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Musulman

croyant de l'Islam
Musulmans
Description de cette image, également commentée ci-après
Pourcentage de musulmans par pays : en vert les sunnites, en rose les chiites et en noir les ibadites
Populations significatives par région
Drapeau de l'Indonésie Indonésie 209 000 000[1]
Drapeau de l'Inde Inde 176 000 000[1]
Drapeau du Pakistan Pakistan 167 000 000[1]
Drapeau du Bangladesh Bangladesh 134 000 000[1]
Drapeau du Nigeria Nigeria 77 000 000[1]
Drapeau de l'Égypte Égypte 76 000 000[1]
Drapeau de l'Iran Iran 73 000 000[1]
Drapeau de la Turquie Turquie 71 000 000[1]
Drapeau de l'Algérie Algérie 38 000 000[1]
Drapeau du Maroc Maroc 33 000 000[1]
Drapeau de l'Irak Irak 31 000 000[1]
Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan 31 000 000[1]
Drapeau du Soudan Soudan 30 000 000[1]
Drapeau de l'Ouzbékistan Ouzbékistan 26 000 000[1]
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite 26 000 000[1]
Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie 25 000 000[1]
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 24 000 000[1]
Drapeau du Yémen Yémen 23 000 000[1]
Drapeau de la Syrie Syrie 18 000 000[1]
Drapeau de la Malaisie Malaisie 18 000 000[1]
Autres
Régions d’origine Monde musulman
Langues Arabe, Indonésien, Ourdou, Pendjabi, Sindhi, Rajasthani, Bengali, Tamoul, Haoussa, Peul, Persan, Pachto, Turc, Berbère, Dari, Ouzbek, Somali, Ouïghour, Hui, Kurde, Azéri, Afar, Malais, Tadjik, Turkmène, Tatar, Albanais, Kirghiz, Wolof, Hassanya, Songhaï, Kazakh, Bosniaque, Tchetchene, Bashkir, Romani, Sara, Tigrigna, Kosovar...
Religions Islam sunnite : 75-80 %[1]
Islam chiite 20-24 %[1]
autres courants musulmans : 1 %[1]
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Prière de groupe en Afghanistan.

Un musulman (en arabe : مسلم) est une personne qui considère le Coran comme un verbatim écrit de Dieu, révélé au travers du prophète Mahomet. Cela passe par les pratiques d'une des formes de l'islam, religion abrahamique et monothéiste. Le mot « musulman » vient de l'arabe, « celui qui est en paix et se soumet » à la volonté de Dieu[2].

Sommaire

ÉtymologieModifier

D'après le trésor de la langue française informatisé, le terme musulman est un substantif de l'adjectif qui vient soit directement soit indirectement par l'intermédiaire du turc müslüman, du persan — qui ajoute la terminaison persane, marque du pluriel des noms d'êtres animés — de langue arabe où le terme muslim « musulman » est le participe actif du verbe aslama qui signifie « se confier, se soumettre, se résigner (à la volonté de Dieu) »; il correspond au nom d’action islam. L'origine en serait la racine slm de l’araméen, au sens de [se] remettre [à Dieu] c’est-à-dire de [se] soumettre[3],[4].

DéfinitionModifier

Le musulman marque habituellement son intégration dans la pratique de l'islam par le prononcé de la profession de foi musulmane, la chahada : أشهد أن لآ إلَـهَ اِلا الله وأشهد أن محمدا رسول الله / Ašhadu an lā ilāha illa-llāh, wa-ašhadu anna Muḥammadan rasūlu-llāh, pouvant se traduire par « J'atteste qu'il n'y a pas de divinité en dehors de Dieu et que Muḥammad est l'envoyé de Dieu »[5]. Mais il n'existe pas de définition absolue du « musulman »[6].

SituationModifier

Le fait d'être musulman ne se rapproche pas uniquement du culte religieux mais peut aussi se rapprocher d'une culture.[réf. nécessaire] Pour le linguiste et imam Mohamed Bajrafil, « Ceux qui sont nés ici ou qui connaissent les codes du pays, ceux qui sont de cette double culture occidentale et musulmane doivent prendre la parole. Mais dès qu'ils se retrouvent au-devant de la scène, on dit qu'ils sont cooptés »[7].

Le musulman peut être confronté à des incohérences entre les lois humaines et les lois divines. Waleed Al-Husseini considère que « l’islam refuse par définition la suprématie des lois humaines par rapport aux lois divines »[8]. Mais le musulman doit se soumettre à la fois à la loi du pays dont il est citoyen et où il réside, et à sa propre religion[9],[10],[11]

Statut juridiqueModifier

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Dans certains pays, le croyant est lié à un statut personnel particulier, c'est par exemple le cas des nationaux musulmans de Yougoslavie. Cette différence de statut entraîne l'application de systèmes juridiques différents, en particulier en matière de droits civils (mariage, succession…). En 1903, la cour d'appel d'Alger a ainsi estimé que « musulman » est un terme qui « n’a pas un sens purement confessionnel », et a confirmé qu'un « indigène » algérien de confession catholique était bien « musulman »[12].

Dans les pays, qui défendent l'intégration, ou l'intégration culturelle, où existe un statut civil unique, tous les habitants sont soumis aux mêmes lois. Cette pratique s'appuie sur la notion d'égalité esquissée en tout ou partie par des textes comme le principe de l'égalité des races, la Déclaration universelle des droits de l'homme, la Convention européenne des droits de l'homme.

Dans les pays où l'islam est la religion de l’État, les musulmans peuvent jouir d'une situation privilégiée par rapport aux non-musulmans, lorsqu'ils appliquent des textes comme la Déclaration des droits de l'homme en islam ou la Charte arabe des droits de l'homme qui conduisent à ce que la loi ne soit influencée que par la seule Charia. Par exemple, dans certains de ces pays, il est interdit sous peine de prison de manger ou de boire en public pendant le jeûne du mois de ramadan.

RépartitionModifier

Article détaillé : Nombre de musulmans par pays.

Selon le Pew Forum, en 2009, plus de 60 % des musulmans vivent en Asie et environ 20 % vivent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Également, environ 300 millions de musulmans (sur un total d'environ 1,57 milliards) sont localisés dans des pays où l'islam n'est pas la religion majoritaire. Les trois pays comportant le plus de musulmans (2009) sont, respectivement, l'Indonésie (202 867 000), le Pakistan (174 082 000) et l'Inde (160 945 000)[13].

Notes et référencesModifier

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v et w (en) « Religious Composition by Country, 2010-2050 », sur Pew Research Center (consulté le 22 février 2017)
  2. « Muslim », sur http://www.etymonline.com/.
  3. « Le mot « MUSULMAN » : un terme chrétien ? »
  4. Wensinck, A.J., « Muslim », dans Encyclopédie de l’Islam.
  5. Jacques Jomier, « Les fondements », dans Dictionnaire de l’Islam, religion et civilisation, Encyclopaedia Universalis, , p. 1 156.
  6. voir un débat sur le site islam-ahmadiyya.org.
  7. « Mohamed Bajrafil : «J'appelle à un retour au salafisme véritable» », sur Zaman France, .
  8. « Quel avenir pour la laïcité dans les pays arabes ? », Libération, 29/9/2015.
  9. « Respecter la loi du pays et se référer aux Coran et Sunna : comment ? », sur La maison de l'islam, .
  10. « Question d'un concitoyen non-musulman : "Demeure-t-il fidèle à la République française, celui qui trouve une loi française injuste ?" », sur La maison de l'islam,
  11. « Obéir aux lois des pays non-musulmans ? », sur islamophile.org, .
  12. Cité dans Patrick Weil, Qu’est-ce qu’un Français ? Histoire de la nationalité française depuis la Révolution, Paris, Grasset, 2002, p. 235.
  13. (en) « Mapping the Global Muslim Population », sur Pew Research Center's Religion & Public Life Project, (consulté le 27 novembre 2016).

Articles connexesModifier