 2012 en % massique : combustibles prépondérants[36]
Sous-secteur PM2,5 PM1,0
Bois 45,2 60,8
Gazole et GNR 16,0 20,5
Fioul domestique 1,7 2,3
Charbon 2,3 2,2
Total 65,1 85,8

Principaux contributeurs et évolutionsModifier

Comme indiqué dans les tableaux ci-dessus, le résidentiel, principalement par le chauffage au bois, est responsable de la majorité des émissions de particules fines en France[33],[34],[35] ainsi que dans l'Europe entière[11],[37], et la contribution des chauffages au bois à la pollution locale aux particules peut être encore nettement plus importante en hiver par rapport aux moyennes annuelles[38],[39].

En 2006, les véhicules diesel, les matériaux minéraux non métalliques et les matériaux de construction venaient ensuite[33].
En 2014, les voitures particulières diesel suivent le résidentiel[35].

On note par ailleurs une baisse significative de la contribution du fioul domestique entre 2006 et 2012.

Bien que le non-respect des normes de concentrations par la France soit à l'origine d'un contentieux européen[40], l'évolution de 2009 à 2016 sur la pollution aux particules est encourageante :

  • mise sous surveillance des particules PM2,5 à partir de 2009 alors que la réglementation portait auparavant essentiellement sur les particules PM10, avec un doublement entre 2009 et 2016 du nombre de stations de mesure des PM2,5 ;
  • évolution favorable des concentrations de PM10 (−41 % sur la période) et PM2,5 (−48 %)[41].

En 2016 en France, le secteur des transports (avions, bateaux, poids lourds, automobiles) est responsable de l'émission de 14 % des particules PM10 et de 18 % des particules PM2,5[41].

Persistance des particules en suspension dans l'atmosphèreModifier

Durée de suspensionModifier

Les particules peuvent demeurer dans l'atmosphère plus ou moins longtemps, selon leur taille et leur stabilité. D'autres facteurs peuvent influer sur leur durée de séjour dans l'air, par exemple les précipitations qui accélèrent leur élimination de l'atmosphère.

  • Les particules grossières (fraction des PM10 de taille comprise entre 10 et 2,5 micromètres) retombent lentement. À titre d'exemple, la vitesse de chute d'une particule de diamètre aérodynamique de 10 µm est de 3 mm/s en air calme[42], ce qui est faible par rapport à des courants d'air pouvant à tout moment les remettre en suspension. En l'absence de tout mouvement d'air, la durée de séjour dans l'air de ces particules grossières est de l'ordre de 1 jour.
  • Ce sont les particules très fines (fraction des PM1 de taille comprise entre 1,0 et 0,1 micromètre) qui restent le plus longtemps en suspension dans l'atmosphère, jusqu'à 1 semaine environ. Elles peuvent ainsi être transportées sur de longues distances. Elles ne sont pratiquement éliminées que par les précipitations et ont le temps de s'accumuler dans l'air.
  • Dans le cas des particules ultrafines (ou nanoparticules PM0,1), d'autres facteurs, qui accélèrent leur élimination de l'atmosphère, interviennent. Leur durée de séjour est très courte, de l'ordre de quelques minutes à quelques heures[17].

1. Deux phénomènes sont observés :

  • Certaines pollutions atmosphériques engendrées par diverses sources peuvent subsister longtemps après la fin des émissions, et éventuellement s'associer ou combiner leurs effets (ex : pollution acido-particulaire).
  • Même des émissions locales peuvent polluer l’air très loin de leur lieu d'origine. Quelques exemples sont décrits dans la section Transfert des particules sur de longues distances.

2. Les PM2,5 et les PM1 sont des indicateurs du secteur résidentiel (émetteur principal en France métropolitaine).

  • La réduction des émissions de PM2,5 (qui incluent les particules PM1, les plus dangereuses pour la santé) fait partie des priorités du « Plan Particules », intégré dans le deuxième Plan National Santé Environnement[43], notamment pour les secteurs suivants[44] :
  • Le secteur résidentiel, émetteur principal de PM2,5 et majoritaire de PM1, du fait essentiellement de la combustion du bois.
  • Le transport routier, à la quatrième place seulement pour les émissions de PM2,5 mais en seconde position pour les émissions de PM1, du fait essentiellement de la combustion du gazole qui compte pour une part importante de la pollution routière.

3. Une particule en suspension peut elle-même devenir un vecteur d'autres polluants qui s'y adsorbent plus ou moins provisoirement, ou qui y ont été intégrées lors de sa formation en zone polluée. Une étude a récemment montré que ces polluants sont transportés d'autant plus longtemps et plus loin par la particule si cette dernière s'est formée en zone polluée[45].

Transfert des particules sur de longues distancesModifier

 
Concentration des particules PM10 en Europe le , carte établie par PREV'AIR.
  • Un exemple de transfert de particules sur de longues distances est celui des tempêtes de sable au Sahara qui transportent des sables retrouvés jusqu'en zone circumpolaire.
  • Autre exemple, impliquant la combustion de biomasse : au printemps 2006, des feux agricoles de l’Europe de l’Est ont considérablement pollué l’air d'une île de l'Arctique, à 3 000 km de distance. « L’importance de la combustion de la biomasse en Eurasie par rapport à celle des combustibles fossiles semble donc avoir été sous-estimée jusqu’alors dans l’inventaire de la pollution de l’air en Arctique. »[46].
  • Une étude menée par Airparif de 2009 à 2011 a permis de quantifier la part de particules produites en Île-de-France de celles provenant des régions avoisinantes. Selon cette étude, à proximité d’un axe routier tel que le boulevard périphérique, les particules fines sont produites localement à près de 60 %, avec une contribution importante et stable du trafic routier (44 %). En revanche, en situation moyenne dans l’agglomération parisienne, les particules proviennent à près de 70 % d’autres régions françaises ou européennes. Parmi les 30 % de particules locales, la contribution du trafic et du chauffage au bois résidentiel est importante et similaire. Les niveaux de pollution sont plus importants durant les périodes les plus froides[47].
  • La carte d'Europe établie par PREV'AIR montre clairement une énorme zone polluée au centre de l'Europe. Lors du pic de pollution en France du mois de mars 2014, cette zone s'est déportée vers l'ouest sous l'effet de vents d'est, et a atteint la France, où elle s'est ajoutée aux sources locales de pollution pour provoquer le pic de pollution de mi-mars 2014. Les sources de cette pollution sont probablement la Ruhr allemande, avec son bassin houiller et ses mines de lignite à ciel ouvert et la Pologne avec ses anciennes centrales à charbon. Il y a également une contribution du trafic routier et des épandages agricoles de ces régions"[48].
  • Dans la section En Europe sont présentées deux études portant sur la pollution particulaire atmosphérique transfrontière à longue distance, l'une de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'autre de l'European Monitoring and Evaluation Programme (EMEP).

Concentrations dans les tunnels et réseaux souterrainsModifier

Des expériences faites avec des volontaires sains montrent une réponse biologique (augmentation du taux de fibrinogène et de cellules T régulatrices CD4/CD25/FOXP3 dans le sang) après seulement deux heures d'exposition à l'air d'un métro. Cette réponse est a priori liée à l'inhalation de particules[49], les taux de PM10 et PM2.5 sont comparables dans un tunnel routier et dans l'environnement du métro. Mais les taux de particules ultrafines de monoxyde et dioxyde d'azote sont significativement plus bas dans le métro[49]. Dans la même situation, la réponse inflammatoire pulmonaire a été plus marquée chez des asthmatiques légers[50].

Les gares souterraines[51], tunnels et réseaux souterrains sont des lieux souvent très fréquentés. Ils sont aussi fréquemment plutôt secs et difficiles à nettoyer, ce qui favorise une remise en suspension des particules fines lors du passage de personnes ou de véhicules ou par la ventilation forcée ou les courants d'air[52].

À la pollution de l’air extérieur[53] s'ajoute donc celle générée par l'animation de la masse d'air, et par les émissions des moteurs de véhicules, trains ou rames, ou par le freinage (quand il n'est pas magnétique), surtout dans les tunnels mal ou rarement nettoyés. Les travaux faits dans les tunnels peuvent aussi générer des poussières et particules plus gênantes qu'à l'extérieur, car plus "confinées"[52].

Des études métrologiques et toxicologiques de l'air de ces milieux ont été faites dans de grandes villes, dont New York[54], Londres[55], Paris[56], Helsinki[57], Stockholm[50],[58], Lyon[59], Lille[60], Marseille[61] ou Rennes[62] : il n'y a pas, dans ces villes, d'évidence d'effets à court terme[58], mais ces analyses semblent globalement « indiquer que ces particules entraînent des effets au niveau cellulaire (modification de marqueurs de stress oxydant et d’inflammation[63], génotoxicité[64],[63] (plus que pour les particules inhalées dans la rue[65]), cytotoxicité), majorés par rapport à ceux induits par des particules issues d’autres sources (fond urbain, diesel) »[66],[67],[52].

En France, le ministère des Affaires sociales et de la Santé a périodiquement saisi le Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) afin d'obtenir des « valeurs de référence » et des avis : le Conseil a notamment recommandé aux exploitants d’améliorer la surveillance de la qualité de l’air, et en particulier la surveillance des particules fines[68],[69],[70],[71],[72].

Dans les tunnels de métros, trains ou tramway, des microparticules ou nanoparticules de fer pourraient être associées à une toxicité spécifique de l'air souterrain[52], mais les experts jugent que des études complémentaires, épidémiologiques et toxicologiques[73] sont nécessaires, notamment pour les personnels plus exposés que le public à ces particules ; ceux-ci toutefois ne semblent pas épidémiologiquement plus affectés, au vu des données actuellement disponibles, qui doivent cependant être complétées (en France avec la RATP, qui a notamment en cours une étude interne sur le sujet, qui prévoyait d'être achevée en mars 2013)[52].

Par exemple, à Marseille, dans le métro, la teneur en PM10 dépasse localement de 5 fois le seuil d'alerte des autorités sanitaires[74].

En région parisienne, 16 lignes de métro sont essentiellement souterraines (215 km de voies en tunnel), et le RER compte 76 km de tunnels et 8 lignes de trains essentiellement aériennes. En 2010, plus de 2,6 milliards de voyages ont été enregistrés sur le réseau ferré, avec près de 4 % d'augmentation entre 2006 et 2010[75]. La RATP mesure en certains points la température, l'humidité relative, le renouvellement d’air (mesure par la teneur en dioxyde de carbone) et la qualité de l’air (oxydes d'azote, particules…), avec en 2012, 200 000 données brutes acquises dans l'année. En quelques points, et ponctuellement, les particules ultrafines, aldéhydes ou hydrocarbures aromatiques monocycliques ou polycycliques sont dosées (au niveau des quais, de couloirs de correspondance et dans quelques salles d'échange)[52].

Dans le métro parisien[76] (Châtelet, Franklin-Roosevelt et Auber[77]), le taux de particules fines dépasse les normes de qualité de l’air (jusqu’à 7,5 fois plus qu’en surface à la station RER Auber, par exemple[52]. À la suite d'une procédure syndicale lancée début 2013 par une procédure de droit d'alerte sur les conditions de travail, le Comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) demande actuellement des actions correctrices. Des badigeons de chaux ont été testés dans certains tunnels[52].

Selon Thibaut Vonthron, de l'« Association Respire »[78], les tunnels du métro de Marseille « n’ont pas été nettoyés une seule fois depuis l’ouverture du métro. Les poussières s’y accumulent donc depuis plus de 30 ans »[79]. En 2013, les syndicats concernés demandent l'ajout de filtres à « particules fines » performants sur les « trains aspirateurs », qui, la nuit, nettoient actuellement les voies. Ils demandent aussi la systématisation du freinage électrique (moins émissif et moins bruyant).

En France, le législateur a autorisé une exposition plus importante et différemment mesurée pour le personnel et pour le public.

Le grand public est considéré via son « exposition finale » (calculée sur la base du temps moyen passé dans le métro, conformément à une circulaire de 2003 du Ministère de la santé), alors que le personnel est régi par le Code du travail et les articles spécifiques aux émissions de particules fines (articles R. 4222-10 à R. 4222-17).

Pics de pollution aux particulesModifier

Des conditions météorologiques anticycloniques, avec des températures très froides, favorisent une pollution due aux particules. En période hivernale, des masses d’air froid sont fréquemment bloquées près du sol (inversion de température). Les inversions de température à basse altitude constituent des « couvercles » qui souvent aggravent les effets de la pollution atmosphérique, particulièrement en cas de vent faible ou d'absence de vent. La dispersion atmosphérique est alors médiocre et l’accumulation des polluants est favorisée[80]. Les particules et les polluants à l’origine de la formation des particules sont émis principalement par les systèmes de chauffage et le trafic routier, les pratiques agricoles et l’industrie[81].

Différents pays ont organisé des procédures pour faire face aux pics de pollution et pour les limiter. Ces procédures peuvent selon les pays notamment concerner l'utilisation de cheminées à bois à foyers ouverts ; l’usage de certains véhicules automobiles ; les limitations de vitesses sur les voies rapides urbaines et sur les autoroutes ; l’interdiction de brûlage de déchets verts.

Enjeux climatiquesModifier

  • La pollution acidoparticulaire interagit avec la pluviométrie (nucléation de gouttes d'eau aboutissant à la production d'une couverture nuageuse) et avec les écosystèmes (et donc indirectement avec les puits de carbone et l'évapotranspiration qui sont eux-mêmes des composants de la régulation du climat); Ceci est également valable loin des continents où en pleine mer les fumées émises par les navires produisent des aérosols fortement réfléchissant pour l'infrarouge[82]. De même pour les traînées d'avion.
  • Certains aérosols constitués de particules naturelles ou artificiellement introduites dans l'air massivement présentes dans l'air, bien que presque invisibles à l'œil, contribuent à renvoyer une partie de la lumière solaire vers l'espace[83].
  • Le carbone noir ((en) Black carbon BC, ou carbone suie) est lié aux combustions incomplètes de combustibles fossiles et de la biomasse. Il représente une partie des suies, mélanges complexes contenant principalement du carbone suie et du carbone organique ((en) Organic Carbon OC).
Constitué de carbone (C) dont la couleur noire absorbe le rayonnement solaire, le carbone suie a de ce fait un pouvoir de réchauffement de l'atmosphère. Il peut être transporté à longue distance et se déposer sur les étendues glaciaires en diminuant leur pouvoir réfléchissant (albédo) (voir neige noire) ; en revanche le carbone organique, qui réfléchit la lumière[84], tend à refroidir l'atmosphère[24]. Mais le carbone suie produit, par unité de masse, un réchauffement bien plus important que le refroidissement causé par le carbone organique[85].
Le carbone noir est l'un des principaux polluants climatiques de courte durée de vie dans l’atmosphère. Ces polluants influent fortement sur le réchauffement du climat, ils sont les plus importants contributeurs à l'effet de serre d’origine humaine après le CO2[86].
D'une durée de vie de 3 à 8 jours dans l’atmosphère, les particules de suie sont émises principalement par le chauffage au bois et le transport routier dans les pays développés mais aussi par les fours de cuisson au bois et le brûlage des déchets verts dans les pays en développement[87].

Enjeux de santé publiqueModifier

 
Carte évaluant (grossièrement et à titre très indicatif) le nombre de décès dus à la pollution de l'air par pays (en 2004). Source OMS[88]. Remarque : cette carte diffère grandement d’une carte antérieure réalisée dans le cadre du même projet[89], elle même très différente d'une autre carte faite par l'ESA[90]. En raison de nombreux biais statistiques, ce type de carte reste encore imprécis.

Une étude de l'OMS du indique que 7 millions de personnes sont décédées prématurément en 2012 dans le monde, décès attribuables aux effets de pollutions de l'air extérieur et domestique dont 5,9 millions en Asie-Pacifique[91]. La pollution particulaire est l'un des prédicteurs du taux de mortalité dans la population qui la subit[92]

Selon leurs tailles, ces particules fines pénètrent plus ou moins profondément dans le système respiratoire.

  • Des particules de type PM2,5, par exemple, arrivent jusqu'au niveau des alvéoles pulmonaires.
  • Les particules issues des processus de combustion sont identifiées comme étant particulièrement dangereuses.
  • Les PM1.0 (particules ultrafines, nanoparticules) peuvent franchir les barrières cellulaires et certaines (métalliques ou carbonées notamment) présentent une toxicité cellulaire[93],[94].

Ces particules présentent une forme de toxicité liée à leur petite taille, indépendante de la toxicité chimique ou radiologique intrinsèque de la molécule ou du composé chimique[95].

Le Citepa, organisme qui assure la réalisation technique des inventaires de la pollution atmosphérique en France métropolitaine, signale qu'une attention particulière doit être portée aux émissions de particules : « Les particules solides servent de vecteurs à différentes substances toxiques voire cancérigènes ou mutagènes (métaux lourds, HAP...) et restent de ce fait un sujet important de préoccupation »[96].

Particules en suspension classées cancérogènes pour l'hommeModifier

La pollution de l'air extérieur est classée cancérogène certain (groupe 1) pour l'homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) ; elle « provoque le cancer du poumon » et accroît le risque de cancer de la vessie. Les « matières particulaires » (particules en suspension, « particulate matter » - PM - en anglais), « une composante majeure de la pollution de l'air extérieur », ont été évaluées séparément et ont également été classées comme cancérogènes pour l’homme (groupe 1). Les principales sources de pollution sont les transports, la production stationnaire d'électricité, les émissions industrielles et agricoles, le chauffage résidentiel et la cuisine[97]. Le CIRC avait déjà établi le caractère cancérogène à l’intérieur des habitations de la combustion domestique (chauffage et cuisson des aliments) du charbon, notamment pour le cancer du poumon. Le caractère cancérogène à l'intérieur des habitations de la combustion domestique de biomasse (principalement le bois) a été établi pour le cancer du poumon seulement[98].

RecommandationsModifier

En France, selon l'INRS, « la concentration en poussières alvéolaires (susceptibles de pénétrer dans les voies pulmonaires jusqu'aux alvéoles, de s’y déposer et d’y rester durablement, en créant une surcharge pulmonaire néfaste pour l’organisme) ne doit pas dépasser 5 milligrammes par mètre cube (mg/m3) d'air » (5 mg/m3 = 5 000 μg/m3).

Mais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère qu’il vaut mieux ne pas dépasser le seuil de 25 μg/m3 en moyenne sur 24 heures pour les particules 2,5, et de 50 μg/m3 en moyenne sur 24 heures pour les PM10.

Selon l’OMS, au moins 1,4 % des décès dans le monde seraient induits par les particules polluantes de l’air - qui figurent aussi, pour un grand nombre de gens, comme facteur de diminution de l’espérance de vie :

  • diminution de 8,2 mois dans l’Europe des quinze.
  • diminution de 10,3 mois dans les dix nouveaux États de l’Union européenne (plus pollués).
  • les effets sont 3 fois plus élevés là où sont concentrés les transports et émissions de chauffage ou centrales thermiques mal filtrées (par rapport aux zones moins polluées)[99].
  • les PM de taille inférieure à 2,5 micromètres (PM2,5) sont les plus dangereuses[99].

En EuropeModifier

Article détaillé : Particules en suspension en Europe.

Décès prématurésModifier

Dans l’UE des vingt-cinq, ce sont environ 348 000 morts prématurées par an qui sont attribuées à cette pollution, selon un rapport du programme Clean Air for Europe (CAFE), mené par la Commission européenne et publié en 2005[100], dont 42 000 en France[101].

Pollution atmosphérique particulaire transfrontière à longue distanceModifier

Les particules en suspension ne sont pas seulement un problème local à proximité des sources d'émission, elles peuvent être transportées très loin par le vent[102].

Illustrations - Secteurs générant des PM2,5 - Du plus émetteur (1) au moins émetteur (6) à l'horizon 2020
(1) Combustion domestique du bois (2) Procédés industriels
(3) Sources mobiles (4) Agriculture
(5) Production d'énergie (6) Combustion industrielle
  • La combustion incomplète des combustibles fossiles et de la biomasse émet du « carbone noir » ((en) Black Carbon BC, encore appelé carbone suie).
     
    Présent dans le monde entier, le carbone noir, communément appelé suie, est émis dans l'air lorsque des combustibles fossiles et des biocombustibles, tels que le charbon, le bois et le gazole, sont brûlés.
    . Le carbone noir est un aérosol carboné qui, outre ses effets négatifs sur la santé, absorbe fortement la lumière solaire et contribue au réchauffement de l'atmosphère. Son dépôt aggrave la fonte de la neige et de la glace. Plus que d’autres régions, l’Arctique et les régions alpines pourraient tirer avantage de la réduction des émissions de carbone noir. Le carbone noir contribue à la rétroaction de l’albédo de la neige, qui peut modifier l’équilibre radiatif mondial[85]. Si l’on se réfère aux projections établies par l’Institut international pour l’analyse des systèmes appliqués, dans le cadre du programme CAFE (Clean Air For Europe), ici encore, le chauffage domestique, notamment le chauffage au bois, sera l’une des principales sources de rejet de « matières particulaires » et de « carbone noir ». Les émissions de ce type sont peu réglementées dans de vastes régions de l’Europe. De plus, les petites installations utilisées pour se chauffer au bois sont anciennes et rejettent beaucoup d’aérosols carbonés. Pour finir, les poêles et les foyers résidentiels ont une durée de vie assez longue, ce qui retarde l’adoption de technologies plus propres[105].
  • Un rapport EMEP (de l'anglais European Monitoring and Evaluation Programme[106])[107] a montré qu'en 2005-2006, de nombreuses grandes villes européennes étaient très polluées par les particules, avec des teneurs moyennes en PM2,5 dépassant quotidiennement et annuellement - et de beaucoup - les seuils, valeur limites ou directives de l'OMS (qui sont plus strictes que les limites européennes).

Le pic de pollution de mars 2014 a donné lieu en France à des publications faisant état du caractère transfrontalier de la pollution aux particules fines, qui a été ressenti aussi bien dans des régions rurales qu'urbanisées[108].

Autres transports de particulesModifier

Les valeurs limites OMS sont aussi dépassées dans des secteurs de taille très significative en aval de zones urbaines denses, à la suite du transport des petites particules par le vent.

Selon une étude récente[109], depuis la fin des années 1970 jusqu'au début des années 2000, les variations d'espérance de vie, mesurées dans 51 régions urbanisées des États-Unis, ont confirmé une corrélation entre la mortalité et l’évolution du taux de pollution de l’air par les particules fines ; une diminution de 10 μg/m3 de particules fines PM2,5 (< à 2,5 μm) dans l’air s’est traduit sur cette période par une augmentation l’espérance de vie de 5 à 9 mois (en tenant compte des évolutions socio-économiques, démographiques, ainsi que de l’exposition au tabac durant la même période).

Réglementation, contrôle et surveillanceModifier

AustralieModifier

L'Australie a défini des limites pour les particules dans l'air[110]:

PM10 PM2.5
Moyenne annuelle aucune µg/m3
Moyenne journalière (24-heures)

Dépassement autorisés dans l'air

50 µg/m3

Aucune

25 µg/m3

Aucune

CanadaModifier

Au Canada les limites sont nationales et fixées par le forum fédéral-provincial Le Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME). Les juridictions (provinces) peuvent définir des normes plus contraignantes. Le seuil CCME pour les particules (PM2.5) défini en 2015 est de 28 μg/m3 et de 10 μg/m3 (moyenne annuelle)[111],[112].

ChineModifier

La Chine a défini des seuils limites de particules dans l'air[113] :

PM10 PM2.5
Moyenne annuelle 70 µg/m3 35 µg/m3
Moyenne journalière(24-hour)

Dépassement autorisés dans l'air

150 µg/m3

Aucune

75 µg/m3

Aucune

EuropeModifier

 
Taux de PM10 dans l'air en Europe en 2005 (à partir des valeur moyenne quotidienne maximale), Source. AEE (Agence européenne de l'environnement)
Article détaillé : Particules en suspension en Europe.

La réglementation européenne défini un cadre légal et réglementaire, qui permet de savoir quels sont les États membres qui ne respectent pas la réglementation européenne, grâce à un processus de contrôle.

En Europe 
Depuis janvier 2005, deux valeurs-limites sont applicables en Europe pour les PM10[114] :
  • une norme de 50 microgrammes par mètre cube (μg/m3), à ne pas dépasser sur 24 heures, et ne devant pas être dépassée plus de 35 jours par an ;
  • une concentration moyenne annuelle de 40 μg/m3 qu'on ne doit en aucun cas dépasser.
    Les échéances de la directive s’étalent de 2014 à 2020.
    Pour les particules, faute de consensus sur les seuils, elle n’avait pas retenu de seuils d’information ni d’alerte, alors qu’ils existent pour le dioxyde d’azote, du dioxyde de soufre ou l’ozone.
    Or, un ou plusieurs dépassement de cette norme ont concerné 83 millions de personnes dans 132 zones ; en Allemagne, Espagne, Estonie, Italie, Pologne, Slovénie, Suède, à Chypre, au Portugal et au Royaume-Uni.

Pays ne respectant pas la réglementation européenneModifier

Début 2009[115], six mois après une lettre d’avertissement de juin 2008, la Commission a entamé une poursuite contre dix États membres (dont la France) pour non-respect de la norme européenne de qualité de l’air sur les particules PM10. L'Europe a accordé un délai supplémentaire pour respecter la norme sur les PM10, aux États capables de prouver qu'ils avaient fait un effort pour respecter les valeurs-limites dès 2005, mais que cet effort avait été contraint par des faits ne dépendant pas d'eux, et qu’un plan relatif à la qualité de l'air a été mis en œuvre dans toutes les zones concernées. En 2008, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie et la Pologne n'avaient fait aucune demande pour leurs dépassements locaux des valeurs-limites de PM10. En 2011, l'UE a assigné la France devant la CJUE (avec pénalités financières) pour les dépassements des normes européennes en matière de PM10 (notamment dans 16 zones ; Marseille, Toulon, Avignon, Paris, Valenciennes, Dunkerque,Lille, mais aussi tout le territoire du Nord-Pas-de-Calais, Grenoble, Montbéliard/Belfort, Lyon, le reste de la région Rhône-Alpes, la zone côtière urbanisée des Alpes-Maritimes, Bordeaux, la Réunion et Strasbourg (qui est en 2011 le seul secteur pour lequel les conditions de prolongation du délai d'application de la législation européenne sont réunies).

Processus de contrôle appliqué en FranceModifier

  • Les mesures avec dosages sont assurées en France par les associations agréées de la surveillance de la qualité de l'air (AASQA).
  • Des plans régionaux de la qualité de l'air (PRQA) se mettent en place ou sont renouvelés.
  • En réponse aux alertes de l'AFSSET à la Convention d'Aarhus et à plusieurs directives européennes, le gouvernement a annoncé un dispositif amélioré d’information du public, un objectif de réduction de 30 % de la pollution avant 2015 (notamment pour les émissions issues des véhicules et de la combustion du bois).
    Ce « plan particules » (qui en fait date de 2008), proposé par Jean-Louis Borloo, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, et Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’écologie devait être « décliné par région et/ou inclus dans le deuxième plan national santé-environnement (dès sa sortie prévue en avril 2009); Une nouvelle version a été publiée en 2010[116]. Il avait deux priorités : résoudre les inégalités environnementales et cibler des mesures sur les populations sensibles.
  • Un plan spécifique concerne la surveillance de la qualité de l’air dans les crèches et les écoles (avant fin 2009).
  • En 2011, le pays est poursuivi en Justice par l'UE pour efforts insuffisants.
    Selon FNE, "les Zones d'actions prioritaires pour l'air (Zapa) ne pourront régler cette question, et cette pollution s'ajoute à d'autres dérives (ex : 24 dépassements des valeurs limites de dioxyde d'azote (NOx) dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants en2010).
    L'Association santé environnement France (ASEF), réunissant 2 500 médecins, rappelle que cette pollution - outre les pénalités à verser à l'Union européenne - aggrave les coûts d'assurance maladie à cause des allergies, asthmes, accidents cardiovasculaires et cancers auxquels elle contribue (200 à 800 millions d'euros pour la Sécurité sociale en 2006 selon l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset)).

La France a été condamnée par le Conseil d’État pour non respect des normes définies par la directive européenne de 2008. Celle-ci défini un seuil d’exposition à 40 µg/m³ en moyenne annuelle. Dans dix zones dont les agglomérations parisienne, lyonnaise, marseillaise ou la Martinique, ce seuil n'est pas respecté. Dans dix-neuf zones y compris l’Île-de-France et la région Rhône-Alpes les émissions de dioxyde d’azote sont en excès[117].

Moyens de lutteModifier

Captage des particules à la sourceModifier

Un moyen commun de capturer les particules à la source est le filtre électrostatique[118] qui est efficace, bien qu'onéreux. De nombreuses cheminées industrielles sont munies de ce moyen de dépoussiérage, voire de filtres à manches[119], en particulier dans les centrales thermiques et dans des usines d'incinération de déchets.

Des filtres à particules sont également développés notamment pour les moteurs Diesel et les installations de combustion du bois.

Purificateurs d'airModifier

 
Unité portable de filtration HEPA (à haute performance). Peut purifier l'air dans un bloc médical d'urgence, ou après un incendie, des travaux, une pollution de l'air ou encore lors d'un processus de fabrication source de particules ; Au moins 99,97% des particules en suspension (jusqu'à 0,3 µm) sont retenues. Le rendement volumique décroit avec l'encrassement. Une source d'électricité est nécessaire

.

Malgré de nettes améliorations de la qualité de l'air pour certains paramètres (plomb, soufre par exemple), les taux de PM2,5 en Europe, aux Etats-Unis et surtout en Chine restent préoccupants et source de surmortalité[6]. Des études récentes (2017)[120],[121] ont invité à mieux évaluer l'intérêt de stratégies individuelles de prévention (port de masques, utilisation d'épurateurs d'air intérieur) pour la santé[122].

Il existe des purificateurs d'air individuels ou familiau, destinés à assainir une ou quelques pièces d'un logement. Ils sont basés sur deux grands principes, éventuellement associés :

  1. précipitateur électrostatique : Leur consommation typique est d'environ 80 W pour une pièce de 40 mètres carrés et ils doivent être laissés branchés en permanence hors nettoyage mensuel ou trimestriel. Leur nuisance sonore est intermédiaire entre celle d'un petit ventilateur domestique et celle d'un climatiseur pour une pièce de même taille. Leur prix à l'achat dépasse un peu la centaine d'euros[réf. souhaitée]. Les plaques électrostatiques doivent être nettoyées typiquement une fois par mois au lave-vaisselle, de préférence séparément pour une meilleure efficacité. La poussière qu'elles collectent est absolument impalpable : si l'on en prend entre le pouce et l'index, une partie reste incrustée plusieurs heures,voire jours, dans le tissu de la peau malgré des lavages répétés [réf. souhaitée].
  1. purificateurs mécaniques, par exemple le purificateur HEPA[123], ainsi que des appareils à ionisation qui ne contiennent pas de plaques électrostatiques, mais ionisent négativement les particules de l'air qui vont se fixer sur les surfaces de la maison qui sont chargées positivement : murs, meubles, tissus. Certains appareils modernes sont hybrides, ils comportent plusieurs équipements mécanique ou électrique en séquence dans le but d'augmenter leur efficacité[124].

Plus ls PM 2.5 sont extraits de l'air, plus la santé cardiovasculaire est améliorée : Un essai randomisé[125] a consisté à exposer 40 personnes âgées cardiaques (non-fumeurs), à l'intérieur d'un établissement pour personnes âgées à faible revenu d'une zone urbaine typique des États-Unis, à un air non filtré, moyennement filtré ou très filtré via un système portable individuel (relativement peu coûteux)[122]. La tension artérielle brachiale des résidents était l'indicateur d'effet principal mesuré quotidiennement (d'autres mesures comprenaient l'hémodynamique aortique, la vitesse des ondes de pouls et la variabilité de la fréquence cardiaque). L'étude a conclu que quand l'exposition aux particules fines diminue grâce à la filtration de l'air, la pression artérielle systolique diminue alors conjointement[122]. Le systèmes de filtration d'air portables semble donc potentiellement cardioprotecteur à court terme (3 jours de filtration d'air suffisait à faire chuter la pression systolique et diastolique brachiale respectivement de 3,2 mm Hg et de 1,5 mm Hg. La pression artérielle systolique et diastolique diminuaient régulièrement lors de la période de filtration de 3 jours, respectivement avec une moyenne de 3,4 mm Hg et de 2,2 mm Hg. En 3 jours, la plupart des résultats secondaires (pouls, etc.) n'étaient cependant pas significativement améliorés[122].

Autre méthodeModifier

Dans les houillères de France, au temps où il y en avait, les poussières de houille, produites en grande quantité sous le nom de fines étaient collectées mécaniquement dans un bac nommé la « caisse à fines »[126].

Un lavage de l'air empoussiéré par brumisation est utilisé sur certains chantiers ou installations industrielles et minières.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La définition exacte prend en compte la notion de moyenne en statistique : particules dont la moitié ont un diamètre inférieur à 10 micromètres

RéférencesModifier

  1. Qualité de l’air ambiant (extérieur) et santé, sur le site de l'Organisation mondiale de la santé (consulté le 3 septembre 2014).
  2. « La pollution atmosphérique une des premières causes environnementales de décès par cancer, selon le CIRC : Communiqué de presse no 221 du CIRC » [PDF], sur www.iarc.fr, (consulté le 26 juin 2015).
  3. a b c et d (en) Brook RD, Rajagopalan S, Pope CA III et al., American Heart Association Council on Epidemiology and Prevention, Council on the Kidney in Cardiovascular Disease, and Council on Nutrition, Physical Activity and Metabolism. Particulate matter air pollution and cardiovascular disease: an update to the scientific statement from the American Heart Association, Circulation, 2010, 121(21), 2331-2378, DOI:10.1161/CIR.0b013e3181dbece1
  4. (en) Weichenthal S, Hoppin JA et Reeves F (2014), Obesity and the cardiovascular health effects of fine particulate air pollution, Obesity (Silver Spring), 22(7), 1580-1589, DOI:10.1002/oby.20748
  5. (en) Cohen AJ, Brauer M, Burnett R et al., Estimates and 25-year trends of the global burden of disease attributable to ambient air pollution: an analysis of data from the Global Burden of Diseases Study 2015, Lancet, 2017, 389(10082), 1907-1918, DOI:10.1016/S0140-6736(17)30505-6
  6. a et b (en) Di Q, Wang Y, Zanobetti A et al. (2017), Air pollution and mortality in the Medicare population, N. Engl. J. Med., 376(26), 2513-2522, DOI:10.1056/NEJMoa1702747
  7. (en) Bräuner EV, Forchhammer L, Møller P et al., Indoor particles affect vascular function in the aged: an air filtration–based intervention study, Am. J. Respir. Crit. Care Med., 2008, 177(4), 419-425, DOI:10.1164/rccm.200704-632OC
  8. « Poussières en suspension » [PDF], sur Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique, (consulté le 23 janvier 2017).
  9. GMAO – Research
  10. GMAO – Research
  11. a et b « Les feux d'hiver sont responsables de la pollution carbonée »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 13 juillet 2017) (CNRS).
  12. En Suisse, « les chauffages au bois représentent 18 % des particules émises par la combustion, et la combustion en plein air 16 %. Les chauffages au bois et la combustion à l’air libre contribuent au total presque autant à l’émission de poussières fines que les moteurs diesel, qui sont responsables de 39 % des particules de combustion ». Phrases extraites du document [PDF] : Prise de position relative aux poussières fines des chauffages au bois (renommer l'archive display.php en display.pdf) des Offices Fédéraux suisses de l'Environnement (OFEV) et de l'Énergie (2006), page 2.
  13. a et b D’où viennent les particules ?, sur le site du Ministère de l'Écologie, consulté le 4 mars 2014.
  14. Les particules présentent des formes variées. Le diamètre aérodynamique (dp) est défini comme le diamètre qu’une particule « sphérique » d’une masse volumique ρ0 = 1 g/cm3 devrait avoir pour présenter une même vitesse de chute que la particule considérée.
  15. TSP : (en) « Total Suspended Particles ».
  16. [PDF] Caractérisation de la pollution en particules… page 10 (ATMO Poitou-Charentes).
  17. a et b [PDF] Les poussières fines en Suisse - Rapport de la Commission fédérale de l’hygiène de l’air (CFHA), 2007, pages 22, 23, 27 et 28.
  18. Particules fines, sur le site de la Commission européenne, consulté le 24 mars 2015.
  19. PM10, sur le site de Futura-Sciences.
  20. « Combustion du bois et qualité de l'air » [pdfv], sur air-rhonealpes.org, (consulté le 24 juillet 2017), p. 4 et 22
  21. [PDF] Nanotechnologies - Nanomatériaux - Nanoparticules Particules ultrafines et nanoparticules, pp. 5 et 10, brochure de l'INERIS.
  22. (en) CA Pope, DW Dockery et col, Epidemiology of particle effects. In: Holgate S, et al., editors. Air pollution and health, Academic Press, 1999. p. 673–705
  23. Information Pollution, sur le site airaq.asso.fr, consulté le 4 septembre 2014.
  24. a et b Poussières en suspension, sur www.citepa.org.
  25. [PDF] Poussières fines, p. 2, document OFEV.
  26. Sabine Host et Edouard Chatignoux, sous la direction d’Isabelle Grémy, directrice de l’Observatoire régional de santé d'Île-de-France, « Pollution atmosphérique de proximité liée au trafic : expositions et effets sanitaires », (ISBN 978-2-7371-1786-2, consulté le 10 décembre 2016).
  27. « WHO Global Urban Ambient Air Pollution Database (update 2016) », sur Organisation mondiale de la santé (consulté le 13 novembre 2016).
  28. a et b « WHO’s Urban Ambient Air Pollution database ‐ Update 2016 », sur Organisation mondiale de la santé (consulté le 13 novembre 2016).
  29. Organisation mondiale de la santé, « Base de données de « Pollution de l'air ambiant » », (consulté le 13 novembre 2016).
  30. Philippe Richert, vice-président du Sénat, président du Conseil général du Bas-Rhin
  31. [PDF]communiqué de presse interministériel du mardi 12 février 2008, developpement-durable.gouv.fr
  32. Sources : la page D’où viennent les particules ? (Ministère de l'Écologie) et le Plan Particules complet (notamment la page 9).
  33. a b et c [PDF] CITEPA / CORALIE / format SECTEN – mise à jour février 2008, p. 81 (page 83 du fichier)
  34. a et b [PDF] CITEPA / CORALIE / format SECTEN – mise à jour février 2008, p. 198 (page 200 du fichier)
  35. a b et c Poussières en suspension, sur le site du Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (CITEPA).
  36. CITEPA / Rapport SECTEN – mise à jour avril 2014, document au format [PDF], p. 232, 233 (pages 228-229 du fichier)
  37. Voir également ici, la section En Europe
  38. [PDF] Bilan de la qualité de l’air - Hiver 2012/2013, p. 2, sur le site air-rhonealpes.fr.
  39. Sources de polluants atmosphériques: chauffages au bois, paragraphe 4, sur le site de l'Office fédéral de l'environnement.
  40. Stéphane Mandard, « Pollution de l’air : Bruxelles poursuit la France en justice », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juin 2018)
  41. a et b « La pollution de l’air par les particules (PM10 et PM2,5) », sur Ministère de la Transition écologique et solidaire, Commissariat général au Développement durable, (consulté le 15 juin 2018).
  42. http://www.inrs.fr/accueil/produits/mediatheque/doc/publications.html?refINRS=ED%20695 Principes généraux de ventilation. Guide INRS no 0
  43. [PDF] Plan particules complet (2010), pages 9-12 et 16 (vignettes 10-13 et 17)
  44. Rapport SECTEN ([PDF] en bas de page) sur le site du Citepa, sections PM2,5 et PM1,0.
  45. Zelenyuk A, D Imre, J Beránek, E Abramson, J Wilson, and M Shrivastava. 2012, Synergy Between Secondary Organic Aerosols and Long-Range Transport of Polycyclic Aromatic Hydrocarbons, Environmental Science & Technology, 46(22):12459-12466, DOI:10.1021/es302743z (Résumé)
  46. Record de pollution de l’air au Spitzberg
  47. Le chauffage au bois, publication du 20 février 2014 sur le site d'Airparif
  48. Jean-Pierre Schmitt, directeur d'Air Lorraine, cité par Anne-Laure Barral, Pollution aux particules : une vague venant de l'Est, France Info le 14 mars 2014.
  49. a et b Klepczynska Nystrom A et al., Health effects of a subway environment in healthy volunteers, Eur. Respir. J., 2010, 36, 240-8 (résumé).
  50. a et b Anna Klepczynska-Nyström et al. (2012), Health effects of a subway environment in mild asthmatic volunteers  ; Respiratory Medicine (www.elsevier.com/locate/rmed), 106, 25e 33, DOI:10.1016/j.rmed.2011.09.008, en ligne 2011-10-12, consulté 2013-03-09
  51. Fortain A (2008), Caractérisation des particules en gares souterraines. Thèse en Génie civil et sciences de l'Habitat, Université de La Rochelle, juin 2008, 224 p.
  52. a b c d e f g et h Dorothée Grange et Sabine Host (2012), Pollution de l’air dans les enceintes souterraines de transport ferroviaire et santé ; Rapport de l’Observatoire régional de santé (ORS) d’Ile-de-France
  53. Airparif et RATP (2009). Campagne de mesure à la station de métro Faiherbe-Chaligny : impact de l’air extérieur sur les niveaux de pollution atmosphérique intérieurs. 69 p.
  54. Grass DS et al. (2010), Airborne particulate metals in the New York city subway: a pilot study to assess the potential for health impacts. Environ. Res., 110 : 1-11
  55. Seaton A et al. (2005), The London Underground: dust and hazards to health. Occup. Environ. Med., 2005 ; 62 : 355-62.
  56. Bachoual R et al (2007 ), Biological effects of particles from the Paris subway system. Chem. Res. Toxicol., 2007 ; 20 : 1426-33
  57. Aarnio P et al. The concentrations and composition of and exposure to fine particles (PM2.5) in the Helsinki subway system. Atmospheric Environment, 2005 ; 39 : 5059-5066
  58. a et b Bigert C et al. No short-term respiratory effects among particle-exposed employees in the Stockholm subway. Scand. J. Work Environ. Health, 2011 ; 37 : 129-35
  59. Coparly (2003), Étude préliminaire de la qualité de l’air dans le métro lyonnais (21 octobre – 6 novembre 2002). 2003, 66 p
  60. Atmo Nord-Pas de Calais et Transpole (2008), Étude de la qualité de l'air dans les stations du métro lillois.
  61. Atmo Paca et RTM (2011), Surveillance de la qualité de l'air dans le métro de Marseille, 64 p.
  62. Air Breizh et. Étude de la qualité de l'air dans le métro rennais. 2005. 29 p
  63. a et b Karlsson HL et al (2006), Comparison of genotoxic and inflammatory effects of particles generated by wood combustion, a road simulator and collected from street and subway. Toxicol. Lett., 2006 ; 165 : 203-11.
  64. Karlsson HL et al (2008), Mechanisms related to the genotoxicity of particles in the subway and from other sources. Chem. Res. Toxicol., 2008 ; 21 : 726-31
  65. Karlsson HL et al. (2005), Subway particles are more genotoxic than street particles and induce oxidative stress in cultured human lung cells. Chem. Res. Toxicol., 2005 ; 18 : 19-23.
  66. Bigert C et al. (2008), Blood markers of inflammation and coagulation and exposure to airborne particles in employees in the Stockholm underground. Occup. Environ. Med., 2008 ; 65 : 655-8
  67. igert C et al. (2007), Myocardial infarction in swedish subway drivers. Scand. J. Work Environ. Health, 2007 ; 33 : 267-71.
  68. CSHPF (2006). Section des milieux de vie. Qualité de l'air dans les modes de transport terrestres. Rapport du groupe de travail « air et transports », Éditions Tec & Doc, septembre 2006, 162 p
  69. CSHPF (2006), Section des milieux de vie. Avis relatif à la qualité de l’air dans les modes de transport.
  70. CSHPF (2005), Section des milieux de vie. Avis relatif à de nouvelles recommandations aux exploitants de réseaux ferroviaires souterrains concernant la caractérisation de la pollution atmosphérique dans leurs enceintes, s'agissant plus particulièrement de la SNCF et la RATP. 8 juillet 2003 et 12 mai 2005.
  71. CSHPF (2001). Section des milieux de vie. Avis relatif à l'élaboration de valeurs guides de qualité de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines. 3 mai 2001
  72. CSHPF (2001), Section des milieux de vie. Avis relatif à la qualité de l'air dans les enceintes ferroviaires souterraines, 10 octobre 2000 et 5 avril 2001.
  73. Marano F et al. Impacts des particules atmosphériques sur la santé : aspects toxicologiques. Environnement, Risques & Santé, 2004 ; 3 : 87-96.
  74. La Provence (2013), Marseille, inquiétante pollution dans le métro
  75. Omnil. Les transports en commun en chiffres 2000-2009, juin 2011.
  76. Oramip (2010). Étude de l'air intérieur dans le métro ligne B ; année 2010, 6 p
  77. Airparif et RATP (2010), Campagne de mesure à la Gare de RER Auber, 65 p.
  78. Association nationale pour la prévention et l'amélioration de la qualité de l'air.
  79. Marine Jobert (2013), Après le diesel, le métro exhale ses particules fines ; 2013-03-06, consulté 2013-03-09
  80. Inversion de température, sur le site de Météo-France.
  81. [PDF] Communiqué de presse du 10 février 2012 et le Communiqué de presse du 28 février 2013, sur le site du ministère du développement durable, France.
  82. Yang Q, WI Gustafson, JD Fast, H Wang, RC Easter, M Wang, SJ Ghan, LK Berg, LR Leung, and H Morrison. 2012. "Impact of Natural and Anthropogenic Aerosols on Stratocumulus and Precipitation in the Southeast Pacific: A Regional Modeling Study Using WRF-Chem." Atmospheric Chemistry and Physics 12:8777-8796, DOI:10.5194/acp-12-8777-2012
  83. Kassianov E, M Pekour, and J Barnard (2012), "Aerosols in Central California: Unexpectedly Large Contribution of Coarse Mode to Aerosol Radiative Forcing(Offsite link)." Geophysical Research Letters 39:L20806, DOI:10.1029/2012GL05346 (résumé). Voir aussi : Carbonaceous Aerosols and Radiative Effects Study (CARES)
  84. [PDF] « Étude de la fraction hydrosoluble de l'aérosol carboné troposphorique », sur www.lmd.polytechnique.fr (consulté le 4 septembre 2015), p. 5/47.
  85. a et b [PDF] Black carbon, p. 2 et 5/18, Commission économique pour l'Europe, document de l'Organe exécutif de la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, consulté le 13 février 2015.
  86. « Polluants de courte durée de vie »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Programme des Nations unies pour l'environnement, (consulté le 3 septembre 2015).
  87. « La suie, un polluant majeur pour la santé et le climat encore mal connu », sur Sciences et Avenir, (consulté le 3 septembre 2015).
  88. [1] et OMS
  89. [2] et [3]
  90. [4] et voir la carte [5]
  91. « 7 millions de décès prématurés sont liés à la pollution de l'air chaque année », sur Organisation mondiale de la santé, (consulté le 5 octobre 2016)0.
  92. (en)Pope III, C. A., Thun, M. J., Namboodiri, M. M., Dockery, D. W., Evans, J. S., Speizer, F. E., & Heath Jr, C. W. (1995). Particulate air pollution as a predictor of mortality in a prospective study of US adults. American journal of respiratory and critical care medicine, 151(3_pt_1), 669-674 (résumé).
  93. Magrez, A., Kasas, S., Salicio, V., Pasquier, N., Seo, J. W., Celio, M.… & Forró, L. (2006). Cellular toxicity of carbon-based nanomaterials. Nano letters, 6(6), 1121-1125.
  94. Oberdörster, G. (2000). Pulmonary effects of inhaled ultrafine particles. International archives of occupational and environmental health, 74(1), 1-8
  95. Oberdörster, G. (2000). Pulmonary effects of inhaled ultrafine particles. International archives of occupational and environmental health, 74(1), 1-8.
  96. Sources de pollution
  97. [PDF] La pollution atmosphérique une des premières causes environnementales de décès par cancer, selon le CIRC - Communiqué de presse no 221 du 17 octobre 2013, sur iarc.fr, consulté le 2 septembre 2014.
  98. [PDF] (en) Household Use of Solid Fuels and High-temperature Frying, « heating and cooking », p. 39, Household combustion of coal causes cancer of the lung, Household combustion of biomass fuel (primarily wood) causes cancer of the lung, p. 307 ; contextes p. 301, 302, sur le site monographs.iarc.fr du Centre international de recherche sur le cancer, consulté le 16 octobre 2013.
  99. a b et c (en) [PDF] Health risks of particulate matter from long-range transboundary air pollution, Organisation mondiale de la santé, bureau régional européen de Copenhague, 2006.
  100. [PDF] (en) Baseline Analysis 2000 to 2020, ec.europa.eu, 2005. (Valeurs de référence : celles de l'année 2000) ; dans l'Europe des 25 : 347 900 décès prématurés, p. 13, vignette 23 ; en France : 42 090 décès prématurés, p. 75, vignette 85.
  101. [PDF][http;//www.invs.sante.fr/fr/content/download/127169/452425/version/4/file/rapport_impacts_exposition_chronique_particules_fines_mortalite_France_analyse_gains_sante_plusieurs_scenarios.pdf « Impacts de l’exposition chronique aux particules fines sur la mortalité en France continentale et analyse des gains en santé de plusieurs scénarios de réduction de la pollution atmosphérique » - Santé publique France], invs.sante.fr.
  102. L'atmosphère, sur le site de l'université de Picardie. Voir également ici la section Transfert des particules sur de longues distances.
  103. (en) combustion of wood in domestic stoves, p. 29.
  104. Valeur corrigée sur le camembert de la page 30
  105. [PDF] Karl Espen Yttri et al. Les aérosols carbonés — un problème persistant (2009) , sur le site de l’Organisation météorologique mondiale, p. 3/7, consulté le 2 février 2015.
  106. CLRTAP: European Monitoring and Evaluation Programme, sur le site de l'Office fédéral de l'environnement (Suisse).
  107. (en) EMEP, 2006 ; « Transboundary particulate matter in Europe ». Status Report 4-2006. Co-operative Programme for Monitoring and Evaluation of the Long-Range Transmission of Air Pollutants in Europe, Genève (Geneva)
  108. Cécile Mimaut, Pollution aux particules : à qui la faute ?, France Info, 14 mars 2014[6]
  109. (en) Arden Pope et al., Fine-Particulate Air Pollution and Life Expectancy in the United States, université de Brigham Young, Utah, New England Journal of Medicine, vol. 360, n° 4, p. 376-386, 22 janvier 2009
  110. (en) 2005, « National standards for criteria air pollutants in Australia – Air quality fact sheet », Environment.gov.au (consulté le 1er février 2015)
  111. CANADA-WIDE STANDARDS for PARTICULATE MATTER (PM) and OZONE, Quebec City, Canadian Council of Ministers of the Environment, 5–6 june 2000 (lire en ligne)
  112. (en) « Canadian Ambient Air Quality Standards (CAAQS) for Fine Particulate Matter (PM2.5) and Ozone »
  113. [citation nécessaire] [PDF] Ministere de l'écologie de Chine, gov.cn, consulté le 18 juillet 2019
  114. Nouvelle directive sur la qualité de l’air, entrée en vigueur le 11 juin 2008
  115. Communiqué de la Commission européenne du 29 janvier 2009.
  116. « Plan Particules complet » [PDF], sur developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 24 juillet 2017)
  117. Pollution : le Conseil d’Etat enjoint au gouvernement d’agir vite, Hulot promet des mesures, lemonde.fr du
  118. Un dépoussiéreur électrostatique doté d’un système de télésurveillance, sur le site des Éditions techniques de l'ingénieur.
  119. Dépoussiérage et dévésiculage - Filtres à manches, sur les site des Éditions techniques de l'ingénieur, consulté le 26 mars 2015.
  120. Brook RD, Newby DE, Rajagopalan S (2017), The global threat of outdoor ambient air pollution to cardiovascular health: time for intervention, JAMA Cardiol., 2(4), 353-354, DOI:10.1001/jamacardio.2017.0032
  121. Giles LV, Barn P, Künzli N et al. (2011), From good intentions to proven interventions: effectiveness of actions to reduce the health impacts of air pollution. Environ Health Perspect. 119(1):29-36, DOI:10.1289/ehp.1002246
  122. a b c et d Morishita, M., Adar, S. D., D’Souza, J., Ziemba, R. A., Bard, R. L., Spino, C., & Brook, R. D. (2018). Effect of portable air filtration systems on personal exposure to fine particulate matter and blood pressure among residents in a low-income senior facility: a randomized clinical trial. JAMA internal medicine, 178(10), 1350-1357.
  123. [PDF]Cabair - Chauffage au bois et gestion de la qualité de l'air : retour d'expériences internationales, rapport final, 21 mai 2013, vignettes de page 13 et 14, sur le site de l'ADEME, consulté le 25 mars 2015.
  124. Les purificateurs d'air, sur le site enviro-option.com, consulté le 25 mars 2015.
  125. étude d’intervention croisée à double insu et à répartition aléatoire faite du 21 octobre 2014 au 4 novembre 2016 dans un immeuble résidentiel pour personnes âgées à faible revenu à Detroit dans le Michigan ; Les patients étaient exposés dans leur chambre et salon à 3 scénarios de 3 jours : séparés par des périodes d’une semaine : filtration factice de l'air ; air filtré avec système moyennement efficace ou très efficace
  126. Bertrand Schwartz, Cours d'exploitation des mines"", Ecole des Mines, 1966 (polycopié)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier