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tour-lanterne de l'église abbatiale de la Trinité de Fécamp, haute de 65 mètres

Une tour-lanterne est une tour d'édifice majoritairement religieux, comportant des ouvertures par lesquelles la lumière peut pénétrer dans l'édifice, d'où son nom de « lanterne ».

Tour-lanterne intégréeModifier

 
Voûtes en éventails de la tour de la cathédrale de Canterbury

La tour-lanterne intégrée au bâtiment principal s'élève généralement au-dessus de la croisée du transept. Elle comporte des ouvertures par lesquelles la lumière naturelle éclaire la croisée et dans une moindre mesure le chœur adjacent.

La tour-lanterne est la caractéristique des grandes églises de l'époque de l'architecture romane, et également de la période de l'architecture gothique en Normandie et en Angleterre.

Exceptionnellement, on trouve ailleurs en Europe des édifices gothiques dotés d'une tour-lanterne. C'est le cas, par exemple, de la cathédrale de Lausanne ou de celle de Burgos.

La tour-lanterne peut être recouverte d'un dôme, d'un toit en charpente ou d'une flèche.

Une tour élevée sur la croisée du transept ou une tour centrale ne fait pas nécessairement « lanterne ». En effet, elle est parfois séparée de la croisée par une voûte. C'est le cas pour la cathédrale de Bayeux, Notre Dame du Kreisker et l'abbatiale Saint-Ouen de Rouen par exemple. En outre, elle peut faire office de clocher.

On trouve également quelques exemples de tour-lanterne à l'époque moderne, et notamment dans l'architecture profane. C'est le cas de la tour-lanterne du Château de Chambord, destiné à éclairer le fameux escalier à double-révolution.

L'église Saint-Joseph du Havre est sans doute l'un des exemples les plus récents d'une tour-lanterne éclairant un édifice religieux.

Tour-lanterne isoléeModifier

 
Tour-lanterne isolée, à droite du Sacré-Cœur de Montmartre.
 
Tour-lanterne isolée de la nécropole de N-D.de-Lorette.

Le terme de "tour-lanterne" peut aussi s'appliquer, en architecture contemporaine, à des constructions destinées non plus à éclairer l'intérieur, mais à servir de fanal pour l'extérieur.

C'est le cas notamment pour la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre (bien que le terme de campanile soit plus fréquemment employé) ou pour la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette. Dans ce dernier cas, il s'agit plutôt d'une lanterne des morts.

Exemples de tours lanternes remarquablesModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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