Mel Brooks

acteur et cinéaste américain
Mel Brooks
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Mel Brooks en 2010.
Nom de naissance Melvin Kaminsky
Naissance (95 ans)
New York, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Réalisateur, scénariste, producteur de cinéma
Films notables Les Producteurs
Frankenstein Junior
Le Shérif est en prison
La Dernière Folie de Mel Brooks
La Folle Histoire de l'espace

Melvin Kaminsky, dit Mel Brooks, est un réalisateur, acteur, producteur exécutif, scénariste, compositeur et producteur américain, né le à New York[1],[2].

BiographieModifier

Né dans une famille juive germano-russe [3],[4] à New York le , Mel Brooks travaille comme standup comic après avoir servi dans l’armée de terre lors de la Seconde Guerre mondiale.

Avec Woody Allen, Neil Simon, Carl Reiner[5] et d’autres, il écrit pour le Sid Caesar’s Your Show of Shows, lequel devient le Caesar’s Hour[6]. Mel Brooks et Buck Henry travaillent ensemble pour créer à la télévision la parodie d’espionnage Max la Menace (Get Smart) diffusée de 1965 à 1970, avec Don Adams.

Durant cette époque où il est producteur de théâtre, il épouse en 1964 l’actrice Anne Bancroft (avec qui il a un fils Max en 1972, et reste marié jusqu'au décès d'Anne Bancroft en 2005) et coréalise avec Ernest Pintoff son premier film : un court-métrage parodique sur l’art moderne intitulé The Critic, qui remporte un Oscar. Il écrit ensuite un scénario fondé sur son expérience avec les producteurs de Broadway, qui devient son premier long métrage en tant que réalisateur : Les Producteurs (The Producers)[7] et qui remporte un Oscar (le seul de sa carrière). C'est là qu'il fait la connaissance de l'acteur qui devient son coéquipier dans bon nombre de ses films, Gene Wilder. Lors de la sortie de son deuxième long métrage en 1970, Le Mystère des douze chaises (The Twelve Chairs), Hollywood critique le film comme étant trop juif. En 1974, alors qu'il est en train de tourner un de ses plus célèbres films, Le shérif est en prison, Gene Wilder lui propose un scénario original. Il s'agit alors de Frankenstein Junior, une parodie du grand film des années 1930, qui devient par la suite son film le plus célèbre, avec Les Producteurs. Le rôle d'Igor est alors joué par Marty Feldman. Le reste de la troupe est constitué de Teri Garr, Cloris Leachman, Peter Boyle (apparaissant quelques années plus tard aux côtés de Robert De Niro dans Taxi Driver) et on peut même apercevoir Gene Hackman dans le rôle de l'ermite aveugle.

 
Mel Brooks avec Anne Bancroft au festival de Cannes (1991).

En 1981, pour La Folle Histoire du monde, Mel est à l'origine d'un morceau de rap intitulé It's good to be the king (C'est bon d'être le roi) où il apparaît, dans cette séquence filmée, déguisé en Louis XVI : le clip, extrait de son film, est un tube planétaire. Mel récidive avec d'autres morceaux rap comme Inquisition, sans toutefois connaître un succès comparable à It's good to be the king...

Travaillant simultanément comme scénariste, metteur en scène et acteur, Mel Brooks obtint beaucoup de mauvaises critiques dues à son style excessif. En 1983, aux côtés d’Anne Bancroft, il est seulement producteur et acteur dans le film To Be or Not to Be, remake du classique d’Ernst Lubitsch.

En tant que producteur, il œuvre dans un registre beaucoup plus dramatique et au cours des années 1980, au sein de sa société de production Brooksfilms il produit des projets aussi variés que La Mouche (The Fly), Elephant Man, Solarbabies, et 84 Charing Cross Road mettant en vedette Anne Bancroft.

En 1991, il fait une tentative de film non-parodique avec Chienne de vie (Life Stinks), mais le film est un échec. Il revient alors à son domaine de prédilection, les parodies avec Sacré Robin des Bois (Robin Hood : Men in Tights) et Dracula, mort et heureux de l'être (Dracula: Dead and Loving it).

Mel Brooks passe la deuxième moitié des années 1990 à jouer le rôle d’Oncle Phil dans la série télévisée Dingue de toi sur NBC. En 2001, la version théâtrale des Producteurs, avec Nathan Lane et Matthew Broderick, connaît un triomphe et bat un record en remportant un Grammy et douze Tony Awards mais aussi un oscar et un Emmy.

Mel Brooks fait partie des 16 artistes à avoir réalisé le grand chelem des récompenses américaines les plus prestigieuses, c'est-à-dire remporter : les Emmys, les Grammys, les Oscars et les Tony Awards[8].

FilmographieModifier

RéalisateurModifier

ActeurModifier

DoublageModifier

ProducteurModifier

ScénaristeModifier

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

American Comedy Awards

American Film Institute Awards

British Academy Film Awards

Festival du film de Londres

CINE Golden Eagle Award

Drama Desk Awards

Drama League Awards

Prix Ernst Lubitsch[a]

Grammy Awards

Hugo Awards

Laurence Olivier Awards

Nebula Awards

New York Drama Critics' Circle Awards

Online Film & Television Association

Oscars du cinéma

Outer Critics Circle Awards

Primetime Emmy Awards

Saturn Awards

Stinkers Bad Movie Award

Tony Awards

Writers Guild of America Awards

NominationsModifier

British Academy Film Awards

Behind the Voice Actors Awards

Daytime Emmy Awards

Drama Desk Awards

Drama League Awards

Gold Derby Awards

Golden Globe Awards

Grammy Awards

  • 1961 : Meilleur album comique pour 2000 Year Old Man[19]
  • 1962 : Meilleur album comique pour 2001 Years With Carl Reiner And Mel Brooks[19]
  • 1964 : Meilleur album comique pour Carl Reiner And Mel Brooks At The Cannes Film Festival[19]
  • 1982 : Meilleur album comique pour Mel Brooks' History of the World, Part 1[19]
  • 1982 : Meilleur album comique pour The Inquisition[19]
  • 2007 : Meilleure chanson écrite pour un média visuel pour There's Nothing Like A Show On Broadway dans Les Producteurs (film, 2005)[19]
  • 2009 : Meilleur album de comédie musicale pour Young Frankenstein (comédie musicale)[19]

Rubans d'argent

Online Film & Television Association

Oscars du cinéma

Outer Critics Circle Awards

Primetime Emmy Awards

Stinkers Bad Movie Awards

Writers Guild of America Awards

HonneursModifier

  • Le , il a les honneurs du Chinese Theater de Los Angeles. l'acteur, facétieux, a laissé l'empreinte de 11 doigts dans le béton ; ceci grâce à une prothèse simulant un sixième doigt à la main gauche[45].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Créé en Allemagne en 1957, le Ernst-Lubitsch-Preis est attribué à un film par la critique.

RéférencesModifier

  1. (en) « Mel Brooks | Biography, Movies, & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le )
  2. (en) David Denby, « Portrait of an Artist as an Old Man: Mel Brooks in His 90s », The Atlantic,‎ (ISSN 1072-7825, lire en ligne, consulté le )
  3. (en) « On this day: Mel Brooks is born », sur www.thejc.com (consulté le )
  4. (en) « Mel Brooks », sur www.jewishvirtuallibrary.org (consulté le )
  5. (en-US) Ari Karpel, « Carl Reiner and Mel Brooks: Shtick With a Thousand Lives », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  6. (en-US) « Mel Brooks », sur Biography (consulté le )
  7. (en) « Mel Brooks Facts », sur biography.yourdictionary.com (consulté le )
  8. Clément Cusseau, « EGOT : 16 stars qui ont remporté au moins un Emmy, un Grammy, un Oscar et un Tony ! », sur allocine.fr, (consulté le )
  9. (en-US) « The World According to Mel Brooks », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  10. (en) « First Annual American Comedy Awards, The (TV) », sur paleycenter.org (consulté le )
  11. (en) « Mel Brooks 41st AFI Life Achievement Award Honoree », sur afi.com (consulté le )
  12. (en) « Mel Brooks », sur bafta.org, (consulté le )
  13. (en) « BFI Fellows », sur bfi.org.uk (consulté le )
  14. (en) Jason Fraley, « 2015 CINE Golden Eagle winners announced », sur wtop.com, (consulté le )
  15. a b et c (en) Kenneth Jones et Robert Simonson, « 2001 Drama Desk Winners Include Producers, Proof and Mnemonic », sur playbill.com, (consulté le )
  16. (en) « Award history », sur dramaleague.org (consulté le )
  17. (de) « Mel Brooks (Ehrenauszeichnung) », sur lubitsch-preis.de (consulté le )
  18. (en) Irene Lacher, « The Sunday Conversation: Mel Brooks on his ‘Young Frankenstein’ musical », sur latimes.com, (consulté le )
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  20. (en) « 1975 Hugo Awards », sur thehugoawards.org (consulté le )
  21. (en) « Olivier Winners 2005 », sur officiallondontheatre.com (consulté le )
  22. (en) « 1975 Nebula Awards® », sur nebulas.sfwa.org (consulté le )
  23. (en) « Past awards », sur dramacritics.org (consulté le )
  24. (en) « Film Hall of Fame: Architects », sur oftaawards.com (consulté le )
  25. (en) « Film Hall of Fame: Actors », sur oftaawards.com (consulté le )
  26. (en) « 1969 : The 41st Academy Award Winners », sur oscar.go.com (consulté le )
  27. (en) « Awards 2000-2001 », sur outercritics.org (consulté le )
  28. a et b (en) « Awards 2007-2008 », sur outercritics.org (consulté le )
  29. a b c d e f g h i j k l et m (en) « List of Mel Brooks’s Emmy Awards history », sur emmys.com (consulté le )
  30. a b et c (en) « List of Mel Brooks’s Tony Awards history », sur tonyawards.com (consulté le )
  31. a et b (en) « Writers Guild Awards Winners: 1995-1949 », sur awards.wga.org (consulté le )
  32. a b c d et e (en) « Mel Brooks to Receive Screen Laurel Award », sur awards.wga.org, (consulté le )
  33. (en) « Film Screenplay in 1975 », sur awards.bafta.org (consulté le )
  34. (en) « Mel Brooks Award Wins / Nominations », sur behindthevoiceactors.com (consulté le )
  35. a et b (en) « Golden Globes: 4 Nominations », sur goldenglobes.com (consulté le )
  36. a et b (en) « Silent Movie », sur goldenglobes.com (consulté le )
  37. (en) « High Anxiety », sur goldenglobes.com (consulté le )
  38. a et b (en) « The Producers », sur goldenglobes.com (consulté le )
  39. (it) « Essere o non essere », sur comingsoon.it (consulté le )
  40. (en) « 1st Annual TV Awards (1996-97) », sur oftaawards.com (consulté le )
  41. (en) « 3rd Annual TV Awards (1998-99) », sur oftaawards.com (consulté le )
  42. a et b (en) « The 47th Academy Awards 1975 », sur oscars.org (consulté le )
  43. (en) Todd Eastham, « Kennedy Center gala honors performing arts greats », sur reuters.com, (consulté le )
  44. (en) « Mel Brooks honored », sur walkoffame.com (consulté le )
  45. « Mel Brooks laisse onze doigts sur le Hollywood Walk of Fame », sur lefigaro.fr (consulté le )
  46. (en) Gregory Korte, « Mel Brooks steals the show at White House arts and humanities awards », sur eu.usatoday.com, (consulté le )

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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