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Honfleur

commune française du département du Calvados
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Honfleur (homonymie).

Honfleur est une commune portuaire normande (département du Calvados) située sur la rive sud de l'estuaire de la Seine, en face du Havre, tout près du débouché du pont de Normandie.

Honfleur
Le Vieux Bassin
Le Vieux Bassin
Blason de Honfleur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Honfleur-Deauville
Intercommunalité CC du Pays de Honfleur-Beuzeville
Maire
Mandat
Michel Lamarre
2014-2020
Code postal 14600
Code commune 14333
Démographie
Gentilé Honfleurais
Population
municipale
7 440 hab. (2014)
Densité 544 hab./km2
Population
aire urbaine
17 189 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 08″ nord, 0° 13′ 59″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 117 m
Superficie 13,67 km2
Localisation

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Elle est peuplée de 7 440 habitants[Note 1] (les Honfleurais).

Elle est surtout connue pour son Vieux Bassin pittoresque, caractérisé par ses maisons aux façades recouvertes d'ardoises, et pour avoir été maintes fois représentée par des artistes, dont notamment Gustave Courbet, Eugène Boudin, Claude Monet et Johan Barthold Jongkind, formant l’École de Honfleur qui contribua à l'apparition du mouvement impressionniste. Alphonse Allais et Erik Satie y sont nés dans la même rue.

La commune est classée quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Sommaire

GéographieModifier

Honfleur est située sur la rive gauche de l'estuaire de la Seine, au nord du pays d'Auge. Elle se trouve géologiquement à la limite des formations calcaires du Jurassique (oolithique) à l'ouest et du Crétacé (crayeux) au nord et à l'est. Son agglomération est à 15 km au nord-est de Trouville-sur-Mer, à 16 km au nord de Pont-l'Évêque, à 24 km à l'ouest de Pont-Audemer et à 25 km au sud-est du Havre (par le pont de Normandie)[1].

La ville est accessible en transport en commun par les lignes 20, 39, 50 des bus verts du Calvados.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Hunefleth en 1025 ; Hunefloth vers 1062 ; Honneflo en 1198[3],[4] ; Honflue en 1246 ; Honnefleu, encore au XVIIIe siècle.

Le prononciation dialectale est [χõ'fjø], rhonfyeu, avec un h initial fortement expiré proche du Ach-Laut allemand ou de la jota espagnole.

L'appellatif fleur, jadis fleu, est assez commun en Normandie sous forme de terminaison (cf. Barfleur, Vittefleur, Harfleur, Crémanfleur, Fiquefleur et la Gerfleur, rivière du Cotentin). Son sens est donné par un document du XIIIe siècle mentionnant le fleu de Lestre, c'est-à-dire « la rivière de Lestre », Lestre étant une actuelle commune du Cotentin.

L'identification de la langue d'origine du terme fleu a donné lieu à diverses hypothèses : le vieux norrois[5], l'anglo-scandinave[6], le saxon[7] et enfin l'anglo-saxon[8].

Dans le nom de Barfleur qui est plus riche en formes anciennes, -fleur est attesté successivement sous les formes : -flueth en 1066-77 ; -floth en 1081-1087 ; -fluet au XIIe siècle ; -flo en 1160-1174 ; -flet en 1200 ; -flue en 1227 ; -flu en 1359 ; puis -fleu, etc.

Le vieux norrois flóð « flux, marée, flot » (cf. islandais flóð « inondation, marée haute », anglais flood, même sens) suggéré dans la première hypothèse convient assez mal sur le plan phonétique et sémantique, même s'il s'est hypothétiquement croisé avec l'ancien scandinave flói « rivière qui se jette dans la mer », ce sens est d'ailleurs rendu par l'ancien scandinave fljót « (grande) rivière, fleuve » (islandais fljót « grande rivière, fleuve » cf. Markarfljót, l'islandais flói signifiant « baie, golfe, terrain marécageux », ce qui fait douter pour flói du sens de « rivière qui se jette dans la mer »). Fljót correspondrait mieux pour la forme et pour le sens[Note 2]. Certes, phonétiquement, il explique difficilement les formes anciennes en -flet, -fluet, -fleth que l'on retrouve aussi pour les autres noms en -fleur. Quant au vieil anglais flōd « flux, marée, flot » (> anglais flood, même sens) proposé dans la seconde hypothèse, il ne se justifie pas davantage pour des raisons analogues.

On doit sans doute leur préférer le vieil anglais flēot « ruisseau, estuaire, bras de mer » et « flot » (cf. anglais fleet)[9] qui convient mieux, tant sur le plan phonétique que sur le plan sémantique. En effet, seule la diphtongue assez instable de l'anglo-saxon peut expliquer le flottement entre les formes flueth / fleth / floth au XIe siècle. À partir du XIIIe siècle, l'évolution en -flo / -flue, puis -fleu au XVe siècle va engendrer une confusion avec la prononciation dialectale du mot fleur[8], d'où cette réécriture « officielle » en -fleur.

On constate, comme pour d'autres appellatifs et toponymes de Normandie, une analogie avec les noms de lieux anglo-scandinaves d'Angleterre (Yorkshire notamment) qui se terminent par -fleet : Adingfleet, Marfleet, Ousefleet, etc.

L'élément Hon- serait issu, quant à lui, d'un nom de personne anglo-saxon Huna ou vieux norrois Húni (variante Húnn)[10] que l'on retrouve probablement à La Rivière-Saint-Sauveur (commune contiguë à Honfleur) dans le nom de Honnaville, homonyme du hameau de la Honneville à Saint-Georges-du-Mesnil.

Une autre explication a été proposée pour l'élément Hon-, c'est-à-dire l'étymon vieux norrois horn « corne », d'où également « coin », « angle », et donc pour Honfleur le sens hypothétique de « la rivière du tournant ». Il est vrai que la rivière de Claire fait un angle de 90° degrés à l'embouchure de la Seine[11]. Cependant, cette interprétation se heurte à une difficulté de taille : aucune attestation ancienne ne la confirme, ni la présence d'un [r], ni d'un [n] géminé (du moins avant le XIIIe siècle), trace de son assimilation. Elle diffèrerait en cela des autres toponymes d'origine scandinave comportant un [r] devant [n], tel que Barneville par exemple[8].

De plus, un élément semblable peut souvent être reconnu dans deux toponymes contigus, ce qui suggère une relation entre les deux : ainsi Honfleur peut être associé à Honnaville, tout comme Crémanfleur l'est à Crémanville ou encore Barfleur à Barbeville. Ce genre de relation se retrouve par ailleurs fréquemment dans la toponymie normande : Muneville-sur-Mer (Manche, Mulevilla s. d., Mulleville 1349, toponyme en -ville basé sur le nom de personne norrois Muli) et le ruisseau le Mulambec qui arrose la commune[12]. En revanche, l'association d'un appellatif vieux norrois avec l'élément -ville est très rare, voire douteuse.

La ressemblance avec le nom de la baie de Húnaflói en Islande est sans doute fortuite[13].

Le gentilé des habitants de Honfleur : les « Honfleurais » n'est donc pas étymologique, alors que l'on nomme les habitants de Barfleur le plus souvent les « Barflotais ».

HistoireModifier

La première mention écrite attestant l'existence de Honfleur émane de Richard III, duc de Normandie, en 1027. Il est également avéré qu'au milieu du XIIe siècle, la ville représentait un important port de transit des marchandises au départ de Rouen vers l'Angleterre.

Située au débouché de la Seine, un des principaux fleuves du Royaume de France, au contact de la mer et appuyée sur un arrière-pays relativement riche, Honfleur bénéficiait d'une position stratégique qui s'est révélée à partir de la guerre de Cent Ans. Charles V fait fortifier la bourgade afin d'interdire l'estuaire de la Seine aux Anglais avec l'appui du port d'Harfleur, situé juste en face et de l'autre côté de l'estuaire. Cela verrouillait du même coup l'entrée de la Seine aux navires ennemis. Honfleur fut cependant prise et occupée par le roi d'Angleterre en 1357, puis à nouveau de 1419 à 1450. En dehors de cette période, son port servit de base de départ à de multiples expéditions françaises se livrant à des razzias le long des côtes anglaises, avec notamment la destruction partielle de la ville de Sandwich dans le comté de Kent autour de 1450, après que les Anglais eurent quitté la Normandie à la suite de la défaite de Formigny[14].

Après la fin de la guerre de Cent Ans et jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Honfleur continue de se développer notamment grâce à la construction navale, au commerce maritime et aux expéditions lointaines. Cependant, de graves troubles vont éclater lors des guerres de religion dans la seconde partie du XVIe siècle. La ville est prise par Henri IV au début de 1590[15].

Dans le même temps, la cité participera aussi au mouvement des grandes découvertes[16], avec notamment Jehan Denis qui visitera le Labrador et Terre-Neuve dont il prendra possession au nom du Roi de France en 1506. Ces nombreuses expéditions feront du port un des tout premiers de France vers les Amériques et notamment les colonies françaises du Nouveau Continent, d'où les voyages répétés de Samuel de Champlain à partir d'ici, dont l'un aboutira à la fondation de la ville de Québec en 1608. Honfleur fut également une cité corsaire et un de ses fils, Jean Doublet, s'illustrera dans la guerre de course.

À partir de cette période, le commerce de Honfleur prospère avec la multiplication des relations avec le Canada, la Louisiane, les Antilles, les côtes africaines et les Açores, faisant de la ville l'un des cinq principaux ports négriers de France. Cette époque voit la ville s'agrandir avec le démantèlement d'une partie de ses fortifications, devenues obsolètes, sur l'ordre de Colbert. Abraham Duquesne fait transformer le « hâvre du dedans », simple port d'échouage, en un véritable bassin à flot qui sera terminé en 1684, que l'on surnomme aujourd'hui le Vieux Bassin, et qui contribue à la réputation actuelle de la ville. Une partie de la richesse de la cité est assurée aussi par la Grande Pêche sur les bancs de Terre-Neuve, la pêche à la morue, et le commerce des peaux. D'autres marins honfleurais vont s'illustrer dans les guerres de la Révolution française et de l'Empire, il s'agit du capitaine de vaisseau Morel-Beaulieu et des contre-amiraux Hamelin et Motard.

La perte des colonies françaises d'Amérique, la concurrence avec le port du Havre, les guerres de la Révolution française et du Premier Empire, avec notamment le blocus continental, causent la ruine de Honfleur, qui ne se releva que partiellement au cours du XIXe siècle avec la reprise du commerce du bois en provenance du nord de l'Europe. Cet essor fut pourtant limité par l'ensablement du port, qui parvient pourtant à fonctionner encore aujourd'hui. Cependant, il ne constitue plus à l'heure actuelle qu'une annexe du port de Rouen, dont il est l'avant-port, en partenariat avec la chambre de commerce et d'industrie du Pays d'Auge.

Honfleur a été libéré le 25 août 1944 par l'armée belge (brigade Piron)[17]. La ville n'a subi aucune destruction pendant la Seconde Guerre mondiale, la faisant figurer parmi les rares cités normandes épargnées.

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Honfleur se blasonnent ainsi :
De gueules à la tour donjonnée d'argent maçonnée de sable, accostée de deux fleurs de lys d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or[18].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

 
Une rue de Honfleur.

En 1973, Honfleur a fusionné avec la commune de Vasouy (159 habitants en 2007), qui dispose depuis lors du statut de commune associée.

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Albert Patin    
1947 1971 Maurice Delange    
1971 1995 Marcel Liabastre DVD Conseiller général
1995 en cours Michel Lamarre[19] DVD[20] Conseiller général
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et huit adjoints[21]. L'un de ces conseillers représente la commune associée de Vasouy et en est le maire délégué.

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 7 440 habitants, en diminution de -8,86 % par rapport à 2009 (Calvados : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %) L'évolution du nombre d'habitants suit une certaine constance. Le maximum de la population a été atteint 1866 avec 9 946 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 256 8 664 9 724 9 637 8 888 9 130 9 580 9 912 9 361
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 129 9 553 9 946 9 061 9 271 9 601 9 726 9 450 9 297
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 610 9 451 9 298 8 707 8 491 8 031 7 861 7 931 8 661
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
9 141 9 292 9 188 8 495 8 272 8 178 8 139 8 163 7 440
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 18,2 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 16,6 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 27,1 %).
Pyramide des âges à Honfleur en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,1 
5,8 
75 à 89 ans
12,4 
11,9 
60 à 74 ans
13,6 
19,9 
45 à 59 ans
18,4 
20,9 
30 à 44 ans
19,2 
19,7 
15 à 29 ans
16,6 
21,3 
0 à 14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département du Calvados en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,9 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,7 
21,0 
45 à 59 ans
20,4 
20,5 
30 à 44 ans
19,2 
20,3 
15 à 29 ans
19,0 
19,7 
0 à 14 ans
17,3 

Écologie et environnementModifier

La ville de Honfleur a inauguré, le , une nouvelle station d'épuration, qui a la particularité d'utiliser des plantes pour dépolluer l'eau : c'est la phytorestauration.

La commune est une ville fleurie (quatre fleurs) au concours des villes et villages fleuris[28].

ÉconomieModifier

PatrimoineModifier

La commune compte 57 monuments historiques, parmi lesquels l'église Sainte-Catherine, l'église Saint-Étienne, l'église Saint-Léonard, deux greniers à sel, la lieutenance et la plupart des maisons du quai Sainte-Catherine.

Vieux bassinModifier

Article détaillé : Vieux bassin de Honfleur.

Église Sainte-CatherineModifier

L'église Sainte-Catherine a été classée monument historique par liste de 1875[29].

Église Saint-ÉtienneModifier

L'église Saint-Étienne a été classée monument historique par arrêté du 28 septembre 1932[30].

Ancienne église paroissiale de style gothique, en partie des XIVe et XVe siècles. C'est la plus ancienne de la cité. Elle est construite en pierre calcaire crayeuse avec silex et en pierre de Caen, la ville de Honfleur étant située à la limite de ces deux types de formations calcaires. Le clocher est recouvert d'un essentage en bois de châtaignier. De nos jours, elle abrite le musée de la Marine.

Article détaillé : Église Saint-Étienne de Honfleur.

Église Saint-LéonardModifier

L'église Saint-Léonard a été classée monument historique par arrêté du 15 janvier 1980[31].

Article détaillé : Église Saint-Léonard de Honfleur.

Greniers à selModifier

Article détaillé : Greniers à sel de Honfleur.

Deux greniers subsistent sur les trois d'origine, l'un ayant été détruit par un incendie. Ces deux édifices contenaient 10 000 tonnes de sel, destinées à conserver le poisson de ce port de pêche important. Ils furent construits au XVIIe siècle, après que les habitants de la ville en ont reçu l'autorisation de Colbert. Le sel provenait essentiellement de Brouage. Les murs sont construits en gros moellons de calcaire crayeux et les charpentes de bois, construites par les charpentiers de marine évoquent des coques de vaisseaux du XVIIe siècle.

Ils ont été classés monuments historiques par arrêtés des 31 juillet et 6 décembre 1916[32].

BateauxModifier

Autres monumentsModifier

Chapelle Notre-Dame-de-GrâceModifier

 
Chapelle Notre-Dame-de-Grâce, Pierre Ucciani (1910), Collection Ucciani.

Situé sur les hauteurs dominant la ville, mais sur le territoire d'Équemauville, cet édifice reconstruit à la suite de l'effondrement de la falaise abrite des ex-voto, maquettes de bateaux et un orgue réalisé par le facteur d'orgue Dupont en 1990[33]. À l'extérieur, on peut voir les cloches des pèlerinages.

MuséesModifier

  • Musée Eugène-Boudin et son annexe consacrée à l'art religieux, dans le clocher de l'église Sainte-Catherine
  • Maisons Satie
  • Musées du Vieux Honfleur :
    • Musée de la Marine (dans l'ancienne église Saint-Étienne)
    • Musée d'Ethnographie et d'Art populaire (dans l'ancienne prison de la Vicomté de Roncheville)

Activité et manifestationsModifier

JumelagesModifier

ArtsModifier

Honfleur héberge un grand nombre d'artistes peintres, d'ateliers d'artistes et de galeries d'art.

SportsModifier

Le Club sportif honfleurais fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et deux autres en divisions de district[34].

Personnalités liées à la communeModifier

NaissancesModifier

 
Eugène Boudin.

DécèsModifier

AutresModifier

 
Plaque commémorative des départs de Champlain dans le port de Honfleur.
par ordre chronologique

Honfleur dans les artsModifier

CinémaModifier

De nombreux films ont été tournés en tout ou partie à Honfleur, notamment :

Depuis 1995, chaque année fin novembre, Honfleur accueille le Festival du cinéma russe à Honfleur, il s'agirait du plus important festival français consacré au cinéma russe[43]. Des réalisateurs, producteurs ou acteurs des films en compétition y sont invités.

MusiqueModifier

  • Honfleur apparaît dans les paroles de la chanson Vesoul, écrite, composée et interprétée par Jacques Brel en 1968.
  • Charles Dumont (un des compositeurs d'Édith Piaf), a composé et interprété la chanson écrite par Sophie Makhno : Nuit blanche à Honfleur. Cette chanson a été écrite et composée dans les années 1970, à l'hôtel du Cheval Blanc à Honfleur.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2014.
  2. Quitte à imaginer une influence de plusieurs étymons différents, il convient sans doute davantage de proposer l'ancien scandinave fljót « (grande) rivière, fleuve », qui aurait été influencé phonétiquement par flóð « flux, marée, flot » à l'origine du mot français flot au sens de « marée montante », ce terme plus spécialisé s'étant perpétué dans la langue courante, en outre, il semble que l'ancien français connaissait une forme fluet « fleuve, flot » attesté au milieu du XIIe siècle in CNRTL : étymologie de flot (1) [1]
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

RéférencesModifier

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. Jean Adigard des Gautries, « Les noms de lieux du Calvados attestés entre 911 et 1066 (suite) » in Annales de Normandie, 1953, Volume 3, Numéro 3-1, p. 26 (lire en ligne) [2]
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes…, Volume 2, Librairie Droz, Genève 1991. p. 1012 / 18239
  5. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses universitaires de Caen / éditions Charles Corlet 1993, p. 58.
  6. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, éditions Picard, 1986, p. 46 et 74.
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologiques des noms de lieux en France, éditions Larousse, 1968, p. 354.
  8. a, b et c Dominique Fournier, Dictionnaire des noms de rues et noms de lieux de Honfleur, éditions de la Lieutenance, Honfleur, 2006. p. 124-125.
  9. T. F. Hoad, English Etymology, Oxford University Press 1993. p. 174.
  10. Origine du nom Húnn (Anglais)
  11. René Lepelley, op. cit., p. 148.
  12. François de Beaurepaire, Op. cit. p. 74 - 75-166.
  13. Jean Renaud, Les vikings et la Normandie, éditions Ouest-France université, 1989, p. 168.
  14. Aujourd'hui les villes de Sandwich et de Honfleur sont jumelées.
  15. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 368.
  16. Le départ en 1503 de Binot Paulmier de Gonneville de Honfleur jusqu'aux côtes du Brésil, ainsi que sa découverte des terres australes est un récit purement mythique.
  17. « Histoire de la Brigade Piron - Campagne de Normandie » (consulté le 9 novembre 2011).
  18. « GASO, la banque du blason - Honfleur Calvados » (consulté le 27 mars 2013)
  19. Réélection 2014 : « Ouest-france.fr - Municipales à Honfleur. La nouvelle équipe municipale s'est installé » (consulté le 29 mars 2014)
  20. « Conseil-général-info.com - Liste des conseillers généraux du Calvados » (consulté le 7 mars 2009)
  21. « Honfleur - Le nouveau conseil municipal est installé », sur Le Pays d'Auge.fr (consulté le 6 avril 2014)
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  26. « Évolution et structure de la population à Honfleur en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  27. « Résultats du recensement de la population du Calvados en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  28. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 octobre 2013)
  29. Notice no PA00111390, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. Notice no PA00111391, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Notice no PA00111392, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. Notice no PA00111393, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. Honfleur, église Notre-Dame-de-Grâce, Orgue Dupont (1990).
  34. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – CS Honfleur » (consulté le 7 octobre 2013).
  35. « Léon Leclerc, mémoire oubliée de Honfleur », Ouest-France.fr, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  36. Villa Dupont - Wikipédia
  37. "Pays d'Auge", Septembre/Octobre 2012, 62e année, no 5 (ISSN 1149-3305)
  38. "programme des expositions 2014 - Le Villare - Villers sur mer - Paul Ernest Dupont"
  39. "Pays d'Auge", Septembre/Octobre 2012, 62e année, no 5. (ISSN 1149-3305)
  40. "Programme des expositions 2014 - Le Villare - Villers sur mer - Pierre Ucciani".
  41. « Jean-Louis Scherrer habitait Vasouy », Ouest-France, éd. Pays d'Auge, 21 juin 2013.
  42. « France Gall électrice à Honfleur », Dimanche Ouest-France, 22 décembre 2013.
  43. Mathieu Girard, « Calvados. Festival du cinéma russe, à Honfleur. Stéphane Freiss et Mylène Demongeot attendus », sur normandie-actu.fr, (consulté le 22 novembre 2015).

Voir aussiModifier

Bibliographie complémentaireModifier

  • Pierre Philippe Urbain Thomas, Histoire de la ville de Honfleur, 1840
  • Élizabeth Noël Le Coutour, Le Honfleurais aux sept naufrages, Jean Doublet, L'Harmattan 1996 (ISBN 2-7384-4745-7)
  • Pierre Boiteau (Piboi)
    • Honfleur et son canton au quotidien (1939-1945), tome I, préface de Claude Dulong, La Lieutenance, 2000 (ISBN 978-2-91-204407-5)
    • Honfleur et son canton au quotidien (1939-1945), tome II, La Lieutenance, 2001 (ISBN 978-2-91-204408-2)
    • Votez Démarais ?, La Lieutenance, 2001 (ISBN 978-2-86-743399-3)
    • La Fête des Marins à Honfleur des origines à nos jours, éditions de la Lieutenance (collection "Les carnets d'Honfleur"), Honfleur, 2011 (ISBN 2-912044-20-0)
  • Dominique Bougerie, Honfleur et les Honfleurais : cinq siècles d'histoires, cinq tomes, Honfleur, 2002-2009
  • Dominique Bougerie, Honfleur, terre d'élection d'une littérature normande, deux tomes, Honfleur, 2005-2007
  • Honfleur - La Ville de nos Rêves, Halwart Schrader, (ISBN 978-2-911870-17-0)

Articles connexesModifier

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