Racing Club de Lens

club de football français basé à Lens
(Redirigé depuis RC Lens)

Racing Club de Lens
Logo du Racing Club de Lens
Généralités
Nom complet Racing Club de Lens
Surnoms Les Sang et or
Les Artésiens
Fondation 1906
Statut professionnel 1934-1969
Depuis 1970
Couleurs Sang et or
Stade Stade Bollaert-Delelis
(38 223 places)
Siège 33 rue Arthur Lamendin,
62 210 Avion
Championnat actuel Ligue 1
Propriétaire Drapeau : Luxembourg Société Solferino
Président Drapeau : France Joseph Oughourlian
Entraîneur Drapeau : France Franck Haise
Joueur le plus capé Drapeau : France Éric Sikora (590)
Meilleur buteur Drapeau : Algérie Ahmed Oudjani (118)
Site web rclens.fr
Palmarès principal
National[Note 1] Championnat de France (1)
Coupe de la Ligue (1)
International[Note 1] Coupe Intertoto (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Domicile
Couleurs de l’équipe
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Extérieur
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Neutre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2020-2021 du Racing Club de Lens
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Dernière mise à jour : 2 juillet 2020.

Localisation du Stade Bollaert-Delelis et de siège de la Gaillette à Avion par rapport à la ville de Lens.

Le Racing Club de Lens, couramment abrégé en RCL ou RC Lens, est un club de football français basé à Lens, dans le Pas-de-Calais, en France.

Le club est fondé en 1906, sous le nom de Racing Club Lensois. Aujourd’hui, le club compte deux titres nationaux majeures à son palmarès, un championnat de France en 1998 et une Coupe de la Ligue en 1999. Au niveau européen, le club se hisse à deux reprises en Ligue des Champions lors des saisons 1998-1999 et 2002-2003, et atteint les demi-finales de la Coupe de l'UEFA en 2000 avant de remporter une Coupe Intertoto en 2005.

Le club artésien se distingue en étant un club fortement présent en première division française puisqu’il compte 58 saisons au sein de l’élite.

Histoire

Fondation d’un club populaire (1906 à 1918)

Alors qu’un sport nommé football devient de plus en plus populaire outre-Manche, celle-ci débarque en France avant même le XXe siècle dans le Nord de la France est donne la création de clubs comme le Racing Club de Roubaix en 1895 ou l’Union Sportive de Tourcoing en 1898.

Il faut attendre l’année 1906 pour entendre parler sérieusement de football dans la ville de Lens. Lors de cette année, des étudiants prennent l’habitude de jouer au football sur la place verte lors des week-ends et décident de créer le Racing Club Lensois[1] en hommage au prestigieux Racing Club de France. Malgré une fondation en 1906, les premiers statuts du club ne sont déposés que le 18 octobre 1907 à la sous-préfecture de Béthune[2],[3].

Le club instaure Messieurs Lotin et Douterlungne à la présidence. Monsieur Douterlungne était le propriétaire du premier siège du club. Le club se structure et est engagé par la ligue d’Artois pour la saison 1907-1908. Le club instaure deux couleurs :

  • le noir (en référence au charbon) ;
  • le vert (en référence à la place Verte).

Le club devient particulièrement intéressant pour la Compagnie des Mines de Lens et se voit offrir un terrain situé près de la voie ferrée (actuel emplacement du Stade Bollaert-Delelis). Après 5 années sur ce terrain, le club est contraint de prendre place sur le chemin du parc de la Glissoire, entre Lens et Avion.

En 1914, la Première Guerre mondiale débute, ce qui marque un premier arrêt dans l’activité du club. En 1918, la guerre a détruit la ville de Lens, emportant une part du club avec elle. Mais Monsieur Laroche, qui est directeur du Comité de Secours Américain, fait renaître le club et met un terrain à disposition en contrepartie d’adopter les couleurs du foyer franco-américain qui sont le bleu ciel, le blanc et le rouge[4],[1],[5].

Fait de sang et d’or (1918 à 1930)

Le club réapparaît dans les compétitions artésiennes en 1922 grâce Marcel Pierron, qui remplace Carlos Douterlungne à la présidence du club en 1920. L’équipe lensoise est connue pour être composée de nombreux ouvriers polonais, massivement installés dans l’Artois afin d’y travailler pour la Compagnie des Mines.

En 1923, René Moglia succède à Marcel Pierron et impose des modifications majeures au club. En notamment par la couleur des maillots, passant de la couleur bleue aux couleurs rouge et jaune[6]. En référence de ces couleurs, une idée du René Moglia venue lors d’un passage devant l’église de la ville en ruine, étant le dernier vestige de l’occupation espagnole dans la région. René Moglia convainc la municipalité d’installer le club au stade Raoul Briquet (aujourd’hui au nom de Léo Lagrange).

Lors de la saison 1925-1926, le club remporte le championnat d’Artois. Le premier groupe de supporter voit le jour sous le nom de Supporter Club Lensois. La ville de Lens, en reconstruction, compte faire du club un symbole de la ville, décide de le subventionner et lui met à disposition le stade Raoul Briquet gratuitement. Cet investissement fini par payer car le club atteindra le plus haut de la Ligue d’Artois en 1929, la Division d’Honneur.

Avec la montée en puissance du club, la Compagnie des Mines de Lens s’intéresse de nouveau au club et s’investi auprès du RCL en acquérant, le 6 novembre 1929, un terrain afin d’y ériger un stade à la hauteur des ambitions du club[4].

La route vers le football professionnel (1930 à 1940).

Le stade est réalisé entre les fosses 1 et 9, sur une parcelle qui longe la voie ferroviaire Paris-Dunkerque. Sous l’initiative de Félix Bollaert, directeur de la Compagnie des Mines de Lens, le stade est inauguré le 18 juin 1933.

Sur le territoire français, un championnat professionnel est lancé en 1932 mais le Racing Club de Lens n’y est pas convié. Le président du club, Jules Antoine Van Den Weghe, se montre réticent à la professionnalisation du club, ce qui vaudra son remplacement deux années plus tard par Louis Brossard, qui opte pour le statut professionnel du club artésien.

Lors de sa première saison professionnelle, le club se hisse à la cinquième place de la deuxième division. L’année suivante, le club grimpe d’une place au classement final. La troisième saison est la bonne puisque le club se hisse en première division en finissant la saison 1936-1937 à la première place de la deuxième division.

Mais l’année qui suit cet heureux événement, la Seconde Guerre mondiale stoppe la progression du club. Malgré de nombreux joueurs appelés sur le champ de bataille, le club poursuit ses activités jusqu’en 1940, avant que la ville de Lens soit placée en zone interdite[4].

Les premières désillusions (1940 à 1959)

Alors que le pays est séparé en trois zones, la ville de Lens se situe en zone interdite, ce qui a pour conséquence de voir un Racing Club de Lens trop fort pour des adversaires trop faibles. Le club domine le football régional pendant la guerre. Le club remporte le championnat de France de football en 1944 qui n'est pourtant pas considéré comme un titre car disputé pendant la guerre.

À la fin de la guerre, le club se voit relégué en Division 2 en 1947, conséquence de la nationalisation des mines et des subventions fortement réduites qui était allouées au club. La première désillusion lensoise est actée.

Première saison en Division 2 qui ne permet pas au club de remonter dans l’élite mais qui laissera une trace pour un parcours exceptionnel en Coupe de France. Le 10 mai 1948, le RCL affronte Lille OSC en finale, au stade de Colombes, devant 61 473 spectateurs. Malgré une bonne résistance lensoise face à des lillois, deuxième de Division 1, le RCL s’incline sur le score de 3 à 2. La seconde désillusion lensoise est actée.

Il faut attendre 1950 pour revoir le RCL en Division 1. Le club se stabilise et réussi à se maintenir d’année en année. En 1956, le club finit vice-champion de Division 1 et réitère l’exploit l’année suivante.

Du bonheur à l’enfer (1959 à 1969)

En quelques années, le club va étoffer sa vitrine de palmarès. D’abord en 1959, avec la Coupe Drago, considérée à l’époque comme la petite sœur de la Coupe de France, en remportant la finale face à Valenciennes sur le score de 3 à 2.

En 1960, le club artésien réitère l’exploit face à Toulon, sur le même score de 3 à 2.

Malgré ce succès en coupe, l’équipe est moins performante en championnat. Les Houillères sont en déclins au profit de l’énergie nucléaire, obligeant la Compagnie des Mines à réduire ses effectifs alors que la majorité des joueurs lensois sont mineurs. Cependant, le club parvient à échapper à la catastrophe en finissant à la troisième place de Division 1 lors de la saison 1963-1964, emmené par Georges Lech et Ahmed Oudjani. Néanmoins, ce coup d’éclat n’empêchera pas la chute du club en Division 2 en 1968, première relégation depuis 1947.

Le pire vient le 13 mai 1969. Les mines du Pas-de-Calais connaissent la crise. La Compagnie des Mines se désengage du club, jugé comme une non-priorité en cette période de crise. N’ayant plus les moyens financiers nécessaires à sa survie dans le football professionnel, le Racing Club de Lens replonge dans le football amateur[4].

De la renaissance à l’Europe (1970 à 1988)

Le club cherche à se reconstruire. Trois hommes vont y parvenir :

La municipalité engage des démarches afin de récupérer le stade Félix-Bollaert en échange d’un franc symbolique. Grâce à l’engagement de ses trois hommes, le club atteint la demi-finale de Coupe de France en 1972. Et permettent au RCL de retrouver sa place en Division 1 dès l’année 1973[c 1].

En 1975, le club dispute une deuxième finale de Coupe de France face à l’ogre stéphanois. La rencontre se solde par une défaite lensoise sur le score de 2 à 0. Malgré cette défaite, le club réussi à se hisser en Coupe des vainqueurs de Coupes en récupérant la place de l’ASSE lors de cette finale[c 2].

 
La Haye contre le Racing Club de Lens lors de la Coupe des Coupes, en 1976.

En 1977, le RCL termine à nouveau vice-champion de France derrière le FC Nantes.

Qualifié pour la coupe de l’UEFA lors de la saison 1977-1978, l’équipe réalisera un des plus grands exploits du club. En effet, lors du second tour, Lens s’incline 2 à 0 face à la Lazio, à Rome. Lors du match retour au stade Félix Bollaert, Didier Six et ses coéquipiers humilient les italiens par 6 buts à 0. Malgré cet exploit, le club finit à la dix-huitième place de Division 1 et se voit relégué pour une année avant de retrouver l’élite[7].

En 1984, Lens est de nouveau en la Coupe de l’UEFA mais est stoppé aux portes des quarts-de-finale face à Anderlecht.

La même année, le Championnat d’Europe des nations est organisé en France. Le stade Félix Bollaert est retenu afin d’y accueillir la compétition et se voit dans l’obligation de rénover le stade. La capacité atteint 51 000 places.[4]

Nouveau président, grande ambition (1988 à 1997)

La fin des années 1980 est compliqué pour les finances du club. Des grands noms quittent le navire et les résultats sportifs chutent[c 3]. Les entraîneurs se succèdent sans résultats probants. Le chaos pousse Jean Honvault, président en place, à démissionner le 21 août 1988 alors que le club est dernier de Division 1. Le club mise alors sur un jeune chef d’entreprise de la région de 33 ans, Gervais Martel.

Nommé à la présidence du club le 24 août 1988, il arrive dans un club malade et relégué. Deux années au deuxième échelon avant de regagner l’élite grâce aux rétrogradations administratives de Nice et Bordeaux.

Lens compte sur ces jeunes du centre de formation tel qu’Éric Sikora, Jean-Guy Wallemme ou Cyril Magnier. Le club cherche de l’expérience et fait signer Bernard Lama, José-Karl Pierre-Fanfan ou Roger Boli.

Le club avance doucement mais sereinement. En 1994, Lens atteint la demi-finale de Coupe de France. En championnat, le RCL se positionne bien et finit à deux reprises à la cinquième place en 1995 et 1996. Ce qui permet au club de retrouver la Coupe de l’UEFA.

Malgré les bonnes prestations, le club rechute au classement. Roger Lemerre fait de Daniel Leclercq son adjoint en mars 1997. Lens sauve sa place en Division 1.

Pour l'Histoire (1997 à 1999)

Fin de saison 1996-1997 décevante, de nombreux réglages sont entrepris. Le stade Félix Bollaert finit d’être rénové pour accueillir la Coupe du Monde de football 1998, et Daniel Leclercq passe d’adjoint à entraîneur de l’équipe. Il fait venir Stéphane Ziani et Anton Drobnjak afin de créer une nouvelle dynamique au sein de l’effectif.

La saison 1997-1998 est l’année de la réussite lensoise. Le club atteint la finale de Coupe de France et la demi-finale de Coupe de la Ligue, mais toutes deux perdues face au Paris Saint-Germain.

Cela n’affecte pas les joueurs de Daniel Leclercq qui survole le classement. La saison se termine à Auxerre, le , sur un match nul qui offre le premier titre de champion de France au Racing Club de Lens. Champion avec 68 points, devant le FC Metz et ses 68 point également. C’est le goal-average qui départagera les deux clubs, favorable au RCL.

La nuit du 9 au , les joueurs lensois rentrent à Lens, où plus de 30 000 supporters les attendent au stade Félix Bollaert pour célébrer le plus titre le plus important du club.

Ce titre permet au RCL de découvrir la Ligue des Champions. Pour une première participation, la formation lensoise rencontre le Dinamo Kiev, le Panathinaïkos et Arsenal. Ce dernier sera battu par Lens au stade Wembley devant 73 000 personnes, le . Le RCL restera le seul club français à avoir gagné dans l’ancienne enceinte londonienne[8].

Cette même saison, Lens remporte sa première Coupe de la Ligue face au FC Metz sur le score de 1 à 0, but de Daniel Moreira.

De l’Europe à l’erreur (1999 à 2011)

La saison 1999-2000 débute dans la difficulté (8 points sur 24). Daniel Leclercq cède sa place à François Brisson durant l’automne 1999. Malgré cette entame de championnat, Lens brille en UEFA. Les phases de groupes sont franchies et le club passe face à l’Atlético Madrid et au Celta Vigo avant d’être stoppé par Arsenal, aux portes de la finale. Cette ferveur européenne fait finir Lens à la cinquième place du championnat.

Lors de la saison 2001-2002, Joël Muller récupère un effectif fatigué d’une saison 2000-2001 à jouer le maintien. Cependant, les joueurs débutent cette nouvelle saison dans les meilleures conditions. 28 journées à la première place avant une défaite au stade de Gerland, face à l’Olympique Lyonnais, lors de la dernière journée, plaçant Lens en deuxième place, celle de vice-champion.

En 2002, le club inaugure le Centre technique et sportif de La Gaillette.

Lors de la saison 2002-2003, l’hymne de la Ligue des Champions résonne de nouveau à Bollaert, notamment face au Milan AC et La Corogne. Reversé en cours de saison en Coupe de l’UEFA, Lens sort dès les seizièmes de finale face au FC Porto.

Les participations en Coupe de l’UEFA et les bonnes prestations en championnat s’enchainent.

Mais à l’aube de la saison 2007-2008, Guy Roux est nommé entraineur du RCL. Après cinq journées de championnat, il quitte son poste pour être remplacé en urgence par Jean-Pierre Papin, avec le soutien de Daniel Leclercq en directeur technique. Le club se hisse en finale de Coupe de la Ligue mais perd face au Paris Saint-Germain 2 à 1. Côté championnat, la dernière journée envoie Lens en Ligue 2 après un résultat nul face aux Girondins de Bordeaux.

Jean-Guy Wallemme est nommé entraîneur. Le club finit champion de Ligue 2 lors de la saison 2008-2009. De retour dans l’élite, la saison 2009-2010 remet Lens à la onzième place au classement finale. Le club pense revenir sans trop de difficultés dans les premières places de Ligue 1 mais la saison 2010-2011 plonge le club dans la réalité et fait connaître une deuxième relégation en 3 ans.[4]

Du Crédit agricole à Hafiz Mammodov (2012 à 2015)

De nouveau en Ligue 2, le club connaît des difficultés financières. Gervais Martel décide de vendre des parts au Crédit Agricole. La saison 2011-2012 est catastrophique avec un maintien acquis lors de la dernière journée. Le Crédit Agricole écarte Gervais Martel et fait appel à Luc Dayan afin d’occuper la fonction de président du RC Lens. Sa mission, maintenir le club financièrement et sportivement.

Un espoir financier renaît en 2013. En effet, Gervais Martel convainc le Crédit Agricole de revendre le club à un investisseur azerbaïdjanais, Hafiz Mammadov. Des fonds rentrent dans les caisses du club, Antoine Kombouaré rejoint le banc lensois et parvient à faire monter le club en Ligue 1 à l’issue de la saison 2013-2014[9].

Mais à l’entame de la saison 2014-2015, les fonds d’Hafiz Mammadov ne parviennent plus au club[10], et de plus, l’équipe est contrainte de jouer ces matchs domiciles au stade de la Licorne à Amiens, pour cause de rénovation du stade Bollaert-Delelis dans le cadre de l’Euro 2016. Le club est interdit de recrutement et passe sa saison avec les moyens du bord. La relégation est inévitable et un retour en Ligue 2 est acté.

L’apaisement et de nouveaux défis (2016 à 2019)

Après le fiasco Mammadov, le tribunal de commerce de Paris cède le club au projet luxembourgeois de Solférino à 65,4% et à l’Atlético Madrid à 34,6%. La société Solférino est détenue à 89,1% par une société luxembourgeoise nommé J4A Holdings II SARL et est la propriété de Joseph Oughourlian, homme d’affaires français, fondateur du fonds d’investissement Amber Capital. L’autre homme fort de ce projet est Ignacio Aguillo qui possède 8,9% du capital et est responsable du développement international de l’Atlético Madrid.

Sur le plan sportif, la saison 2017-2018 débute sur sept défaites consécutives et provoque le départ forcé de l’entraîneur en place, Alain Casanova. Éric Sikora est appelé pour prendre la relève et parvient à maintenir le club en Ligue 2, finissant à la 14e place[11].

Le 16 juin 2018, Gervais Martel quitte définitivement toute fonction au club et cède la place de président à Joseph Oughoulian. Philippe Montanier prend la fonction d’entraîneur et possède l’objectif de ramener le club en Ligue 1 en deux saisons.

Lors de la saison 2018-2019, le club fait bonne figure mais finit à la cinquième place, synonyme de play-offs. Lens rencontre d’abord le Paris FC et sorte victorieux 1 à 1, 5 à 4 aux tirs au but. Deuxième match face à Troyes et Lens fait céder les troyens en prolongations sur le score de 2 à 1.

Lens est en barrage d’accession en Ligue 1 face au Dijon FCO. Après un match nul à domicile lors du match aller, la défaite attend le RCL au match retour, empêchant Lens d’accéder à l’élite et se voit repartir pour une cinquième année consécutive en Ligue 2.

L’espoir pour une nouvelle décennie (2020 à aujourd’hui)

La saison 2019-2020 débute et Lens se place directement comme un des favoris à la montée. Le club finit l’année 2019 en tant que champion d’automne de Ligue 2. La deuxième partie de saison reprend sur un mauvais rythme, Philippe Montanier est démit de ses fonctions et remplacé par Franck Haise[12]. Mais la saison est stoppée quelques semaines après pour cause de pandémie de Covid-19 qui se propage dans le monde et signe l’arrêt des championnats de football à travers la France.

Le 30 avril 2020, la LFP décide officiellement de mettre un terme aux championnats de football professionnels français pour la saison 2019-2020 et bloque les classements lors des dernières journées de championnat jouées[13]. Le RCL occupant la deuxième place de Ligue 2, le club se voit promu en Ligue 1 pour la saison 2020-2021.

Identité du club

Maillots et les couleurs liés au club

Depuis de nombreuses années, le Racing Club de Lens arbore une tenue aux couleurs rouge et jaune. Mais dans les premières années d'existence du club, les couleurs n'étaient pas les mêmes.

À la création du club les couleurs sont le noir (couleur du charbon) et le vert (couleur de la pelouse)[14]. Après la Première Guerre mondiale, le club adopte les couleurs du foyer franco-américain, créé en 1919 par monsieur Laroche, directeur du Comité de secours américain, qui est à l'origine de la réhabilitation du club. Le club adopte un maillot bleu ciel, un short blanc et des chaussettes de couleur rouge.

En 1923, apparaissent les couleurs sang et or, après la nomination de Pierre Moglia à la présidence. L'histoire raconte que Moglia choisit ces couleurs en référence au drapeau de l'Espagne. En effet, c'est en passant devant les ruines de l'église Saint-Léger, dernier vestige de l'occupation espagnole[15] qu'il eut cette idée.

Pendant plus de 85 ans, les motifs se succèdent, mais les couleurs restent. Après les bandes verticales de 1924 à 1931, le rouge devient dominant de 1931 à 1951. En 1955, le logo du club apparaît pour la première fois sur le maillot[16].


1906-1907
1919-1924
2010-2011
2012-2013

À partir de 1972, des sponsors viennent arborer les maillots du club :

À partir de 1969, le club est équipé par des équipementiers sportifs[5] :

Logos

En 1955, Maurice Denis dessine le blason du club[g 1]. Sur fond noir, une lampe jaune et des rayons de lumière rouge se détachent et sont surmontés du sigle RCL. Ce blason montre la volonté du club d'être le porte-parole des mineurs[g 2].

L'actuel blason représente les couleurs sang et or avec une lampe de mineur, et un château entouré de deux fleurs de lys qui sont les armoiries de la ville de Lens.

Bien que la forme globale du blason n'aie pas changé depuis 1979, des détails ont été modifiés, notamment l'ajout de l'année de création du club en 2001, puis une modernisation en 2014, avec une nouvelle police de caractère pour les initiales du club, la simple présence de l'année de création du club et une réctification des couleurs, ainsi que des contours.

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Bilan sportif

Palmarès en compétitions nationales et internationales

Le club compte à son palmarès plusieurs distinctions dont un championnat de France de football acquit en 1998. Cette même année, le club est remporte la distinction du Club de l'année dans le magazine France Football. L'année suivante, le RCL remporte la Coupe de la Ligue face au FC Metz.

Palmarès du Racing Club de Lens (Compétitions officielles).
Compétitions nationales Compétitions internationales
Compétitions actuelles


Compétitions disparues
Compétitions actuelles
Compétitions disparues


Bilan sportif national et international

Championnat

Depuis la saison 1934/1935, Lens possède un statut professionnel. Lors de la saison 2020/2021, le club artésien comptera 59 saison en Ligue 1 et 17 saisons en Ligue 2[23],[24].

Ce bilan fait de Lens, le douzième club français en termes de longévité dans l'élite du football français, devancé par un autre Racing Club, celui de Strasbourg. Concernant la Ligue 2, Lens occupe la quarantième place avec 18 saisons.

Bilan par championnat.
Division Saisons Titres MJ V N D BP BC +/-
L1 59 1 2120 770 572 778 2972 3011 -39
L2 18 4 642 288 187 167 968 666 +302
Coupe nationale

Lens compte quatre finales de Coupe Charles-Drago pour trois victoires, faisant de Lens, le club le plus titré de cette compétition.

En Coupe de la Ligue, Lens compte deux finales, dont une victoire en 1999.

En Coupe de France, Lens compte trois finales, toutes perdues.

Bilan du Racing Club de Lens en Coupes nationales.
Coupe Participations J V N D BP BC +/-
Coupe de France 87 266 124 53 89 613 341 +272
Coupe de la Ligue 25 59 34 - 25 94 80 +14
Coupe Charles Drago 12 63 50 7 6 92 50 +42
Trophée des Champions 1 1 0 0 1 0 1 -1

Scène européenne

En Europe, Lens compte onze participations et soixante-quatre matchs de Coupe UEFA, ce qui en fait la compétition européenne la plus disputée par Lens. Le club compte douze matchs de Ligue des Champions.

La première compétition européenne pour le RCL est la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe lors de la saison 1975/1976 avant de s'incliner en huitième-de-finale face à l'ADO La Haye.

Bilan en compétition européenne.
Coupe Saisons Meilleure performance J G N P Bp Bc Diff
Ligue des Champions 2 Phase de groupes 12 4 4 4 16 17 -1
Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe 1 Huitième-de-finale 4 1 1 2 10 7 +3
Coupe UEFA 11 Demi-finale 64 28 17 19 110 74 +36
Coupe Intertoto 3 Vainqueur (2005) 12 7 4 1 21 8 +13


Distinctions et records
Records de scores
Records de joueurs
Records divers
  • Plus gros transfert (achat) : Olivier Dacourt, de Everton, en 1999 pour 7,93M€.
  • Plus gros transfert (vente) : El-Hadji Diouf, à Liverpool, en 2002 pour 14,77M€.
  • Saisons consécutives en Division 1 : 19 (de 1949 à 1968).
  • Saisons consécutives d'absence en Division 1 : 5 (de 1968 à 1973 et de 2015 à 2020).

Personnalités du club

Historique des présidents.

Présidents du RC Lens depuis 1906[27],[28].
no  Nom Période
1 Jules J. Van den Weghe 1906 à 1907
2 Arthur Lotin 1907 à 1908
1 Jules J. Van den Weghe 1908 à 1912
3 Charles Douterlingne 1912 à 1920
4 Marcel Pierron 1920 à 1923
5 René Moglia 1923 à 1930
6 M.Renou 1930 à 1933
7 Jules A. Van den Weghe 1933 à 1934
8 Louis Brossart 1934 à 1957
9 Vital Lerat 1957 à 1959
10 Albert Hus 1959 à 1968
11 René Houdart 1968 à 1972
12 Jean Bondoux 1972 à 1976
13 Jean-Pierre Defontaine 1976 à 1979
12 Jean Bondoux 1979 à 1986
14 Jean Honvault 1986 à 1988
15 Gervais Martel 1988 à 2012
16 Luc Dayan 2012 à 2013
15 Gervais Martel 2013 à 2018
17 Arnaud Pouille 2018
18 Joseph Oughourlian Depuis 2018

Le premier président du Racing Club de Lens se nomme Jules Joseph Van den Weghe. Il est le père d'un des joueurs fondateurs, Jules Antoine Van den Weghe.

Charles Douterlinghe, autre membre de l'équipe, devient président de 1912 à 1920, alors que le club traverse les difficiles années de la Première Guerre mondiale.

En 1923, René Moglia reprend la présidence et laisse sa marque au club en lui choisissant ses couleurs définitives, le sang et l'or.

Jules Antoine Van Den Weghe, fils de Jules Joseph Van den Weghe, devient président du RCL en 1933. Il se montre réticent à la professionnalisation du club avant d'être remplacé en 1934 par Louis Brossard, ingénieur à la Compagnie des mines de Lens. Celui-ci mène le club au statut professionnel avec le soutien de son employeur[29]. Il reste en poste 23 ans, terminant son mandat sur deux places de deuxième du championnat de France.

Suivent ensuite Vital Lerat et Albert Hus, qui doit composer avec les baisses de budget. Entre temps, le club retombe dans le football amateur. Le club artésien est dirigé par René Houdart, de 1968 à 1972, puis le club se reconstruit avec l'arrivé de Jean Bondoux, soutenu par son directeur sportif, Henri Trannin, et le maire de Lens, André Delelis.

Entré dans le comité de gestion en 1987, Gervais Martel accède à la présidence du RCL à la date du [30]. Âgé de 34 ans, doit sa notoriété à son hebdomadaire gratuit de petites annonces "Le Galibot". Il redresse le club, descendu en Division 2 avec un passif de 28 millions de francs, pour remonter en Division 1 en 1991, qualification en Coupe UEFA en 1995 et 1996, champion de France en 1998, vainqueur en Coupe de la Ligue en 1999, demi-finale de Coupe UEFA en 2000 et participation à la Ligue des champions en 1998-1999 et 2002-2003.

En 2004, il installe le club à La Gaillette, centre sportif à la hauteur des ambitions du club. Cependant, Gervais Martel mène le club en Ligue 2 en 2008 et 2011. Affecté par ces deux relégations, Gervais Martel songe à céder le club en 2011, avant de se raviser. Malgré son choix de rester, le Crédit Agricole Nord de France, actionnaire majoritaire du club, le pousse vers la sortie en juillet 2012[31].

Le Crédit Agricole Nord de France nomme Luc Dayan, ancien actionnaire du Lille OSC et président éphémère du FC Nantes et du RC Strasbourg, où il mène des actions ciblées à la demande des actionnaires en place.

En juillet 2013, Gervais Martel reprend officiellement la direction du club grâce à l'investissement de son associé azéri, Hafiz Mammadov, et son groupe Baghlan Group FCZO.

Suite aux déboires judiciaires de Hafiz Mammodov, le club est à reprendre. La société luxembourgeoise Solférino et l'Atlético Madrid reprennent les parts du club[32]. Après une année, Gervais Martel laisse la présidence du club et Solférino reprend 100% des actions du clubs[33],[34]. Arnaud Pouille devient directeur général avant que l'actionnaire Joseph Oughourlian décide de récupérer la présidence du Racing Club de Lens.

Historique des entraîneurs.

Deux entraîneurs ont remporté le Trophée UNFP du meilleur entraîneur avec Lens, Daniel Leclercq en 1998, après la conquête du championnat de France, et Joël Muller en 2002, alors que son équipe était toute proche de renouveler l'exploit de 1998.

Avant eux, Arnold Sowinski a acquis une place particulière dans l'histoire des entraîneurs lensois[d 1]. Ancien gardien de but du Racing, de 1952 à 1966 (il est de l'équipe deuxième du championnat en 1956), il a très vite, avant même la fin de sa carrière, porté des responsabilités d'encadrement des jeunes joueurs du club. En 1969, il reprend l'équipe première alors que le club est au bord de la faillite : il parvient en quelques années à la faire remonter de CFA en D1, en remportant au passage un titre de champion de France de D2. Finaliste de la Coupe de France 1975 mais battu par l'AS Saint-Étienne, son Racing est cependant qualifié pour la Coupe des Coupes, sa première compétition européenne. Deuxième en 1977, le RC Lens découvre l'année suivante la Coupe UEFA. Remplacé en 1978 après la relégation inattendue du club en D2, il retrouve son poste un an plus tard, pour deux nouvelles saisons. Resté au club, il réalise par la suite deux nouveaux intérims en 1982-1983, puis en 1988[35].

Daniel Leclercq, ancien joueur emblématique du RC Lens entré dans l'encadrement en 1992, n'a été à la tête de l'équipe première que deux ans, mais il y a remporté les deux principaux titres du club : le championnat de France en 1998 et la Coupe de la Ligue l'année suivante. Surnommé Le Druide dans le milieu du football, il quitte le club au bout d'un peu plus de deux saisons, mais demeure proche de son président, Gervais Martel. Il revient le à la demande de Martel comme directeur technique pour soutenir l'entraîneur en place, Jean-Pierre Papin, alors que le club peine en Ligue 1[36]. Lens n'obtient finalement pas le maintien espéré. Leclercq tire de nouveau sa révérence en à la suite d'une nouvelle descente en Ligue 2 du club artésien.

C'est finalement un ancien de la maison en la personne de Jean-Guy Wallemme qui permet au club de remonté dès sa première saison en Ligue 2 avec le titre à la clé. Après une saison dans l'élite où les Sang & Or parviennent à se maintenir plus que correctement, ils redescendent la saison suivante. Wallemme est finalement remercié en et remplacé par le Roumain László Bölöni qui ne tiendra que six mois à la tête de l'équipe n'accrochant pas l'ascenseur pour la montée. Gervais Martel pense réaliser un gros coup lorsqu'il signe Jean-Louis Garcia qui vient de manquer de peu la montée avec le SCO Angers pour 3 saisons mais après une saison moyenne et un début de saison suivante catastrophique, l'ancien gardien est licencié par le Crédit agricole Nord de France, nouveau propriétaire depuis l'été 2012. Souhaitant réaliser le plus d'économies possibles, la banque décide d'introniser Éric Sikora, symbole emblématique du club et entraîneur de la réserve lensoise, au poste d'entraîneur principal. Avec les moyens sportifs et financiers qui lui sont donnés, Cap'tain Siko introduit ses jeunes pousses dans l'équipe première et se maintient en parvenant à accrocher la 12e place.

Avec le retour de Gervais Martel à la tête de Lens et l'arrivée de son associé azéri Hafiz Mammadov, Éric Sikora retourne en réserve pour laisser sa place à Antoine Kombouaré, à l'aube de la saison 2013-2014, qui doit se terminer sur une montée aux vues des ambitions retrouvées et des comptes renfloués.

Les entraîneurs du RC Lens depuis 1934[37]
no  Nom Période
1   Jack Harris 1934
2   Robert De Veen 1934-1936
3   John Galbraith 1936-1938, 1939
4   Raymond François 1938
5   Joszef Eisenhoffer 1938-1939
6   Richard Buisson 1939-1941
7   Georges Beaucourt 1941-1942
8   Anton Marek 1942-1947, 1953-1956
9   Nicolas Hibst 1948-1950
10   Louis Dupal 1950-1953
11   Félix Witkowski 1956-1958
12   Karel Michlowski 1956-1958
13   Jules Bigot 1958-1962
14   Élie Fruchart 1962-1969
Les entraîneurs du RC Lens (suite)
no  Nom Période
15   Arnold Sowinski 1969-1978, 1979-1981, 1988
16   Roger Lemerre 1978-1979
17   Jean Sérafin 1981-1982
18   Gérard Houllier 1982-1985
19   Joachim Marx 1985-1988
20   Jean Parisseaux 1988-1989
21   Philippe Redon 1989
22   Marcel Husson 1989-1990
23   Arnaud Dos Santos 1990-1992
24   Patrice Bergues 1992-1996
25   Slavo Muslin 1996-
26   Roger Lemerre -1997
27   Daniel Leclercq 1997-
28   François Brisson -2000
Les entraîneurs du RC Lens (suite)
no  Nom Période
29   Rolland Courbis 2000-2001
30   Georges Tournay février-
31   Joël Muller 2001-
32   Francis Gillot -
33   Guy Roux -[38].
34   Jean-Pierre Papin -
35   Jean-Guy Wallemme -
36   László Bölöni -
37   Jean-Louis Garcia -[39].
38   Éric Sikora -[40]
39   Antoine Kombouaré -
40   Alain Casanova -
38   Éric Sikora -
41   Philippe Montanier -
Les entraîneurs du RC Lens (suite)
no  Nom Période
42   Franck Haise -

Joueurs emblématiques

Meilleurs buteurs en première division
Clast Nom Période Buts
1   Maryan Wisnieski 1953-63 93
  Ahmed Oudjani 1958-65
3   Georges Lech 1962-68 71
4     Stefan Dembicki 1936-49 63
5   Jean Deloffre 1958-65 58
6   Egon Jönsson 1954-57 52

Éric Sikora est le joueur le plus capé de l'histoire du RC Lens ; il réalise toute sa carrière parmi les Sang et or, de 1985 à 2004, y disputant 589 matchs officiels. Le , il prend en charge l'équipe première du RC Lens.

Parmi les capitaines glorieux du club lensois, Jean-Guy Wallemme est champion de France et finaliste de la Coupe de France en 1997-1998, Frédéric Déhu est vainqueur de la Coupe de la Ligue la saison suivante, Guillaume Warmuz est demi-finaliste de la Coupe UEFA en 2000.

La première star du club s'appelle Kid Fenton : l'Anglais, qui porte le couleurs du RC Lens de 1924 à 1932, est considéré comme le joueur lensois le plus brillant de l'entre-deux-guerres[d 1]. En 1933, le départ du jeune Ignace Kowalczyk (dit « Ignace »), un futur international français, à Valenciennes accélère l'adoption par le club lensois du statut professionnel[d 1]. Les buteurs du club sont alors l'Autrichien Viktor Spechtl, meilleur buteur de Division 2 en 1936-1937, puis Stefan Dembicki, dit « Stanis », auteur d'un record de seize buts lors d'un match face à Auby-Asturies[42]. Ce dernier est surtout l'auteur des deux buts lensois en finale de la Coupe de France 1948.

La vedette lensoise dans les années 1950 est l'ailier droit Maryan Wisniewski[d 1], sélectionné en équipe de France dès ses 18 ans en 1955[43].

Meilleurs buteurs de l'histoire du RC Lens
Clast Nom Période Buts
1   Ahmed Oudjani 1958-1965, 1970-1972 118
2   Maryan Wisniewski 1953-1963 105
3   Georges Lech 1962-1968 78
4   Roger Boli 1989-1996 74
5   Casimir Zuraczek 1968-1976 64
6   Stefan Dembicki 1936-1949 63
7   Jean-Marie Elie 1967-1978 59
8   Jean Deloffre 1958-1965 58
9   Philippe Vercruysse 1980-1986, 1987-1988 56
10   Farès Bousdira 1971-1978 53

En 1958, il remporte avec les juniors lensois la Coupe Gambardella avant de participer à la coupe du monde où il est titulaire aux côtés de Raymond Kopa et Just Fontaine. Au moment de quitter le Nord pour l'Italie en 1963, il compte 314 matchs toutes compétitions confondues sous le maillot lensois (277 en championnat et 37 en Coupe de France), pour 105 buts (93 en championnat, un record qu'il partagera bientôt avec Ahmed Oudjani, meilleur buteur du championnat en 1964, et douze en Coupe)[44].

Quelques années plus tard, ce sont les frères Georges et Bernard Lech, les deux internationaux français Guillaume Bieganski et Michel Stievenard ou encore le fidèle Bernard Placzek (487 matchs sous le maillot lensois, dont 377 en championnat) qui permettent au club de remporter quelques trophées annexes, comme la Coupe Charles Drago ou la Coupe de l'Amitié 1962[d 1].

Après un rapide retour à l'amateurisme, le club lensois peut compter sur le renfort de deux internationaux polonais, Eugeniusz Faber et Ryszard Grzegorczyk, pour retrouver l'élite et atteindre de nouveau la finale de la Coupe de France en 1975[d 1]. En 1977, Lens recrute l'ailier gauche international de Valenciennes Didier Six, qui inscrit un triplé retentissant face à la Lazio de Rome en Coupe UEFA[d 1].

Dans les années 1980, l'entraîneur Gérard Houllier relance temporairement le club avec une génération de jeunes joueurs talentueux (Vercruysse, Xuereb, Sénac...), encadrée par des anciens comme Daniel Leclercq[d 1].

Record de sélections du RC Lens
Clast Nom Période Buts
1   Éric Sikora 1985-2004 590
2   Bernard Placzek 1957-1969 473
3   Jean-Guy Wallemme 1986-1998, 2001-2002 466
4   Guillaume Warmuz 1992-2003 427
5   Didier Sénac 1977-1987 350
6   Yohan Démont 2005-2013 332
7   Daniel Leclercq 1974-1983 332
8   Jean-Marie Elie 1967-1978 315
9   Hervé Flak 1975-1984 314
10   Maryan Wisniewski 1953-1963 314

La génération suivante sera plus glorieuse : les Jean-Guy Wallemme, Guillaume Warmuz, Éric Sikora, Frédéric Déhu et Pierre Laigle intègrent l'équipe première, dont l'attaque est composée de Roger Boli et l'international australien Robbie Slater. Lens retrouve l'élite, dont Boli est le meilleur buteur en 1994[d 1]. Après la Pologne, le club se tourne vers l'Afrique pour son recrutement : les internationaux camerounais Marc-Vivien Foé et ivoirien Joël Tiéhi renforcent une équipe qui retrouve l'Europe, puis les attaquants Tony Vairelles et Vladimír Šmicer. En 1997, l'équipe est confiée à Daniel Leclercq, ancien joueur emblématique du club, qui recrute notamment les offensifs Anto Drobnjak et Stéphane Ziani. La saison est historique : les Lensois atteignent la finale de la Coupe de France mais surtout arrachent au FC Metz le titre de champion[d 1]. Les départs de Walleme, Drobjnak et Ziani sont compensés par les arrivées de Moreira, Rool ou encore Nouma. Les Lensois signent un exploit restés dans les mémoires : s'imposer sur le terrain d'Arsenal[d 1].

Certains joueurs ont été distingués par la presse pour leurs performances sous le maillot lensois. C'est notamment le cas de Daniel Leclercq et Jean-Guy Wallemme, lauréats de l'Étoile d'Or France-Football (récompensant le meilleur joueur du championnat de France) en 1976-1977 et 1994-1995 respectivement, ou plus récemment de Vitorino Hilton et Seydou Keita, sélectionnés dans l'équipe-type des trophées UNFP du football (en 2007 pour les deux, en 2008 pour le premier). Dans le même cadre, Vedran Runje est élu meilleur gardien de Ligue 2 en 2009.

Dans un autre registre, l'Algérien Ahmed Oudjani puis le Franco-ivoirien Roger Boli ont terminé meilleur buteur du championnat de France en 1963-1964 (30 buts) et 1993-1994 (20 buts).

Internationaux français

Internationaux français du RC Lens
no  Nom Poste Sél. à Lens Sél. au total
1 Maryan Wisnieski Attaquant 33 33
2 Georges Lech Attaquant 16 35
3 Xercès Louis Milieu 12 12
4 Didier Six Attaquant 11 52
5 Alou Diarra[Note 3] Milieu 11 44
6 Guillaume Bieganski Défenseur 5 9
7 Philippe Vercruysse Milieu 4 12
8 Ladislas Siklo Milieu 4 4
9 Tony Vairelles Attaquant 3 8
10 Daniel Xuereb Attaquant 3 8
11 Pierre Laigle Milieu 2 8
12 Daniel Moreira Attaquant 2 3
13 Didier Sénac Défenseur 2 3
14 François Brisson Attaquant 2 2
15 Edmond Novicki Attaquant 2 2
16 Michel Stievenard Attaquant 2 2
17 Frédéric Déhu Défenseur 1 5
18 Farès Bousdira Milieu 1 1
19 Paul Courtin Attaquant 1 1
20 Jean Desgranges Attaquant 1 1
21 Raymond François Milieu 1 1
22 Richard Krawczyk Milieu 1 1
23 Marcel Ourdouillié Milieu 1 1

Raymond François et Edmond Novicki sont les premiers joueurs du club lensois à évoluer en équipe de France. Les deux joueurs sont titulaires le lors de la victoire française 3-0 contre la Belgique[45],[d 1]. Ce match est le seul effectué en sélection par François, Novicki marque lui un but lors de sa deuxième et dernière sélection l'année suivante contre l'Autriche[46]. Le joueur lensois ayant joué le plus de rencontres avec la France est Maryan Wisniewski, sélectionné à 33 reprises entre 1955 et 1963[47].

 
Alou Diarra en bleu.

Cinq joueurs ont participé à une coupe du monde durant leur passage à Lens. En 1958, Maryan Wisniewski joue les six matchs des Français dans la compétition et inscrit deux buts lors de la compétition qui voit la sélection tricolore terminer quatrième. Vingt ans plus tard, Didier Six joue les trois matchs de l'équipe de France éliminée au premier tour du mondial argentin. En 1986, Philippe Vercruysse et Daniel Xuereb représentent Lens dans la sélection nationale qui se classe troisième. Vercruysse joue trois matchs dont celui pour la troisième place tandis que Xuereb ne joue qu'une seule rencontre. Pour la Coupe du monde de football 1998, malgré le récent titre de Champion de France du RC Lens, aucun joueur de son effectif ne sera convié en équipe de France de football. En 2006, année où la France s'incline en finale contre l'Italie, Alou Diarra dispute deux matchs dont la finale où il entre en jeu à la 56e minute à la place de Patrick Vieira.

Maryan Wisniewski ainsi que Michel Stievenard ont été appelés pour disputer un Championnat d'Europe en tant qu'international français. Ils font tous les deux partie de la sélection pour l'Euro 1960 que la France termine à la quatrième place. Les deux joueurs participent aux deux rencontres qui se soldent par deux défaites[48],[49]. Wisniewski inscrit un but contre la Yougoslavie[48].

En 1984, François Brisson, Didier Sénac et Daniel Xuereb font partie de l'équipe de France vainqueure du tournoi de football aux Jeux de Los Angeles grâce à deux buts inscrits par Brisson puis Xuereb[50]. Xuereb est meilleur buteur de la compétition avec cinq buts[51], François Brisson marque lui à trois reprises durant ce tournoi olympique.


Effectif professionnel actuel

Le tableau suivant dresse la liste des joueurs faisant partie de l'effectif lensois pour la saison 2020-2021.

Effectif du RC Lens pour la saison 2020-2021
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[Note 4] Nom Date de naissance Sélection[Note 5] Club précédent Contrat
1 G   Desprez, DidierDidier Desprez 13/09/1999 (20 ans) France -20 ans Formé au club 2018-2021
16 G   Leca, Jean-LouisJean-Louis Leca 21/09/1985 (34 ans) Corse AC Ajaccio 2018-2021
30 G     Faríñez, WuilkerWuilker Faríñez 15/02/1998 (22 ans) Vénézuela Millonarios FC 2020-2021
40 G   Pandor, YannickYannick Pandor 01/05/2001 (19 ans) Formé au club 2018-20??
5 D   Diallo, ZakariaZakaria Diallo 13/08/1986 (33 ans) Impact de Montréal 2019-2021
13 D   Michelin, ClémentClément Michelin 11/05/1997 (23 ans) France -20 ans Toulouse FC 2019-2022
14 D   Medina, FacundoFacundo Medina 28/05/1999 (21 ans) Argentine -20 ans CA Talleres 2020-2024
15 D   Fortes, StevenSteven Fortes 17/04/1992 (28 ans) Cap-Vert Toulouse FC 2019-2022
20 D   Traoré, CheickCheick Traoré 31/03/1995 (25 ans) EA Guingamp 2019-2022
21 D   Haïdara, MassadioMassadio Haïdara 02/12/1992 (27 ans) Mali Newcastle United 2018-2021
24 D   Gradit, JonathanJonathan Gradit 24/11/1992 (27 ans) SM Caen 2019-2021
26 D   Radovanović, AleksandarAleksandar Radovanović 11/11/1993 (26 ans) FK Vojvodina 2018-2022
27 D   Badé, LoïcLoïc Badé 11/04/2000 (20 ans) Le Havre AC 2020-2023
35 D   Boura, IsmaëlIsmaël Boura 14/08/2000 (19 ans) Formé au club 2020-2023
6 M   Perez, ManuelManuel Perez 11/05/1991 (29 ans) Clermont Foot 63 2019-2022
10 M     Kakuta, GaëlGaël Kakuta 21/06/1991 (29 ans) RD Congo Amiens SC 2020-2021
11 M   Clauss, JonathanJonathan Clauss 25/09/1992 (27 ans) Arminia Bielefeld 2020-2023
18 M   Cahuzac, YannickYannick Cahuzac   18/01/1985 (35 ans) Corse Toulouse FC 2019-2021
19 M   Boli, CharlesCharles Boli 30/08/1998 (21 ans) Formé au club 2019-2024
22 M   Mauricio, TonyTony Mauricio 22/03/1994 (26 ans) Valenciennes FC 2019-2023
28 M   Doucouré, CheickCheick Doucouré 08/01/2000 (20 ans) Mali Académie JMG 2018-2024
33 M   Pereira da Costa, DavidDavid Pereira da Costa 05/01/2001 (19 ans) Portugal -19 ans Formé au club 2019-2021
34 M   Oujdani, AdamAdam Oujdani 29/08/2001 (18 ans) Formé au club 2019-2023
4 A   Ganago, IgnatiusIgnatius Ganago 16/02/1999 (21 ans) Cameroun OGC Nice 2020-2024
7 A   Sotoca, FlorianFlorian Sotoca 25/10/1990 (29 ans) Grenoble Foot 38 2019-2023
9 A   Robail, GaëtanGaëtan Robail 09/01/1994 (26 ans) Paris Saint-Germain rés. 2019-2023
14 A   Keita, JulesJules Keita 20/07/1998 (22 ans) Guinée Dijon FCO 2019-2023
23 A   Banza, SimonSimon Banza 13/08/1996 (23 ans) CS Pétange 2012-2023
25 A   Jean, CorentinCorentin Jean 15/07/1995 (25 ans) France espoirs Toulouse FC 2020-2023
31 A   Bayala, CyrilleCyrille Bayala 24/05/1996 (24 ans) Burkina Faso AC Ajaccio 2017-2021
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Entraîneur(s) des gardiens
  •   Thierry Malaspina
Kinésithérapeute
  •   Julien Kunstowicz
Médecin(s)
  •   Eric Furmaniak

Légende

 

Joueurs prêtés
Poste Nat. Nom Date de naissance Sélection Club en prêt Contrat
999 G   Belon, ValentinValentin Belon 13/06/1995 (25 ans) Stade lavallois 2014-2021
999 G   Vincensini, ThomasThomas Vincensini 12/09/1993 (26 ans) SC Bastia 2019-2021
999 M   Ducrocq, TomTom Ducrocq 25/08/1999 (20 ans) SC Bastia 2019-2021
Note : Les numéros 12 et 17 ont été retirés par le club. En effet, le 12 représente le public lensois et le 17 le numéro que portait Marc-Vivien Foé, mort subitement le .

Structures du club

Structures sportives

Stades

Le stade Bollaert-Delelis, initialement nommé stade Félix-Bollaert, qui doit son nom à l'ancien directeur commercial de la compagnie des mines de Lens qui décida sa construction en 1931, est le stade du Racing Club de Lens[d 1]. Dans la perspective d'un passage du club au statut professionnel, les travaux sont lancés en 1932 et le stade est inauguré deux ans plus tard.

Avant de résider à « Bollaert », le club a déménagé de nombreuses fois : initialement basé sur la place Verte (actuelle place de la République), il occupe en 1907 la « pâture Mercier », près de la fosse 2, puis le « terrain de la Gendarmerie » le long de la route de Béthune. En 1912 les Racingmen adoptent le « terrain de la Glissoire » près de la fosse 5Avion). Détruit en partie lors de la Première Guerre mondiale, il n'est rouvert qu'en 1922. Deux ans plus tard, le RCL obtient l'autorisation d'utiliser le stade municipal Raoul-Briquet, où il déménage définitivement en 1927 lorsqu'il obtient le droit de l'occuper gratuitement (aujourd'hui stade Léo-Lagrange, il est utilisé par la réserve du club)[d 1].

Le stade Bollaert-Delelis, avec les 41 229 places qu'il contient depuis 1998[52], pourrait à lui seul accueillir dans ses tribunes toute la population de la commune de Lens, qui est inférieure à 40 000 habitants.

Faisant suite aux belles années 2000 du RCL, le président Gervais Martel projette de rénover le stade et d'en agrandir la capacité à environ 50 000 places. Ce projet est mis en suspens à la suite de la relégation du club en Ligue 2 en 2008, qui ne dure qu'un an. Le stade est porté candidat pour la réception de l'Euro 2016. Le , Bollaert fait partie des neuf stades désignés. Le projet de rénovation, évalué à hauteur de 78 millions d'euros[53], devrait permettre de monter la capacité du stade à environ 44 000 spectateurs[54]. En , l'enceinte est rebaptisée stade Bollaert-Delelis, du nom d'André Delelis, ancien maire de Lens.

Pour l'Euro 2016, le stade sera rénové et verra sa capacité diminuer à 38 233 places. Le projet de stade a 44 000 places fut abandonné par suite de la diminution du budget qui est passé de 90 millions à 70 millions.

Centre d'entraînement et de formation

 
L'attaquant David Pollet, pur produit du centre de formation.

La Gaillette est le centre technique d'entraînement et de formation du Racing Club de Lens, inauguré le en présence du président du RCL Gervais Martel, du Ministre des sports Jean-François Lamour et du président de la LNF Frédéric Thiriez. Le centre compte douze terrains, dont notamment le Dôme, terrain couvert synthétique et chauffé de plus de 8 500 m2, un des plus grands d'Europe, ou le Wembley, dont la pelouse est identique à celle de Bollaert[55].

La Gaillette accueille douze équipes (des moins de 9 ans à la CFA) et 150 jeunes en formation, des chambres destinées à loger les jeunes joueurs, des salles de musculation, de rééducation et de récupération, un espace de balnéothérapie, un amphithéâtre de 250 places, une salle de restauration, un espace consacré à l'administration du club et à la chaîne RCL TV[55]. Le coût total de cet équipement est évalué à 15 millions d'euros[55], les terrains ayant été cédés par la ville d'Avion au prix estimé par les domaines, soit 121 000 . Le coût de fonctionnement du centre se chiffre à plusieurs millions d'euros par an.

 
L'équipe réserve (en rouge) lors du match contre l'UJA Alfortville du 21 août 2011

Côté formation, un aspect sur lequel le club a mis l'accent avec l'ouverture de la Gaillette, le niveau du centre s'affirme avec de plus en plus de joueurs ayant réussi à percer dans le milieu du football[réf. nécessaire]. Le centre est classé en 2012 au 5e rang du classement des centres de formation français établi par la Direction technique nationale[56] (il était 12e en 2010[57]) et se trouve confirmé dans la catégorie A, le plus haut échelon pour un centre de formation en France en ce qui concerne les moyens destinés à la formation.

Le point faible de la formation lensois a longtemps été le manque de temps de jeu au niveau professionnel pour les joueurs formés, comme cela a pu être le cas avec les jeunes Gaël Kakuta, Adel Taarabt ou Nolan Roux, partis avant d'avoir pu exprimer leur potentiel en équipe première. Ce point semble s'être amélioré ces dernières années, avec les arrivées concluantes de Adil Hermach, Raphaël Varane, Serge Aurier, Kévin Monnet-Paquet, Samba Sow,Thorgan Hazard, Geoffrey Kondogbia dans le groupe professionnel. L'objectif déclaré du club est d'avoir un quart de son effectif professionnel directement issu de son centre de formation. Néanmoins, la Gaillette est véritablement victime d'une « fuite des talents »[réf. nécessaire].

Aspects juridiques et économiques

Statut juridique et légal

Le RC Lens, comme tous les clubs professionnels français, s'appuie sur deux organisations : une Société anonyme (en l’occurrence une SASP, créée avant 2002), chargée de la gestion de l'équipe professionnelle, et une association loi de 1901, affiliée à la Fédération française de football, chargée notamment de la formation. D'un capital de 3 041 907 euros[58], la SASP voit sa valeur augmenter fin , Luc Dayan annonçant une augmentation de capital à hauteur de 15 millions d'euros[59].

En 2005, le président du club Gervais Martel, via sa holding GM Finances, possède 99 % de « RCL Développement et Management », dont la SASP du RC Lens est une filiale, aux côtés d'autres filiales chargées des activités connexes au football (vente de produits dérivés, événementiel, sécurité, restauration, etc.)[60]. En , face au risque de dépôt de bilan, Martel doit céder la majorité des parts de GM Finances au Crédit agricole Nord de France. Le Crédit agricole devient alors l'actionnaire principal du club (détenant entre 61[61] et 70 %[62] de la SASP), suivi de GM Finances (27,34 %)[62]. Plus tard, en , GM Finances est renommé Sang et Or Finances (FSO) dans le cadre d'une augmentation de capital[61]. Cette augmentation de capital de 15 millions d'euros est effectuée par le Crédit agricole Nord de France (CANF), ce qui porte sa participation dans le capital du club à plus de 99 %[63].

En 2013, Gervais Martel se lie au financier azéri Hafiz Mammadov dans le but de reprendre le club. Ceux-ci sont associés au sein d'une société par actions simplifiée, RCL Holding, créée le et détenue à 99,99 % par Mammadov via son conglomérat Baghlan Group, le restant à Martel via sa société GIM2. RCL Holding rachète ses parts au CANF et possède alors 98,92 % de FSO, elle-même détentrice de 99,78 % de la SASP RC Lens. La société FSO est supprimée au avec effet rétroactif au et seule subsiste RCL Holding. Bien que l'actionnariat soit de 99,99 % en faveur de Mammadov, le statut juridique de RCL Holding permet de répartir différemment les droits de vote en conseil d'administration qui sont de 60 % pour Mammadov et 40 % pour Martel, qui dispose d'une minorité de blocage[64],[65].

Partenariats

Face aux difficultés rencontrées par le Racing aux niveaux sportif et financier, les dirigeants décident à l'été 2011 de créer un partenariat avec le KV Courtrai, dans le but « d'échanger le savoir-faire et d'optimiser les performances des deux clubs[66],[67] ». Ce partenariat est validé après le transfert de Steven Joseph-Monrose, jeune joueur lensois transféré vers le club belge[66].

Il existe également un partenariat entre le Racing Club de Lens et le Chelsea FC à la suite de « l'affaire Kakuta[68] ».

En mai 2013, le président Luc Dayan annonce la signature d'un partenariat entre le RC Lens et l'USA Perpignan, club de première division de rugby à XV[69]. Il est basé sur trois points : l'organisation de stages d'avant-saison, de matches entre les deux villes, et de stages de football et de rugby destinés aux jeunes[69].

Organigramme

Actionnaire majoritaire du Racing Club de Lens, le Crédit agricole Nord de France nomme le Luc Dayan au poste de président de la SASP RCL en remplacement de Gervais Martel[70], démissionnaire, qui n'a pas pu racheter les parts du club qu'il avait cédé à la banque un an plus tôt[70]. Gérard Lévèque, directeur général « parachuté » par le CANF un an plus tôt, est reconduit dans ses fonctions[71]. Le lendemain, Luc Dayan choisit Antoine Sibierski en tant que directeur sportif[72], qui opère plusieurs changements au sein du centre de formation.

Le , Gervais Martel redevient président du RC Lens après s'être associé à l'Azerbaïdjanais Hafiz Mammadov pour la reprise du club. Cependant, l'homme d'affaires azéri connaît rapidement de graves problèmes financiers, qui poussent Martel à engager un nouveau processus de cession.

En , le club passe entre les mains de la société luxembourgeoise Solferino, représentée par ses deux actionnaires Gilles Fretigne et Ignacio Aquillo, membre du conseil d'administration de l’Atlético Madrid.

Le , Gervais Martel quitte son poste de président du club mais reste présent au sein du comité d'administration, et Jocelyn Blanchard, directeur sportif, est limogé. Eric Roy est nommé directeur sportif et Arnaud Pouille est nommé Président Directeur Général du club.

Patrick Valcke, responsable de la communication et Dominique Regia-Corte, speaker, sont limogés de leur poste. En , Didier Roudet quitte le club et s'engage au Stade Rennais.

Le , Gervais Martel annonce se retirer de son poste de président du conseil d'administration pour laisser la place à la nouvelle direction en place. C'est donc l'actionnaire majoritaire Joseph Oughourlian qui récupère cette responsabilité[73].

L'organigramme du RC Lens est désormais le suivant[réf. souhaitée] :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Propriétaire
Groupe Solferino
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Président
Joseph Oughourlian
 
 
 
 
Président de l'assoc.
Eric Loder
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dir. général
Arnaud Pouille
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dir. formation
Sylvain Matrisciano
 
Coord. sportif
Florent Ghisolfi
Dir. financier
Stéphane Chan
Dir. communication
Fabrice Wolniczak
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Entraîneur de l'équipe pro.
Franck Haise
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Éléments comptables

Budget

Historique du budget prévisionnel du RC Lens[réf. souhaitée]

Saison 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012
Budget 58,8 M€ 46,5 M€ 68,9 M€ 65,2 M€ 67,4 M€ 66,9 M€ 48,4 M€ 52 M€[74] 43,8 M€[75] 20 M€[76]
Saison 2012-2013 2013-2014 2014-2015 2015-2016 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022
Budget 25 M€[62] 22 M€ 36 M€[77] 21 M€ 18 M€ 41 M€ 30 M€
Légende : M€ = millions d'euros.

Résultat

Le tableau suivant présente un extrait du compte de résultat du Racing Club de Lens, SASP et association réunies, depuis la saison 2002-2003[pourquoi ?]. Le club procède à la présentation de comptes consolidés depuis la saison 2005-2006.

Entre 2000 et 2002, le club fait partie du 2e quart du championnat en matières de charges (comprises entre 183 et 349 millions de francs en 2000-2001, entre 34 et 65 millions d’euros en 2001-2002)[78].

Extrait du compte de résultat du RC Lens en millions d'euros

Saison Championnat Produits[Note 6] Charges[Note 7] Rés. expl.
[Note 8]
Mutation
[Note 9]
Rés. net
[Note 10]
Matchs Spons. Subv. TV Merch. Total Rémun. Total
2002-2003[79] Ligue 1 10,3 18,6 1,4 34,8 nc 69,2 24,3 58,9 10,3 -4,5 3,0
2003-2004[80] Ligue 1 7,0 18,9 1,5 13,5 nc 44,3 19,4 46,6 -2,3 -7,0 -1,9
2004-2005[81] Ligue 1 6,9 13,7 0,7 16,8 nc 51,9 18,8 69,0 -17,1 8,2 -5,5
2005-2006[82] Ligue 1 nc nc nc nc nc nc 37,6 nc nc nc 0,5
2006-2007[83] Ligue 1 nc nc nc nc nc nc 37,7 nc nc nc 2,0
2007-2008[84] Ligue 1 nc nc nc nc nc nc 45,0 nc nc nc -3,2
2008-2009[85] Ligue 2 nc nc nc nc nc nc 36,1 nc nc nc -13,6
2009-2010[86] Ligue 1 nc nc nc 24,2[87] nc nc 37,1 nc nc nc -0,4
2010-2011[88] Ligue 1 nc nc nc 19,4[89] nc nc 39,7 nc nc nc -5,9
2011-2012[90] Ligue 2 2,8 4,4 nc 7,6 nc 16,6 21,9 36,6 nc 6,4 -17,2
2012-2013[91] Ligue 2 2,5 2,8 nc 6,4 nc 14,2 15,4 28 nc -1,3 -11,8
2013-2014[92] Ligue 2 4,8 3 nc 6,5 nc 16,4 22,8 36,9 nc -0,9 11,1
2014-2015[93] Ligue 1 6,2 2,6 nc 14,5 nc 25 19,6 36,3 nc 3,6 -10,1

Légende : Matchs = recettes matchs avec billetterie, Spons. = sponsors et publicités, Subv. = subventions des collectivités, TV = droits audiovisuels, Merch. = merchandising, Rémun. = rémunérations du personnel, Rés. expl. = résultat d'exploitation, Mutation = résultat exceptionnel (indemnités de mutation), Rés. net = résultat net.

Soutien et image

Affluences

Lors de la saison 2000-2001, le RC Lens réalise sa meilleure affluence moyenne ; en moyenne 39 640 personnes ont assisté aux rencontres du club au stade Félix-Bollaert cette saison-là[94], où le club termine à la 14e place du championnat. La pire moyenne est réalisée lors de la saison 1969-1970 (1 308[94]), quand le club sous statut amateur évoluait en troisième division.

Le record d’affluence à Bollaert est enregistré pour la réception de l'Olympique de Marseille le . Les Lensois battent 2-1 les Marseillais devant 48 912 spectateurs[94]. Ce record a été établi avant les travaux pour la Coupe du monde 1998 et ne peut plus être atteint dans la configuration actuelle du stade[95].

Évolution de la moyenne de spectateurs à domicile du RCL[94]

Supporters

 
Parcage lensois lors d'un déplacement à Auxerre

Le public lensois a souvent été qualifié de meilleur en France, encourageant le club dans les bons comme les mauvais moments. Dans les années 1970, les supporteurs lensois sont reconnus pour leur « gentillesse », en opposition aux fans britanniques désignés comme des hooligans voire des « sauvages »[g 3]. Le public lensois est salué pour sa chaleur, sa ferveur et son enthousiasme et est récompensé à ce titre par l'Association contre la violence dans le sport en 1976[g 3]. Il est aussi désigné « Meilleur public de France » dès 1975[96]. Depuis la création de récompenses pour les supporters, ceux du RC Lens figurent régulièrement aux premières places : ils obtiennent le Challenge du meilleur public de la LFP en 2000 et 2002[97] puis le championnat des tribunes de Ligue 2 en 2008-2009 et de Ligue 1 la saison suivante, des titres officiels décernés par la Ligue de football professionnel[98].

Depuis les années 1950, le public qui garnit le stade Bollaert n'est pas uniquement originaire de la ville de Lens ou de ses alentours. Les supporters du RCL viennent de toute la région Nord-Pas-de-Calais, les personnes résidentes à Arras, Boulogne-sur-Mer ou Calais n'hésitant pas à faire le déplacement[g 4].

 
Tenue de supporter lensois (musée national du sport)

Le premier club de supporters a été fondé en 1926 par Maurice Carton sous le nom d'Allez Lens, devenu Supporter club lensois, Supp'R'Lens en 1991 puis 12 Lensois en 2002[c 4],[99]. Ce nom symbolise le douzième homme, et c'est dans ce sens, mais aussi pour montrer l'intérêt du club à son association de supporters, que le président du Racing Club de Lens, Gervais Martel décide de ne plus attribuer le numéro 12 à un des joueurs[c 4]. Cette association de supporters compte sept mille adhérents[99] et est présente en 2005 dans une vingtaine de départements français ainsi qu'en Belgique[c 4]. À côté de ce groupe officiel figurent d'autres associations tels les Tigers ou le Kop Sang et Or, qualifiés généralement d'« ultra »[100]. Le stade Bollaert a la particularité d'abriter le kop lensois au niveau de sa tribune latérale Tony Marek, contrairement à l'usage des clubs autres clubs français où les associations de supporters se localisent dans les virages.

L'animation du stade est assurée par Dominique Regia-Corte, qui est également chargé des relations entre le club et les groupes de supporteurs[100]. À l'aube de la saison 2017-2018, il est remplacé au poste de speaker par Cyril Jamet, animateur sur Horizon, la radio locale Lens - Béthune - Bruay[101].

Rivalités

Les rencontres contre le Lille OSC font partie des matchs les plus attendus de la saison par tous les supporters lensois. L'origine de la rivalité date du début des années 1930 ; le RCL était alors opposé à l'Olympique lillois (OL), les supporters de ce dernier craignant les matchs contre le RCL[102]. La proximité entre les villes de Lens et Lille (40 kilomètres les séparent) a favorisé le développement rapide de la rivalité, qui a connu un essor notable à partir de 1937, année de l'accession du RCL en première division.

Depuis les rencontres entre le RCL et le LOSC ont pour enjeu une « suprématie régionale ». Culturellement, les matchs ont pour fond l'opposition entre la ville de Lens prolétaire et celle de Lille qualifiée de bourgeoise[g 5]. Des débordements sont parfois à signaler mais cela reste généralement au stade des railleries entre les deux camps, basés sur des clichés sociaux et la situation sportive des clubs quand ils sont en difficulté. Les statistiques entre les deux clubs sont, à l'heure actuelle, à l'avantage du LOSC ; le club lillois est plus titré que le RCL[Note 11] et a remporté sept derbies de plus que les Sang et Or[103],[104].

Le Valenciennes FC est un autre club phare de la région, toutefois la rivalité n'est en rien comparable avec celle du LOSC. Le passé ouvrier des deux villes crée un lien sociologique entre les supporters.



Division des clubs lors de la saison 2016-2017
Ligue 1 : LOSC Lille

Ligue 2 : Valenciennes FC, RC Lens

National : US Boulogne, USL Dunkerque

National 2 : Arras FA, Calais RUFC, ES Wasquehal

Division d'Honneur : CS Avion, Le Touquet AC

Relation avec les médias

Le président Martel fut cofondateur, avec le président de l'AS Saint-Étienne, de sa propre chaîne de télévision qui traite de l'actualité des 2 clubs, Onzéo, créé le . Depuis, de nombreux clubs (OGC Nice, Montpellier HSC, US Boulogne-sur-Mer, AS Nancy, SM Caen, Le Havre AC, EA Guingamp, CS Sedan, FC Sochaux, Le Mans FC) ont rejoint le projet[réf. souhaitée].

Le RC Lens possède également son propre organe de presse : Sang et Or Magazine.

Popularité

Différents sondages montrent que le RCL est assez apprécié au niveau national, même si le club reste derrière l'Olympique de Marseille, l'Olympique lyonnais ou le Paris Saint-Germain en termes de popularité. En 2006, 3 % du panel Ipsos a répondu le Racing à la question « Quel est le club de football professionnel français que vous préférez ? », le club lensois étant cinquième dans le classement de l'institut[105]. En 2008, le RCL est classé sixième club de l'élite préféré par les Français selon l'IFOP[106].

En , selon un sondage de La Voix du Nord, le club artésien est préféré par les habitants du Nord-Pas-de-Calais (NPDC) à 26 % et à 16 % pour l'ensemble des Français[107]. Pour la première fois, le RCL obtient de moins bons résultats que le rival lillois (respectivement 39 % et 28 %) dans le sondage bisannuel de La Voix du Nord[108]. Cinq mois plus tard, le baromètre ScanClub confirme cet inversement. Le Parisien publie un sondage dans lequel les résidents du NPDC se considèrent supporters d'abord du LOSC puis du RCL[109].

Sur les réseaux sociaux, le RCL est le club de Ligue 2 le plus suivi. En effet, il apparaît à la première place des classements des clubs de deuxième division sur Facebook et Twitter[110],[111]. Mais sur ce point, le RC Lens est une nouvelle fois supplanté par le rival qu'est le LOSC. Ce dernier compte plus de personnes qui « aiment » sur Facebook (888 893 personnes contre 368 877[112]) et plus d'abonnés sur Twitter (685 000 abonnés contre 221 000[113]) que le RC Lens.

Le Racing Club de Lens a fait une apparition dans le film de Dany Boon, le plus gros succès du cinéma français, Bienvenue chez les Ch'tis. La scène, qui montre le public lensois interpréter Les Corons, fut tournée au Stade Bollaert à l'occasion du match Lens-Nice du . C'est d'ailleurs ce film qui a inspiré la "banderole" déployée par des supporters parisiens lors de la Finale de la Coupe de la Ligue 2007-2008.

Dans le film Jeux d'enfants de Yann Samuell, Sergei Nimov Nimovitch (interprété par Gilles Lellouche), mari de Sophie (interprétée par Marion Cotillard), est un joueur du RC Lens (similitude des couleurs), les supporters Lensois et le stade Bollaert sont également présents dans ce film.

Tout comme Bienvenue chez les ch'tis, une scène du film Chez nous de Lucas Belvaux est tournée au Stade Bollaert-Delelis. L'image de l'actrice principale Emilie Dequenne, portant une écharpe sang-et-or dans les tribunes du stade, sert même d'affiche promotionnelle au film.

Également dans le film Passe ton bac d'abord de Maurice Pialat datant de 1978, on peut aussi apercevoir une scène dans l'enceinte mythique des Sang et Or.

Autres équipes

Équipe féminine

L'équipe féminine du RC Lens est née en 2020 du transfert des droits sportifs du Arras Football Club Féminin. Elle évolue en Division 2 et est entraînée par Sarah M'Barek.

Équipes de jeunes

Signe de l'importance qu'a pu avoir la formation au RC Lens, ses équipes de jeunes ont remporté un certain nombre de titres nationaux, et notamment trois fois la Coupe Gambardella en 1957, 1958 et 1992[114].

Le magazine France Football récompense sa « politique de jeunes » en 1966 et 1977. Le club remporte également le challenge du meilleur club de jeunes en 1983[réf. nécessaire].

Palmarès du RC Lens en compétitions de jeunes[115]
Compétitions internationales Compétitions nationales Compétitions régionales
  • Coupe Gambardella (3) :
    • Vainqueur : 1957, 1958 et 1992
    • Finaliste : 1979, 1983, 1993, 1995 et 2016
  • Championnat de France -19 ans (1) :
  • Championnat de France -17 ans (1) :
  • Championnat national des Cadets (4)[114],[122] :
    • Vainqueur : 1978, 1981, 1985 et 1986
    • Finaliste : 1983
  • Tournoi des centres de formation[123],[124]
    • Vainqueur : 2003, 2006 et 2011
  • Tournoi international de Rezé (- 19 ans)[125] :
    • Vainqueur : 1992, 1996 et 2008
  • Eurofoot de Dourges (- 19 ans) :

Cécifoot

Le Racing Club de Lens dispose à partir de 2018 d'une équipe de cécifoot par regroupement entre le club lensois et la section de cécifoot préexistante dans la formation voisine de l'AS Violaines[127],[128].

Annexes

Notes

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. Plusieurs versions, comparables à ce blason, se succèdent de 1979 à 1994.
  3. Encore en activité en 2016
  4. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  5. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  6. Les produits correspondent au total des produits récurrents d’exploitation incluant les recettes et les subventions..
  7. Les charges correspondent au total des charges récurrentes d’exploitation du compte de résultat..
  8. Le résultat d'exploitation correspond aux produits (recettes et subventions) moins les charges récurrentes d’exploitation, hors cessions et acquisitions de joueurs..
  9. Les indemnités de mutation incluent les cessions et acquisitions de joueurs.
  10. Le résultat net correspond à l'addition du résultat d'exploitation, du résultat financier et du résultat exceptionnel, qui inclut notamment les indemnités de mutation versées à l'occasion des transferts..
  11. Si le RC Lens a remporté en 1999 la Coupe de la Ligue, trophée qui échappe toujours au LOSC, ce dernier a remporté 3 championnats (1 pour le RCL) et 6 coupes de France (aucune pour Lens).

Références extraites d'ouvrages

RC Lens Cent ans de passion
  1. Camus 2005, p. 29.
  2. Camus 2005, p. 30
  3. Camus 2005, p. 35.
  4. a b et c Camus 2005, p. 22-23.
RC Lens et les « Gueules Noires »
  1. Fontaine 2010, p. 187
  2. Fontaine 2010, p. 150.
  3. a et b Fontaine 2010, p. 232
  4. Fontaine 2010, p. 174.
  5. Fontaine 2010, p. 126.
Dictionnaire historique des clubs de football français
  1. a b c d e f g h i j k l m et n Collectif 1999.
Racing Club de Lens : un club à la une

Autres références

  1. a et b « 1906-1918 : Les fondations d'un mythe », Site officiel (consulté le 30 septembre 2012)
  2. « Fiche du club », sur le site de la LFP (consulté le 30 mai 2011).
  3. « Fiche d'identité du club », Site officiel (consulté le 24 juillet 2009).
  4. a b c d e f et g « historique », sur www.rclens.fr, (consulté le 6 mai 2020)
  5. a et b La légende du maillot Sang et Or, sitercl.com.
  6. Duret, Franck, 19..- et Hidalgo, Michel, 1933- ..., Le foot, ses maillots, leurs histoires, Ipanema, impr. 2014 (ISBN 978-2-36478-097-2 et 2-36478-097-7, OCLC 894321180, lire en ligne)
  7. Publié par Alex BOUROUF, « Le jour où Lens terrassa la Lazio 6-0 » (consulté le 6 mai 2020)
  8. « Saison 1998 », sur UEFA.com (consulté le 6 mai 2020).
  9. « RC Lens : Kombouaré explique son choix et fait le point sur le mercato », sur Foot Mercato : Info Transferts Football - Actu Foot Transfert (consulté le 6 mai 2020)
  10. « RC Lens : Hafiz Mammadov sous le coup d'un mandat d'arrêt en Azerbaïdjan ? », sur France 3 Hauts-de-France (consulté le 6 mai 2020)
  11. R. T. L. Newmedia, « Ligue 2: Casanova écarté, Sikora au chevet de Lens », sur RTL sport (consulté le 6 mai 2020)
  12. « RC Lens : Philippe Montanier démis de ses fonctions d'entraîneur », sur France 3 Hauts-de-France (consulté le 6 mai 2020)
  13. « Ligue 1 / Ligue 2 : la LFP acte la fin de la saison 19/20 », sur LFP (consulté le 6 mai 2020)
  14. François Pesenti, Luc Dayan et Nicolas Duval, Lens, de sang et d’or (série documentaire), Elide productions, (lire en ligne)
  15. Fait de sang et d’or sur le site du RC Lens.
  16. Les tenues du Racing Club de Lens à travers l'histoire sur le site du RC Lens. Consulté le 28 septembre 2012.
  17. (en) « French Kia dealer sponsors league-winning! », sur kiamotors.com, Kia Motors, (consulté le 28 septembre 2012).
  18. Lens : Reebok remplace Nike sur Football365.fr, le 29 juin 2009.
  19. Macron, nouvel équipementier du RC Lens !
  20. « Mémoire - Couleurs et tenues », sur rclens.fr (consulté le 27 septembre 2012).
  21. LFP, « Bilan des clubs en Coupe de la Ligue - RC Lens », sur lfp.fr (consulté le 11 octobre 2012).
  22. Erik Garin, « France - Coupe Charles Drago », sur rsssf.com, (consulté le 28 janvier 2011).
  23. « LFP.fr - Ligue de Football Professionnel - Ligue 1 Conforama - Bilan des clubs », sur static.lfp.fr (consulté le 16 juin 2020)
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