Georges Perec

écrivain français
Georges Perec
Description de l'image Georges_Perec.jpg.
Naissance
19e arrondissement de Paris
Décès (à 45 ans)
Ivry-sur-Seine
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Mouvement modernisme

Œuvres principales

Signature de Georges Perec

Georges Perec est un écrivain et verbicruciste français né le à Paris 19e et mort le à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Membre de l'Oulipo à partir de 1967[1], il fonde ses œuvres sur l'utilisation de contraintes formelles, littéraires ou mathématiques, qui marquent son style[2].

Il se fait connaître dès son premier roman, Les Choses. Une histoire des années soixante (prix Renaudot 1965), qui restitue l'air du temps à l'aube de la société de consommation. Suivent, entre autres, Un homme qui dort, portrait d'une solitude urbaine, puis La Disparition, où il reprend son obsession de l'absence douloureuse. Ce premier roman oulipien de Perec est aussi un roman lipogrammatique (il ne comporte aucun « e »). Paraît ensuite, en 1975, W ou le Souvenir d'enfance, qui alterne fiction olympique fascisante et écriture autobiographique fragmentaire. La Vie mode d'emploi (prix Médicis 1978), dans lequel il explore de façon méthodique et contrainte la vie des différents habitants d'un immeuble, lui apporte la consécration. En 2012 paraît le roman Le Condottière, dont il avait égaré le manuscrit en 1966 pendant un déménagement et qui ne fut retrouvé qu'en 1992, dix ans après sa mort[3].

En 2017, il entre dans « La Pléiade ».

BiographieModifier

Vie privéeModifier

Son père, Icek Judko Perec[4] (1909-1940), et sa mère, Cyrla Szulewicz[note 1] (1913-1943), tous deux juifs d'origine polonaise, se marient en 1934. Georges Perec naît le , vers 21 h dans la maternité du 6 rue de l'Atlas (19e arrondissement de Paris)[note 2],[5]. Il passe sa petite enfance au 24 rue Vilin, dans le quartier de Belleville, où sa mère tient un salon de coiffure jusqu'en 1942[6],[7].

Engagé volontaire contre l'Allemagne dans la guerre franco-allemande de 1939, Icek Perec est mortellement blessé par un obus le [8]. En 1941, la mère du petit Georges, pour lui sauver la vie, l’envoie en zone libre à Villard-de-Lans via un train de la Croix-Rouge. Il y est baptisé. Le petit Georges passe là le reste de la guerre avec une partie de sa famille paternelle, auprès de sa tante et son mari, Esther et David Bienenfeld[9]. Sa mère, arrêtée et internée à Drancy en , est déportée à Auschwitz le de la même année[10]. Georges retourne à Paris en 1945 où il est adopté par les Bienenfeld. Leur fille est l’écrivaine Bianca Lamblin.

De 1946 à 1954, Georges Perec fait ses études à l'école communale de la rue des Bauches (Paris XVIe) avant d'intégrer le lycée Claude-Bernard, puis le collège Geoffroy-Saint-Hilaire d'Étampes où il aura comme professeur Jean Duvignaud[11] (avec qui, entre autres, il fondera en 1972 la revue Cause commune). En 1954, après une hypokhâgne au lycée Henri-IV, il commence des études d'histoire qu'il abandonne rapidement.

De à , il fait son service militaire à Pau, dans un régiment de parachutistes. À Paris en 1959, Georges Perec rencontre Paulette Pétras, étudiante à la Sorbonne, et ils se marient le [12]. Paulette Pétras étant nommée enseignante à Sfax en Tunisie, le couple s'y installe mais revient l'année suivante[12]. Perec devient en 1962 documentaliste en neurophysiologie au CNRS. Il se sépare de Paulette en 1969, mais ils ne divorceront jamais, restant malgré tout étroitement liés jusqu'à la mort de Perec. On lui doit le titre de l'ouvrage Les Choses et elle participe aussi aux rencontres destinées à créer des phrases sans la lettre « e », pour La Disparition. Bibliothécaire à la Bibliothèque nationale, Paulette Perec contribue professionnellement à la constitution de son œuvre : elle écrit des textes, une chronique de sa vie, produit l’inventaire de ses archives et réalise des activités de médiation autour du projet littéraire de Georges Perec[13].

Profondément marqué par la disparition de ses proches (notamment ses parents pendant la guerre), Georges Perec entame une psychothérapie avec Françoise Dolto en 1949. Il entreprend ensuite deux psychanalyses : en 1956 avec Michel de M'Uzan[14], puis de 1971 à 1975 avec Jean-Bertrand Pontalis.

Il vit les six dernières années de son existence avec la cinéaste Catherine Binet dont il produit le film Les Jeux de la comtesse Dolingen de Gratz. Georges Perec meurt d'un cancer du poumon le à l’hôpital Charles-Foix d’Ivry-sur-Seine et ses cendres reposent désormais au columbarium (case 382) du cimetière du Père-Lachaise à Paris[15].

L’écrivainModifier

 
Plaque 13 rue Linné (Paris), où il vécut.
 
Case no 382.

En 1955, il s'essaye à un premier roman qu'il intitule Les Errants, dont le manuscrit est à ce jour perdu. En 1957, il part pour un long séjour en Yougoslavie, décor d'un nouveau projet de roman, qu'il intitule L'Attentat de Sarajevo[16]. Vers 1960-1961, il rédige un troisième projet de roman, qui fut refusé — le manuscrit, retrouvé, fut publié en 2012 sous le titre Le Condottière. Il poursuit son exploration du genre romanesque avec un quatrième projet intitulé J'avance masqué durant l'année 1961, dont le manuscrit est à ce jour perdu également[17].

En 1965, il remporte le Prix Renaudot pour son premier roman Les Choses, puis, en , par l'intermédiaire de son ami, le peintre Pierre Getzler, beau-frère de Jacques Roubaud, il rencontre ce dernier et est coopté pour entrer à l'Oulipo[18]. Cette cooptation marque un point important dans son œuvre littéraire puisque désormais ses textes suivront en général des contraintes de type oulipien. Perec est, avec Raymond Queneau et Italo Calvino, l'un des membres de l'Ouvroir dont les ouvrages ont eu le plus de succès.

À partir de 1976, il publie des mots croisés à un rythme hebdomadaire dans l'hebdomadaire Le Point, soit un total de 135 grilles jusqu'en 1982[19].

En 1978, il publie La Vie mode d'emploi et reçoit pour cette œuvre le prix Médicis. Au même moment, il quitte son emploi au CNRS afin de se consacrer entièrement à l’écriture consécutivement au succès de cette œuvre.

ŒuvreModifier

RomansModifier

Georges Perec s'est fait connaître dès la parution de son premier roman, Les choses. Une histoire des années soixante, publié par Maurice Nadeau dans sa collection des Lettres nouvelles, chez Julliard. Cet ouvrage, qui restitue l'air du temps à l'orée de la société de consommation, est couronné par le prix Renaudot[20] en 1965 et rencontre un vif succès.

Ayant signé chez Denoël pour ses cinq prochains livres, il surprend avec son opus suivant, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ? La critique est déroutée : elle ne retrouve pas l'auteur qu'elle connaissait — un fin observateur de la vie quotidienne — dans ce roman faussement drolatique, au ton primesautier, au comique basé sur la récurrence d'une incertitude onomastique et, qui plus est, doté d'un index savamment incomplet.

Un homme qui dort, portrait d'une solitude urbaine autant inspiré par Kafka que par le Bartleby de Melville, achève de classer son auteur parmi les inclassables, ce que confirme La Disparition, premier roman oulipien de Perec. Au-delà de la prouesse lexicographique de ce roman lipogrammatique qui ne comporte aucun « e », Perec reprend aussi sa thématique de l'absence, et la douleur qu'elle engendre.

Il inverse ensuite la contrainte lipogrammatique dans Les Revenentes, où il n’utilise que la voyelle « e » à l’exclusion de toutes les autres, même au prix de libertés orthographiques (c'est donc aussi un lipogramme, puisque les lettres a, i, o, u et y n'y sont pas utilisées ; c'est même un lipogramme d'un genre particulier, à savoir un monovocalisme en e).

Georges Perec oublie la forme romanesque en publiant la relation de cent vingt-quatre de ses rêves (La Boutique obscure, 1973) et un livre examinant son rapport à l'espace, de celui de la page blanche à l'espace du vide sidéral, en passant par l'espace urbain (Espèces d'espaces, 1974).

Ensuite il achève W ou le souvenir d'enfance, qui paraît en 1975. Très estimé, ce grand roman moderne obtient un succès critique qui place son auteur parmi les meilleurs de son temps. L'alternance binaire d'une fiction fascisante et d'une écriture autobiographique fragmentaire adosse une histoire collective fantasmée au destin singulier de l'orphelin qu'est l'auteur[21].

Alphabets est la transposition en poésie d'un principe de la musique dodécaphonique : ne pas réutiliser une consonne d'un ensemble avant d'avoir fait usage de toutes les autres consonnes du même ensemble.

La consécration atteint Georges Perec en 1978 avec la publication de La Vie mode d'emploi. Cet ouvrage, qui arbore en couverture le mot « romans » — au pluriel — obtient le prix Médicis et un grand succès public, qui permet à son auteur de se consacrer exclusivement à son art : il abandonne son travail de documentaliste[22]. Cet incroyable enchevêtrement de contraintes est probablement son livre le plus abouti. Georges Perec y explore de façon méthodique la vie des différents habitants d'un immeuble, selon une contrainte de circulation : la polygraphie du cavalier. À cette première contrainte s'ajoutent de nombreuses autres, qui sont ordonnées selon un bi-carré latin orthogonal d'ordre 10. Bien que ces contraintes soient peu évidentes à la lecture de ce livre-puzzle, elles ont été mises à la disposition du lecteur par l'édition du Cahier des charges de La Vie mode d'emploi (CNRS/Zulma, 1993).

Il voit trois derniers ouvrages publiés : en 1979, le roman Un cabinet d'amateur, histoire d'un tableau (Balland) et, en 1980, La Clôture et autres poèmes et Récits d'Ellis Island, histoires d'errance et d'espoir. Mais il n'achève pas son roman « 53 jours » — dont le titre fait référence au temps que la rédaction de La Chartreuse de Parme demanda à Stendhal — et qui sera publié après sa mort.

RadiophonieModifier

Comme d'autres auteurs français des années 1960, Georges Perec a également, en Allemagne, une activité d'auteur radiophonique. Sa pièce Die Maschine (écrite avec Eugen Helmlé) remporte un grand succès lors de sa radiodiffusion par le Saarländischer Rundfunk. Elle sera suivie de quatre autres pièces, dont certaines seront également jouées au théâtre en France (Wucherungen, devenue L'Augmentation pour la mise en scène de Marcel Cuvelier en ).

Installé dans un car studio au carrefour Mabillon à Paris, Perec décrit pendant plus de six heures le spectacle de la rue : Tentative de description de choses vues au carrefour Mabillon le est un essai radiophonique diffusé sur France Culture le , dans une réalisation de Nicole Pascot[23].

Le jeu de goModifier

Après la parution de La Disparition, Georges Perec publie avec Jacques Roubaud et Pierre Lusson un traité sur le jeu de go, qu'il pratique notamment au moulin d'Andé ; il est l'un des premiers joueurs de go français, bien que son niveau soit toujours resté faible[24]. Il mène de front plusieurs travaux d'écriture — dont certains (L'Arbre, Lieux) n'aboutiront pas.

Feuilleton littéraireModifier

Il pratique l'écriture feuilletonnesque à partir du 81e numéro de la Quinzaine littéraire, le bimensuel de Maurice Nadeau, où il livre ce qui deviendra la partie fictionnelle de W ou le souvenir d'enfance. Mais la noirceur de son invention déroute le lectorat. Éprouvant par ailleurs des difficultés d'écriture, Georges Perec interrompt cette publication périodique.

CinématographieModifier

Entre 1973 et 1975, il écrit deux épisodes de la série télévisée documentaire Chroniques de France produites par Fred Tavano (dont la n° 95). Il accepte ensuite que soit porté à l'écran son roman Un Homme qui dort , sous la direction de Bernard Queysanne. Au-delà de l'interprétation de l'unique acteur du film, Jacques Spiesser, du travail sur la bande son effectué par Philippe Drogoz (qui fut diffusée à la radio) et de la photographie opérée par Bernard Zitzermann, le film est récompensé par le prix Jean-Vigo en 1974. L'année suivante, il écrit et prête sa voix pour un épisode de La Vie filmée des Français, une série documentaire télévisuelle de Jean Baronnet conçue à partir d'archives de films 9,5 mm Pathé-Baby. Il travaille sur le scénario original de Ahô... au cœur du monde primitif, un documentaire canadien réalisé par Daniel Bertolino et François Floquet, sorti le . Il retrouve Queysanne dans l'écriture du 36e épisode de la série Cinéma 16, intitulé L'Œil de l'autre, diffusé le sur FR3.

En 1978, il participe à l'écriture et aux dialogues de Série Noire (1979) d'Alain Corneau (Alain Corneau a expliqué son choix de Perec comme dialoguiste : « C’est un dialogue qui a l’apparence d’être comme dans la vie. Maintenant, si j’ai pris Perec, ce n’est pas par hasard. Le pari était de prendre l’apparence du naturalisme, mais surtout de ne pas y tomber. Il fallait faire quelque chose de totalement irréaliste. Ce que disent les personnages dans le film, c’est sans arrêt à partir d’une base de lieux communs… Toutes les expressions sont retournées, utilisées au deuxième degré. Perec est un génie dans ce sens-là », L'Avant-scène cinéma, no 233, 1er octobre 1979, p. 6), ainsi qu'au scénario du dernier film de Jean-François Adam, Retour à la bien-aimée. Le est diffusé à la télévision son unique réalisation, Les Lieux d'une fugue, court métrage élaboré avec Bernard Zitzermann, et raconté par Marcel Cuvelier.

En 1979, Perec filme ensuite à Ellis Island avec Robert Bober l'exploration de leurs racines juives communes dans Récits d'Ellis Island (1980).

Il produit enfin le film Les Jeux de la comtesse Dolingen de Gratz (1980) écrit et réalisé par sa compagne Catherine Binet.

Les exercices de styleModifier

Jouer et notamment jouer avec les mots est une des caractéristiques fortes des travaux de Perec. En plus d'ouvrages remarquables, comme La Disparition et Les Revenentes, il a créé de nombreux exercices de style :

PostéritéModifier

L'Association Georges PerecModifier

 
Plaque « Disparition » en hommage à Georges Perec.
Œuvre de l'artiste Christophe Verdon. Café de la Mairie, place Saint-Sulpice à Paris.

Créée à la fin de l'année 1982 par Éric Beaumatin, l'Association Georges Perec[27] a « pour but de promouvoir la lecture, l'étude et le rayonnement de l'œuvre de Georges Perec et de développer, de conserver et exploiter un fonds documentaire qui est sa propriété et dont la vocation est publique ». Ce fonds documentaire comprend la quasi-totalité des éditions françaises et étrangères des œuvres de Perec, ainsi que des études consacrées à cet auteur. Elle accueille également les travaux universitaires, francophones ou non, se rapportant à celui-ci.

Sise à Paris, à la bibliothèque de l'Arsenal, l'Association Georges Perec accueille les chercheurs lors de sa permanence hebdomadaire. Elle organise un séminaire précédemment mensuel, maintenant annuel, où, depuis 1986, des chercheurs viennent présenter leurs travaux. Elle publie un bulletin bisannuel interne ainsi que les Cahiers Georges Perec[28].

HommagesModifier

OdonymieModifier

Sont nommés en hommage à Georges Perec :

AstronomieModifier

L'astéroïde (2817) Perec, découvert en 1982, porte son nom.

PhilatélieModifier

La Poste française a édité un timbre Georges Perec 1936-1982 dessiné par Marc Taraskoff, d’après une photo d'Anne de Brunhoff, et gravé par Pierre Albuisson, émis le .

WebModifier

Le , soit 80 ans après sa naissance, Google lui dédie un doodle[30].

Le 13 mars 2018, une journée entière est consacrée à Georges Perec sur Twitter. Ce #JourSansE, organisé par Réseau Canopé[31] sur une idée d'Emmanuel Vaslin, a vu la publication sur le réseau social de 10 000 contributions, respectant la double contrainte des 280 caractères et du lipogramme en "e", clin d'oeil à son roman La Disparition[32],[33],[34],[35].

Chaque vendredi matin depuis le 31 janvier 2020, Emmanuel Vaslin invite sur Twitter tous les contributeurs intéressés à partager des fragments d’écriture respectant la contrainte des 280 signes et incluant le hashtag #infraPerec, répondant en clin d'oeil à son ouvrage L'Infra-ordinaire[36] aux questions posées par un objet du quotidien, du banal, de l’ordinaire (mes chaussures, ma rue, ma boîte aux lettres, l'écran de mon téléphone...)[37],[38].

Œuvres complètesModifier

Ouvrages anthumesModifier

Ouvrages posthumesModifier

  • Épithalames, Oulipo, coll. « La Bibliothèque oulipienne » (no 19), .
  • Tentative d'épuisement d'un lieu parisien, Christian Bourgeois, .
  • Georges Perec, Éric Beaumatin (éd.), Marcel Bénabou (éd.), Maurice Olender (éd.) et Ewa Pawlikowska (éd.), Penser/Classer, Hachette, coll. « Textes du XXe siècle », .
  • Les Mots croisés II, P.O.L/Mazarine, .
  • Georges Perec, Harry Mathews (texte établi par) et Jacques Roubaud (texte établi par), « 53 jours », P.O.L, , roman inachevé.
  • Entretien avec Gabriel Simony, Bègles, Le Castor astral, .
  • Georges Perec, Éric Beaumatin (éd.), Marcel Bénabou (éd.) et Maurice Olender (éd.), L'Infra-ordinaire, Seuil, coll. « Librairie du XXe siècle », .
  • Georges Perec, Éric Beaumatin (éd.) et Marcel Bénabou (éd.), Vœux, Seuil, coll. « Librairie du XXe siècle », .
  • Georges Perec, Éric Beaumatin (éd.), Marcel Bénabou (éd.) et Philippe Lejeune (éd.), Je suis né, Seuil, coll. « Librairie du XXe siècle », .
  • Georges Perec et Marcel Bénabou (éd.), Cantatrix sopranica L. et autres écrits scientifiques, Seuil, coll. « Librairie du XXe siècle », .
  • Georges Perec et Claude Burgelin (éd.), L.G., une aventure des années soixante, Seuil, coll. « Librairie du XXe siècle », .
  • Georges Perec, Hans Hartje (éd.), Bernard Magné (éd.) et Jacques Neefs (éd.), Cahier des charges de « La Vie mode d'emploi », Paris et Cadeilhan, CNRS/Zulma, .
  • Georges Perec, Éric Beaumatin (éd.), Marcel Bénabou (éd.) et Bernard Magné (éd.), Beaux présents, belles absentes, Seuil, coll. « Librairie du XXe siècle », .
  • Ellis Island, P.O.L, .
  • Georges Perec et Bernard Magné (éd.), Jeux intéressants, Cadeilhan, Zulma, .
  • Georges Perec et Bernard Magné (éd.), Perec/rinations, Cadeilhan, Zulma, .
  • Georges Perec et Bernard Magné (présentation), Poésie ininterrompue. Inventaire, Marseille, André Dimanche, .
  • Georges Perec, Jacques Bens (éd.) et Bernard Magné (éd.), Nouveaux Jeux intéressants, Cadeilhan, Zulma, coll. « Grain d'orage », .
  • Georges Perec, Dominique Bertelli (éd.) et Michèle Ribière (éd.), Entretiens et conférences, Nantes, Joseph K.,  ; 2 vol., tome I : 1968-1978 ; tome II : 1979-1981.
  • L'Art et la Manière d'aborder son chef de service pour lui demander une augmentation, Hachette Littérature, .
  • Georges Perec et Claude Burgelin (éd.), 56 lettres à un ami, Coutras, Le Bleu du ciel, .
  • Georges Perec, Claudette Oriol-Boyer (propos recueillis et retranscrits par), Dominique Bertelli (notes) et Mireille Ribière (notes), « Ce qui stimule ma racontouze », Le Gua / Grenoble, Le Fond du tiroir/Pré carré, .
  • Georges Perec, Dominique Bertelli (éd.) et Michèle Ribière (éd.), En dialogue avec l'époque et autres entretiens (1965-1981), Nantes, Joseph K., .
  • Georges Perec et Claude Burgelin (éd.), Le Condottière, Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle », .
  • Georges Perec et Claude Burgelin (éd.), L'Attentat de Sarajevo, Seuill, coll. « La Librairie du XXIe siècle », .
  • Palindrome, Denoël, coll. « Romans français », , 32 p. (ISBN 9782207158968).

Ouvrages collectifs et traductionsModifier

  • Pierre Lusson, Georges Perec et Jacques Roubaud, Petit traité invitant à la découverte de l'art subtil du go, Christian Bourgeois, , essai.
  • (de) Georges Perec (en collaboration avec Eugen Helmlé), Die Maschine, Stuttgart, Reclam, , pièce de théâtre.
  • Oulipo, La Littérature potentielle. Créations, re-créations, récréations, Gallimard, coll. « Idées », .
  • Harry Mathews (trad. Georges Perec, avec la collaboration de l'auteur), Les Verts Champs de moutarde de l'Afghanistan, Denoël, coll. « Les Lettres nouvelles », .
  • Georges Perec (ill. Cuchi White), Trompe l'œil : six poèmes de Georges Perec et six photographies de Cuchi White, Imprimerie Patrick Guérard, , hors commerce.
  • Le Voyage d'hiver, Hachette, coll. « Saisons », . Le texte parait avec trois autres nouvelles de Serge Rezvani, Jacques Chessex et Jean Freustié dans un recueil hors commerce à tirage unique à 1 000 exemplaires[39]. Deux rééditions posthumes suivent :
  • Robert Bober et Georges Perec, Récits d'Ellis Island. Histoire d'errance et d'espoir, I.N.A./Éditions du Sorbier, .
  • Harry Mathews (trad. Georges Perec, avec la collaboration de l'auteur), Le Naufrage du stade Odradek [« The Sinking of the Odradek Stadium »], Hachette, coll. « P.O.L », .
  • Oulipo, Atlas de littérature potentielle, Gallimard, coll. « Idées », .
  • Oulipo, La Cantatrice sauve, Oulipo, coll. « La Bibliothèque oulipienne » (no 16), .
  • Georges Perec et Cuchi White, L'Œil ébloui, Chêne / Hachette, .
  • Sept sonnets hétérogrammatiques pour accompagner sept graphisculptures de Paolo Boni, R.L.D., .
  • Marcel Bénabou et Georges Perec, Presbytères et prolétaires. Le dossier P.A.L.F.[40].
  • Georges Perec (ill. Fabrizio Clerici), Un petit peu plus de quatre mille poèmes en prose pour Fabrizio Clerici suivi de Un petit peu plus de quatre mille dessins fantastiques, Les Impressions nouvelles, .
  • Georges Perec, Marcel Bénabou (éd.) et al., What a man!, Le Castor astral, .
  • « Cher, très cher, admirable et charmant ami… ». Correspondance Georges Perec - Jacques Lederer (1956-1961), Flammarion, .
  • Harry Mathews, Oskar Pastior et Georges Perec, Variations, Variations, Variationen, Oulipo, coll. « La Bibliothèque oulipienne » (no 91), .
  • Bruno Gibert et Georges Perec, Quelques-unes des choses qu'il faudrait tout de même que je fasse, Autrement Jeunesse, .

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Œuvres réuniesModifier

BiographiesModifier

  • (en) David Bellos, Georges Perec: A Life in Words, Harvill/HarperCollins, 1993
    Les nombreuses rééditions de cet ouvrage en anglais, dont le dernier date de 2010, ainsi que les traductions en japonais (2015) et hébreu (2016), ont intégré au fil des ans les corrections signalées par des lecteurs et des lectrices, dont des proches de Perec. L’édition française, Georges Perec : Une vie dans les mots, traduit par Françoise Cartano et l’auteur (Seuil), lauréat du Prix Goncourt de la Biographie en 1994, n’ayant jamais eu de nouvelle édition, conserve les imprécisions du premier tirage en anglais et quelques autres erreurs qui lui sont propres. Elle reste néanmoins l’ouvrage de référence.

ÉtudesModifier

  • L'Arc, no 76, Georges Perec, Aix-en-Provence, L'Arc, 1979.
  • John Pedersen, Perec ou les textes croisés, éd. Munksgaard, Copenhague, 1985.
  • Claude Burgelin, Georges Perec, Éditions du Seuil collection Les Contemporains, 1990.
  • Philippe Lejeune, La Mémoire et l'Oblique. Georges Perec autobiographe, P.O.L., 1991.
  • Bernard Magné, Tentative d'inventaire pas trop approximatif des écrits de Georges Perec publié dans « Les cahiers de Littératures » aux Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 1993.
  • Anne Roche, Anne Roche commente « W ou le souvenir d'enfance de Georges Perec », coll. « Folio », éditions Gallimard, 1995.
  • Sylvie Rosienski-Pellerin, "PERECgrinations ludiques", étude de quelques mécanismes du jeu dans l'œuvre romanesque de Georges Perec, éd. du Gref, Toronto, 1995.
  • Ali Magoudi, La Lettre fantôme, Les Éditions de Minuit, collection Paradoxe, 1996.
  • Claude Burgelin, Partie de dominos chez Monsieur Lefèvre. Perec avec Freud, Perec contre Freud, Circé, 1996.
  • Marc-Alain Ouaknin, La dialectique de l'oubli et de la mémoire chez Georges Perec, in Sigila no 2, 1998.
  • Bernard Magné, Georges Perec, Fernand Nathan, collection 128, 1999.
  • Manet van Montfrans, Georges Perec. La Contrainte du réel, éditions Rodopi, Amsterdam, 1999.
  • (it) Rinaldo Rinaldi, La grande catena. Studi su La Vie mode d'emploi di Georges Perec, Genova – Milano, Marietti 1820, 2004, p. 195.
  • Michel Sirvent, Perec ou le dialogue des genres, collection monographique en littérature française contemporaine 45, Amsterdam/New York, Rodopi, 2007, préface de Michaël Bishop, 229 p.
  • Maxime Decout (dir.), Europe, « Georges Perec », janvier-, no 993-994.
  • Richard Khaitzine Georges Perec - De la permutation des mots à l'alchimie du Verbe - La langue des oiseaux Tome 2, éditions Dervy, 2012.
  • Laurent Grison, Le Tombeau de Georges Perec, Éditions La Porte, collection « Poésie en voyage », 2015[41].
  • Christelle Reggiani (études réunies et prés. par), « Relire Perec », Presses universitaires de Rennes, 2017 (ISBN 978-2-7535-5053-7)
  • Claude Burgelin, Album Perec, Bibliothèque de la Pléiade, éditions Gallimard, 2017 (ISBN 978-2-07-019752-1).

RevuesModifier

  • Le Cabinet d'amateur, consacrée à Georges Perec. Originellement publiée en volume, elle existe sur internet depuis 2000 sous forme de revue d'études pérecquiennes mise à disposition sur le site de l'Association Georges Perec[42].
Les Cahiers Georges PerecModifier

Les Cahiers Georges Perec sont une publication de l'Association Georges Perec, dédiée aux études consacrées à celui-ci.

  1. Bernard Magné (dir.), Colloque de Cerisy (1984), vol. 1, Paris, P.O.L,
  2. Marcel Bénabou (dir.) et Jean-Yves Pouilloux (dir.), W ou le Souvenir d'enfance : une fiction ?, vol. 2, Paris, Université de Paris 7,
  3. Marcel Bénabou (dir.), Presbytère et prolétaires : Le Dossier PALF, vol. 3, Valence, Éditions du Limon,
  4. Éric Beaumatin (dir.), Mélanges, vol. 4, Valence, Éditions du Limon,
  5. Bernard Magné (dir.) et Mireille Ribière (dir.), Les Poèmes hétérogrammatiques, vol. 5, Valence, Éditions du limon,
  6. Éric Beaumatin (dir.) et Hans Hartje (dir.), « L'Œil d'abord… » Georges Perec et la peinture, vol. 6, Paris, Seuil,
  7. Éric Beaumatin (dir.), Antibiotiques, vol. 7, Bordeaux, Le Castor astral,
  8. Jean-François Chassay (dir.), Colloque de Montréal, vol. 8, Bordeaux, Le Castor astral,
  9. Cécile De Bary (dir.), Le Cinématographe, vol. 9, Bordeaux, Le Castor astral,
  10. Jean-Luc Joly (dir.), Perec et l'Art contemporain, vol. 10, Bordeaux, Le Castor astral,
  11. Maryline Heck (dir.), Filiations perecquiennes, vol. 11, Bordeaux, Le Castor astral,
  12. Danielle Constantin (dir.), Jean-Luc Joly (dir.) et Christelle Reggiani (dir.), Espèces d'espaces perecquiens, vol. 12, Bordeaux, Le Castor astral,
  13. Maxime Decout (dir.) et Yu Maeyama (dir.), La Disparition – 1969-2019 : un demi-siècle de lectures, vol. 13, Bordeaux, Le Castor astral,

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Perec dans W ou le Souvenir d'enfance (première partie, chapitre VIII) orthographie le nom de sa mère « Schulevitz »
  2. Perec écrit dans W ou le Souvenir d'enfance (première partie, chapitre VI) : « Je suis né le samedi […] dans une maternité sise 19, rue de l'Atlas […] »

RéférencesModifier

  1. Fiche « Georges Perec » sur le site de l'Oulipo.
  2. « Si je tente de définir ce que j'ai cherché à faire depuis que j'ai commencé à écrire, la première idée qui me vient à l'esprit est que je n'ai jamais écrit deux livres semblables, que je n'ai jamais eu envie de répéter dans un livre une formule, un système ou une manière élaborée dans un livre précédent. (…) En fait, me semble-t-il, au-delà de ces quatre pôles qui définissent les quatre horizons de mon travail — le monde qui m'entoure, ma propre histoire, le langage, la fiction —, mon ambition d'écrivain serait de parcourir toute la littérature de mon temps sans jamais avoir le sentiment de revenir sur mes pas ou de remarcher dans mes propres traces, et d'écrire tout ce qui est possible à un homme d'aujourd'hui d'écrire : des livres gros et des livres courts, des romans et des poèmes, des drames, des livrets d'opéra, des romans policiers, des romans d'aventures, des romans de science-fiction, des feuilletons, des livres pour enfants… » Georges Perec, Penser/Classer, La librairie du XXIe siècle, Le Seuil.
  3. Voir sur bibliobs.nouvelobs.com.
  4. « La graphie de son nom, Perec, est celle de son père, mais non celle de son grand-père ou de son oncle qui, eux, s'appellent Peretz » Claude Burgelin, Album Georges Perec, Gallimard, 2017, p. 14
  5. Archives de Paris. Dossiers des établissements privés de cure et de prévention, p. 6 [lire en ligne]
  6. Le Belleville de Georges Perec, interview de 3 minutes par Viviane Forrester en 1976.
  7. En remontant la rue Vilin, documentaire de 1992, réalisé par Robert Bober.
  8. Claude Burgelin, ib. p. 50.
  9. Claude Burgelin, ib. p. 23.
  10. Claude Burgelin, ib. p. 28.
  11. « Georges Perec » sur le site du lycée Geoffroy-Saint-Hilaire, consulté le 2 janvier 2012.
  12. a et b Claude Burgelin, ib. pp. 59-62.
  13. Denis Cosnard, « Mort de Paulette Perec, veuve de Georges Perec », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 12 mars 2017).
  14. Mariane Perruche, J-B Pontalis : Une œuvre, trois rencontres, Sartre, Lacan, Perec, L'Harmattan, 2008 (ISBN 9782296053007).
  15. Cimetière du Père-Lachaise sur le site de la mairie de Paris, consulté le 24 mars 2010.
  16. Préface de Claude Burgelin à L'attentat de Sarajevo, Paris, Le Seuil, collection La Librairie du XXIe siècle, 2016, p. 9-27.
  17. Préface de Claude Burgelin à Le Condottière, Paris, Points Seuil, 2013, p. 30.
  18. Présentation de Oulipo par Marcel Bénabou et Jacques Roubaud consulté le 24 mars 2010.
  19. « Georges Perec, ses mots croisés mythiques. 135 grilles et leurs solutions », Le Point, supplément de juillet-août 2017.
  20. Le prix Renaudot : présentation et liste des lauréats, sur le site La République des Lettres, consulté le 24 mars 2010.
  21. Voir Roger-Michel Allemand, « W ou la Fracture du sujet », Ariane, Université de Lisbonne, nos 14-15,‎ , p. 99-113
  22. Voir Michel Sirvent, Georges Perec ou le Dialogue des genres, Rodopi,
  23. https://www.franceculture.fr/emissions/creation-air/tentative-de-description-de-choses-vues-au-carrefour-mabillon-le-19-mai-1978 Tentative de description de choses vues au carrefour Mabillon le 19 mai 1978], podcast sur France Culture.
  24. « Et ils jouent aussi... : Georges Perec », Jeux et Stratégie, no 1,‎ , p. 30-32.
  25. « Monovocalisme », sur oulipo.net, (consulté le 30 avril 2020)
  26. André Jacques, « Palindromes typographiques », Communication et langages, no 99,‎ 1er trimestre 1994, p. 88-97 (www.persee.fr/doc/colan_0336-1500_1994_num_99_1_2498, consulté le 2 mai 2020).
  27. Site de l'association.
  28. Voir sur le site de l'association.
  29. Voir sur lyc-st-hilaire-etampes.ac-versailles.fr.
  30. « 80e anniversaire de la naissance de Georges Perec » (consulté le 14 mai 2020)
  31. « #JourSansE », sur www.reseau-canope.fr (consulté le 19 août 2020)
  32. « #JourSansE : Twitter joue à Georges Perec », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 19 août 2020)
  33. « #JourSansE : quand Perec s'expliquait sur "La disparition" », sur France Culture, (consulté le 19 août 2020)
  34. Le Point.fr, « #JourSansE : le bel hommage de Twitter à Georges Perec », sur Le Point, (consulté le 19 août 2020)
  35. Marie-Aude Bonniel, « Twitter nous invite à mettre nos «e» au panier : hommage à Georges Perec », sur Le Figaro.fr, (consulté le 19 août 2020)
  36. Georges Perec, Éric Beaumatin (éd.), Marcel Bénabou (éd.) et Maurice Olender (éd.), L'Infra-ordinaire, Seuil, coll. « Librairie du xxe siècle »,
  37. Université de Lorraine, Programme du colloque international "Penser les arts littéraires.", Metz, Université de Lorraine (lire en ligne), p.3
  38. « #infraPerec: un projet d'écriture collaborative », sur Espace pédagogique de l'Académie de Nantes, (consulté le 9 septembre 2020)
  39. Raphaëlle Leyris, « Perec en aurait beaucoup ri : « Le Voyage d'hiver & ses suites » », Le Monde,‎ (www.lemonde.fr/livres/article/2013/12/18/perec-en-aurait-beaucoup-ri_4336518_3260.html, consulté le 6 mai 2020).
  40. Cahiers2
  41. Cet opuscule est une œuvre de création qui rend hommage à Georges Perec dans une forme poétique renouvelée, celle du tombeau.
  42. Le Cabinet d'amateur sur site de l'Association Georges Perec.