Humour juif

L’humour juif est l’humour porté par les Juifs sur le monde et sur eux-mêmes. Remontant à la Torah, aux Talmuds et au Midrash[1], il s’est diversifié selon les époques, les conditions socio-politiques, et les lieux dans lesquels se sont retrouvées les diverses communautés juives.

Actuellement, l’« humour juif » fait généralement référence à une forme plus récente, dont le centre était situé en Europe centrale et de l’Est, et s’est particulièrement développé aux États-Unis : les Juifs y sont fortement représentés, que ce soit dans le vaudeville, la stand-up comedy, les films, et la télévision[2],[3].

Ce dernier humour, à base d’autodérision, est fréquemment empreint des stéréotypes des Juifs sur eux-mêmes ou des autres sur eux. Mais il peut prendre une forme plus universelle, et mettre en lumière l’absurdité de la condition humaine, de son rapport au divin, comme on le voit chez Franz Kafka[4],[5],[6].

Quelques thèmes anciens ou récentsModifier

  • La religion est une source classique : interprétation des règles du chabbat, opinions de rabbin, incidents à la synagogue, relations avec les autres religions, les sujets abondent :
    • Pour le remercier, ses fidèles offrent à leur rabbin un séjour à Hawaii, tous frais payés. Entrant dans sa chambre d’hôtel, il y trouve une call-girl de luxe fort court vêtue. Aussitôt il téléphone à ses fidèles : « N’avez-vous pas honte ? comment avez-vous pu me faire ça ? ». La fille fait mine de se rhabiller et de s’en aller. Il couvre alors le téléphone et lui dit : « Vous, restez, ce n’est pas à vous que je m’adressais ! »
  • La mère juive, décrite comme dominante et persuadée que son fils est le meilleur, est un grand classique qui a d’ailleurs donné lieu à une pièce intitulée : Comment devenir une mère juive en 10 leçons, de Paul Fuks, d’après Dan Greenburg.
    • « Pourquoi peut-on être sûrs que Jésus était juif ? » Réponse : « Parce qu’il avait le même métier que son père et que sa mère le prenait pour un dieu ! »
    • Un fils rentre à la maison pour rapporter à sa mère juive que le psychanalyste lui a dit qu'il souffre du complexe d'Oedipe. « Oedipe ? Shmoedipe ! répond la mère avec mépris, l'important est que tu aimes ta mère ! »
  • L’argent et le commerce, thèmes éculés des plaisanteries antisémites, se retrouvent aussi dans l’humour juif :
    • Parmi celles citées par Joseph Klatzmann dans L’humour juif, cette simple phrase d’une ironie amère : « Dieu aime les pauvres et aide les riches ».
    • Woody Allen a par exemple lancé la phrase suivante sur scène, pour évoquer la réputation de pingrerie des Juifs : « Je tiens beaucoup à ma montre, c’est mon grand-père qui me l’a vendue sur son lit de mort »[7].
  • L’antisémitisme lui-même est une source de plaisanteries :
    • Dans un petit village, on vient de retrouver le corps d'une jeune fille. Inquiets, les juifs du village se réunissent dans la synagogue, Si la victime est catholique, ils craignent un pogrom. Arrive alors le rabbin qui leur crie : « Excellente nouvelle mes amis : la morte n'est qu'une juive ! »
    • Après l’assassinat du tsar Nicolas II en Russie, un représentant du gouvernement en Ukraine menace un rabbin : « Je suppose que tu sais qui est derrière ça ! » - « Ach, répond le rabbin, je n’en sais rien, mais de toute façon le gouvernement va conclure comme d’habitude : ce sera la faute des Juifs et des ramoneurs. » L’homme du gouvernement demande : « Pourquoi les ramoneurs ? » Le rabbin lui répond : « Pourquoi les Juifs ? » Une variante internationale donne : « Demain, on arrête tous les Juifs et les coiffeurs ! » - « Pourquoi les coiffeurs ? »
    • En Allemagne au début du nazisme, un Juif rencontre dans un café un autre Juif qui lit le journal antisémite Der Stürmer. « Mais comment, tu lis cette horreur ? » - « Bien sûr : quand je lis de la presse juive, il n’y a que des mauvaises nouvelles, des persécutions, de l’antisémitisme partout… Alors que dans ce journal, il est écrit que nous sommes les maîtres du monde et contrôlons tout, c’est quand même plus réconfortant ! »
    • « Pourquoi le violon est-il l’instrument favori des musiciens juifs ? » Réponse : « Parce que c’est plus facile à emporter qu’un piano en cas de pogrom ».
  • L’autodérision :
    • « Pourquoi les juifs ne prennent-ils pas d’aspirine ? » Réponse : « Parce que ça enlève la douleur ! »
    • La plaisanterie du schlémil et/ou du shlemazel, le bon-à-rien ou l'éternel malchanceux.
  • L’absurde :
    • « Mon fils, j’ai une devinette pour toi : qu'est-ce qui est vert, humide, accroché au mur et qui siffle ? » Le fils  : « Hum, je ne sais pas papa ». Le père  : « C’est un hareng. » Le fils : « Un hareng ? Mais ce n’est pas accroché au mur ! » Le père : « Si, si tu le cloues au mur, ça peut être accroché au mur. » Le fils : « Mais ce n’est ni vert ni humide ! » Le père : « Si, si tu le peins en vert, il sera vert et tant que la peinture n’est pas sèche, il est humide. » Le fils : « Mais il ne peut pas siffler ! » Le père : « Ah, ça ? c’était juste pour que la devinette ne soit pas trop facile ! »[8].

Aux États-UnisModifier

 
Groucho, Harpo, Chico & Zeppo Marx en couverture du Time magazine, 15 août 1932

Aux États-Unis, le plus célèbre représentant pour les Français est Woody Allen, ce dernier étant devenu pour eux l’image même de l’humour juif new-yorkais.

Plus tôt dans l’histoire du cinéma, les Marx Brothers sont brillamment passés des scènes de Broadway au grand écran. Citons également Jerry Lewis, Andy Kaufman, Jim Abrahams, Larry David ou Jerry Seinfeld. Et si l’inspiration juive de Charlie Chaplin est controversée, le barbier du Dictateur est explicitement issu du monde juif en butte aux persécutions nazies.

Plusieurs grands écrivains, comme Saul Bellow, Isaac Bashevis Singer ou Philip Roth, ont illustré l’humour juif dans la littérature américaine.

En FranceModifier

La littérature française est riche d’écrivains juifs connus pour leur humour, et pourtant ceux-ci, d’André Maurois à René Goscinny en passant par Georges Perec ou Jacques Lanzmann, pratiquent un humour non communautaire, dont les thèmes ne se réfèrent pas à leurs origines. Le dessinateur d’origine juive Georges Wolinski qui se disait contre les idées d’humour juif, noir, anglais, ou américain, déclara : « Même en admettant que chez les Juifs il y ait plus de gens qui ont de l’humour qu’ailleurs, leur humour est celui de tout le monde. »[9].

Un auteur qui échappe à cette règle est Tristan Bernard. Pendant l’Occupation, devant la persécution qui menace, il a cette phrase :

  • « Peuple élu, peuple élu ? Vous voulez dire en ballotage ! » [10] ?

De son côté, Pierre Dac, figure importante de Radio Londres pendant l’Occupation, met son humour au service de la Résistance et du patriotisme[11], et, lorsqu’il se réfère au fait qu’il est juif, c’est pour brocarder les « collaborateurs » au nom de son frère, mort au champ d’honneur pendant la Grande Guerre[12].

Sur scène, l’humour juif, a été représenté par des comédiens dans certains de leurs sketches, comme Judka Herpstu (« Popeck »), Michel Boujenah, Élie Semoun[13], Élie Kakou, Gad Elmaleh[14], Patrick Timsit ou Jean-François Dérec. Citons encore le personnage de "Grand-père Schlomo", un tailleur juif créé et incarné sur scène dans les années 1980 par Lionel Rocheman[15]. De plus, l’incarnation même de la mère juive dans plusieurs films et pièces de théâtre a été attribuée à la comédienne Marthe Villalonga.

Au cinéma, des exemples d’humour juif sont, en France, Les Aventures de Rabbi Jacob (1973), Lévy et Goliath (1987), tous deux de Gérard Oury, mais aussi certains films d'Alexandre Arcady comme Le Coup de sirocco (1979) ou Le Grand Pardon (1982) et, autour du quartier parisien du Sentier et des Sépharades, La Vérité si je mens ! (1997) de Thomas Gilou et ses suites. Le film Le Tango des Rashevski (2003) présente avec humour les questions relatives à la conversion au judaïsme.

Les albums de la bande dessinée Le Chat du rabbin de Joann Sfar, situés dans l’Algérie des années 1930, marquent un renouveau de l’humour juif.

Le dessinateur Olivier Ranson, dessinateur de presse d’actualité (Le Parisien), manie aussi volontiers l’humour juif, dans des magazines ou dans des bandes dessinées comme La vérité, ma mère. Les aventures de Supfermann[16] où il met en scène une variante de Superman ashkénaze.

Dans le film OSS 117 : Rio ne répond plus, Hubert Bonisseur de La Bath, caricature de l’antisémite, décrit l’humour juif en ces termes : « C’est quand ce n’est pas rigolo et que ça ne parle pas de saucisse ».

Sur Internet, le média jewbuzz a fait de l’humour juif son activité principale[17], en publiant des mèmes via ses réseaux sociaux.

Au Royaume-UniModifier

Le Roi des Schnorrers, roman d’Israel Zangwill paru en 1894, est un classique de l’humour juif qui met en scène l’affrontement burlesque d’un philanthrope ashkénaze et d’un mendiant (un « Schnorrer ») sépharade aussi misérable que beau parleur, héros qui a inspiré aussi bien des personnages d'Isaac Bashevis Singer que le Mangeclous d’Albert Cohen.

En URSSModifier

La littérature soviétique comptait de nombreux auteurs de « nationalité juive » dont certains ont écrit des chefs-d’œuvre humoristico-satiriques. Par exemple, Les Douze Chaises, d’Ilya Ilf et Evgueni Petrov. Le calvaire des refuzniks a été l’un des thèmes de l’humour juif .

  • Une femme entre dans une boucherie : « Bonjour monsieur le boucher, vous auriez du filet ? - Non madame, pas de filet - De la bavette, peut-être ? - Non, pas de bavette non plus - Alors de la macreuse ? du faux-filet ? insiste-t-elle. - Non, rien de tout ça », répond le boucher. La cliente s'en va et le boucher dit à son épouse : « Cette femme, quelle mémoire elle a ! ».
  • Une anekdot affirme que le joailler Max Leibovitch, oui, celui des jolies alliances dans la toute petite boutique, attendit depuis des décennies un visa d’émigration pour aller vivre auprès de sa famille à Jérusalem. L’URSS vacillant, enfin on le lui accorde. À l’aéroport de Moscou, les douaniers s’étonnent de trouver dans sa valise un petit buste de Lénine en bronze : « C’est quoi, ça ? » Max : « En voilà une façon de parler du fondateur de l’URSS ! j'emporte dans ma famille ce souvenir du pays grâce auquel j'ai pu faire des études, échapper aux nazis et avoir du travail ! » Les douaniers le laissent passer. Il débarque à l’aéroport de Tel-Aviv où les douaniers s’étonnent à nouveau : « Lénine, ici ? pourquoi ? » Max : « Il fera le cochonnet pour jouer aux boules, pour me rappeler les années de Goulag de mon pauvre père et la vie de chicanes et de privations que j’ai eue en URSS ! » Les douaniers le laissent passer et il arrive dans sa famille, où les petits enfants lui demandent : « Qui c’est, ce monsieur ? » Max : « Qui c’est ? aucune importance ! ce qui compte, c’est ce que c’est : un kilo d’or pur recouvert de bronze ! »[18]

En PologneModifier

Parmi les maîtres hassidiques de Medjybij, dans l'actuelle Ukraine, le rabbin Borukh de Medjybij (1757-1811), petit-fils du Baal Shem Tov, est connu pour sa mélancolie et son fort tempérament. Afin d'essayer de guérir sa déprime chronique, ses disciples font appel à (en) Hershel d'Ostropol comme bouffon (à l'origine, un abatteur rituel). Hershel est un des premiers comédiens juifs connus et ses exploits sont légendaires aussi bien parmi les Juifs que parmi les non-Juifs pour lesquels, il figure une sorte de héros folklorique ethnique[19]. Hershel est enterré dans le vieux cimetière juif de Medjybij et selon une légende, le rabbin Boruch lui-même, dans un accès de rage, serait responsable de la mort de son bouffon Hershel[20],[21].

  • Lorsqu'on a demandé à Hershele s'il était vrai qu'il avait battu sa femme avec un bâton pendant qu'elle le frappait sur la tête avec un rouleau à pâtisserie, il a répondu : « Pas vraiment ; parfois nous changions ».
  • Pendant la fête de la Pessah, Hershele s'est une fois assis à table face à un homme riche égocentrique qui lui fait des remarques désobligeantes sur ses habitudes alimentaires. « Qu'est-ce qui vous sépare d'un cochon ? c'est ce que j'aimerais savoir », demande l'homme avec dérision. - « La table », répond Hershele.

Ancré dans l'histoire du théâtre polonais, le żydek (« petit juif »), figure généralement associée au rire et au divertissement, apparaît dans tout le théâtre folklorique polonais[22]. « Avec une physionomie grotesque, vêtu d'une version exagérée de la tenue traditionnelle juive, souvent avec une bosse, le żydek gesticule, crie, se lamente sur les torts qui lui sont causés» ; il danse une danse juive connue sous le nom de majufes et chante des couplets dans un mélange de polonais brisé et de yiddish stylisé (une combinaison connue sous le nom de  żydłaczenie )[22]. Parmi les spécialistes, Aleksander Ładnowski (1815–1891) est désigné « la personnification de l'innocence persécutée ». À la fin du XIXe siècle, le żydek devient un élément de la scène polonaise populaire, reconnaissable même une fois transformé dans les pièces de théâtre de Feliks Schober (1846–1879) ou dans la figure de Józio Grojseszyk, un dandy urbain au courant de tous les secrets de bon temps de la ville moderne[22].

Les szmonces désignèrent au cours du XIXe siècle en Pologne des blagues, des sketches, des histoires courtes, basées à la fois sur l’humour juif, l'autodérision et sur le langage particulier de la communauté ashkénaze, et aussi sur un parler polonais empreint de termes yiddish[23]. Les szmonces rencontrèrent un réel succès dans un certain nombre de cabarets en Autriche-Hongrie, et surtout en Pologne avant la Seconde Guerre mondiale où vivait la plus grande communauté juive au monde. Le Szmonce est un terme yiddish signifiant « sourire » et désignant une plaisanterie ou un non-sens en Europe centrale et particulièrement en Pologne.

« Cet humour aigre-doux est un mécanisme de défense, un réflexe immunitaire face aux persécutions. Il transcende les difficultés de l'existence par une pirouette. Il permet de résister à la tentation du découragement née de l'existence précaire du peuple (juif)... Mais c'est aussi une fuite sur le mode de l'imaginaire. Ce fatalisme apparent, qui permet de tout relativiser par le rire, est en fait un optimisme irraisonné »[23]

  • Comme dans le cas de ces deux juifs qui se rencontrent sur le quai d’une gare : « Où vas-tu ? » - « À Cracovie ! » - « Tu me dis que tu vas à Cracovie, pour que je croie que tu vas à Lodz, alors que je sais que tu vas à Cracovie, alors pourquoi mens-tu ? »[24]

Certains auteurs polonais furent à la base de ce registre humoristique et moqueur, basé sur les jeux de mots, tels que Julian Tuwim ou Konrad Tom.

En IsraëlModifier

Le duo composé par Shimen Dzigan (en) et Ysrael Szumacher (en) a donné de nombreux spectacles en yiddish à travers le monde, tourné dans un film (Nos enfants, 1951), et enregistré plusieurs disques de sketches dans l’après-guerre. Originaires de Pologne où ils étaient déjà célèbres, ils ont émigré en Israël et perpétué l’esprit des conteurs ashkénazes en renouvelant leur inspiration au contact de la vie moderne.

Le dialogue culturel entre la tradition et la modernité, la communauté ashkénaze et les autres, est aussi l’objet de dérision.

  • Cette nouvelle émigrante en Israël, dans le bus, rectifie en yiddish chaque parole que son jeune fils prononce en hébreu. Son voisin la questionne : « Mais voyons Madame, pourquoi ne voulez-vous pas que votre enfant parle en hébreu mais en yiddish ? » - « Parce que je veux pas il oublie il est juif ! »

Ephraïm Kishon (1924-2005) est un symbole de l’humour israélien, partie moderne de l’humour juif.

Notes et référencesModifier

  1. Par exemple, selon les rabbins, le nom d’Isaac, qui signifie « il rira », est aussi une allusion ironique au sort du peuple juif, « L’éclat de rire ironique, qui accompagne le juif sur sa marche à travers l’histoire, nous confirme que cette marche s’effectue sous la conduite divine ; il ne le trouble aucunement, car il a été préparé, dès le début, à ce ricanement » — S.R. Hirsch, cité par Elie Munk, La voix de la Thora, comm. de Genèse 17:19.
  2. Bien que les nombres soient inévitablement flous, « Paul Chance, révisant le livre »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) de Lawrence Epstein, intitulé The Haunted Smile: The Story Of Jewish Comedians In America (Psychology Today, Jan-Feb, 2002), écrit que « si les Juifs font environ 3 % de la population américaine, 80 % des comiques professionnels sont des Juifs » — accédé le .
  3. Le comédien Mark Schiff, réalisant la revue du même livre sur Jewlarious.com, écrit que la plupart des comiques à succès des années 1950, 1960 et 1970.
  4. Exemples d'humour Yiddish ou Ashkénaze selon Eva Bester le 26 juillet 2013 sur France-Inter dans Remède à la mélancolie avec Stéphane Zagdanski
  5. « Les remèdes de Stéphane Zagdanski », sur Franceinter.fr, (consulté le 31 juillet 2020).
  6. Les Joies du Yiddish, Leo Rosten, 1968, édition française 1994 (traduction par Victor Kuperminc), éditions Calmann-Lévy, (ISBN 2702122620) ; Livre de Poche, 1995
  7. Woody Allen- Stand up comic: My Grandfather
  8. Exemple d’humour yiddish ou ashkénaze selon Stéphane Zagdanski, le 26 juillet 2013 sur France-Inter dans Remède à la mélancolie par Eva Bester
  9. Numa Sadoul, Dessinateur de Presse, Grenoble, Glénat, , 215 p. (ISBN 978-2-344-00016-8).
  10. Roger Peyrefitte, Les Juifs, Flammarion, 1965, p. 208 : Lors d’une conférence donnée à Cannes au début de l’occupation allemande, Tristan Bernard déclare : « J’appartiens à la race élue… pour le moment en ballottage ».
  11. « Les résistants de 1945 sont parmi les plus glorieux et les plus valeureux combattants de la Résistance, ceux qui méritent le plus d’estime et le plus de respect parce que, pendant plus de quatre ans, ils ont courageusement et héroïquement résisté à leur ardent désir de faire de la Résistance. » Pierre Dac, Les Pensées, 1972.
  12. Pierre Dac, le rire de Résistance, Le Nouvel Observateur, 4 décembre 2008.
  13. Élie Semoun, dans un sketch se déroulant pendant une incinération, fait dire à son personnage à propos des fours employés qu’ils sont de bonne qualité car allemands : « Ils ont fait leurs preuves ».
  14. Dans son spectacle La Vie normale (2001), Gad Elmaleh met par exemple en scène un nouveau riche racontant une Bar Mitsva délirante, pour laquelle il a fait venir en jet privé un rabbin pour son fils.
  15. Les Contes de grand-père Schlomo ont été publiés en 1981 par les éditions Stock.
  16. La vérité, ma mère. Les aventures de Supfermann, par Olivier Ranson.
  17. « Comment le média jewbuzz s’est imposé dans le divertissement juif en ligne »,
  18. Viktor A. Pogadaev, The Origin and Classification of Russian Anecdotes as a Folklore Genre, Université Chulalongkorn, Bangkok 2009 et Université de Malaya, Kuala-Lumpur 2012.
  19. (en) David A. Chapin, The road from Letichev : the history and culture of a forgotten Jewish community in Eastern Europe, Writer's showcase presented by Writer's digest, (ISBN 0-595-00666-3, 978-0-595-00666-3 et 0-595-00667-1, OCLC 54826031, lire en ligne), p. 79
  20. (en): Élie Wiesel; 1978; Four Hasidic masters and their struggle against melancholy: (Quatre maîtres hassidiques et leur combat contre la mélancolie); Univ. of Notre Dame Press; p. 54-56
  21. (en): R. Learsi; 1961; Filled with Laughter: A Fiesta of Jewish Folk Humor: (Rempli de rires: une fiesta de l'humour populaire juif); Thomas Yoseloff; p. 183-184.
  22. a b et c (en) Michael C. Steinlauf, « YIVO | Theater: Polish Theater », sur yivoencyclopedia.org (consulté le 12 mai 2021)
  23. a et b « HAHAHA 2ième partie - Grandeur et misère du rire polonais », sur lepetitjournal.com, (consulté le 12 mai 2021)
  24. Un don rare et précieux

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

En français
  • La Vie éternelle, de Sholem Aleikhem, textes choisis et traduits du yiddish par Arthur Langerman et Ariel Sion, Metropolis
  • Adam Biro, Dictionnaire amoureux de l'humour juif, Plon, 2017 (ISBN 9782259230292)
  • Simon Debré, L’Humour judéo-alsacien, Rieder, 1933
  • Josy Eisenberg, Mots de tête, Éditions David Reinharc, 2010 (ISBN 978-2-35869-009-6)
  • Josy Eisenberg, Ma plus belle histoire d'humour : Les meilleures blagues juives, Éditions David Reinharc, 2011, 150 p. (ISBN 978-2358690102)
  • Sigmund Freud, Le mot d'esprit et sa relation à l'inconscient, 1905, Gallimard, Folio, 1992 (ISBN 978-2070327218)
  • François Jouffa, Sylvie Jouffa, Frédéric Pouhier, préface de Jacky Jakubowicz, L'Officiel de l'humour juif, First éditions, 2012.
  • Joseph Klatzmann, L’Humour juif, PUF, coll. « Que sais-je ? » (no 3370), 128 p., 1998 (ISBN 2-13-049141-3), 2eéd. 1999 (ISBN 2-13-049141-3), 3e éd. 2002 (ISBN 2-13-052855-4), 4e éd. 2008 (ISBN 978-2-13-056630-4)
  • Sonia Medina, Rouge Harissa (préface d’Albert Memmi), Éditions David Reinharc, 2009. Prix du Meilleur Livre d’humour juif. (ISBN 978-2-84828-118-6)
  • Franck Médioni, "L'humour juif expliqué à ma mère", Editions Chifflet&Cie, 2017
  • Le Goût de l'humour juif, textes choisis et présentés par Franck Médioni, Mercure de France, coll. « Le Petit Mercure »
  • L'Humour juif - anthologie littéraire, édition conçue et présentée par Alain Oppenheim, coll. « Omnibus », 2012
  • Marc-Alain Ouaknin et Dory Rotnemer, La Bible de l’humour juif, Ramsay, 1995 ; rééd. J'ai lu, 2002. Nouvelle édition refondue, précédée d'un Tractatus Judaeus Humoristicus, « petit traité sur l’humour juif ». Michel Lafon, 2012
  • Gérard Rabinovitch, Comment ça va mal ? L’humour juif un art de l’esprit, Bréal, Paris, 2009, 208 p. (ISBN 978-2-7495-0919-8)
  • Leo Rosten, Les Joies du yiddish, 1968, édition française 1994 (traduction française par Victor Kuperminc), éditions Calmann-Lévy (ISBN 2-7021-2262-0) ; éd. en Livre de poche, 1995
  • Michel Steiner, "Freud et l'humour juif", Editions Inpress, 2012
  • Judith Stora-Sandor, L’Humour juif dans la littérature : de Job à Woody Allen, Paris, PUF, , 349 p. (ISBN 2-13-038462-5)
  • Judith Stora-Sandor (dir.), Le Rire élu : anthologie de l'humour juif dans la littérature mondiale, Gallimard, 2012
  • Richard Zeboulon, Petite Anthologie de l’humour juif, tomes 1 (2005) et 2 (2006), éditions Le Bord de l’eau
Autres langues
  • Jay Allen, 500 Great Jewish Jokes, Signet, 1990. (ISBN 0-451-16585-3).
  • Noah BenShea, Great Jewish Quotes, Ballantine Books, 1993. (ISBN 0-345-38345-1).
  • Arthur Berger, The Genius of the Jewish Joke, Jason Aronson, 1997. (ISBN 1-56821-997-0).
  • Milton Berle, More of the Best of Milton Berle's Private Joke File, Castle Books, 1996 (ISBN 0-7858-0719-5).
  • David Minkoff, Oy! The Great Jewish Joke Book', JR Books, 2008. (ISBN 978 1 906217 62 4).
  • Elliot Oring, The Jokes of Sigmund Freud, Univ. of Pennsylvania Press, 1984. (ISBN 0-8122-7910-7).
  • Richard Raskin, Life Is Like a Glass of Tea. Studies of Classic Jewish Jokes, Aarhus University Press, 1992. (ISBN 87-7288-409-6).
  • Michel Steiner, Freud et l'humour juif, Paris, éditions In Press, postface de Fabienne Biégelmann, , 250 p. (ISBN 978-2-84835-236-7)
  • Joseph Telushkin, Jewish Humour: What the Best Jewish Jokes Say About the Jews, Harper Paperbacks, 1998. (ISBN 0-688-16351-3).
  • Simcha Weinstein, Shtick Shift: Jewish Humor in the 21st Century, Barricade Books, 2008. (ISBN 1-569-80352-8).
  • Michael Wex, Born To Kvetch: Yiddish Language and Culture in All Its Moods, St. Martin's Press, 2005
  • Ralph Woods,The Joy of Jewish Humour, Simon & Schuster, 1969. (ISBN 0-671-10355-5).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier