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Faïza Guène
Description de cette image, également commentée ci-après
Faïza Guène en juin 2015.
Naissance (34 ans)
Drapeau de la France Bobigny
Nationalité Drapeau de la France Française
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

  • Kiffe kiffe demain
  • Un homme, ça ne pleure pas

Faïza Guène, née le à Bobigny en France, est une romancière française.

Sommaire

BiographieModifier

Faïza Guène naît en 1985 de parents originaires d'Aïn Témouchent (ouest de l'Algérie) et grandit avec son frère et sa sœur à Pantin[1],[2]. Elle se fait remarquer à l’âge de 13 ans en fréquentant un atelier d’écriture audiovisuelle à Pantin, dirigé par l’association Les Engraineurs. Jusqu'à l’âge de 17 ans, elle écrit et réalise cinq courts-métrages en vidéo dont certains seront primés dans des festivals[1]. Après avoir obtenu une subvention du Centre national du cinéma à 18 ans, elle réalise un moyen-métrage en Super 16 mm, Rien que des mots dans lequel elle fait jouer sa mère[1].

Durant la même année, elle commence son roman Kiffe kiffe demain qu’elle dit écrire « comme un loisir ». Après la rédaction d'une trentaine de pages « au stylo plume sur des feuilles de classeur », le professeur de français responsable de l’atelier d’écriture lit ce texte et l’envoie à la maison d’édition Hachette Livre sans en avertir Faïza[2].

L’éditrice, Isabelle Seguin, lui propose alors de signer un contrat et de terminer la rédaction du roman. À la sortie du livre, en septembre 2004, une journaliste du Nouvel Observateur consacre une double page à Faïza et encense le livre. La tornade médiatique commence alors et Kiffe kiffe demain se vend à plus de 400 000 exemplaires et est traduit dans plus de vingt-six langues[3].

Toujours dans la veine de la comédie sociale, en 2006, Faïza publie Du rêve pour les oufs puis Les Gens du Balto en 2008 et Un homme, ça ne pleure pas en 2014[2] . Puis un cinquième roman en 2018, Millénium Blues[4].

Créations littérairesModifier

Son premier roman, Kiffe kiffe demain, est l'une des meilleures ventes de l'année 2004 et est traduit dans 26 langues[3]. Il est vendu à 400 000 exemplaires en France. Elle publie en 2006 Du rêve pour les oufs, puis, en 2008, Les Gens du Balto, toujours édités par Hachette Livre. Et en 2014 Un homme, ça ne pleure pas chez Fayard (lauréat du Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne en 2015).

Ses romans dressent le portrait de gens ordinaires, d'antihéros, en utilisant une langue revigorée et souvent argotique, «une langue vivante et drôle»[4]. Ce style particulier, assez courant dans de nombreux autres pays comme en témoignent les livres du romancier Irvine Welsh, est plutôt rare et déconsidéré dans la littérature française[5].

En 2007, dans un contexte encore marqué par les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises, elle participe à un collectif d'une dizaine d'écrivains de la banlieue (« étymologiquement le lieu du ban »), collectif baptisé Qui fait la France ?, et ils publient un recueil de nouvelles, consacrées à leur cadre de vie, à la réalité de leur quotidien et à leurs rêves : Chroniques d'une société annoncée, publié chez Stock[6].

BibliographieModifier

Créations cinématographiquesModifier

Faïza Guène est réalisatrice de plusieurs courts-métrages. Parmi ceux-ci, on trouve : La Zonzonnière en 1999, RTT et Rumeurs en 2002 et Rien que des mots en 2004. Elle est également auteur d'un documentaire intitulé Mémoires du 17 octobre 61 en 2002[1].

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Hoda El-Hassan, « Faïza Guène : Mots de vie et d’espoir », Al-Ahram Hebdo,‎ (lire en ligne)
  2. a b et c Nadir Dendoune, « Faïza Guène, écrivain à part et entière », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  3. a et b « Les 100 personnalités de la diaspora africaine : Faïza Guène », Jeune Afrique, nos 2536-2537,‎ , p. 46.
  4. a et b Virginia Bart, « Livres en bref », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. « Faïza Guène », sur Écrivains-maghrebins.com, .
  6. « Chroniques d'une société annoncée », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier